Archives de Tag: Andry Rajoelina

En mai fais ce qu’il te plaît ! Happy Saturday !

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Californication – Un homme de dialogue

Ci-dessous en substance ce que j’ai retenu de l’Interview de Andry Rajoelina sur RFI ce mercredi 16 janvier.

Élections présidentielles malgaches prévues en mai 2013.
Pas de retour prévu de Marc Ravalomanana.
Je suis la solution je ne suis pas le problème dit Andry Rajoelina.

Par ailleurs, voici la transcription de l’interview parue le même jour sur RFI
MADAGASCAR -
Article publié le : mercredi 16 janvier 2013 – Dernière modification le : jeudi 17 janvier 2013
Andry Rajoelina sur RFI: «Je me sacrifie pour les 22 millions de Malgaches»

Propos recueillis par Christophe Boisbouvier
RFI : Monsieur le président, quelle décision avez-vous prise pour la prochaine élection présidentielle ?
Andry Rajoelina : Pour l’amour de la patrie j’ai décidé de ne pas me présenter aux prochaines élections présidentielles. J’ai confirmé cette déclaration, que j’ai déjà faite depuis le 12 mai 2010, à Madagascar.
Le premier tour de cette présidentielle est prévu au mois de mai. L’éventuel deuxième tour au mois de juillet. Ce qui veut dire qu’au plus tard, au mois de juillet, vous ne serez plus chef de l’Etat ?
Exactement. Dans sept mois, je serai un simple citoyen, comme tous les citoyens malgaches. Et j’espère, je souhaite, une réussite pour mon successeur, et je suis prêt à faire une passation démocratique au moment voulu.
Beaucoup de vos partisans et de vos conseillers vous encourageaient à être candidat. Votre décision les déçoit, bien sûr. Est-ce la raison pour laquelle vous avez hésité pendant plusieurs mois ?
Non. Depuis 2009, j’ai proposé une solution, pour ne pas être candidat, lors de la réunion avec l’Union européenne à Madagascar. Et c’était le cas, dernièrement, lors de la réunion aux Seychelles, avec le président Jacob Zuma et le président Michel des Seychelles. Aujourd’hui, je voulais prouver qu’il y a un homme d’Etat en Afrique, et qu’il y a un homme d’Etat, mais pas deux à Madagascar.
Vous vous posez en homme d’Etat. Y a-t-il un homme dont vous vous êtes peut-être inspiré, avant de faire votre choix ?
Il y a deux personnes, effectivement. Un homme qui a beaucoup souffert, mais qui a gagné son combat : Nelson Mandela. Et puis, du côté européen, pourquoi pas, je ne serais pas le de Gaulle malgache ?
Que retenez-vous, justement, de de Gaulle ?
Prendre une décision de se retirer au moment voulu. Mais le peuple s’en souviendra. Et c’est le peuple même qui réclamera celui qui doit diriger son pays, au moment voulu.
Vous avez parlé de l’Union européenne. De fait, si vous vous étiez présenté, la communauté internationale aurait bloqué toute reprise de son aide à Madagascar. Ce paramètre a-t-il compté ?
Non. J’ai protégé la souveraineté malgache. Il est vraiment important pour nous d’avoir une liberté de choisir, une liberté de décider. Et durant la transition, on a pu prouver qu’on pouvait bâtir, qu’on pouvait construire, et qu’on pouvait s’en sortir, même si la communauté internationale a suspendu les aides pour Madagascar. Donc, la décision de l’Union européenne n’a pas du tout influencé ma décision, qui reflète la proposition que j’ai émise lors de la dernière rencontre aux Seychelles.
La dernière rencontre aux Seychelles, c’était avec Marc Ravalomanana, il y a six mois. Ce même Marc Ravalomanana, qui a annoncé il y a un mois, qu’il ne serait pas candidat la prochaine élection. Est-ce que cela a joué dans votre décision ?
Non, pas du tout ! Parce que vous savez, j’ai rempli les conditions pour être candidat. Mais bon nombre de nos partisans et la majorité du peuple malgache sait qu’aujourd’hui, s’il se passe des élections à Madagascar, je serai élu. Mais ce qui est important, ce n’est pas d’être élu. C’est, en tant qu’homme d’Etat, de respecter sa parole du 12 mai 2010, et aussi de prendre une décision pour le bien-être de la population. Je préfère me sacrifier, plutôt que de sacrifier les vingt-deux millions de Malgaches.
C’est-à-dire que si vous vous étiez présenté, il y aurait eu des troubles ?
Si je me m’étais présenté… Premièrement, je n’ai pas d’adversaire politique à Madagascar actuellement. Les élections vont être perçues comme pas justes. Bien évidemment, il se pourrait aussi qu’il y ait quelque impact sur la reconnaissance des élections ! L’important pour un homme d’Etat, ce n’est pas d’être élu, mais de réussir son mandat.
