Je continue mon investigation sur la lutte contre la corruption…à Madagascar et ailleurs

Je continue mon investigation sur la lutte contre la corruption…à Madagascar et ailleurs

Transformer la culture de la corruption
DÉMOCRATIE ET DROITS DE L’HOMME
D É C E M B R E 2 0 0 6
eJOURNAL USA
[…] Ces dernières années, grâce à une série d’accords internationaux, un cadre international de lutte contre la corruption a commencé à prendre forme. Des pays peuvent désormais, à titre individuel, rendre leurs mesures de lutte contre la corruption plus efficaces par une application rigoureuse de la loi et en s’appuyant sur la communauté internationale. Ce numéro de eJournal USA met en lumière le rôle important que jouent les secteurs public et privé, ainsi que les organisations non gouvernementales, dans la prévention et l’éradication de la corruption dans le monde entier.
La rédaction

Ce document en a « inspiré » plus d’un – en tout cas à moi pour effectuer une recherche sur Internet sur ce sujet – alors je vous livre ci-dessous quelques liens intéressants (liste non exhaustive). Quand je vivais encore à Madagascar, je n’arrêtais pas de dire que s’il y a des corrompus, c’est bien parce qu’il y a des corrupteurs…Cela m’a valu des sanctions – oui – de la part de ceux qui se sont sentis visés…J’étais bien contente que le BIANCO a été institué mais qu’en est-il actuellement ?

A Madagascar

Bianco, une structure pour la lutte contre la corruption à Madagascar (bianco-mg.org)
Madagascar s’est résolument engagé depuis l’année 2003 à combattre fermement la corruption. Cette volonté politique s’est matérialisée par la création du Conseil Supérieur de Lutte Contre la Corruption en 2003. Ce dernier a été chargé d’élaborer la loi, de concevoir la stratégie nationale et le cadre institutionnel adéquat. C’est ainsi que la Loi 2004-030 sur la lutte contre la corruption a été promulguée le 9 septembre 2004 et publiée le 16 septembre 2004. La stratégie nationale a fait l’objet d’une présentation officielle et d’une première convention nationale le 20 juillet 2004. Finalement, le Bureau Indépendant Anti-Corruption a été créé en octobre 2004 afin de mettre en oeuvre la stratégie nationale anti-corruption par (1) l’application de la loi (2) la prévention de la corruption (3) l’éducation de la population.

Programme anti corruption initiatives. Madagascar (usaid.gov)
Manuel d’installation et d’utilisation. Traitement et suivi de doléances. Bianco Madagascar
Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat -

Corruption à Madagascar : Les doléances en hausse (courrierdemada.com)
30 juil. 2010 Les premières actions du Bianco pour redorer l’image de Madagascar auprès des investisseurs étrangers se concentrent sur l’intensification des activités de lutte sur 3 volets, notamment le volet éducation, le volet prévention et enfin le volet application de la loi. Toutefois, le DG a insisté sur le fait que les efforts commencent par tout un chacun, chaque citoyen est responsable de l’avancement de la lutte. Le Bianco reste une simple institution, un outil pour combattre la corruption, a-t-il réitéré. Hormis l’intégration de la dimension anti-corruption dans les institutions, une politique de gouvernance et de la lutte contre la corruption devrait être mise en place, affirme le DG. L’objectif étant de présenter au monde entier une nouvelle image de Madagascar, d’autant plus que le pays sera sujet à une évaluation en 2013.

Madagascar : le BIANCO mis en difficulté par la suppression des aides européennes…(latribune.cyber-diego.com)
20 juil. 2010 Après la rupture des aides européennes, officialisée le 07 juin 2010, le Bianco se trouve actuellement dans une situation difficile. Depuis son institution en 2003, c’était toujours l’Etat Norvégien qui assurait son fonctionnement sur le plan matériel et financier.
Pourtant, l’objectif de Madagascar est d’atteindre un IPC (Indice de Perception de la Corruption) de 7/10 en 2015. Le chemin du Bureau Indépendant ANti-COrruption est donc de plus en plus rude et plein d’embuche puisqu’il faut dire que ce handicap voire même son éventuelle disparition ouvriront la voie à de nombreux actes illégaux, anti-économiques. C’est bien dommage surtout que nous savons que depuis 2005, Madagascar a beaucoup avancé dans la lutte contre la corruption. En 2002, son IPC n’était que de 1,7, en 2008 : 3,2. A cause de la crise, le pays a un peu reculé en 2009, IPC : 3 et occupe la 14ème place sur 52 pays africains.

