Je m’inspire de l’émission «Un autre midi» de Victor Robert sur Canal Plus pour parler de ce que je fais en ce samedi, journée du patrimoine.
Non, rassurez-vous, je ne vais pas présenter tout le temps cette nouvelle émission [i] (pas si nouvelle puisqu’elle aurait commencé en août), c’est juste que je viens de la découvrir et par ricochet, les invités. Et ici, je vais vous «parler» de Charlie Bauer
Charlie Bauer : «Je suis un Révolutionnaire Professionnel»
C’est ainsi que Charlie Bauer a répondu à la question de Victor Robert «Comment vous définiriez-vous sur le plan professionnel ?». Moi, je suis admirative en l’écoutant car plus convaincu de ses idées tu meurs !!! Ca vous en bouche un coin hein, que je parle ainsi d’une personne alors qu’il est comme étant un ultra-gauche [ii]. Mesdames et Messieurs, je ne catalogue personne ni ne classe ni quoi que ce soit. Je suis pour «mes» idées à moi et quand je trouve des gens qui sont également convaincues des leurs, voire plus comme le monsieur, alors je dis «chapeau !».
Ce que j’ai appris sur Charlie Bauer dans cette émission ? C’était un «complice» de Jacques Mesrine, ils se sont connus en prison, ils ont projeté de faire exploser la prison (je fais court) après leur évasion. Sauf que Jacques Mesrine s’est fait abattre, Charlie Bauer est retourné en prison et en a pris pour 25 ans. Et il a profité de ces années pour continuer sa «lutte armée par les mots» : il a un doctorat en philosophie, il fait du slam révolutionnaire, il écrit pour dénoncer le capitalisme, l’administration pénitentiaire, il enseigne je ne sais plus où. Il est l’invité de l’émission pour la présentation de son livre «Le Redresseur de clous – une violence révolutionnaire» [iii]
Ensuite, Marie Colment, une chroniqueuse de CanalPlus nous présente Aloe Black que j’ai découvert lors de ma soirée musicale
Aloe Black : «Social Soul»
«L’écriture pour moi est thérapeutique, …j’aimerais exprimer des messages positifs, des messages solidaires…»
Son album Good Things se concentre [effectivement] davantage sur les conditions de la vie moderne – le chômage, la précarité, les sans domicile fixe, le pillage des ressources, et le manque universel de compassion du capitalisme dans lequel nous évoluons tous, et au sein duquel certains se battent pour survivre. Aloe Black apparaît à l’écran (pas dans l’émission) chantant «I need a Dollar» avec les paroles en sous-titres…
Je viens donc de vous présenter, à ma façon, une émission où philosophes, sociologues, chroniqueurs, etc. interviennent pour raconter «leur autre midi», leur «autre réalité» selon les dires de Victor Robert, le présentateur. Pour info (au cas où vous ne le sauriez pas) Victor Robert a présenté «L’effet papillon» remplacé par Daphné Roulier, et aussi «Pop Com» le dimanche.
Justement, dans l’Effet papillon qui suit, Daphné Roulier parle de Madagascar : «Naître jumeaux serait une malédiction», vous le saviez, vous ? Moi non ! En plus à deuxième grossesse, j’aurais bien voulu des jumeaux, comme ça, j’aurais fait d’une pierre deux coups (je voulais trois enfants et j’en ai que deux, mon éternel regret, non j’déconne).
Alors Daphné Roulier présente (dans le sommaire) que les jumeaux auraient été tués dans le temps et qu’actuellement, ils sont tout simplement abandonnés ? «Dis-moi pas que c’est pas vrai !!!», comme le dirait Jamel Debbouze. Rovahiga !!! Tu m’entends ? Oui je m’adresse à Rovahiga car je sais qu’il va me répondre ! Vous autres aussi vous pouvez me répondre bien évidemment ! Enfin, c’est comme voulvoul, même toi Rovahiga, c’est comme tu voulvoul…Il y a aussi ma Citoyenne préférée qui pourrait me répondre mais elle a «disparu» de son blog : elle s’est absentée un long moment, j’ai même cru qu’elle s’est fait embarquer par les FIS (j’entends que l’insécurité sévit grave là bas) et puis la voilà qu’elle réapparaît juste pour dire qu’elle s’est fait cambrioler (un moindre mal mais choquant quand même). Et puis plus rien ! Rassure-moi Citoyenne ! Vous comprenez, hier soir, j’ai fait le tour de ma blogosphère malgache, pas tous mais quelques uns, très tard car je n’arrivais pas à trouver le sommeil après avoir été voir le film «The Town» de et avec Ben Affleck – un très bon thriller – avec mon fils (grand en taille et en âge). Hein, qui peut dire qu’il/elle va voir un film avec son fils hein ? C’est moi, la super baleine ! Je dis ça parce que c’est mon fils qui le propose à chaque fois, alors que j’en connais des mamans qui se plaignent de ne plus pouvoir rien faire avec leurs (grands) enfants…
J’ai pas pu attendre ce que Daphné Roulier allait en dire de ces jumeaux car elle fait durer le plaisir pour présenter d’autres foutaises («c’est de l’ironie, maman» me dit ma fille à chaque fois que je ne saisis pas ce qu’elle dit donc voilà au cas où vous n’auriez pas saisi) comme le zapping, comme le JT, etc. et moi je n’allais pas rester rivée devant la télé. J’ai d’autres chats à fouetter, genre aller acheter des cigarettes j’en ai plus, ou encore aller aux journées du patrimoine de ma ville, enfin ce serait bien la première fois que je le ferais car je sais déjà que la RATP est «visionnable» sur le figaro.fr , et qu’une appli Patrimap peut être installée sur son smartphone pour les journées du patrimoine. Je l’ai su par une internaute alors je vous transmets l’info. Mais rien ne vaut je pense le «vu de ses yeux vu», n’est-il pas ? Vous comprenez, je suis une adepte du «en faire le moins possible tout en étant efficace», c’est quelqu’un qui m’a ainsi corrigée car je me suis définie comme étant une paresseuse. Or pour lui, une paresseuse ne ferait rien du tout !
