Archives Journalières: 31 mai 2010

Parler à ma place : «L’Afrique n’a pas besoin d’être aidée ou assistée, elle a surtout besoin d’être considérée»

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J’ai relevé cette phrase de l’article d’Augusta Conchiglia mis en lien ci-dessous mais c’est ainsi que je résumerais le Débat Brouhaha sur le thème : « 50 ans après les indépendances, quelle solidarité internationale avec l’Afrique ? » qui a eu lieu ce samedi 29 mai 2010 à Bezons.

Trois intervenants sont venus exprimer leurs idées à ce sujet – en très peu de temps malheureusement :
Georges Courade de l’IRD, qui a parlé de son livre « L’Afrique et les idées reçues » : se construire une identité au miroir de l’Afrique, contraintes spatiales, naturelles et historiques expliquant la catastrophe africaine. -  obstacles démographiques et culturels que rencontre le progrès matériel.

Yves Ekoué Amaizo, Economiste, qui a porté son sujet sur la Solidarité à géométrie variable : «Solidarité Internationale et Dépendance – Repenser alors l’économie sociale ainsi que la responsabilisation sociétale »

Et enfin, Lazare Ki-Zerbo, Philosophe burkinabé qui s’est exprimé sur la Solidarité humaine : «Raconter l’histoire africaine à la société française, afin qu’elle comprenne pour agir».

Faute de temps donc, ils ont très peu parlé alors je vous propose d’aller également sur les liens ci-dessous afin de comprendre par vous-même la phrase dont j’ai fait le résumé du débat.

Invitation à la manifestation Africabezons 2010
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1- CRISE FINANCIERE MONDIALE : Des réponses alternatives de l’Afrique

Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables.
Mais que proposer face à la désarticulation avancée de l’économie africaine qui peine à organiser son unité monétaire, voie privilégiée pour retrouver sa souveraineté monétaire ?
Les réponses suggérées sont modulables, reposent sur des contre-pouvoirs et passent par un pacte africain de soutien au pouvoir d’achat et à la création de la prospérité économique. L’Afrique doit retrouver les mécanismes d’anticipation afin de limiter les arbitrages stratégiques allant à l’encontre de ses propres intérêts.
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2- LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui
3- Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité
4- UNION AFRICAINE : Gestion commune ou gestion conservatoire ?
5- QUELLE AFRIQUE POUR 2010-2019 : La banalisation de l’indifférence ?
6- LA MUTATION DE L’AFRIQUE ENTRE 2010-2019 : Le partenariat intelligent comme stratégie
7- AFRIQUE : ALTERNATIVES EMERGENTES
8- Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)
9- DE LA DÉPENDANCE À L’INTERDÉPENDANCE - Mondialisation et marginalisation : une chance pour l’Afrique ?

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29 avr. 2010 Yves Ekoué AMAÏZO, De la dépendance à l’interdépendance. Mondialisation et marginalisation : une chance pour l’Afrique ?
AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et
1 mai 2010 Mondialisation et marginalisation. Une chance pour l’Afrique
S’investir en Afrique avec les Diasporas | amaizo.info
1 Yves Ekoué Amaïzo, De la dépendance à l’interdépendance.Mondialisation et marginalisation : une chance pour l’Afrique, éditions l’Harmattan, Paris, 1998.
amaizo.info

Robert Bourgi, vétéran de la Françafrique
(MAUVAIS) SOUVENIRS DU PASSÉ

Par Moulzo (Afriques en lutte) ⋅ samedi 29 août 2009
Son rôle auprès de Nicolas Sarkozy ? "Du trafic d’influence", pestent les diplomates qui assurent qu’il crée de faux conflits entre la France et les chefs d’Etat africains afin de monnayer sa capacité à les réconcilier. "Je travaille à la fois pour les présidents africains et pour le président français, explique-t-il tranquillement. Je ne suis pas conseiller, plutôt missi dominici. Mais je ne me déplace jamais sans informer Sarko et Guéant."
Le secrétaire d’Etat à la coopération, Alain Joyandet, ne l’ignore pas. "Il ne fait pas la politique de la France en Afrique, affirme-t-il, mais il exprime parfois des choses que nous ne pourrions pas dire." Claude Guéant explique qu’il "aime bien bavarder avec lui des réalités africaines". "Il perçoit l’importance des phénomènes tribaux, des croyances, argumente le secrétaire général de l’Elysée. Mais nous ne lui confions aucune mission. Et s’il prétend avoir vendu aux pouvoirs publics sa préférence personnelle, il va au-delà de son rôle." Bruno Joubert, le conseiller Afrique du chef de l’Etat, voudrait pour sa part ne lui voir jouer qu’un rôle d’informateur sur la vie privée des chefs d’Etat africains, comme lors de l’hospitalisation d’Omar Bongo, que la France n’a pas apprise par les canaux diplomatiques officiels.
Robert Bourgi tourne cela autrement : "Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo, explique-t-il en souriant. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra."

Afrique: L’afrique des idées reçues-Par Georges Courade et Ali

Amady Aly Dieng 12 Septembre 2008
Dans la 2e partie du livre, les auteurs cherchent à lire le passé pour comprendre le présent et construire l’avenir. Les guerres d’aujourd’hui sont plus nombreuses, plus meurtrières, plus prédatrices et plus barbares. Nordistes musulmans et sudistes chrétiens s’affrontent dans les Etats africains.
Dans la 3e partie, les auteurs traitent des comportements irrationnels et des mentalités rétrogrades. L’Afrique vit de l’économie de rente. Il n’y a pas d’entrepreneurs en Afrique. Les commerçants sont des spéculateurs et des exploiteurs.
Dans la 4e partie, il est dit que le progrès doit être imposé à des paysans archaïques. Les pasteurs sont des éleveurs « contemplatifs ». Il faut développer l’irrigation, comme en Asie.
Dans la 5e partie, les auteurs se posent la question de savoir dans quelle direction l’Afrique est partie. Il faut rapatrier en Afrique les cerveaux qu’on lui a pris. Les envois d’argent des migrants ne contribuent pas au développement du pays d’origine.
Ce livre est une somme de problèmes posés aux Africains. Il mérite d’être lu attentivement et de manière critique.