Ailleurs

Corruption : pas de ça à la FIFA ! (bakchichinfo.com)
PROMESSES / samedi 31 juillet par WOODWARD ET NEWTON
Si Ô grand jamais la FIFA avait des méthodes mafieuses et qu’elle s’était adonnée à la corruption… Bien désormais c’est terminé ! Grâce à de nouvelles directives éthiques. Comment, ça n’existait pas avant ?
Fallait s’y attendre.
Depuis la fin du Mondial 2010, les vocables « mafia »et « corruption » ont été si fréquemment accolés au sigle de la FIFA par des médias inexplicablement haineux, qu’une réaction vigoureuse des patrons du foot mondial était indispensable.
Elle a pris la forme d’une circulaire de Jérôme Valcke, le Secrétaire Général de la FIFA datée du 7 juillet 2010 à destination des comités de candidatures aux éditions 2018 et 2022 de la grande kermesse du football. Son titre « Processus de candidature pour la Coupe du Monde 2018 et/ou 2022 : contacts avec les membres du Comité Exécutif de la FIFA et avec les fédérations dont ils sont membres » dissipe toute ambiguïté sur ce qui fâche en ce moment à Zurich malgré le pactole de l’édition 2010, et sur la confiance toute relative du Big Boss Sepp Blatter à qui on ne l’a fait plus, dans l’intégrité légendaire de ses collaborateurs du Comité Exécutif.

Le secteur privé en partenariat contre la corruption (icgfm.org)
Comment changer la culture des affaires? Comment engager les concurrents et parties prenantes?
Trois questions clé pour les intervenants:
1) Comment le secteur privé peut-il participer aux actions collectives et réformes de gouvernance pour créer un environnement commercial à risques de corruption réduits?
2) Quels sont les plus grands défis auxquels on fait face dans la réalisation et l’entretien de résultats obtenus au moyen d’actions collectives?
3) Comment les parties prenantes telles que les officiels du gouvernement, les entreprises, les ONG et organisations internationales peuvent-elles collaborer en partenaires pour mieux promouvoir la transparence et la redevabilité?

Serbian anti-corruption watchdog warns Tadic over new law (earthtimes.org)
Posted : Thu, 29 Jul 2010 12:19:44 GMT By : dpa
Belgrade – Serbia’s anti-corruption agency on Thursday called on President Boris Tadic not to sign controversial new legislation that allows politicians to hold two jobs, warning that it “brings into question democratic controls over authorities.”
The director of the agency, Zorana Markovic, said it would fight the proposed legal changes allowing elected officials to hold two offices, if Tadic signs them into effect.
“If the president signs it … we will file a petition to the Constitutional Court,” she told reporters.
The amendments, passed by the parliament Wednesday, allow lawmakers to retain other offices until either term expires. That “significantly disrupts” the agency’s ability to work against corruption, Markovic said.

UN names Canadian to anti-corruption watchdog post (alertnet.org)
28 Jul 2010 20:06:31 GMT
Source: Reuters
* Former anti-corruption chief sharply criticized Ban
* South African turned down Ban Ki-moon’s offer of job (Adds African candidate who turned down job, paragraph 5)
By Louis Charbonneau
UNITED NATIONS, July 28 (Reuters) – The General Assembly on Wednesday approved a former World Bank auditor from Canada as head of the U.N. internal watchdog after the previous incumbent left with a stinging rebuke to U.N. chief Ban Ki-moon.
Canada’s Carman Lapointe will replace Inga-Britt Ahlenius of Sweden as head of the U.N. Office of Internal Oversight Services (OIOS), an appointment that was unanimously confirmed by the 192-nation assembly.

