Archives Journalières: 12 juin 2010

La Banque mondiale et la Suisse lancent un appel à l’action contre le vol des avoirs et la corruption

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Communiqué de presse n°:2010/459/StAR

Contacts :
À Paris : Rachel Winter Jones, +33-1-4069-3052, Rjones1@worldbank.org
Valérie Chevalier, +33-1-4069-3048, Vchevalier@worldbank.org
À Washington: Amy Stilwell, +1 (202) 458-4906, Astilwell@worldbank.org

PARIS, le 8 juin 2010 — Le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement suisse ont lancé aujourd’hui un appel en faveur d’une action concertée contre le pillage des pays en développement. Une grande partie de l’argent qui leur est volé trouve refuge sur les places financières internationales. Le fait de ne pas endiguer et inverser ces flux criminels contribue à l’appauvrissement des pays les plus pauvres.

Chaque année, entre 20 et 40 milliards de dollars (environ 16,2 à 32,4 milliards d’euros) sont dérobés aux pays en développement du fait d’actes de subornation, de détournements de fonds publics et d’autres formes de corruption. Avec 20 milliards de dollars, selon les estimations de la Banque mondiale, les pays en développement pourraient financer la construction de 48 000 kilomètres de routes revêtues à deux voies, ou le traitement de première ligne, pendant une année complète, de 120 millions de personnes atteintes du VIH/SIDA, ou encore l’approvisionnement en eau sous conduite d’environ 50 millions de ménages.

« Des milliards de dollars sont volés chaque année aux pays en développement, qui se trouvent ainsi privés d’opportunités économiques », déclare Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale du Groupe de la Banque mondiale.

« Lorsque les dirigeants mondiaux se retrouveront à l’occasion des réunions du G-20 et d’autres instances durant les semaines à venir pour discuter de la crise économique, des plans de relance et de la réglementation financière, la lutte contre la corruption et les vols d’avoirs devra figurer en tête de leurs préoccupations ».

De l’avis de Micheline Calmy-Rey, Chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Confédération helvétique, « la corruption est l’un des principaux obstacles au développement ». « C’est pourquoi la Suisse assume un rôle de premier plan dans le recouvrement des avoirs mal acquis. À ce jour, nous avons rendu 1,6 milliard de dollars aux pays d’origine », ajoute la Conseillère fédérale suisse.

Mmes Okonjo-Iweala et Calmy-Rey s’exprimaient à l’ouverture de la conférence intitulée « Pas de refuge pour les biens mal acquis : un forum global sur le recouvrement des avoirs et le développement », qui se déroule les 8 et 9 juin à Paris. À l’occasion de ce forum, les adversaires de la corruption, venus du monde entier, aborderont les problèmes que posent les refuges dont bénéficient le produit de la corruption, le blanchiment des capitaux et les lacunes de la surveillance financière, et discuteront des moyens à mettre en œuvre pour empêcher que les pays en développement continuent d’être spoliés.

Le premier forum mondial jamais consacré au thème du vol des avoirs et du développement est coparrainé par l’Initiative pour la restitution des avoirs volés (Initiative StAR) — programme conjoint de la Banque mondiale et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) — et le gouvernement suisse.

La Directrice générale du Groupe de la Banque mondiale et la Ministre suisse des affaires étrangères ont appelé les pays développés et en développement, ainsi que les secteurs privé et public, à collaborer dans la lutte contre la corruption. Elles ont invité les pays à ratifier et à mettre en œuvre la Convention des Nations Unies contre la corruption  (CNUCC) en insistant sur l’importance des dispositions relatives à la coopération juridique et au recouvrement des avoirs.

Selon le Directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), Antonio Maria Costa, «La CNUCC est au niveau mondial un bon instrument permettant de prévenir et d’inverser les flux des biens mal-acquis car il s’agit du seul instrument légal global comportant des provisions détaillées et innovantes sur le recouvrement des avoirs ». Aussi, a-t-il ajouté, « la Convention doit être entièrement appliquée et soutenue de manière active, en particulier par les centres financiers».

De surcroît, Mmes Okonjo-Iweala et Calmy-Rey ont invité les places financières à prendre l’initiative de traiter les affaires de corruption intérieures et étrangères. À cet égard, le Groupe d’action financière (GAFI) — l’organisme international chargé de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme — peut jouer un rôle important en utilisant ses outils et en appliquant ses normes dans le combat contre la corruption.

S’agissant du secteur financier, Mmes Okonjo-Iweala et Calmy-Rey ont demandé aux banques et aux autres institutions financières de respecter rigoureusement leur obligation de vigilance à l’égard de la clientèle et de prendre les devants pour détecter le produit de la corruption et en rendre compte. Le secteur privé peut aller encore plus loin, par exemple en adoptant volontairement des directives en matière de lutte contre la corruption.

« Le secteur privé peut jouer un rôle crucial », estime Mme Okonjo-Iweala. « La corruption est un obstacle majeur à l’investissement. Aussi, tandis que nous nous en prenons vigoureusement aux corrupteurs, les entreprises responsables doivent s’efforcer aussi d’éliminer les actes de corruption ».

Et, « parce que nous sommes tous l’une des causes du problème, nous devons aussi être tous un des éléments de la solution », insiste Mme Calmy-Rey. En conséquence, « nous devons collaborer pour faire en sorte que la corruption cesse d’entraver le développement ».