Depuis un mois, depuis que Marc Ravalomanana a annoncé qu’il n’irait pas à cette élection, beaucoup de pays d’Afrique australe vous disent : il faut que vous renonciez, vous aussi. Est-ce que vous les avez écoutés ? Est-ce que vous vous êtes dit : au fond, c’est peut-être la voie de la sagesse ?
Je les ai écoutés. Moi, je suis un homme de dialogue. Donc nous, avec le président de la troïka et le président de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), on a eu des discussions pour chercher, justement, la stabilité et la paix à Madagascar.
Marc Ravalomanana n’est pas candidat, lui non plus. Mais il souhaite rentrer à Madagascar avant la présidentielle, pour participer à la reconstruction de votre pays. Est-ce qu’il pourra le faire ou pas, librement ?
Des négociations ont été faites avec les chefs d’Etat de la SADC. Il a été convenu, avec les chefs d’Etat de la SADC, que toute disposition qui pourrait engendrer ou conduire à l’instabilité à Madagascar, devrait être suspendue jusqu’à la mise en place du nouveau président de la quatrième République.
Donc, il vaut mieux, à votre avis, qu’il ne rentre pas avant la fin de l’élection présidentielle ?
C’est mieux pour lui, pour sa famille, et surtout pour le pays, afin que les élections puissent se tenir sans perturbations.
Serez-vous candidat aux législatives qui sont prévues, maintenant, avant la présidentielle ?
Non. Je ne serai pas candidat aux prochaines élections législatives.
Est-ce que votre parti TGV va présenter un candidat à la présidentielle ?
Aujourd’hui, ce qui est important, d’abord, c’est qu’on a pris une décision. Et je vous avoue que mes partisans ont beaucoup, aujourd’hui, de peine. Nous n’avons pas encore décidé, mais il y aura des réunions dans les jours à venir, et puis nous allons prendre une décision par la suite.
Est-ce que votre successeur à la mairie d’Antananarivo, Edgard Razafindravahy, pourrait être un bon candidat, que vous pourriez soutenir ?
Je ne peux pas me prononcer aujourd’hui sur le candidat à soutenir.
Dans votre discours au peuple malgache, vous avez dit mardi soir que vous ne le laisseriez pas tomber, et que vous seriez là, dans l’avenir. Est-ce que vous envisagez un retour en 2018 ?
Je serai toujours là. Certes, je deviendrai un citoyen comme tout le monde dans sept mois, mais cela ne m’empêchera pas d’être toujours aux côtés du peuple malgache, pour tracer un chemin qui mène au développement de notre pays.
Il y a trois semaines, à Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, vous a dit : « Vous êtes jeune ! 38 ans ! Vous avez l’avenir devant vous. Passez votre tour en 2013, et revenez en 2018.» Est-ce que cet argument, vous l’avez entendu ?
J’ai entendu ces arguments. Effectivement, j’aime bien écouter. Je suis un homme de dialogue. J’ai écouté ce conseil du ministre français.
Ce conseil, est-ce que vous l’avez entendu aussi, dans votre famille, peut-être ?
Dans ma famille, mon épouse n’est pas trop politique. Elle fait du social, mais elle n’aime pas la politique. Elle trouve qu’il y a trop d’hypocrisie, trop de haine, trop de trahison.
Donc, elle vous a conseillé de ne pas y aller cette année ?
Non. Mon épouse respecte mon choix. Il n’y avait pas eu du tout d’influence sur ma décision.
Est-ce que vous envisagez un scénario à la Poutine ? Votre candidat est élu, vous devenez son Premier ministre et vous revenez en 2018 ?
Aujourd’hui, on n’a pas encore mis sur table de stratégie.
Donc, vous n’excluez pas ce scénario à la Poutine ?
Nous allons voir. Mais vous en serez beaucoup plus dans quelques semaines.
Vous espérez revenir, comme de Gaulle ?
Je reviendrai ! Et je promets au peuple malgache que le jour viendra, où nous allons sauver ensemble ce pays.

Et ci-dessous un extrait sur le blog de The Cyber Observer de l’article Andry Rajoelina gives up publié également le même jour
January 16, 2013 The Cyber Observer

Can we really trust Andry Rajoelina?
Are we really sure at 100% that he will sit and admire the landscape? Even if he made an official declaration to the nation, to all Malagasy people, what guarantee do we have that he will keep his words? It is not the first time that he denied his own signature and he knows very well that it is easy to do so just by claiming national interest. I don’t really feel confortable when discovering that he(Andry Rajoelina) already agreed not to be candidate for the presidential elections on … January 10th, 2013. Why did he fancy all this suspense though he already gave his words? Maybe he wanted to insist on a … magical last minute support from a powerful country … Will he do a last minute about-face? This is the $ 1,000 question.

