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Interview Niels Marquardt 22-05-2010

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Une interview intéressante de l’ambassadeur américain, transmise par un ami et dont le lien se trouve sur lexpressmada.com : Niels Marquardt : « Nous nous attendions à cette crise » . Merci à lui…

L’ambassadeur américain, futur consul général des États-Unis en Australie, fait le bilan de son mandat à Madagascar, avant son départ prévu vers la mi-juin.
Sa déception par rapport à la situation politique malgache est à la hauteur de l’espoir qu’il avait placé en la Grande île à son arrivée.

• Vous êtes au terme de votre mandat, qu’avez-vous retenu de ces trois années passées en tant qu’ambassadeur des États-Unis d’Amérique à Madagascar ?
- J’ai été ravi d’avoir été envoyé à Madagascar. J’ai toujours été fasciné par ce mélange unique au monde de la culture africaine et de la culture asiatique. Disons que, je m’attendais à autre chose que ce qu’il y a eu. Quand je suis arrivé, je me suis dit que c’était le bon moment de venir à Madagascar. La Grande île était enfin sortie de son passé sombre. L’expérience socialiste, l’isolement, les choix politiques mal conçus, l’orientation vers la Corée du Nord, c’était fini. Mais au bout de quelques mois, j’ai commencé à me poser des questions. Il y a eu plusieurs rendez-vous manqués, que j’ai trouvés particulièrement dommage.

• Pouvez-vous citer quelques exemples ?
- J’avais comme objectif de faire venir des investisseurs américains à Madagascar. En novembre 2007, s’est tenu au Cap, en Afrique du Sud, l’US-Africa Business Summit, une importante conférence qui se déroule tous les deux ans avec beaucoup d’investisseurs américains. L’ancien Président de la République devait personnellement participer à cette conférence, et il devait prononcer un discours à l’ouverture. Mais pour une raison que nous n’avons pas comprise, le Président a annulé sa participation au dernier moment. Il a envoyé son nouveau ministre de l’Économie. Celui-ci a fait un excellent travail, mais l’absence surprise du Président a laissé un goût amer du côté des Américains. Des hommes d’affaires américains sont certes venus ensuite, mais la plupart du temps, cela n’a abouti à rien.

• Il y a aussi eu l’épisode Seabord, l’investisseur dans le secteur de la farine.
- Seabord était l’un des premiers investisseurs américains venus tester le climat des affaires à Madagascar. S’il avait réussi, il aurait entraîné beaucoup d’autres derrière lui. Mais il a constaté, et les autres aussi, que le climat des investissements à Madagascar n’était pas très fair-play. Ce qui a repoussé des intérêts potentiels vers des pays plus sains.

• Vous ne disiez pas tout cela avant. Votre langage a-t-il changé parce que Marc Ravalomanana n’est plus au pouvoir ?
- Je ne dis rien de neuf. Si vous regardez bien dans les archives, vous verrez que j’ai toujours eu un certain franc-parler. Le problème du conflit d’intérêt à Madagascar était un sujet qui nous préoccupait beaucoup. Mon adjoint avait même déjà proposé, à une époque, que le Président vende sa société, et je partageais tout à fait son avis. Depuis 2002, tous les ambassadeurs américains ont toujours conseillé au Président de séparer ses affaires personnelles des affaires de l’État.

• L’ancien Président ne se privait pourtant pas de clamer haut et fort la confiance internationale, plus particulièrement américaine, dont il bénéficiait.
- Il faut tracer une ligne bien distincte entre les deux mandats de l’ancien Président. Sous son premier mandat, on lui a accordé le bénéfice du doute. La communauté internationale a senti souffler un vent nouveau. Nous nous sommes dit que, pour le bien des Malgaches, il fallait
laisser souffler ce vent libéral, pro-business et ouvert au monde extérieur. Mais après l’élection présidentielle de 2006, on a commencé à constater des problèmes. Nous n’avons pas compris la réforme constitutionnelle de mars 2007. Le courant passait aussi mal avec les sociétés américaines qui voulaient venir parce que le président voulait imposer ses critères. Il y a aussi eu ces tensions inutiles créées avec le maire d’Antananarivo qui a pourtant été démocratiquement élu, ainsi que les promesses non tenues de la réforme électorale. Tout cela a choqué la communauté internationale.

• Est-ce que vous comprenez alors pourquoi la crise a éclaté ?
- Disons que nous nous y attendions. Nous voyions qu’en se créant ainsi des ennemis, il allait dans le mauvais sens. Vous devez savoir que des discussions ont déjà été entamées sur la possibilité d’une deuxième phase du MCA, et Madagascar ambitionnait d’obtenir 700 millions de dollars. Mais déjà, à l’époque, je doutais fort de la possibilité pour Madagascar d’être accepté à cette deuxième phase.

