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#COP17 : s’informer c’est déjà agir – Haro sur Port-Gentil, une ville exposée à tous les risques #Gabon

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Mesdames et Messieurs,

Ce communiqué de presse a déjà été publié le 23 Novembre 2011 sur le site koaci.com  et à la demande de @Fax1 sur Twitter, je le republie sur mon blog, d’autant qu’il rentre dans le cadre de la conférence sur le changement climatique à Durban en Afrique du Sud et qui se termine ce vendredi qui arrive. Par ailleurs, je publie également aujourd’hui un billet sur la #Biodiversité : s’informer c’est déjà agir #WWF #EspècesMenacées

Auparavant, j’aimerais apporter cette précision : je ne serai malheureusement pas en mesure de publier régulièrement des articles à votre demande. Ou alors préparez le à l’avance et envoyez le moi par mail pour une publication au plus tôt la semaine après l’envoi. Je ne souhaite pas faire de recherches sur l’article en question car cela me demanderait du boulot supplémentaire.

Comme je l’ai dit auparavant, tout ce que je publie sur mon blog c’est de la reprise d’articles publiés en intégralité et tacitement ou non autorisés à la reproduction comme ceux du #SPCG. Et j’en assume l’entière responsabilité. On m’a demandé une seule fois de retirer un article de mes billets. Le communiqué de presse du Forum de Douala n’est pas publié comme un «cheveu dans la soupe» car j’ai déjà publié ou tweeté d’autres articles à propos de la RSE en Afrique et rédigés par Thierry Téné. Lire par exemple Les opportunités du social-green business en #Afrique selon Thierry Téné

Ceci mis au point, voici donc le communiqué de Presse à propos du Gabon, notamment de la ville de Port-Gentil. La mise en gras de certains paragraphes est de mon fait.

Communiqué de presse : Haro sur Port- Gentil, une ville exposée à tous les risques #Gabon

H2O Gabon Association pour la Protection de la Nature et de l’Environnement
«Des hommes et des femmes au service de leur passion»
Régie par la Charte de la Terre

Port-Gentil, capitale économique gabonaise, au sud-ouest de Libreville, sur l’île Mandji, est, à l’instar d’autres villes modernes, exposée à tous les risques majeurs environnementaux et industriels. Prenons comme point de départ, le développement historique de la ville et les changements climatiques, pour mieux appréhender les différents périls qui guettent notre ville. Depuis les années 60, l’essor exponentiel de notre ville s’est fait autour de l’exploitation du pétrole et sans réflexion préalable des conséquences environnementales d’une telle urbanisation, donc en résumé, de façon anarchique.

L’agrandissement de l’emprise de la Ville a certes permis l’installation de la population sans cesse croissante et le développement industriel de notre Ville, mais ce mouvement s’est réalisé au détriment et non en bonne gestion des problématiques environnementales pour le bien des générations présentes et futures. Citons entre autre la déforestation, l’assèchement des marigots et la destruction des mangroves.

Actuellement, environ 50 ans plus tard, nous subissons les effets pervers de notre incurie : l’érosion de la côte de l’île Mandji depuis la façade océanique à l’Ouest, en passant par la pointe du Cap Lopez au Nord comme celle de l’intérieur de la Baie à l’Est. Les causes sont connues de tous : la déforestation du littoral océanique d’Ozouri jusqu’à celle «classée» du Cap Lopez, la destruction de la mangrove à l’intérieur de la baie pour des constructions industrielles ou autres, qui sont installées depuis la zone du nouveau port jusqu’à la marina de l’ancien hôtel «Neng Abembé». D’autres effets indésirables sont constatés, dont la création d’un micro-climat sur l’île Mandji accentué par le changement climatique (mêmes causes pour les mêmes résultats mais à l’échelle planétaire). De violents et durables épisodes pluvieux inondent régulièrement les nombreux points les plus bas de notre ville, intensifiés par une montée remarquée de la mer. Ces inondations récurrentes lors des épisodes pluvieux surviennent même lors de marées à coefficient moyen et d’autres sans influence de la pluie. L’occupation des sols est une autre cause d’inondation, le sol de la ville étant recouvert par du bitume et du béton, les écoulements d’eau lors des pluies se dirigent de préférence une fois de plus vers les points les plus bas de celle-ci (Voir les solutions du Dr «WATER» pour la ville de Tokyo au Japon).

En résumé : érosion et destruction de mangrove = micro climat et inondations.

Mais d’autres périls pèsent sur nous et notre ville : ils ont origine l’activité humaine ou industrielle. Les effets les plus criards de l’activité humaine sont les tonnes de déchets ménagers qui s’amoncellent à la décharge de N’Tchenguè ainsi qu’une multitude de petites décharges sauvages ici et là. L’examen de ces déchets ménagers nous dévoile les différentes matières qui les composent : le plastique (sacs, emballages, bouteilles, bidons, tissus, crayons, briquets, rasoirs, etc…), le papier (emballages, papeterie, journaux, cartons, etc…), le bois (caisses, palettes, déchets de jardinage, etc…), le verre (bouteilles, verres, vitres, etc…), l’aluminium (canettes, bombes, etc…), l’électronique (téléphones portables, ordinateurs, cartouches d’imprimantes, etc…), les déchets de cuisine (os, arêtes de poissons, légumes, fruits, etc…), l’électroménager, les piles et les batteries. Lors des pluies, ces polluants (lesquels ?) rejoignent notre nappe phréatique, qui se situe entre – 50 et – 80 cm en fonction des saisons, et qui est déjà bien polluée par les eaux résiduelles de nos fosses septiques. Cette eau polluée poursuit ensuite son inexorable chemin vers la mer, tout en alimentant les différentes plantations alimentaires des citoyens et de l’agro-industrie, fixant les polluants dans les racines, qui se diffusent ensuite dans les feuilles des plantes et dans les fruits de notre alimentation. A son arrivée en mer, l’eau polluée contenant les agents polluants et les métaux lourds remonte toute la chaîne alimentaire de la faune des eaux côtières contaminant ainsi les poissons et les crustacées que nous consommons régulièrement. Ceci est donc un vrai problème de Santé Publique.

