En premier, je liste Hans Rosling dont les derniers «Gapminder for teachers» pourraient donc être utilisés – à mon humble avis – dans les pays en développement sous réserve de « réflexions approfondies sur leurs multiples implications », pour reprendre les termes d’Olivier Sagna, Secrétaire général d’OSIRIS [i] dont je publie ci-dessous un extrait de son éditorial du mois d’août dernier
New: Gapminder Desktop (for off-line use)
Now you can use Gapminder World without the Internet. Install Gapminder Desktop on your computer. It automatically updates against the online graph and you can easily create your own favorite graphs and save them as bookmarks.
New: Teacher’s guide: Lesson on 200 years that changed the world
This teacher guide explains how you can use Gapminder World to lecture about global development from 1800 until today. For inspiration, you can watch a brief video-lecture here.
Level: secondary school. Subjects: history, geography & social studies.
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«Pour ne pas être demain dépendante d’une informatique «dans les nuages», l’Afrique doit s’atteler à bâtir une infrastructure informatique […] «dans les savanes»
C’est ainsi que l’Editorial de BATIK du mois d’août dernier (lettre d’information à laquelle je suis abonnée) se termine concernant le cloud computing, «informatique dématérialisée» bénéfique en Afrique mais sous réserve d’une «réflexion approfondie» sur ses «multiples implications».
Je vous propose de lire un extrait de l’article ci-dessous…
BATIK n° 133 Aout 2010
Editorial * Cloud computing : Mettre les ordinateurs dans nos savanes plutôt que dans les nuages
[…] Les asymétries technologiques, économiques et financières étant ce qu’elles sont, les services de cloud computing sont principalement proposés par des sociétés situées dans les pays développés, l’infrastructure technique étant quant à elle, souvent localisée dans les pays émergents pour des raisons de coûts. Si cette logique n’est pas remise en cause, cela signifie que demain, les citoyens africains mais surtout les entreprises, les organisations et les états qui s’aventureront à utiliser ce type de solutions, seront totalement dépendants pour la création, le stockage, l’utilisation et le partage de leurs données de firmes avec lesquelles ils seront liés par de simples contrats commerciaux et face auxquelles ils n’auront guère de recours en cas de problème. […]
On peut également s’interroger sur la maintenance et le développement des applications proposées de même que sur leur compatibilité, dans la durée, avec les systèmes dont auront besoin les individus et les organisations. De plus, l’ensemble du dispositif étant distant, les utilisateurs seront fortement exposés à la cybercriminalité, sans parler des pannes, naturelles ou provoquées, d’Internet à une époque où la cyber-guerre et le cyber-terrorisme sont déjà des réalités à tel point que l’armée américaine a jugé nécessaire de se doter d’un Commandement du cyberespace. Que dire de la bande passante qui sera nécessaire pour éviter les problèmes de latence sur un continent où elle reste la plus chère du monde et où elle est très inégalement disponible d’un point de vue géographique? L’évocation ces quelques enjeux et problèmes découlant du cloud computing, tel qu’il se pratique actuellement, montre que ce dernier, comme toute technologie, est loin d’être un simple outil utilisable en faisant l’économie d’une réflexion approfondie. Les Africains doivent donc en évaluer les risques majeurs, notamment en ce qui concerne la délocalisation hors du continent des applications et des données ayant, à un titre ou à un autre, un caractère vital. Mieux, pour ne pas être demain dépendante d’une informatique «dans les nuages», l’Afrique doit s’atteler à bâtir une infrastructure informatique (datacenters, IXP, backbone, etc.) «dans les savanes» sur laquelle elle exercera son contrôle.
Avoir les pieds sur terre à l’ère de la mondialisation et de la globalisation, c’est en effet toujours avoir à l’esprit que le pouvoir, loin d’être déterritorialisé, s’exerce plus que jamais du Nord sur le Sud même à travers les nuages.