• Les États-Unis se donnent une mission de faire accepter les valeurs démocratiques dans les pays où ils sont présents. Vu la crise actuelle, diriez-vous que la vôtre à Madagascar a été un échec sur ce point ?
- La démocratie est une expérience, pas une culture. Nous avons essayé d’apporter notre appui à Madagascar en ce sens, mais parfois sans réussite. Un projet financé par le gouvernement américain avec la NDI (National Democratic Institute) a été mis en œuvre pour apporter un appui aux élections et à la promotion de la culture démocratique, ainsi que pour préparer le terrain aux réformes électorales. La NDI est repartie en mai 2008 après avoir mené à bien le projet, mais avec un certain désespoir. Le gouvernement semblait de moins en moins ouvert aux réformes électorales. Il a bien soumis un projet de loi sur les partis politiques six mois plus tard, mais en interdisant les indépendants de briguer des mandats électifs. On se demandait bien pourquoi.

• Pendant trois ans, vous avez eu le temps de connaître les hommes politiques malgaches. Pensez-vous qu’ils soient capables de mettre en place la vraie démocratie dans ce pays ?
- C’est possible, oui. Mais cela se fait pas à pas. Le plus difficile sera de faire le premier pas.
Cela commence par la réconciliation, ainsi que par la mise en place d’une commission électorale indépendante, mais vraiment indépendante. Ce sont des réformes à faire, et tout le monde le sait. Le choix du système de gouvernement est aussi une question à laquelle les Malgaches doivent répondre. Mais jusqu’ici, je ne connais pas l’opinion des Malgaches. Veulent-ils un système fédéral ou unitaire ? Souhaitent-ils un régime présidentiel ou plutôt parlementaire ? Ce sont autant de questions qui doivent faire l’objet d’une discussion inter-malgache.

"La réunion de Pretoria était mal préparée. Les participants n’étaient pas sur la même longueur d’onde."

• À défaut de négociations, un gouvernement qui arriverait au pouvoir à la faveur d’un coup d’État contre la HAT serait-il reconnu par les États-Unis ?
- Absolument pas.
La reconnaissance du gouvernement américain ne viendra qu’à travers la voie des urnes. Si une voie consensuelle se dégage, nous appuierons les élections qui vont donner naissance à un gouvernement démocratiquement élu.

• Il circule sur Internet une photo de l’ancien président devant le drapeau américain ou en tenue de cow-boy, et il est écrit dessus : « Paris se déchaîne, le shérif arrive ». Que vous inspire cette image ?
- Je pense que l’ancien président est très inspiré par les États-Unis. Il a beaucoup d’estime par la façon de faire des Américains. Je vois cela comme un signe d’ouverture d’esprit.
Madagascar a été trop longtemps isolé. L’ouverture tous azimuts qu’il a initiée, vers les États-Unis, mais aussi vers le Canada, le Japon et beaucoup d’autres pays, est une très bonne chose. L’ancien président avait de très bonnes idées. En introduisant la langue anglaise parmi les trois langues officielles, par exemple, il ne pouvait que bien appuyer Madagascar dans son entrée dans la mondialisation.

• Les États-Unis soutiennent-ils Marc Ravalomanana ?
- Je l’ai dit, plusieurs fois. Nous ne soutenons personne. Nous n’avons jamais réclamé le retour au pouvoir de Marc Ravalomanana, nous avons même constaté sa démission.
Cette étiquette pro-Ravalomanana et anti-HAT est entièrement fausse. Nous soutenons la démocratie et le retour à l’ordre constitutionnel.

• Madagascar n’est-il pas plutôt devenu le terrain d’un conflit franco-américain pour divers intérêts ?
- Faux. C’est archi-faux. La seule ambition que nous avons, c’est d’aider Madagascar à être un pays prospère, avec une population en bonne santé, et à l’appuyer à lutter contre la pauvreté.

• Votre présence à Pretoria semblait avoir gêné certaines personnes. Qu’y avez-vous réellement fait ?
- J’y étais invité par le gouvernement sud-africain en tant qu’ambassadeur des États-Unis à Madagascar. C’était une réunion où le sort du pays où j’étais accrédité était en jeu, et j’y étais pour soutenir un processus de médiation dirigé par le président Chissano. Mais au final, il est vrai que je n’ai pu y faire grand-chose. La réunion était mal préparée. Peu de progrès y ont été faits. Les participants n’étaient pas sur la même longueur d’onde.