Ces matières engendrent des nuisances diverses, visuelles et olfactives, ainsi qu’une pollution chimique de l’eau, du sol, de l’air et de notre alimentation pour de très nombreuses années. En clair, nous mangeons nos déchets. Des solutions techniques et des possibilités de financement existent pour changer de paradigme. Ce changement de stratégie implique le développement d’une politique environnementale de la Ville qui se devra d’être audacieuse et efficace avec un plan d’actions à mettre en place à court, moyen et long terme. C’est la condition sine qua non pour permettre d’améliorer la qualité de notre Environnement et notre santé, notre bien commun, dans le prolongement de la politique de «Gabon Vert» prônée par le chef de l’Etat.

En résumé : la pollution des eaux par les déchets a un impact sur la chaine alimentaire (faune, flore) et sur la santé publique.

Avec la création de la future «zone franche» en dehors des risques environnementaux et de pollutions déjà évoqués plus haut, de nouveaux dangers émergent. Ils sont liés aux choix des futures activités à l’intérieur de cette dernière, où un pool d’industrie chimique devrait voir le jour : une usine d’engrais chimique, une usine d’ammoniac et une super raffinerie en remplacement de celle existante. Or l’histoire de notre monde moderne a été émaillée par des accidents majeurs pour rappel :
• Minamata (Japon) intoxication au mercure, aujourd’hui (2011), 55 ans après le début officiel de la maladie (mai 1956), plus de 13 000 malades ont été reconnues par l’entreprise et l’État, mais près de 25 000 sont encore en attente d’une décision.

•10 juillet 1976, Seveso (Italie), 1 à 5 kg de dioxine ont été dispersés, 193 personnes, soit 0,6 % des habitants de la zone concernée, ont été atteintes de chloracné, essentiellement des enfants. Aucune n’est décédée, un petit nombre a gardé des séquelles.
•3 décembre 1984, Bhopal (Inde). La catastrophe de Bhopal est survenue dans la nuit, l’explosion d’une usine Union Carbide (Dow Chemical maintenant) de pesticides a dégagé 40 tonnes d’isocyanate de méthyle dans l’atmosphère de la ville. Cet accident industriel tua officiellement 3 500 personnes, mais fit en fait entre 20 000 et 25 000 décès selon les associations de victimes. Il y aurait eu 3 500 morts la première nuit et un grand nombre par la suite : la moitié dans les premières semaines et l’autre moitié de maladies provoquées par l’exposition aux gaz.
•21 septembre 2001, Toulouse (France). L’usine AZF de Toulouse est détruite par l’explosion d’un stock de nitrate d’ammonium, entraînant la mort de 30 personnes, faisant 2 500 blessés et de lourds dégâts matériels.

La chronologie de ces accidents majeurs dans l’industrie chimique qui précède, permet de voir que ces 4 pays fortement industrialisés, malgré toutes leurs connaissances et leur maîtrise des techniques n’ont pu endiguer de telles catastrophes. Alors une seule question se pose, pouvons-nous prendre un tel risque pour notre ville et sa population ? De véritables études d’impact environnementales seront-elles suffisantes ainsi que des réflexions sérieuses afin de tenir compte des problématiques environnementales dans le développement industriel de notre ville ?

En résumé : Le développement industriel dans des secteurs polluants apporte des nouveaux risques industriels et environnementaux.

Pour conclure, de par sa situation insulaire, notre ville qui compte actuellement plus de 150.000 habitants se développe au fil des années, mais trop de risques et de dangers guettent cette dernière si l’on ne prend garde. Le temps est venu de prendre les bonnes décisions pour les générations présentes et futures dans le respect de notre Environnement et de notre santé, et dans le prolongement de la politique du «Gabon Vert», en liaison avec celle du «Gabon industriel».

Nous avons, pour notre part, déjà identifié des solutions destinées à répondre à une grande partie des problématiques relevées dans la gestion de notre ville. Nous sommes prêts à participer au débat pour notre bien commun.

H2O GABON, Association pour la Protection de la Nature et de l’Environnement, à but non lucratif (régie par la Charte de la Terre), B. P. 1991, PORT-GENTIL (GABON)
Courriel: h2ogabon@yahoo.fr
Tél: 00 241 07 53 77 70

Pour info

Voici des billets connexes à propos de l’Afrique, les trois premiers faisant référence au mot clé African Green Forum

Communiqué de presse : FORUM DE DOUALA SUR LA #RSE EN #AFRIQUE

Les opportunités du social-green business en #Afrique selon Thierry Téné

«Les défis à relever en Afrique sont à notre portée»

«Afrique : L’autre Information» by IPS – Inter Press Service

La lente et fragile construction de la démocratie au Nigeria

Revue de presse en ligne par mes soins : la Coopération internationale

Parler à ma place : «L’Afrique n’a pas besoin d’être aidée ou assistée, elle a surtout besoin d’être considérée»

CINQUANTE ANS : EST-CE LE BEL AGE POUR CHANGER DE CAP ?

La politique de développement local des multinationales en Afrique et en France (Extraits)

La téléphonie mobile en Afrique

Parler à ma place : Régime présidentiel vs régime parlementaire

«Les technologies et la finance des pays émergents au service du développement industriel de l’Afrique»

Quel est le point commun entre la lampe électrique, la capsule pour bouteilles et bocaux, l’ascenseur, la machine à dactylographier, le stylo à encre, le batteur à œufs, la tondeuse à gazon, l’appareil de respiration… ?