Olivier Sagna Secrétaire général
Le manuel numérique révolutionne les classes Le Point.fr
Par Louise Cuneo
Publié le 03/09/2010 à 17:00 – Modifié le 03/09/2010 à 20:47
ÉDUCATION NATIONALE
Le manuel numérique, dont l’objectif premier était d’alléger les cartables, s’avère truffé d’autres avantages […]. Son fonctionnement est simple : les élèves disposent d’un exemplaire "papier" de l’ouvrage chez eux, et profitent en classe de la version numérique projetée sur écran et manipulée par le professeur. Au-delà de l’importante diminution du poids des cartables, ce manuel d’un nouveau genre s’avère truffé d’avantages. "Plus besoin de se battre pour qu’ils apportent leur livre", reconnaît Catherine Girard, professeur d’histoire-géographie au collège Victor-Grignard de Lyon 8e. "Et puis on remarque très vite ceux qui sont dissipés ! Je n’ai pas encore assez de recul, mais je dois reconnaître que les élèves sont plus attentifs avec le manuel numérique", constate celle qui enseigne depuis près de vingt ans. Mais la liste des avantages ne s’arrête pas là. "C’est aussi un plus pédagogique important : ces nouveaux manuels sont plus enrichis que leur version papier, et les documents projetés sont désormais interactifs. "En histoire-géographie par exemple, on leur montre tout. Les cartes sont animées, des vidéos explicatives sont proposées, des monuments de l’Antiquité sont reconstitués en 3D : c’est beaucoup plus ludique", s’enthousiasme la professeur.
[…] "Ils sont habitués à manier des ordinateurs depuis l’école primaire, n’en ont pas peur et bénéficient d’une formation en cours de technologie." Sans compter que depuis plusieurs années déjà les élèves de ce collège parisien se connectent à leur "espace numérique de travail" (ENT). Cet "ENT", devenu ces dernières années un outil de communication incontournable pour les établissements scolaires qui l’ont testé, permet aux élèves, aux professeurs et parfois même aux parents de consulter, via Internet et avec un mode de passe, le manuel numérique en plus des devoirs à rendre et autres informations communiquées par l’administration. […] En cherchant bien, elle s’efforce tout de même de trouver quelques rares inconvénients. "En français, les études de textes un peu longs sont plus difficiles sur écran", a-t-elle constaté. Avant d’ajouter immédiatement qu’en mathématiques, en revanche, "les élèves sont plus habiles pour construire une figure avec l’informatique qu’au tableau". Catherine Girard aurait bien une idée pour améliorer encore un peu l’utilisation de ce nouvel outil : "L’idéal serait un jeu de manuels "papier" dans la classe pour s’adapter aux rythmes variés d’élèves aux niveaux différents. Et il faudrait aussi améliorer le zoom : au fond de la classe, certains ne voient pas bien l’écran." Et de conclure : "Le manuel numérique est extraordinaire… Mais il faut tout de même que les élèves ouvrent des livres de temps en temps." Le livre n’est plus, vive le livre !
Les nouvelles technologies plébiscitées par les parents d’élèves
Un article publié sur le figaro.fr le 04/02/2010 dont vous retrouverez l’intégralité ici
SONDAGE – L’immense majorité des Français les jugent utiles à l’école, notamment en géographie et en sciences. Un plan de formation des enseignants doit bientôt voir le jour.
[…] Au niveau des financements, «c’est au gouvernement de décider, mais quand on aborde ce sujet, il ne faut pas y aller avec quelques millions d’euros, l’unité, c’est le milliard», insiste-t-il. Dans le cadre de sa mission, le député a rencontré les différents acteurs de l’éducation, et un site Web dédié a été ouvert. «Nous avons enregistré plus de 12 000 connexions et reçu des contributions de grande qualité», affirme-t-il.