• Est-ce qu’on connaît votre successeur à l’ambassade ?
- Après mon départ, les États-Unis n’auront pas d’ambassadeur à Madagascar.
Tant qu’il n’y a pas de gouvernement légal, nous ne pouvons pas demander un agrément. Donc, c’est mon adjoint qui dirigera la mission diplomatique américaine en tant que chargé d’affaires ad interim. La venue d’un nouvel ambassadeur dépendra de l’évolution de la situation, et des Malgaches.

• Mais est-ce que cela va changer quelque chose dans les relations diplomatiques des deux pays ?
-
Ne pas nommer un ambassadeur dans un pays où il y a une ambassade est une forme de sanction. Néanmoins, les programmes que le gouvernement américain a maintenus malgré la crise, vont continuer normalement. Mais tant que la crise perdure, notre mission diplomatique sera dirigée par un chargé d’affaires.

Propos recueillis par
Lova Rabary-Rakotondravony
Date : 22-05-2010

La politique de développement local des multinationales en Afrique et en France (Extraits)

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Vous allez me dire, faudrait savoir ce que je veux…Je sais ce que je veux : que tout soit fait en toute transparence…Et surtout savoir qu’y gagnent les pays hôtes…Le rapport « gagnant-gagnant » quoi !!!

Les nouveaux acteurs de la coopération en Afrique
de P Hugon - 2010
RÉSUMÉ

Dans le contexte de la mondialisation et, aujourd’hui, de la crise financière mondiale, de nouveaux acteurs de la coopération émergent en Afrique. Ces partenaires desserrent la contrainte financière et les conditionnalités, augmentent les marges de manœuvre et dopent le marché des matières premières, mais ils accroissent aussi les risques de réendettement et de faiblesse de la coordination des politiques d’aide. Ces partenariats remettent-ils en question les nouvelles pratiques de la coopération des pays de l’OCDE ? Justifient-ils le retour à une realpolitikou reproduisent-ils les anciennes erreurs des puissances industrielles ? Ces erreurs peuvent-elles être corrigées ? La question se pose également de savoir si la crise mondiale qui touche profondément l’Afrique conduira à un retrait ou à un relais des nouvelles puissances émergentes. Ce chapitre distingue les nouveaux enjeux géopolitiques de l’Afrique dans un monde multipolaire puis les nouveaux acteurs de la coopération en Afrique, avant d’explorer les perspectives qui s’ouvrent pour la coopération en Afrique, notamment eu égard à la crise mondiale.

La RSE dans les entreprises mondialisées implantées dans des pays émergents : le cas Indien
Directeur de la thèse : Denis Segrestin, 2006.
Extraits

I. Intérêt du sujet : La responsabilité sociale et environnementale des entreprises, un enjeu pour les firmes mondialisées dans un contexte international tendu
1. Le développement récent des NSE et de la RSE
Suite au rapport Bruntland (1987), au sommet de la Terre à Rio (1992), et à la Conférence de Johannesburg (2002), depuis le milieu des années 1990, les normes sociales et environnementales (NSE) deviennent une obligation dans les pays de l’OCDE, traduisant une sensibilité croissante des opinions publiques à ce sujet . Sur le plan environnemental, le protocole de Kyoto et la mise en place de marchés carbone sont les exemples les plus connus de ce mouvement de normalisation. Cependant, il existe en fait une multitude de normes, de labels, et de codes de bonne conduite élaborée par les Etats et les organisations internationales ou encore mise en place à la suite d’initiatives privées, comme par exemple les normes ISO 14000. Sur le plan social, on trouve également une vaste gamme de normes qui dépassent les législations nationales, comme par exemple la norme SA 8000. Enfin, des initiatives comme le Global Compact, un dispositif de labellisation par l’ONU des entreprises « responsables », viennent renforcer ce corpus de normes, et contribuent à la prise en compte croissante des questions de développement durable et de responsabilité sociale des entreprises (RSE). Comme le souligne J. Pasquero, « partout dans le monde, la RSE s’impose aujourd’hui comme une dimension incontournable de la gestion moderne. ».
Ainsi, les normes sociales et environnementales sont devenues un enjeu majeur pour les firmes multinationales, soumises à une pression croissante de la part des médias et de l’opinion publique. A ce titre, le scandale de 1997 autour des sweatshops de Nike, ou encore la série de scandales qui ont marqué le secteur pétrolier, font figure de cas d’école. Plus récemment, l’interdiction de vente prononcée par les autorités indiennes contre PepsyCo et Coca Cola a montré que les risques encourus par les firmes multinationales ne sont pas limités aux pays du Nord.