Les pays du Maghreb s’attaquent à la corruption du secteur public (magharebia.com)
2010-03-05
Par Fidet Mansour à Alger, Jamel Arfaoui à Tunis, Naoufel Cherkaoui à Rabat et Mohamed Foily à Nouakchott pour Magharebia – 05/03/10
[…] L’Algérie dispose maintenant “du cadre légal et des mécanismes de prévention pour lutter contre les pratiques parasites et la fraude”, a confirmé le Président Abdelaziz Bouteflika lors d’une déclaration publique le 24 février.
En Tunisie, la communauté juridique fait également pression pour mettre un terme à ces pratiques. En mars dernier, des dizaines de juristes et de responsables politiques tunisiens ont signé une “pétition nationale contre la corruption” pour mettre en garde contre “le phénomène croissant de la corruption” et l’absence de transparence dans les transactions publiques.
Pour un militant tunisien, une solution doit être trouvée à la source.
“Je pense que la société civile doit se mobiliser pour faire quelque chose contre la corruption”, a déclaré Abdul Qadir Zeitouni, l’un des membres fondateurs d’un réseau anticorruption maghrébin qui inclut la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. “L’Etat à lui seul ne peut placer un policier derrière chaque employé pour surveiller ses mouvements et activités suspects”, a ajouté Zeitouni.
[…] Ce sont les citoyens qui souffrent le plus de la corruption, a expliqué Noureddine Saoudi, professeur à Casablanca.

Corruption “internationale” (Le dossier sur lumieres-et-liberte.org)
Avis aux politiciens corrompus : la loi étend désormais ses tentacules au-delà des océans, des frontières et des juridictions. En faisant reculer le secret bancaire et en intensifiant la coopération en matière de recouvrement d’avoirs détournés, la Convention des Nations unies contre la corruption a intensifié les pressions sur les pays qui autrefois offraient des asiles sûrs aux butins mal acquis.
[…] Dans son rapport de 2009 dans la corruption dans le monde, Transparency International affirme que le niveau et l’ampleur de la corruption dans les milieux d’affaires sont ahurissants.
Thomas Burrows, directeur adjoint du Bureau des affaires internationales du ministère de la justice, qui est notamment chargé de la criminalité internationale, a déclaré : «Le nombre d’affaires que nous traitons augmente rapidement du fait de la mondialisation de la criminalité. Cette dernière est de plus en plus un phénomène transnational.»
[…] Une vaste majorité de pays s’entendent désormais sur des normes à respecter par les fonctionnaires et les hommes d’affaires. M. Robert Leventhal, directeur au département d’État de l’Initiative de lutte contre la corruption, a déclaré : «La difficulté est maintenant de coopérer avec les pays pour appliquer ces normes.»
La lutte contre la corruption dépend de la volonté des dirigeants et des institutions
Les manipulations politiques et l’indifférence publique peuvent compromettre les efforts.
Par Andrzej Zwaniecki
La voie qui mène à l’enfer économique est pavée de… campagnes contre la corruption qui ont échoué.
Les nouveaux dirigeants de pays connus pour leur corruption déclarent souvent avec force la guerre contre la corruption et établissent une commission chargée d’entreprendre des réformes. Et pourtant un grand nombre de ces mesures échouent parce qu’elles ne s’accompagnent pas des éléments politiques et institutionnels essentiels et que les agents publics commettent de nouveau sans tarder les sept « péchés mortels » que sont l’acceptation de pots-de-vin, l’extorsion, le copinage, le népotisme, le patronage, l’escroquerie et le détournement de fonds.
Selon les spécialistes, les réformes visant à réduire la corruption ne peuvent vraiment réussir que lorsqu’elles sont entreprises par un responsable de haut rang et avec suffisamment de persistance pour surmonter la résistance et l’inertie de la bureaucratie. En outre, elles doivent prévoir la participation de la société civile et être exemptes de toute manipulation politique.
Toutefois, il est peu probable que même les mesures les mieux adaptées donnent des résultats si les institutions démocratiques de base, qu’il s’agisse de l’appareil judiciaire ou de la société civile, ne sont pas en place, a fait remarquer M. Christian Poortman, de l’association Transparency International. «Ces institutions doivent exister non seulement sur le papier, mais aussi avoir de véritables pouvoirs pour surveiller les pouvoirs publics et leur faire rendre des comptes »
Les réformes fondées sur ces principes ont été couronnées de succès à Singapour, à Hongkong, au Botswana, en Tanzanie, en Slovénie, en Lettonie et au Pérou, pays qui ont tous fait des progrès dans le cadre de la lutte contre la corruption.