Manuel numérique : clarification et enjeux, valables aussi pour les pays en développement (4 février 2010)
Article de Louis Martin Onguéné Essono sur Thot Cursus
J’avais publié cet article en intégralité au mois de février dernier et lu comme mentionné ci-dessus sur Thot Cursus
En France, l’option du livre numérique fait son chemin puisqu’une expérimentation nationale est en cours, et que les librairies vendent désormais des ouvrages hybrides, composés d’un livre papier, d’un CD-Rom et d’actualisations en ligne. Ces ouvrages commencent à être utilisés dans les salles de classe. Ce nouveau type d’objet, et même les manuels entièrement dématérialisés, sont sur le point d’être exportés dans les régions où le manuel physique continue toujours de se présenter comme une denrée rare. On ne se demandera pas si l’absence du livre physique est compensable par le livre numérique. Plusieurs pays, malgré la fracture numérique endogène, sont maintenant pourvus d’infrastructures dans lesquelles les TIC occupent une place importante.
Les nouvelles technologies aident les pays en développement (extraits de regardsurleweb.solidairesdumonde.org)
10.08.2009
Je vous propose la traduction d’un article publié sur le blog de l’International Association of Agricultural Information Specialists (IAAIS pour aller plus vite).
Le dernier rapport du Groupe de la Banque Mondiale conclu que les nouvelles technologies créent des emplois, augmentent la productivité et améliorent la gestion.
Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque Mondiale : Information and Communications for Development 2009: Extending Reach and Increasing Impact, le nombre d’utilisateurs d’Internet a été multiplié par 10 entre 2000 et 2007 dans les pays en voie de développement.
De plus, le rapport estime que les prochains milliards d’abonnés à la téléphonie mobile seront principalement des utilisateurs en zones rurales. Un exemple illustrant ce phénomène est l’Inde, un pays en développement qui s’est converti en leader mondial de cette industrie.
Cependant, le Groupe de la Banque Mondiale affirme que moins de 15% de ce marché de la communication a été exploité, et il estime que l’on atteindra seulement 27% en 2010. Cette réalité incite les experts à analyser la meilleure manière d’employer les avantages offerts par internet et d’atteindre son un développement plus complet.
[i] BATIK : Bulletin d’analyse sur les technologies de l’information et de la communication
Lettre d’information électronique mensuelle publiée par OSIRIS l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal http://www.osiris.sn/sommaire.html
Ce qu’a dit Monsieur Olivier Sagna "Avoir les pieds sur terre à l’ère de la mondialisation et de la globalisation, c’est en effet toujours avoir à l’esprit que le pouvoir, loin d’être déterritorialisé, s’exerce plus que jamais du Nord sur le Sud même à travers les nuages." est rejoint si je puis dire par l’article relevé ci-dessous, concernant le Nord en revanche :
Cloud : le capital informationnel dans les nuages, mais les pieds sur terre …
http://aroundrisk.wordpress.com/2010/08/03/cloud-le-capital-informationnel-dans-les-nuages-mais-les-pieds-sur-terre-%E2%80%A6/
Penser que l’on pourra se passer aujourd’hui ou demain de la formidable opportunité du « cloud computing » est une gageure. Cette technologie atteint un certain niveau de maturité, semble-t-il suffisant pour que de grandes entreprises (comme Alstom aujourd’hui) l’intègrent dans leur système d’information. Mais cette démarche nécessite un investissement intellectuel, organisationnel et technique non négligeables, à la hauteur de l’importance stratégique de la brèche causée dans le système d’information et le capital informationnel de l’entreprise…
Les tableaux numériques interactifs pour l’enseignement du FLE
Un tableau pour l’Afrique
Le but du Réseau éducation pour tous en Afrique (REPTA) est de faire travailler ensemble des acteurs aussi différents que des ONG, des collectivités territoriales, des entreprises et des institutions afin de mettre en place ou d’appuyer des actions concrètes destinées aux populations exclues du système éducatif comme les jeunes enfants, les enfants des rues, parfois les filles ou pour rendre plus efficace le système éducatif en soutenant des stratégies innovantes.
Voici le compte rendu vidéo, avec l’aimable autorisation du REPTA, de la première étape d’une série de formations sur l’utilisation du tableau numérique interactif au Mali.
http://www.tv5.org/TV5Site/publication/galerie-269-2-Un_tableau_pour_l_Afrique.htm