Le rôle de l’investissement direct étranger dans le renforcement des capacités scientifiques et technologiques des pays en développement
Dr EFA FOUDA
Maître de Recherche
Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Yaoundé Cameroun
efafouda@yahoo.fr
INTRODUCTION

Un trait frappant de l’économie mondiale de ces dernières décennies est la croissance des investissements directs étrangers (IDE) réalisés par des sociétés multinationales en vue d’acquérir des actifs et gérer des activités de production à l’étranger. A la différence des autres grands types de flux de capitaux privés extérieurs, ils sont motivés essentiellement par la perspective des profits que les investisseurs espèrent réaliser dans des activités de production qu’ils génèrent directement. Cette tendance a été favorisée ces dernières années par la libéralisation du commerce et des régimes d’investissement.
Depuis le début des années 80, les flux d’IDE mondiaux ont augmenté plus vite que les échanges commerciaux internationaux ou la production mondiale. Les IDE dans les pays en développement (PVD) ont suivi la même tendance en atteignant un tiers environ du PIB de ces pays, alors qu´ils s´établissaient à peine à 10 % en 1980. En ce moment, ils constituent pour les PVD, la principale source de financement extérieur, devant les prêts sur les marchés financiers et l’aide public au développement (APD).
Les multinationales des pays industrialisés demeurent la principale source de ce type d’investissement, mais l’investissement direct en provenance des PVD a lui aussi plus que doublé depuis le milieu des années 80.
Malheureusement, l’Afrique subsaharienne est boudée ces dernières années, par les investissements directs étrangers si bien qu’elle représente actuellement moins de 3 % des flux mondiaux de l’IDE, très loin derrière l’Asie et l’Amérique Latine.
Etant donné que les investissements directs étrangers sont stratégiques pour le développement d’un pays; non seulement parce qu’ils augmentent les capitaux disponibles, mais surtout, parce qu’ils permettent de créer des emplois, d´améliorer la productivité, d´opérer des transferts de compétences et de technologies, d´accroître les exportations, tout en renforçant les capacités d’innovation des pays hôtes, il importe que les PVD, notamment africains améliorent leur environnement politique, économique et juridique pour pouvoir les attirer sur leur territoire.
Malheureusement, une grande proportion de l’IDE reçu actuellement par l’Afrique concerne essentiellement les investissements liés à l’exploitation des matières premières, notamment le pétrole et les minerais, alors que le problème de développement de l’Afrique est lié surtout à la transformation de ses produits qui seule est susceptible de créer des richesses et de consolider le développement du continent.

Organisme Internationational du Travail :
Entreprises multinationales

Promotion de l’emploi
Coopératives
Citoyenneté d’entreprise
Economie informelle
Développement économique local
Microfinance
Entreprises multinationales
Redressement et reconstruction
Petites entreprises
DÉPARTEMENTS ET PROGRAMMES IMPLIQUÉS
Programme des entreprise multinationales
À ce jour, quelque 50 000 entreprises multinationales et leurs 450 000 succursales emploient plus de 200 millions de personnes dans le monde entier. Leur impact se fait sentir dans pratiquement tous les domaines de l’industrie, du commerce, des services et du monde des affaires. En 1977, le Conseil d’administration du BIT a adopté la Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale, afin d’orienter et d’inspirer les pratiques des entreprises multinationales, ainsi que leurs relations avec les gouvernements et les organisations d’employeurs et de travailleurs des pays où elles sont implantées. Les principes énoncés dans cette Déclaration représentent un code de bonne conduite et de bonnes pratiques dans des domaines tels que l’emploi, la formation, les conditions de travail, la sécurité et la santé des travailleurs ou encore les relations professionnelles.

Prix de transfert : le principe de pleine concurrence


Les prix de transfert peuvent priver les gouvernements d’une partie des recettes fiscales sur les sociétés mondiales et de surcroît exposer les multinationales à une double imposition. Le principe de pleine concurrence peut aider à résoudre ces problèmes.
John Neighbour, Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE
Il y a peu, les prix de transfert intéressaient seulement les administrateurs du fisc et un ou deux autres spécialistes. Or, ces derniers temps, des politiciens, des économistes et hommes d’affaires, ainsi que des organisations non gouvernementales ont réalisé l’importance de déterminer qui paie l’impôt sur quoi dans les transactions internationales intervenant entre les différentes branches d’une même société. La mondialisation est l’une des raisons de cet intérêt soudain, la prolifération des sociétés multinationales en est une autre. Lorsque plus de 60 % des échanges mondiaux sont le fait d’entreprises multinationales, l’importance des prix de transfert devient manifeste.