Un demi-siècle tout mauvais

Tout le monde veut soigner son image maintenant en Afrique…Et c’est tant mieux !

Page connexe

Défis Afrique

Revue de mes propres commentaires que j’ai supprimés pour en faire un billet (hé hé hé)

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Les vacances arrivent, je fais toujours le ménage avant de partir et je me suis dit qu’au lieu de supprimer définitivement ces commentaires, ce serait mieux que j’en fasse une revue. Si je les ai mis en commentaires, c’est que je voulais apporter des infos supplémentaires aux billets. Et rassurez-vous, je n’ai supprimé que les miens !!!

L’histoire des indépendances africaines accessible à tous
« Histoire des indépendances africaines et de ceux qui les ont faites » est paru aux éditions Afromundi
Culture – Pan Afrique – Histoire – Littérature – Colonisation
http://www.afrik.com/article19948.html
LUNDI 7 JUIN 2010 / PAR ALICIA KOCH

Présidentielle en Guinée : 70 observateurs européens à Conakry
Société – Afrique de l’Ouest – Guinée – Politique – Election
VENDREDI 4 JUIN 2010 / PAR ISMAËL KABINÉ CAMARA
Notre correspondant en Guinée
http://www.afrik.com/article19963.html

Le chef de la Mission d’observation électorale confirme la date du 27 juin
Vingt-trois observateurs membres de vingt pays de l’Union européenne, de la Norvège et de la Suisse arriveront samedi à Conakry pour une mission d’observation électorale du scrutin du 27 juin prochain. Quarante autres sont annoncés. L’information a été donnée ce vendredi matin par le chef de la Mission d’observation électorale, au cours d’un point de presse dans la capitale guinéenne.
GUINÉE
•Présidentielle en Guinée : 24 candidats pour un fauteuil

http://www.afrik.com/article19847.html
• Guinée : premier pas vers la présidentielle
http://www.afrik.com/article19775.html

La grande hypocrisie
http://www.quotidienmutations.info/mai/1274784701.php
25 May 2010 – Par Alain B. Batongué

L’heure n’est plus à se demander si la semaine marquant la commémoration du cinquantenaire de l’Indépendance du Cameroun, couronnée par les travaux de la Conférence internationale de Yaoundé autour du thème Africa 21 et le défilé civil et militaire du boulevard du 20 mai, a été couronnée de succès. On doit à la vérité de reconnaître que, à travers une exceptionnelle présence et participation d’invités de marque, le président Paul Biya a marqué un grand coup diplomatique et politique.
[…] Et finira bien par se rendre compte que l’idée même d’organiser Africa 21 au Cameroun aujourd’hui était, en soi, à défaut d’une provocation de l’histoire, à tout le moins une faute de goût.

Sommet France-Afrique : Paris boude-t-il ses alliés francophones ?
LUNDI 31 MAI 2010 / PAR RENÉ DASSIÉ
http://www.afrik.com/article19911.html
Les chefs d’Etat de l’ancien pré-carré français ne sont pas prioritaires à Nice

Le 25e sommet France-Afrique s’est ouvert ce lundi à Nice sur la Côte d’Azur française, co-présidé par le président français Nicolas Sarkozy et son homologue égyptien Hosni Moubarak. Trente huit dirigeants participent à ce sommet dit de la « normalisation » où il est notamment question de la nouvelle orientation de la politique française en Afrique. La rencontre à laquelle sont conviés les hommes d’affaires de France et d’Afrique donne la part belle au business. Nicolas Sarkozy a choisi de réserver prioritairement ses apartés aux dirigeants du Nigeria et d’Afrique du Sud, deux géants économiques du continent africain.
[…] Les dirigeants de l’ancien pré-carré partiellement lésés pourront toutefois se consoler, en honorant l’invitation du sommet « familial » des 13 et 14 juillet dans la capitale française, lors de la fête nationale de l’ancienne métropole, avec défilé des troupes sur les Champs-Elysées à Paris.

Le Conseil constitutionnel s’entrouvre au public
INNOVATION INSTITUTIONNELLE – REGARDEZ
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-05-25/innovation-institutionnelle-regardez-le-conseil-constitutionnel-s-entrouvre-au-public/920/0/458896
Par Marc Vignaud – Publié le 25/05/2010