Voilà tout est dit…

Malaso ! Ames sensibles s’abstenir #Madagascar

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Antso m’envoie un poème qu’elle a composé à la suite de ce qui se serait passé dans le sud de Madagascar. Ni une ni deux, je vais sur le Net pour en savoir plus et  et j’ai trouvé cette vidéo publiée en septembre dernier et en premier commentaire, je lis ce qui suit :

Terribles images de la réalité en 2012 dans le sud de Mada , on approche de celles du Rwanda,

encore plus dur de voir les enfants regarder cela tranquillement …

âmes sensibles s’abstenir fortement ..!

Vous voilà donc prévenus. Par la même occasion, je publie d’autres articles et le poème de Antso (que vous pouvez retrouver sur sa page dédiée)  ci-dessous…Mon coeur saigne…

Madagascar:letourisme menacé par l’insécurité
Le 18 septembre 2012
L’insécurité occupe toujours le terrain dans le Sud de Madagascar. Les professionnels du tourisme craignent que cet excès de violence menace leur activité, alors que le Sud est très fréquenté par les touristes.
Vols de zébus, attaques meurtrières, agression, il ne se passe pas une semaine sans qu’un fait de violence ne soit relaté dans la presse malgache. Le Sud de la Grande île est particulièrement touché par cette montée de l’insécurité. Et les professionnels du tourisme craignent que le secteur ne s’effondre alors que le Sud est très fréquenté par les touristes. Pas plus tard que cette semaine, un chauffeur de taxi a été tué et plusieurs cas de banditisme ont été recensés.
Le Sud-Est en proie à des vols de zébus
Toutefois, Eric Koller, président de l’Office national du tourisme, relativise la situation. Selon lui, les touristes ne sont pas la cible des bandits : « Jusqu’à aujourd’hui, les sites touristiques de la route du Sud, en allant jusqu’à Ifaty, Anakao, sont en sécurité. Nous n’avons pas aujourd’hui d’informations selon lesquelles des touristes auraient eu un problème dans la zone Sud », a-t-il confié à RFI.
Ces dernières semaines, les vols de zébus ayant provoqué des confrontations meurtrières, ont particulièrement mis le pays en émoi. Depuis juin dernier, les affrontements entre la population et les « Dahalos » (les voleurs de zébu), se sont multipliés dans le Sud-Est. Début septembre, au moins cent voleurs de zébus ont été tués par les villageois. Tradition villageoise, le vol de zébus, qui était un moyen pour les jeunes de prouver leur virilité, s’est transformé en un trafic qui gangrène la Grand île.
afrik.com