[PDF]Les entreprises multinationales et les droits économiques, sociaux


Les entreprises multinationales et les droits économiques, sociaux et culturels des populations locales au Mali : le cas des sociétés minières de Morila et Sadiola.
Par Faring BAH, Juriste spécialisé en droits de l’homme et démocratie, Bamako, Mali, 2008
Cadre juridique pour les petites mines et d’une
politique de gestion des revenus miniers. …..De plus, conformément au code minier de 1999, les entreprises installées au Mali sont ….des entreprises dans le développement local, Louis T. Wells, ….. Enjeux des nouvelles réglementations minières en Afrique

Mémoire Online - Multinationales et Developpement local
Cas de câblage automobile dans la région de Sousse

Introduction générale (extraits)
L’investissement direct étranger (IDE) est un phénomène économique relatif à la deuxième moitié de XXe siècle et qui a pris d’ampleur depuis les années 80 grâce à la déréglementation. Cette déréglementation des IDE consiste à supprimer un certain nombre de restrictions aux flux entrants d’IDE, tels les TRIMs (trade related investment measures)1(*)..
S’affirme ainsi un renouveau des fonctions de l’État : c’est le développement de l’État mondialisateur, qui s’efforce non seulement de participer à l’internationalisation des firmes nationales, mais qui tente aussi d’attirer les investisseurs étrangers en mettant en valeur l’attractivité du territoire (infrastructures de qualité, présence de districts industriels, qualité de la main-d’oeuvre, compétitivité-coût, etc.).
En parlant de l’IDE, deux défis restent à relever pour les pays tiers, un défi d’attraction des firmes multinationales sur leurs territoires qui nécessitent un environnement global propice pour ces entreprises très exigeantes et un deuxième défi correspondant aux moyens leurs permettant de tirer profit de cette présence mitigée.
En effet, la ruée des différents pays (surtout les pays en voie de développement) vers l’attraction et l’accueil des IDE sur leurs territoires est souvent justifiée par les effets potentiels positifs que peuvent induire ces IDE sur les économies locales.

[PDF]L’INFLUENCE DE LA CHINE EN AFRIQUE Valérie PAONE (*)
UNE ALTERNATIVE AU POST-COLONIALISME? Par Valérie PAONE (*)

«Coloniser signifie être en relation avec de nouveaux pays, profiter de leurs ressources au maximum tout en structurant ces pays avec notre intérêt national; mais cela veut dire aussi apporter à ces peuples primitifs une culture intellectuelle, sociale, scientifique, moral commerciale ou artistique et industrielle dont ils sont dépourvus et qui est l’apanage des races supérieures. Les races supérieures doivent poursuivre et développer la colonisation porteuse de ce double projet.» Merignhac Avocat, Manuel des lois coloniales économiques, 1912
La Chine est un pays soumis à de grandes inégalités géographiques et à de fortes attentes et contraintes sociales qui la fragilisent dans son développement.
Malgré ces inégalités et ces problèmes sociaux, son économie s’est hissée dans les cinq premières du monde en un temps record. Et le pays semble en mesure de changer déjà quelques règles établies mondialement tant dans les pays industriels que dans les anciens pays colonisés. Depuis trois ans la Chine (1) a acquis ou tenté d’acquérir, à travers ses champions nationaux (2) ou ses firmes «privées», des filiales des sociétés transnationales (STN) des pays industrialisés (Unocal, IBM, Rover entre autres)? Cela a provoqué à un réveil brutal et douloureux des pays industrialisés et une relance de la compétition entre entreprises nationales de toutes origines pour maintenir leurs marchés, voire en acquérir de nouveaux.

L’entreprise et son empreinte territoriale : quelle politique d’attractivité ?
Auteurs Alain LÉON du même auteur
Thierry SAUVIN du même auteur

RÉSUMÉ

Les firmes globales mettent en concurrence des territoires d’accueil, de manière à optimiser leurs avantages de localisation. Comment les acteurs locaux doivent-ils traiter cet enjeu pour ne pas tomber dans une dépendance totale ? Cet article présente les limites des politiques d’attractivité traditionnelles puis définit les contours de politiques d’attractivité territoriales. Celles-ci permettent aux firmes de s’inscrire dans un projet partagé par l’ensemble des acteurs du territoire, dans une logique de synergie firmes/territoires et de pérennité du développement local.
Mots-clés : attractivité, territoire, firme, développement local