C’est une double révolution pour le Conseil constitutionnel. Mardi matin, l’institution de la rue Montpensier s’est non seulement ouverte pour la première fois au public, mais aussi au simple justiciable, à l’occasion de l’examen des deux premières questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), une nouveauté institutionnelle prévue par la révision constitutionnelle de 2008. La première affaire concerne la fixation des pensions militaires versées par la France aux ressortissants de pays anciennement placés sous sa souveraineté, tandis que la seconde porte sur une disposition du Code de l’action sociale et des familles.
Alors bien sûr, au Conseil constitutionnel, les révolutions restent de velours. En témoigne le dispositif mis en place. Le public n’a pas pu assister directement à l’audience : il a dû suivre la séance retransmise en direct sur un écran géant. Pas plus de 50 sièges avaient été prévus pour l’occasion. Les journalistes étaient, quant à eux, cantonnés dans une salle de projection. Quant à la procédure de saisine du Conseil constitutionnel par le simple justiciable, elle reste très indirecte. Au terme de la Constitution révisée, le plaignant doit passer par le filtre de la Cour de cassation ou du Conseil d’État s’il veut contester une loi qui porterait atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution devant le Conseil constitutionnel.
« Nous sommes peut-être en train de changer l’image de la justice constitutionnelle » (Debré)
Dans la salle des séances au premier étage où s’est tenue l’audience, les avocats des parties, y compris le représentant du gouvernement, plaident debout, pendant une vingtaine de minutes chacun, sous les regards impassibles des onze Sages. Un des conseils se permet tout de même de dérider l’atmosphère en leur expliquant qu’il faut cliquer « avec la souris » pour se rendre sur le site Internet de la partie adverse, un clin d’oeil à la fameuse phrase prononcée par Jacques Chirac en 1996 lors de l’inauguration de la bibliothèque François-Mitterrand : « La souris, qu’est-ce que c’est ? »…
Les Sages rendront leur décision sur les deux QPC sous huit jours, selon Jean-Louis Debré. À la sortie de l’audience, les deux anciens présidents de la République, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing sont remontés dans leur voiture aussi vite qu’ils sont arrivés, sans faire aucune déclaration. Seul le président du Conseil, Jean-Louis Debré, a bien voulu s’exprimer sur l’évolution de son institution : « Nous sommes peut-être en train de changer l’image de la justice constitutionnelle, ce n’est pas une justice secrète (…), c’est une justice qui se fait sur la place publique », considère-t-il.
Reste à savoir combien de questions prioritaires de constitutionnalité lui seront soumises et si elles intéresseront le public. C’est probable puisque Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS, a expliqué que son groupe ne saisirait pas le Conseil constitutionnel sur le voile intégral. « Maintenant un simple citoyen peut faire un recours, donc à un moment ou à un autre le Conseil constitutionnel sera saisi » de cette question », justifie-t-il. Une façon de mettre le Conseil constitutionnel face à ses responsabilités lors d’une procédure ouverte au public ?

Afrique : quelle démocratie ?
Par Eustace Davie – Directeur de la Free Market Foundation en Afrique du Sud.
LUNDI 24 MAI 2010 / PAR NOTRE PARTENAIRE UN MONDE LIBRE, POUR L’AUTRE AFRIK
http://www.afrik.com/article19527.html