L’Initiative pour la restitution des avoirs volés (StAR)
StAR est un partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et l’ONUDC qui soutient les efforts déployés au plan international pour éliminer les refuges dont bénéficient les fonds provenant de la corruption. StAR collabore avec les pays en développement et les places financières pour prévenir le blanchiment du produit de la corruption et faciliter une restitution plus systématique et plus rapide des biens mal acquis aux pays d’origine.

Pour de plus amples informations sur le recouvrement des avoirs mal acquis, veuillez visiter le site suivant : www.worldbank.org/star

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Can Technology Forge a New Relationship Between Government and the Public?

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Article lu sur Huffington Post

Arianna Huffington
Co-founder and editor-in-chief of The Huffington Post
Posted: June 7, 2010 07:32 PM

Watching the news, it’s easy to conclude that "Yes We Can" has been replaced with, "Actually, On Second Thought… We Probably Can’t." We can’t plug the damn hole, we can’t get rid of too-big-to-fail banks, we can’t pass an adequate foreclosures bill, we can’t pass an adequate jobs bill. The list goes on and on.

Nevertheless, there are reasons for optimism — even when it comes to the way our government is being run. One of these reasons is Tim O’Reilly, the tech guru CEO of O’Reilly Media. Among other things, five years ago O’Reilly coined the term Web 2.0. And now he’s at the forefront of a movement to apply the concept to the way our democracy is run: Government 2.0.

I talked with O’Reilly at last week’s Personal Democracy Forum in New York, a don’t-miss annual gathering focused on the intersection between government and technology.

We talked about the need to create a new relationship between We the People and those we elect to represent us — and the crucial role technology can play in it. For O’Reilly, Government 2.0 isn’t about every office in D.C. having its own website and posting reams of data. It’s about, as he put it in a blog post-cum-manifesto, "a new compact between government and the public, in which government puts in place mechanisms for services that are delivered not by government, but by private citizens."
It’s about government as a facilitator, laying the foundation for innovation in self-governance. It’s "government as a platform." As O’Reilly notes:
If there’s one thing we learn from the technology industry, it’s that every big winner has been a platform company: someone whose success has enabled others, who’ve built on their work and multiplied its impact. Microsoft put "a PC on every desk and in every home," the Internet connected those PCs, Google enabled a generation of ad-supported startups, Apple turned the phone market upside down by letting developers loose to invent applications no phone company would ever have thought of. In each case, the platform provider raised the bar, and created opportunities for others to exploit.

To advance the notion of applying this model to government, O’Reilly has created the
Gov 2.0 Expo (the latest concluded two weeks ago) and the Gov 2.0 Summit (coming in September).

During his campaign — and now through Organizing for America — President Obama has sounded a similar call:

We must use all available technologies and methods to open up the federal government, creating a new level of transparency to change the way business is conducted in Washington, and giving Americans the chance to participate in government deliberations and decision-making in ways that were not possible only a few years ago.

This commitment to using technology to "create a transparent and connected democracy" is what led Obama to appoint Vivek Kundra as America’s first Chief Information Officer. Kundra has launched
data.gov, which, says O’Reilly, is based on the idea "that government agencies shouldn’t just provide web sites, they should provide web services."
Using government as a platform is all about how the massive amount of information at the government’s disposal is used, how widely it is shared, how low is the barrier for innovators to access it. As O’Reilly notes, the Internet itself was a government project. The government built the platform and innovators ran with it. Same with GPS — a "killer app" that originated with the government.
According to O’Reilly, other
examples of innovators building on government-provided information and services are popping up all over the country — and the web. For instance, sites like EveryBlock and StumbleSafely take public crime statistics and remake them into public safety applications (kind of the opposite of a killer app).
Using government as a platform also means changing the way we think about legislating. "Government 2.0 requires a new approach to the design of programs,"
writes O’Reilly, "not as finished products, perfected in a congressional bill, executive order, or procurement specification, but as ongoing experiments."
Not surprisingly, many of those experiments are going on at the local level. One leader who has enthusiastically embraced the new model is Newark Mayor Cory Booker. "We are one part of a larger democracy that is learning how to master media to drive social change,"
says Booker, who was on the same panel with O’Reilly and me at the Personal Democracy Forum. "Social media is a forum where people can come together to connect, talk, mobilize, and create a larger sense of community."
Booker has over one million followers on his very active
Twitter page. Using Twitter, along with Facebook and YouTube, he maintains an open pipeline of communications with his constituents. He also uses these platforms to motivate them to take part in night patrols of troubled neighborhoods — patrols the mayor frequently joins. (Also, if you follow the Mayor on Twitter for a couple of weeks, I guarantee you’ll have enough aphorisms and inspirational quotes for a season’s worth of commencement addresses.)
And last year he formed an advisory working group called the Newark Tech Corps, made up of leading tech executives who advise him on the newest technologies and how he can best adapt them to serve Newark’s residents.
The last 18 months have reminded us of the limits to what government can do. Going forward, it’s clear that we are going to have to forge a new relationship with our government. "Citizens are connected like never before and have the skill sets and passion to solve problems affecting them locally as well as nationally,"
writes O’Reilly. "Citizens are empowered to spark the innovation that will result in an improved approach to governance."

We can’t expect a government hobbled by centuries-old tools to deal with the challenges of the 21st century. That’s why Government 2.0 needs to be taken out of beta and put into practice across the nation.