Archives Journalières: 8 septembre 2011

Mifohaza Gasikara !!! "The march of 10,000 trees" is on the road ! #Masoala #Madagascar

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Après Harlem à New York le 3 septembre dernier, Razia s’est donc produite à Paris au Satellit Café ce mercredi 7 septembre. Elle a joué son dernier album "Zebu Nation" une ode à son pays d’origine, Madagascar.

Retour aux sources (toukimontreal.com)

Il lui aura fallu 3 ans pour lancer son album rempli d’un message environnemental.

L’album Zebu Nation est né lors d’un retour aux sources en 2007. Razia Said y rencontre plusieurs musiciens mais découvre aussi la déforestation de son île. Chantées en malgache, les chansons essaient de réveiller la conscience des malgaches. Mifohaza (Réveillez-vous), Tsy Tara (Ce n’est pas trop tard), tant de chansons qui invitent l’auditeur à réfléchir sur les conséquences de la déforestation et des cultures sur brulis.

Razia Said on the web

Razia’s Biography
Singer and songwriter Razia Said’s nomadic life has taken her across Africa to France, Italy, Ibiza, Bali and New York City, but despite these wanderings, her heart and soul remains inexorably tethered to Madagascar, the land of her birth. Her musical explorations have also been wide ranging, and over the years Razia has experimented with French chanson, rock, jazz and even smooth, Sade-style R&B. But it took reaching back to her cultural roots for Razia to uncover her true artistic calling as one of African music’s most promising talents [...]

AMINA MAGAZINE MAI 2006
RAZIA SAID
Pouvez vous nous dire qui est RAZIA?
JE SUIS UNE GLOBE TROTTER,NEE A MADAGASCAR D’UNE MERE MALGACHE-COMORIENNE ET D’UN PERE INDIEN,ELEVEE EN AFRIQUE QUI A ETUDIE EN FRANCE ET PARTIE VIVRE A NEW YORK;UNE VILLE OU JE VIS ACTUELLEMENT TRES HEUREUSE AVEC MA FAMILLE [...]

Razia Said: Her Music is Magical
By Deardra Shuler September 2005
Razia Said gave an outstanding performance recently when she appeared at Joe’s Pub in New York City. She debuted her new CD "Magical" to a packed house. Her songs were so enchanting that all but six people stood up on the dance floor to sway to her melodic sound. Her music, reminiscent of the styling of Sade, is smooth and inviting. The two women share a common bond in music as well as a mixed heritage. As a woman of Afro-Arabic blend, Razia embodies the exotic beauty of both races.

Satellit Café – "Ambassadeur parisien des musiques du monde"

7 septembre 2011 
Il fut un temps où j’étais une habituée du Satellit Café pour assister à des concerts et bien sûr guincher ensuite ! Et ce concert de Razia Said, je ne voulais sous aucun prétexte le rater ! J’ai bien fait : ses chansons sont imprégnées de nostalgie du pays (à en pleurer, j’avoue) et remplies de messages auxquels j’adhère complètement. A la fin du concert, j’ai acheté le CD que j’ai fait dédicacer bien entendu par Razia. Je lui ai dit : "Razia, je ne vous connais pas mais JE VOUS AIME!"
Yoyoyo
Tiako ro
Babonao
Slash and Burn
Ny Alantsika
Tsy tara
Salamalama aby
Lalike
Omama
Mifohaza
Voix principale/ percussions :Razia Said
Guitare accoustique et electrique /voix : Charles Kely
Accordeon/voix : Viviane Arnoux
Basse /voix : Raveloarijaona Liva
Batterie/voix Harvey Wirht
Le périple va continuer au pays. Très très très bonne marche Razia ! Mahavità be, ‘zay fotsiny ambarako aminao ! Voici quelques photos de ce concert !

Parler à ma place : «Encourager les lecteurs à entreprendre un cours d’autodéfense intellectuelle» by Noam Chomsky

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«Bien-entendu, nous avons un objectif : à savoir, encourager les lecteurs à entreprendre ce qu’on pourrait appeler "un cours d’autodéfense intellectuelle," et suggérer des façons de procéder ; en d’autres termes, aider les gens à saper les efforts fervents visant à "fabriquer le consentement" et à les transformer en des objets passifs plutôt que des acteurs qui contrôlent leur propre destin.»

Sans blabla de ma part, voici des extraits de l’introduction et de la conclusion du livre La Fabrication du consentement sur le site de Noam Chomsky himself «Auto défense intellectuelle».