Pour l’observateur moyen, le concept de démocratie ne semble pas voir trouvé un terreau fertile en Afrique. La raison en est que les partisans de la démocratie insistent dans leur tentative de persuader les africains d’adopter la démocratie représentative – une version du système qui a évolué dans les pays occidentaux. Une attention insuffisante a été accordée à la nature fondamentale de la démocratie directe africaine et à son bon fonctionnement pendant de nombreux siècles avant l’arrivée des européens en Afrique.
George Ayittey, dans Africa Betrayed (L’Afrique trahie) alertait le monde sur le manque général de compréhension de la nature véritable du système économique en Afrique : les africains ne sont pas fondamentalement « socialistes », comme on le croit généralement. Il soulignait que dans la communauté africaine, il y a une tradition séculaire de possession privée sur les maisons, outils, ustensiles, et le bétail. La propriété foncière n’est devenue un problème, comme en Amérique du Nord et sur d’autres continents, qu’à l’arrivée des européens avides de terres. Les populations nomades vivant dans les vastes plaines ouvertes, reconnaissaient les territoires tribaux, mais n’avaient pas besoin de systèmes de titres fonciers et d’enregistrement de propriété.
Les africains connaissaient la propriété privée, les marchés et des formes de gouvernance démocratique qui fonctionnaient bien. Les pouvoirs coloniaux ont fait des ravages en Afrique non seulement en ne reconnaissant pas les institutions indigènes africaines, mais également en les subvertissant et en imposant des démocraties représentatives à l’occidentale extrêmement centralisées à divers groupes de personnes qui avaient été rassemblées dans des « pays » dans le but de les contrôler. Nombre des problèmes rencontrés en Afrique proviennent de l’imposition de ces structures de gouvernance inadaptées à des personnes ayant une idée totalement différente de la gouvernance.
En Afrique, la démocratie représentative n’a pas fonctionné aussi bien que les systèmes de démocratie directe où les gens prennent des décisions, généralement par consensus, après une discussion approfondie de questions spécifiques. Il n’est pas vrai que la démocratie africaine permettait aux rois, aux reines et aux chefs d’agir de façon autocratique et d’imposer des décisions impopulaires à leurs communautés. Mais cela est possible dans les démocraties représentatives où « cinquante pour cent plus un » fournit une majorité suffisante pour appliquer une décision.
Il y a une tendance chez les électorats africains post-coloniaux à continuer à voter pour les politiciens tyranniques et oppressifs et d’afficher une réticence apparente à utiliser leur voix pour révoquer des incompétents. Il est possible que cette réticence soit enracinée dans la tradition de l’Afrique, c’est-à-dire que les dirigeants politiques deviennent investis, dans l’esprit des électeurs, du même statut héréditaire que les chefs traditionnels.
Il est également possible que la réticence à destituer les autocrates résulte d’une incapacité à apprécier les pouvoirs massifs exercés dans les démocraties représentatives à l’occidentale, en comparaison aux pouvoirs limités accordés aux chefs de démocraties directes à l’africaine. En d’autres termes, les gens ne savent pas pourquoi leurs votes abattent autant de misère sur eux. Ils ne réalisent pas qu’un système mieux conçu, plus conforme à leur propre vision de la façon dont les choses doivent se faire, leur fournirait des résultats largement supérieurs.
La démocratie représentative à l’occidentale, qui a été adoptée dans une grande partie de l’Afrique, est appliquée dans des régions vastes ayant des populations plus diversifiées que les régions africaines traditionnelles de gouvernance, et n’est pas soumise aux contrôles et aux contre-pouvoirs qui existent dans les régions plus petites avec des populations homogènes que l’on trouve dans les communautés africaines traditionnelles.
En Afrique du Sud par exemple, l’adoption d’une constitution fondée sur la démocratie représentative ne signifie pas que les formes de gouvernance traditionnellement démocratiques de l’Afrique n’ont aucun rôle à jouer dans le gouvernement de notre pays. La démocratie directe à l’africaine est particulièrement appropriée aux problématiques de la gouvernance locale.
La prise de décision africaine est démocratique. L’Afrique du Sud peut obtenir le meilleur des deux modèles, et sauvegarder au moins une partie de son héritage africain, en continuant à appliquer les processus de prise de décision africains au sein des communautés traditionnelles, tout en appliquant la règle de la majorité à l’européenne au sein du gouvernement national et provincial. Certains observateurs ont soutenu que la prise de décision africaine n’est pas démocratique et que les communautés traditionnelles veulent priver leurs peuples de leurs droits démocratiques en plaidant pour le maintien des formes coutumières de gouvernement dans les zones traditionnelles. Cette critique provient d’un manque de connaissance et de compréhension de l’Afrique et de ses processus décisionnels traditionnels et efficaces.
Il est vrai que les pouvoirs coloniaux et les gouvernements d’apartheid ont tenté de pervertir et de détruire les meilleurs éléments du régime africain, mais ils n’ont pas réussi à détruire les valeurs et les traditions du peuple. Après tant d’années d’oppression les gens sont heureux quand ils peuvent se réunir à un « indaba » et prendre part aux décisions qui les touchent de plus près : où construite une nouvelle école ou clinique où est nécessaire une nouvelle route … L’aspect le plus proche de la démocratie africaine que les pays occidentaux ont réussi à reproduire est le système de référendum suisse, qui, naturellement, est né du processus de prise de décision traditionnel de la communauté suisse.
Si les communautés traditionnelles d’Afrique du Sud étaient autorisées à suivre la nature de la démocratie africaine, correctement pratiquée, elles auraient démontré au monde que les processus de prise de décision africains méritent d’être préservés pour le bien des générations futures.
Si les Noirs Sud-Africains souhaitent préserver leur héritage africain, ils ont besoin d’endroits où leurs jeunes peuvent apprendre leurs langues, leur histoire et leurs cultures dans des environnements qui sont imprégnés de chaque aspect de ce patrimoine. Ils ont besoin de lieux où les jeunes peuvent apprendre de leurs aînés la grandeur de leurs ancêtres et être fiers de qui ils sont et de ce qu’ils sont.
Ils ont besoin de lieux dans lesquels les processus de prise de décision traditionnels d’Afrique peuvent être rétablis comme ils étaient avant l’arrivée des régimes oppressifs qui ont empêché les processus de fonctionner correctement pendant tant d’années. Les lieux existent déjà. Ils sont ces parcelles de terres appartenant aux communautés traditionnelles.
Toutes les terres communautaires devraient être converties en « terres possédées » reconnues en droit comme la propriété inviolable de leurs communautés respectives. Actuellement, la terre est dévolue à l’État, ce qui rend les gens vulnérables à la dépossession. Le Communal Land Rights Act de 2004, contient des dispositions accordant des droits de propriété, sur demande, aux communautés. La loi a été contestée devant les tribunaux et certains aspects jugés inconstitutionnels pour défaut de protection adéquate des droits des petites communautés indépendantes. Il faut rapidement corriger les failles dans la législation afin que toutes les communautés qui souhaitent prendre possession de leur propriété puissent le faire. Ils devraient alors avoir le droit de gérer leurs propres affaires relativement à la propriété foncière, suivant leurs procédures traditionnelles de démocratie directe dans la prise de décision, y compris le droit de convertir tous les droits d’usage en pleine propriété.
Enfin, le droit de prendre leurs décisions communautaires propres à la mode traditionnelle africaine ne doit pas seulement être rendu, mais aussi inscrit dans la constitution du pays. Le chapitre 12 de la Constitution reconnaît officiellement les chefs traditionnels, mais c’est la seule institution mentionnée dans la Constitution pour laquelle aucun pouvoir ni fonction n’a été défini. Les lacunes dans la constitution pourraient être corrigées par l’ajout de pouvoirs et fonctions équivalents à ceux des autres administrations locales, avec une exception importante. Les communautés devraient avoir le droit, si elles le souhaitent, de se gouverner selon leurs systèmes traditionnels de démocratie directe et de ne pas être contraintes d’adopter des systèmes de démocratie représentative dans leurs zones communales.

HECTOR SONON – « LES CARICATURISTES ONT JOUÉ UN RÔLE IMPORTANT DANS LA TRANSITION DÉMOCRATIQUE AU BÉNIN ».
Entretien de Christophe Cassiau-Haurie avec Hector Sonon – 18/05/2010
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9485

Hector Sonon est l’un des rares dessinateurs du continent à pouvoir vivre de son travail. Au Bénin, son pays natal où il vit, le milieu des éditeurs et une certaine profusion de titres de presse permettent en effet aux dessinateurs de subvenir à leurs besoins sans avoir à exercer une profession alimentaire en parallèle. Hector Sonon peut être considéré comme l’un des chefs de file du milieu. Présent sur la scène nationale depuis plus de 20 ans, il compte à son actif un nombre important de titres pour la jeunesse, d’albums collectifs de bande dessinée et de dessins satiriques. Rencontre avec un touche à tout du dessin.