Madagascar: les razzias sur le bétail tournent au massacre sans précédent
September 4, 2012
Le sud de Madagascar, dans l’arrière-pays montagneux de Fort Dauphin, vit depuis longtemps au rythme des razzias de bétail mais la violence endémique suscitée par le trafic de zébus a atteint un niveau jamais vu: plus de 100 morts en quatre jours dont sept mardi.
Simple rite de passage associant le vol de boeufs à un signe de virilité, la tradition des “dahalos” (voleurs de bétail) est sortie depuis les années 1970 de son cadre originel, sous l’effet de l’appauvrissement d’une partie de la population.
Mais depuis le mois de juin, date d’une embuscade mortelle contre des gendarmes, il s’est mué en un cycle de combats livrés parfois à la Kalashnikov.
Durant le week-end, les éleveurs de quatre villages (Fenoaevo, Enaniliha, Roangafeno, Eniniriny) ont tendu une embuscade et massacré 67 voleurs, selon la gendarmerie.
Le même scénario se serait répété à Emanombo, où 23 dahalos ont été tués, à coup de pierres, sagaies et fusils de chasse.
Les bilans sont impossibles à vérifier, les informations difficiles à recouper dans cette zone d’accès malaisé.
Les forces de l’ordre ont de leur côté perdu trois hommes ailleurs dans le sud dimanche, et trois mardi dans l’ouest, tandis que respectivement six et quatre dahalos étaient abattus.
Les observateurs sont unanimes pour qualifier la situation de “sans précédent” et constatent que si elle est liée au fléau de la pauvreté, elle témoigne aussi d’un vide politique.
“Après avoir pris connaissance dès mardi dernier de l’imminence de l’attaque des dahalos, les villageois auraient dû faire appel à la protection des forces de l’ordre au lieu d’établir un embuscade pour les tuer”, a jugé l’ancien président du Sénat malgache Honoré Rakotomanana.
Ces actes relèvent du “meurtre avec préméditation”, selon cet expert en droit pénal, même “s’il y a lieu de savoir si les fokolona (terme malgache désignant les villageois, ndlr) étaient en légitime défense ou non”.
Même condamnation de la part du juge Arnaud Marius Auguste, président des syndicats de magistrats, qui a parlé d’”exécutions sommaires”.
“Des enquêtes devraient être menées pour établir la véracité des faits”, a-t-il souligné.
Trois méthodes pour vendre les zébus volés
Un ancien ministre de l’Intérieur originaire de cette partie de l’île, Masimana Manantsoa, était lui aussi pessimiste: “Aujourd’hui, par un sentiment d’inexistence d’une autorité légitime, cause de la crise, certains éleveurs se croient au-dessus de la loi et pratiquent sans gêne le malaso” ou banditisme.
“Il y avait des vols tout le temps mais de cette envergure, ça date du début de l’année”, affirme aussi Guillaume Venance, chef de la région Anosy (sud-ouest), qui ne se souvient pas avoir vu les voleurs s’abattre “par centaines” sur les villages.
Il y a dix ans pourtant, presque jour pour jour, l’ancien président déchu Marc Ravalomanana lançait une opération coup de poing contre les dahalos, promettant d’en finir avec ces razzias au cours desquelles, déjà à l’époque, des centaines de têtes de bétail étaient volées.
Las. “Les dahalos utilisent trois méthodes pour vendre les zébus volés”, explique le colonel Mmeloson Mbina Nonos, commandant de gendarmerie pour la région Anosy. Les boeufs peuvent être regroupés dans un lieu hors de portée des forces de l’ordre, puis des faux papiers élaborés.
Les dahalos peuvent aussi se partager les boeufs, ou les mêler à d’autres zébus dans le parc d’un grand éleveur qui n’est pas un dahalo.
Dans tous les cas, l’art de vendre un zébu volé réside dans la falsification de ses papiers et les nécessaires complicités pour ce faire, dans un pays miné par la corruption.
“Malgré la suspension de l’exportation des zébus malgaches, le phénomène de vol de boeufs continue de s’aggraver”, constate la ministre de l’Elevage, Mme Ihanta Andriamandranto, qui affirme que cela “n’alimente en grande partie que le marché intérieur”.
Le trafic est juteux. Le kilo de viande de zébu ne cesse d’augmenter et atteint l’équivalent de 3 euros à Antananarivo, pour un salaire de base mensuel d’environ 30 euros.
Par: Tsiresena MANJAKAHERY
AFP

Attaques de malaso sur des villages de l’Horombe (Madagascar) ?
Lundi 2 avril 2012
Les attaques de villages, accompagnées de meurtres et de sévices, par des malaso sont monnaie courante dans la région d’Ihosy. Sur l’Horombe, la population bara doit vivre avec l’insécurité. Certains hameaux sont parfois abandonnés pour des secteurs sécurisés. Les images satellitales ci-dessous, prises en 2009, en sont-elles la preuve ? On y voit des maisons détruites et le passage récent de feux destructeurs. Aucune certitude cependant qu’il s’agisse du résultat d’attaques : des feux de brousse mal maîtrisés peuvent toucher un lieu habité. Juste une hypothèse à vérifier.

Publiée le 12 sept. 2012 par 

Malaso !

Antso
17-11-2012

Ontsa ny fo, mila tsy hino
‘reo zava-doza mitranga any Atsimo
Zatovo lazaina fa mpangalatr’omby…
«Tonga dia vono no paika mahomby» ??

Malaso mpandroba no toa hoe enjehina
Tanàna milamina anefa no potehina
Tsisy fitsarana, tsy misy famotorana
Fa tonga dia ireo trano tsotra no dorana

Aoka re marina, tena mahasavolaina
Omby ve no enti-manala ny aina ?
Zatovo iray rà amintsika rehetra
Dia hoe «tratrako ialahy ka aina no fetra» ?

Misy ireo te hanaporofo ny marina
Any Tsiafahy no tonga dia mivarina
‘Reo andramena, vatosoa sarobidy
Azy avokoa, izy mantsy olom-boavidy !

Malaso ! Malaso ! Izay no mba re
Malasom-panjakana tokoa ary ve?
Iza, aiza no tena Remenabila ?
Sao diso fitandroka ianao «Ramiara-mila» ?

Mifona, mivalo, ho firy taona sisa
Isika rehetra no handry toa adrisa ?
Tsy rariny intsony, isika anie vonoiny
Ny harenany nefa ampiroboroboany !