La Fabrication du consentement
De la propagande médiatique en démocratie

Noam Chomsky & Edward Herman
VO : Manufacturing Consent: The Political Economy of the Mass Media, Pantheon Books, 1988 (rev. 2002)
VF : Agone, 2008, Nouvelle édition revue & actualisée

Parution : 24/10/2008
ISBN : 978-2-7489-0072-9
672 pages
12 x 21 cm
28.00 euros

Introduction
Des années de recherches consacrées aux médias nous ont convaincus que les médias sont utilisés pour mobiliser un vaste soutien aux intérêts particuliers qui dominent les sphères de l’État et le secteur privé [I]. Leurs choix de mettre en avant un sujet ou d’en occulter d’autres s’expliquent souvent beaucoup mieux dans un tel cadre d’analyse, et dans certains cas avec la force de l’évidence.
Il n’aura échappé à personne que le postulat démocratique affirme que les médias sont indépendants, déterminés à découvrir la vérité et à la faire connaître ; et non qu’ils passent le plus clair de leur temps à donner l’image d’un monde tel que les puissants souhaitent que nous nous le représentions. Ceux qui dirigent les médias crient haut et fort que leurs choix éditoriaux sont fondés sur des critères impartiaux, professionnels et objectifs – ce que cautionnent les intellectuels. Mais s’il s’avère effectivement que les puissants sont en position d’imposer la trame des discours, de décider ce que le bon peuple a le droit de voir d’entendre ou de penser, et de «gérer» l’opinion à coups de campagnes de propagande, l’idée communément acceptée du fonctionnement du système n’a alors plus grand-chose à voir avec la réalité
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Conclusion
Prenant la défense des médias, accusés d’être devenus trop indépendants et trop puissants pour ne pas menacer l’intérêt public, Anthony Lewis du New York Times écrit : «La presse est protégée [par le 1er Amendement] non pour sa propre fin mais pour permettre le fonctionnement d’un système politique libre. En fin de compte, ce qui importe n’est nullement le journaliste ou le rédacteur, c’est la capacité critique du citoyen à l’égard du gouvernement.»
Ce qui est en jeu quand nous parlons de liberté de presse, «c’est la liberté de pouvoir remplir une fonction au sein du système politique (1)». Pour Powel, membre de la Cour suprême de justice cité par Lewis, «nul citoyen ne peut obtenir pour lui-même les informations qui lui sont nécessaires pour s’acquitter avec intelligence de ses responsabilités politiques. […] En donnant au public la possibilité d’exercer un contrôle significatif sur les mécanismes politiques, la presse assume la fonction cruciale d’accomplir le 1er Amendement dans toute sa dimension sociétale». Ainsi que le déclara le juge Gurfein en reconnaissant le droit du New York Times à rendre public les Pentagon Papers, après que le gouvernement eut échoué à prouver tout risque de compromission de la sécurité nationale par une publication qui l’embarrassait : «Une presse prompte à monter au créneau, une presse obstinée, une presse omniprésente, c’est ce que se doivent de supporter les détenteurs du pouvoir afin que soient préservées les valeurs bien plus fondamentales de la liberté d’expression et du droit de savoir de chacun.»
Nous n’acceptons pas le point de vue selon lequel la liberté d’expression doive être défendue en des termes instrumentaux, au titre de sa contribution à quelque bien supérieur. Elle est une valeur en soi. Mais ceci mis à part, ces emphatiques déclarations expriment des aspirations valables et, au-delà, correspondent sûrement à l’idée que les médias américains se font d’eux-mêmes. Notre objectif, tout au long de ce livre, aura été d’éclairer la relation que cette image entretient avec la réalité. À l’opposé de l’idée répandue de médias prompts à monter au créneau, obstinés et omniprésents dans leur quête de vérité et leur indépendance à l’égard du pouvoir, nous avons décrit et appliqué un modèle de propagande dans lequel les médias assument effectivement une «fonction sociétale», mais qui n’est aucunement celle d’assurer au public la possibilité d’exercer un contrôle significatif sur les mécanismes politiques en lui offrant l’information requise pour «s’acquitter au mieux de ses responsabilités politiques». Au contraire, ce modèle de propagande laisse plutôt entrevoir que cette «fonction sociétale» des médias est en réalité d’inculquer et de protéger les objectifs économiques, sociaux et politiques de groupes privilégiés qui dominent la société locale et l’État. Cette fonction, les médias l’assument de différentes manières : à travers la sélection des sujets, la mobilisation de l’intérêt, le cadrage des questions, le filtrage des informations, l’insistance et le ton, ainsi qu’en maintenant le débat dans les limites d’axiomes acceptables. Nous nous sommes efforcés de montrer que les prévisions de ce modèle étaient réalisées, et souvent considérablement dépassées, dans la pratique des médias étudiée sur un échantillon d’exemples cruciaux. Nous partageons tout à fait le point de vue du juge Hugues, lui aussi cité par Lewis, au sujet du caractère fondamentalement indispensable «d’une presse vigilante et courageuse», sans laquelle le processus démocratique ne peut jouer de façon constructive. Mais tous les éléments que nous avons passés en revue démontrent au contraire que, dans la pratique, cette fonction n’est ni remplie ni même vaguement approchée.
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