La corruption se porte bien en Afrique…SAUF AU RWANDA (jeuneafrique.com)
25/09/2009 à 14h:05 Par Lauranne Provenzano
Dans un rapport publié le 23 septembre, l’organisation Transparency International (TI) s’alarme de l’ampleur de la corruption dans le secteur privé. Ces pratiques, récurrentes en Afrique, concernent tous les acteurs du monde économique. Du simple entrepreneur…jusqu’aux banques nationales. Toutefois, la situation de certains pays comme le Rwanda progresse nettement.
Avec la publication de son dernier rapport intitulé «Global Corruption Report 2009 : Corruption and the Private Sector (GCR)», l’ONG Transparency International (TI) en appelle à tous les dirigeants et leurs gouvernements pour lutter contre des pratiques devenues monnaie courante.
Certes, le phénomène de la corruption touche certaines zones géographiques plus que d’autres, mais le rapport conclut que le recours aux pots-de-vin et autres trafics d’influence entravent l’économie mondiale en empêchant une croissance durable, et ce à très grande échelle.
40 milliards de dollars de pots-de-vin par an dans le monde […]

Connaissez-vous le Pacte Mondial (Global Compact)?
24 avril 2009 — crenoux
Le pacte mondial (ou global compact en anglais) est une initiative émanant des Nations Unis lancée en 2000. Il s’agit d’un pacte par lequel des entreprises « s’engagent à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur dix principes universellement acceptés touchant les droits de l’homme,les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption. Le Pacte mondial, principale initiative mondiale d’entreprises citoyennes – qui regroupe des milliers de participants répartis dans plus de 100 pays –, a pour objectif premier de promouvoir la légitimité sociale des entreprises et des marchés. Adhérer au Pacte Mondial c’est partager la conviction que des pratiques commerciales fondées sur un certain nombre de principes universellement reconnus contribueront à l’émergence d’un marché mondial plus stable, plus équitable et plus ouvert et de sociétés prospères et dynamiques. »

Rwanda : La lutte contre la corruption nécessite encore du temps, selon TI (lesafriques.com)
26-03-2009
Le pays aura besoin de temps pour obtenir un bon classement à l’Indice de perception de la corruption (IPC), et ce en dépit de la forte volonté politique et du renforcement institutionnel par l’actuel gouvernement, a indiqué la présidente de Transparency International, Huguette Labelle.
«Il faut un certain temps pour changer la culture d’un homme d’affaires qui sait que la loi existe, mais est habitué à commettre des actes de corruption à chaque fois qu’il va à la douane», a déclaré Mme Labelle.
Voir Aussi :
92e place mondiale en matière de corruption
Recul à la 80e place en matière d’Indice de corruption
Perte générale de confiance dans les entreprises et dans les institutions
Lutte contre la corruption : le Rwanda encore à l’honneur
Algérie : Cristal et LaBelle vont construire une raffinerie de sucre
Les bons et les mauvais points de Transparency International 2009
Corruption : le Ghana gagne des points
Nigeria : Transparency accorde son assistance aux victimes de la corruption
La corruption empêche l’eau de couler en Afrique
Appel mondial pour le Prix de l’intégrité 2008 de Transparency International

La corruption du meilleur engendre le pire (esprit-et-vie.com)
P. Robert Pousseur
Ivan Illich, David Cayley
Entretiens traduit de l’anglais par D. de Bruycker et Jean Robert, Arles, Actes Sud, coll. « Spiritualité », 2007, 246 p., 26 €.
Esprit & Vie n°174 – Juin 2007 – 2e quinzaine, p ; 23-24.
Là est le meilleur : cette rencontre entre deux hommes les transforme en profondeur. Le pire, c’est quand on institutionnalise cette rencontre. Alors, « la corruption du meilleur engendre le pire dès qu’on travestit l’amour en une demande de service » (p. 99). Le peuple chrétien, en déléguant à une institution la gestion de sa charité, fait vivre sa générosité mais risque de passer à côté d’une rencontre qui le façonnerait, à l’image de la Trinité. Cette institution caritative va se placer dans le monde et devoir participer à sa course au pouvoir et à l’argent pour pouvoir exister. Illich refuse une Église gestionnaire de son propre pouvoir temporel. Quand l’Église laisse corrompre ce qu’elle a de meilleur en elle, la charité vécue comme un échange et pas uniquement comme un élan de générosité, peut engendrer le pire. C’est ainsi que, selon Illich, l’Église a, elle aussi, participé à la naissance de la culture moderne si dure, si libérale.

Sites connexes

Transparency International
UN Office on Drugs and Crime
Financial Action Task Force
OECD Anti-Corruption Division
Centre for Public Integrity
Government Accountability Project
Anti-Corruption Gateway

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