Mise à jour sur le programme de la Banque mondiale à Madagascar
Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/ZRKXVKJN60

ANTANANARIVO, 15 mai 2010–Le programme de la Banque mondiale à Madagascar continue à être guidé par la politique opérationnelle OP 7.30 –relations avec les gouvernements de facto–, conçue pour des situations de changements de gouvernement non constitutionnels (voir la dernière mise à jour du1er mars 2010).
La prolongation de la crise politique affecte non seulement la population Malgache et surtout les plus pauvres, mais aussi la viabilité des projets du portefeuille de la Banque mondiale qui ont dû arrêter les opérations, les paiements aux fournisseurs de services, et dans certains cas ont été obligés de mettre le personnel en chômage technique. Cette situation met à risque des années de construction de capacité humaine et physique, ainsi que l’intégrité du portefeuille. Face à cette situation, la Banque mondiale a initié une démarche visant à sauvegarder les acquis humains et physiques des différentes Unités de Gestion des projets (PIU) et de régler un certain nombre de problèmes fiduciaires et administratifs, tels que l’extension des dates de clôture des projets qui ont clôturé dans le courant de l’année 2009, ou encore le paiement des arriérés envers les entreprises ayant déjà livré les biens et les services sur des contrats signés avant la mise en vigueur de l’OP 7.30.

Weekly Address: BP Spill Independent Commission
Posted by Jesse Lee on May 22, 2010 at 06:00 AM EDT
Transcript : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/weekly-address-president-obama-establishes-bipartisan-national-commission-bp-deepwa

The White House
Office of the Press Secretary
For Immediate Release May 22, 2010
Weekly Address: President Obama Establishes Bipartisan National Commission on the BP Deepwater Horizon Oil Spill and Offshore Drilling
Names Former Two-Term Florida Governor and Former Senator Bob Graham and Former Administrator of the Environmental Protection Agency William K. Reilly as Commission Co-Chairs
The full audio of the address is HERE. The video can be viewed online at
http://www.whitehouse.gov.
Remarks of President Barack Obama
Saturday, May 22, 2010
Weekly Address – Washington, DC
One month ago this week, BP’s Deepwater Horizon drilling rig exploded off Louisiana’s coast, killing 11 people and rupturing an underwater pipe. The resulting oil spill has not only dealt an economic blow to Americans across the Gulf Coast, it also represents an environmental disaster.
In response, we are drawing on America’s best minds and using the world’s best technology to stop the leak. We’ve deployed over 1,100 vessels, about 24,000 personnel, and more than 2 million total feet of boom to help contain it. And we’re doing all we can to assist struggling fishermen, and the small businesses and communities that depend on them.
Folks on the Gulf Coast – and across America – are rightly demanding swift action to clean up BP’s mess and end this ordeal. But they’re also demanding to know how this happened in the first place, and how we can make sure it never happens again. That’s what I’d like to spend a few minutes talking with you about.
First and foremost, what led to this disaster was a breakdown of responsibility on the part of BP and perhaps others, including Transocean and Halliburton. And we will continue to hold the relevant companies accountable not only for being forthcoming and transparent about the facts surrounding the leak, but for shutting it down, repairing the damage it does, and repaying Americans who’ve suffered a financial loss.
But even as we continue to hold BP accountable, we also need to hold Washington accountable. Now, this catastrophe is unprecedented in its nature, and it presents a host of new challenges we are working to address. But the question is what lessons we can learn from this disaster to make sure it never happens again.
If the laws on our books are inadequate to prevent such an oil spill, or if we didn’t enforce those laws – I want to know it. I want to know what worked and what didn’t work in our response to the disaster, and where oversight of the oil and gas industry broke down. We know, for example, that a cozy relationship between oil and gas companies and agencies that regulate them has long been a source of concern.
Secretary of the Interior Ken Salazar has taken steps to address this problem; steps that build on reforms he has been implementing since he took office. But we need to do a lot more to protect the health and safety of our people; to safeguard the quality of our air and water; and to preserve the natural beauty and bounty of America.
In recent weeks, we’ve taken a number of immediate measures to prevent another spill. We’ve ordered inspections of all deepwater operations in the Gulf of Mexico. We’ve announced that no permits for drilling new wells will go forward until the 30-day safety and environmental review I requested is complete. And I’ve called on Congress to pass a bill that would provide critical funds and tools to respond to this spill and better prepare us to confront any future spills.
But we also need to take a comprehensive look at how the oil and gas industry operates and how we regulate them. That is why, on Friday, I signed an executive order establishing the National Commission on the BP Deepwater Horizon Oil Spill and Offshore Drilling. While there are a number of ongoing investigations, including an independent review by the National Academy of Engineering, the purpose of this Commission is to consider both the root causes of the disaster and offer options on what safety and environmental precautions we need to take to prevent a similar disaster from happening again. This Commission, I’d note, is similar to one proposed by Congresswoman Capps and Senator Whitehouse.
I’ve asked Democrat Bob Graham and Republican Bill Reilly to co-chair this Commission. Bob served two terms as Florida’s governor, and represented Florida as a United States Senator for almost two decades. During that time, he earned a reputation as a champion of the environment, leading the most extensive environmental protection effort in the state’s history.
Bill Reilly is chairman emeritus of the board of the World Wildlife Fund, and he is also deeply knowledgeable about the oil and gas industry. During the presidency of George H.W. Bush, Bill was Administrator of the Environmental Protection Agency, and his tenure encompassed the Exxon Valdez disaster.
I can’t think of two people who will bring greater experience or better judgment to the task at hand. In the days to come, I’ll appoint 5 other distinguished Americans – including scientists, engineers, and environmental advocates – to join them on the Commission. And I’m directing them to report back in 6 months with recommendations on how we can prevent – and mitigate the impact of – any future spills that result from offshore drilling.
One of the reasons I ran for President was to put America on the path to energy independence, and I have not wavered from that commitment. To achieve that goal, we must pursue clean energy and energy efficiency, and we’ve taken significant steps to do so. And we must also pursue domestic sources of oil and gas. Because it represents 30 percent of our oil production, the Gulf of Mexico can play an important part in securing our energy future. But we can only pursue offshore oil drilling if we have assurances that a disaster like the BP oil spill will not happen again. This Commission will, I hope, help provide those assurances so we can continue to seek a secure energy future for the United States of America.
Thanks so much.