La Françafrique : Une coopération à géométrie variable

ALPHA KABA DIAKITÉ-L’AUBE, lundi 5 mai 2008
[…] Si nous nous taisons, ce sera l’histoire qui nous jugera du haut de son tribunal.
Si nous nous taisons, ce sera ne pas faire honneur à la mémoire de tous nos devanciers, parmi lesquels Joseph Ki-Zerbo et Cheikh Anta Diop, qui se sont lancés corps et âme dans la bataille de la réhabilitation de l’histoire africaine" […]
[…] A la tête de la diplomatie françafricaine de France, se superposent 4 mains : le président de la République, Nicolas Sarkozy ; le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner avec sa politique de civilisation ; le Secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant ( qui est le nouveau Monsieur Afrique) ayant obtenu la tête de Jean Marie Bockel ; et enfin, le nouveau ministre de coopération, Alain Joyandet, ( c’est l’un des accompagnateurs au Gabon du Secrétaire de l’Elysée en mission pour la Françafrique).
Il existe aussi, du côté de la diplomatie françafricaine de l’Afrique, des poids forts comme : Omar Bongo Ondimba, un des doyens et respecté de la Françafrique, Denis Sassou N’Guesso, le défenseur et le protecteur des intérêts de la Françafrique. Enfin, dans la dernière crise du Tchad, en sollicitant directement l’aide matérielle à Sarkozy pour Idriss Déby. On y trouve aussi : Paul Biya du Cameroun, François Bozizé de Centrafrique, Idriss Déby Itno du Tchad, etc…
D’après le journal, « Le Canard enchaîné » du mercredi 20 février 2008 : « A la demande de l’Élysée, le chef du personnel des Affaires étrangères, Xavier Driencourt, vient d’adresser un télégramme aux ambassades et consulats de France pour leur annoncer que plusieurs grands services du Quai d’Orsay allaient changer de patrons avant que Sarkozy n’occupe, en juillet 2008, la présidence de l’Union Européenne (UE). Les directions des secteurs suivants seront concernées : Afrique, Europe, Asie, Amérique, Affaires stratégiques, etc.… ». Un coup de balais sans précédent. C’est sans surprise que l’on verrait à ces postes, des sarkozystes et des françafricanistes confirmés, pour appliquer une politique plus atlantiste pour les uns et plus françafricaine pour les autres.
La Françafrique doit savoir que : « la constitution n’est pas un paillasson que l’on doit changer tout le temps, lorsque les amis de la Françafrique arrivent en fin de mandats », selon le centrafricain Adrien Serges Poussou […]

« L’Afrique au-delà des idées reçues »

ArchivesJuillet 2007 – Le monde diplomatique
Georges Courade, L’Afrique des idées reçues, Belin, Paris, 2006, 400 pages, 25 euros.
Jean-Paul Gourévitch,
La France en Afrique. Cinq siècles de présence : vérités et mensonges, Acropole, Paris, 2006, 451 pages, 16 euros.
Cheikh Tidiane Diop,
L’Afrique en attente ?, L’Harmattan, Paris, 2006, 122 pages, 12 euros.
Jean-Pierre Foirry,
L’Afrique : continent d’avenir ?, Ellipses, Paris, 2006, 238 pages, 14 euros.
Criminalité financière,Agriculture, Colonialisme,Conflit, Démographie,Développement, Économie,Identité culturelle, Afrique
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1) Lire Claude Liauzu, « Une loi contre l’histoire », Le Monde diplomatique, avril 2005.
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2) Cf. respectivement Axelle Kabou, Et si l’Afrique refusait le développement ?, L’Harmattan, Paris, 1991, et Daniel Etounga-Manguelle,L’Afrique a-t-elle besoin d’un programme d’ajustement culturel ?, Editions nouvelles du sud, Ivry-sur-Seine, 1991.
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3) Lire Stephen Smith,Négrologie. pourquoi l’Afrique meurt, Calmann-Lévy, Paris, 2003. Boubacar Boris Diop, Odile Tobner et François-Xavier Verschave lui ont répondu dans Négrophobie, Les Arènes, Paris, 2005.
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4) Ex-Orstom (Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération).
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5) Lire Mwayila Tshiyembe, « L’Afrique face au défi de l’Etat multinational », Le Monde diplomatique, septembre 2000.
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6) Contribution de Jean-François Médard.
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7) Contribution de René Owana.
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8) Contribution de Sylvain Guyot.
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9) Contribution de Georges Courade et Christine Tichit.
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10) Trappe de pauvreté : selon les économistes libéraux, si l’emploi trouvé est faiblement rémunéré, alors il est possible que la différence de revenu apportée par l’activité professionnelle ne constitue pas une motivation suffisante pour occuper cet emploi et incite à préférer l’assistance. L’individu reste dans la pauvreté plutôt que de travailler !
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11) Lire aussi Anne-Cécile Robert, L’Afrique au secours de l’Occident, Editions de l’Atelier – Alliance des éditeurs indépendants, Paris, 2006.