J’ai fini par connaître le fin mot de l’histoire concernant les «maudits jumeaux» (j’ai regardé la suite en décalé) : ce serait un tabou perpétué par les rois (ah bon il y en a encore ?) dans la région de Mananjary…Les parents ont porté l’affaire au tribunal de Mananjary mais les rois n’ont pas bougé d’un pouce de leur conviction. Il n’empêche, cela me choque, peut être parce que je n’ai pas été élevée dans la tradition des «fady» (tabou en français).
Voilà, vous savez tout de mon «autre midi»!!!
[i] Un autre midi – Présenté par Victor Robert. Le samedi de 11h45 à 12h45. Débats d’idées et éclairages sur l’actualité culturelle sont au cœur de cette émission où chroniques et intervenants font part de leurs opinions.
[ii] http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Bauer
[iii] «Le redresseur de clous ; une violence révolutionnaire» de Charlie Bauer et de Philippe Charlier – Cherche Midi, 09/09/2010 – 334 p – ISBN 9782749117065 – http://www.bibliosurf.com/Le-redresseur-de-clous-une
Présentation de l’éditeur
Charlie Bauer vit le jour du côté de Marseille dans les sombritudes d’une époque guerrière. Son père, résistant FTP, accomplissait ses droits et devoirs dans le maquis provençal. Sa mère tentait d’assumer au moins pire les besoins de sa marmaille de quatre gosses. Sa famille, de fait, fut son adhésion très tôt aux jeunesses communistes. La guerre d’Algérie en opéra la fracture. Il s’engagea alors aux côtés des combattants du FLN ? La 7e Willaya. Constitués en bande armée ils attaquaient trains, entrepôts, magasins, expropriaient la marchandise pour la redistribuer dans les quartiers miséreux de Marseille, détournaient les armes des défenseurs de l’ordre colonial. Les forces de l’ordre comptabilisaient les coups jusqu’à l’arrêt brutal de l’arrestation de la bande. Vingt ans de réclusion criminelle sanctionnèrent les pratiques de ces idées. La lutte changea de camp mais le camp ne changea pas d’âme. L’administration pénitentiaire se vit confrontée à une radicalité de tous les instants dans les luttes et revendications du droit à exister. L’un des pivots de ces luttes fut l’accès au savoir, à la connaissance. Les sciences humaines le virent effectuer un cursus au succès reconnu en licences de philo, de psycho, de sociologie. Il rencontre Mesrine avec qui il s’associe pour détruire les QHS et imagine constituer des groupes de guérilla contre l’appareil d’État. Puis il rencontre Melkonian, héros anonyme de toutes les causes entendues à libérer l’homme et les peuples opprimés. Monté Melkonian, américain de naissance et si héroïque cependant dans l’engagement révolutionnaire. Il y eut aussi tous ces autres, rencontrés ou croisés, soldats oubliés ou perdus mais jamais ignorés qui firent l’Histoire de cette humanité en devenir. Tous ceux dont l’anonymat ne put jamais usurper l’honneur d’être ce qu’ils étaient. Tous sont morts, for l’Idée et sa pratique de révolution dont il se fait encore aujourd’hui l’apologiste. Marathonien de l’Espoir ? A suivre… Ce sont ces histoires et d’autres que raconte avec force et vie Charlie Bauer pour qui, aujourd’hui, chaque mot est une arme. Il a les outrances de la beauté lorsqu’elle se sait révolutionnaire.