Vincent J.F. Huang : l’art au service de la biodiversité
Samedi 22 mai 2010
http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/05/22/vincent-huang-lart-au-service-de-la-biodiversite/

Après le débat sur la nouvelle campagne de WWF, on reste sur les animaux, en ce 22 mai, Journée mondiale de la biodiversité. Une célébration qui prend un tour particulier en 2010, aussi déclarée année de la biodiversité. L’enjeu est d’autant plus crucial que selon la troisième édition des Perspectives mondiales de la biodiversité, publiée le 10 mai par les Nations unies, aucun des objectifs fixés en 2002 pour en réduire le déclin n’a été atteint. “Les écosystèmes sur lesquels reposent l’économie, l’agriculture, la vie sont menacés d’une rapide dégradation, voire de disparition, si aucune action radicale n’est engagée pour les préserver”, écrivent les auteurs du rapport. Comme le rappelle l’Union internationale pour conservation de la nature (UICN) dans sa liste rouge : 21% des mammifères, 30% des amphibiens, 12% des oiseaux et 27% des récifs de corail recensés sont menacés d’extinction.
Au lieu de continuer à vous donner des chiffres et dresser des constats, j’ai choisi d’illustrer ces menaces qui pèsent sur la biodiversité par le travail de Vincent J.F. Huang. Depuis plus de dix ans, cet artiste taïwanais commente à travers ses œuvres l’impact de notre civilisation sur l’environnement. Par la peinture, la sculpture ou des happenings, mettant notamment en scène des animaux emblématiques menacés par le réchauffement climatique, il cherche à alerter l’opinion publique sur la nécessité d’agir. La suite, en images.

COMMENT PHILOSOPHER EN ISLAM ?
de Souleymane Bachir Diagne
Auteur du billet  : Ndiaye El Hadji Malick

Dis : « Sont-ils égaux ceux qui savent et les ignorants ?
Les hommes doués d’intelligence sont les seuls qui réfléchissent.  »
(Sourate 39 – Az-Zumar – Verset 9)
Abou Houreira – qu’Allah l’agrée -
rapporte du Messager d’Allah ces propos :
« Cent degrés séparent la position du savant de celle du dévot.
Entre chaque degré, il y a la distance que couvre
un cheval au galop au cours de soixante-dix années. »
Hadith Rapporté par Tirmidhi et Abou Daoud
Les éditions Phoenix viennent de réussir un véritable tour de force avec la réédition de Comment Philosopher en Islam ? de Souleymane Bachir Diagne, devenu introuvable, seulement un an après sa première publication chez Panama. De ce livre important, on dira que deux types de lecteurs n’en saisiront pas la pertinence : le paresseux et l’hermétique forcené. En effet, Comment philosopher en Islam ? est un texte bref mais dense et intelligent. Cela veut dire que sa lecture suppose une réflexion sur le sens pour s’épargner toute interprétation erronée, surtout pour ceux qui seraient tentés de limiter cette interprétation au titre. De la même manière, l’arrogance qui estimerait que l’Islam n’autorise pas la spéculation intellectuelle (un non-sens hélas répandu) ferait manquer une véritable occasion de saisir le caractère profus de la production intellectuelle en terre d’islam. Par une salutaire ironie, la paresse et l’orgueil sont deux défauts abhorrés par la religion musulmane. Donc, lire et réfléchir sur un livre qui associe dans le même appareil sémantique Islam et philosophie est licite [...]
1. Jacques Lacan,  » Le rapport de Rome  » dans, Ecrits, Tome I, Paris, Seuil, 1966, p. 123.
2. Marwan Rashed,  » L’Islam, les Grecs et nous « , entretien Aux Nouveaux chemins de la connaissance, France Culture, mai 2010
Souleymane Bachir Diagne, Comment Philosopher en Islam, éditions Phoenix, 2010

Logiciel : Ekylibre : pour la gestion des TPE et des associations
Posté par Pierre Jarillon (page perso)
http://linuxfr.org/2010/05/06/26813.html

La gestion des entreprises est l’une des premières activités gérée par l’informatique. Les grosses entreprises utilisent depuis une vingtaine d’année des progiciels tels que SAP, les PME ont eu la possibilité de s’équiper avec un Progiciel de gestion intégré libre tel que [[ERP5]], mais les très petites entreprises (TPE) étaient toujours dans l’attente d’un logiciel à leur portée. Ekylibre est sans doute le progiciel qu’elles attendaient.
Une particularité de ce logiciel est de produire une comptabilité sans en faire. En effet, chaque opération de gestion telle qu’émettre une facture génère automatiquement une opération comptable. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’être plus comptable qu’informaticien pour utiliser Ekylibre.
Le logiciel, sous licence GPL v3, initialement créé pour les agriculteurs a été également adapté à la gestion des associations. Ainsi, l’ABUL vient de l’adopter pour sa gestion et il sera aussi utilisé pour celle des RMLL 2010. Sa genèse, détaillée dans la suite de l’article est particulièrement intéressante et montre comment de nouvelles activités peuvent être créées et générer des emplois.
Le projet Ekylibre est le jeune frère d’ABULÉDU, il est lui aussi un fruit de l’ABUL.
[…]
Les enjeux du Logiciel Libre
Cette présentation destinée à un très large public fut initialement réalisée pour la fête de l’Internet à Cap-Sciences, le 21 mars 1999. C’était la première manifestation de l’ABUL après sa création. Depuis, j’ai eu l’occasion de la présenter des dizaines de fois (Abidjan,Auch, Bordeaux, Nantes, Paris, Toulouse…) en la faisant chaque fois évoluer et en l’adaptant à l’auditoire. Certaines ont été faites en commun avec Jean-Baptiste Soufron et avec Thierry Noisette auteur de la Bataille du logiciel libre

COMMUNIQUÉ Africa+50 Un nouvel ADN de la modernité
http://www.afrik.com/article19791.html
31 mai au Théâtre du Rond-Point

Une soirée Modernité On/Off co-animée par Philippe Lemoine et Matthias Leridon
L’Afrique doit-elle s’ouvrir à la modernité ou est-ce à la modernité de se ressourcer au contact de l’Afrique ? Dès l’indépendance, les experts jugeaient l’Afrique mal partie. Cinquante ans plus tard, nous restons encombrés par les mêmes idées sans voir la mutation de tout un continent : croissance économique soutenue, créativité multiforme, explosion démographique. L’Europe alanguie sera-t-elle la dernière à réaliser ce qui se passe à ses portes, à se tenir à l’écart de cette contamination douce qui vient d’Afrique, porteuse de jeunesse, de liens et de visions renouvelées du futur ?
Avec le concours de Kidi Bebey, journaliste franco-camerounaise, Jean-Pierre Bekolo, réalisateur camerounais, Doudou Diène, diplomate sénégalais, rapporteur à l’ONU, Francis Laloupo, journaliste béninois, professeur de géopolitique, Hassan Musa, artiste-peintre soudanais, Olivier Mushiete, fondateur d’Ibi Village et initiateur du concept d’agroforesterie en République démocratique du Congo, Pap Ndiaye, historien, Lionel Zinsou, banquier d’affaires franco-béninois, directeur du fonds d’investissement PAI Partners.
Et les interviews vidéo de Madeleine Makamabano, journaliste RFI, et Jean-Michel Severino, ancien directeur de l’Agence Française de Développement, auteur avec Olivier Ray de Le Temps de l’Afrique (éd. O. Jacob, mars 2010).
Pour vivre en musique ce débat, le groupe congolais Afro Rumba Du mythique Indépendance Cha Cha du Grand Kallé aux Soukouss et autres Ndombolo de la nuit kinoise.
Entrée libre, inscription sur
http://www.forum-modernites.org
Accueil à partir de 19h
Théâtre du Rond-Point
2 bis, avenue Franklin D. Roosvelt – Paris 8

Cinquantenaire des Indépendances africaines : pourquoi la France fait l’autruche
http://www.afrik.com/article19686.html

2010, Cinquantenaire des Indépendances africaines, Année de l’Afrique en France, sur fond de débat sur l’« Identité Nationale », laissait espérer le meilleur… Las ! En ce mois de mai, au seuil des commémorations, beaucoup d’observateurs constatent que l’Afrique brille par son absence dans le débat médiatique et politique hexagonal. Un silence assourdissant qui n’a rien d’étonnant pour qui connaît les inavouables – et insupportables – secrets de la décolonisation franco-africaine. Explication.
[…]
Dans un monde qui ne serait pas complètement fou, sans doute l’année 2010 serait-elle l’occasion par excellence de ce genre de grand tournant, de révolution ou d’humaine renaissance, tous ces mots devant prendre des majuscules.
Alexandre Gerbi
Auteur de Histoire occultée de la décolonisation franco-africaine (L’Harmattan, 2006)
Membre cofondateur du Club Novation Franco-Africaine
Coordinateur du colloque Grand Symposium Franco-Africain 2010, Lucernaire, Paris, 16 janvier 2010
Alexandre Gerbi anime le blog Fusionnisme

Ghana to host the first African Green Revolution Forum
Ethiopian Review : Ethiopian News and Opinion Journal
ethiopianreview.com | May 11th, 2010 at 7:38 am |

World Economic Forum, Dar es Salaam, Tanzania – The partners behind the African Green Revolution Forum (AGRF) announced today that Ghana will host the first Africa-based Forum in Accra from 1 – 4 September 2010. This new initiative seeks to catalyze investments and increased cooperation to drive development of African agriculture. Behind the initiative are AGRA (Alliance for a Green Revolution in Africa), Yara International (who first initiated the conference in Oslo, Norway in 2006), Nepad and Standard Bank.
« The African Green Revolution Forum will bring public and private sector stakeholders together aiming to boost Africa’s agricultural development,” says Namanga Ngongi, President of AGRA. “The rapidly increasing demand for food presents both challenges and opportunities for Africa. We want to inspire action and public-private partnerships that boost both smallholder and commercial farming.”
Public-private partnerships are key to creating momentum and real progress. The Forum will bring together leaders from governments in Africa, global enterprises, development agencies and world experts onagricultural development to drive partnership-action within five specific areas:
• The investment opportunity
• The policy environment
• Reducing the cost of finance
• Increasing agricultural productivity
• Increasing financial returns to farmers
For smallholder farmers in Africa to become commercially viable farmers and get their products to markets, they need access to fertilizer, seeds and water to increase yield, and infrastructure including electricity, roads and railways, to get their products to markets. A transformation ofagricultural development and infrastructure in Africa is key to fighting poverty and hunger and in reaching the Millennium Development Goals.
The African Green Revolution Forum is a public and private sector-led Forum for Africa, bringing together key stakeholders to help drive investment into key projects to address food security. By bringing together high-profile African heads of state, ministers, farmers, private agribusiness firms, financial institutions, NGOs, civil society and scientists to an African-led forum. This leading network it is a catalyst to realizing the African Green Revolution. The forum stems from three successful African Green Revolution Conferences in Oslo, Norway. This year it will be co-chaired by Mr. Kofi A. Annan, and hosted by H. E. John Atta Mills, President of Ghana from 1-4 September 2010 in Accra, Ghana.
For more information
Ingrid Helsingen Warner
Communications, African Green Revolution Forum
E-mail:
media@agrforum.com
Phone: +41 79 548 3880