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Apprendre est un état d’esprit pour «fabriquer» des citoyens #OWNI

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Les questions posées par Emmanuelle Erny-Newton dans 2 de ses articles publiés sur Owni m’ont tellement interpellée que je les relève ici. Le titre que j’ai mis à mon billet est la fusion de ces deux articles. Attention, cette fusion est totalement subjective de ma part.

Dans LA FABRIQUE DE CITOYENS – LIBERTÉ publié le 11 avril 2011, elle dit :
Cette réflexion de Joel Westheimer [vidéo, en], professeur à l’Université d’Ottawa, est percutante : elle suggère avec impudeur que les expériences éducatives dans une nation totalitaire ne seraient pas notoirement différentes de celles que nos enfants vivent à l’école de quartier. Cela nous renvoie face-à-face avec une question centrale pour l’orientation à donner à l’éducation :
Quel genre de citoyens voulons-nous former avec nos écoles ?
… question qui doit être immédiatement complétée de son pendant :
Quel genre de citoyens
formons-nous avec nos écoles ?
Comment les notions fondatrices de liberté, d’égalité et de fraternité se concrétisent-elles dans l’univers scolaire ?

L’auteure y répond donc en reprenant l’une après l’autre ces trois notions.

Quant à son billet APPRENDRE EST UN ÉTAT D’ESPRIT publié le 7 février 2011, elle pose les questions suivantes :
Quelle nouvelle chose avez-vous apprise dernièrement ? Une langue, un sujet particulier, une compétence physique, artistique ?
D’où l’impulsion vous est-elle venue ? Souci d’arrondir votre pratique professionnelle ? Volonté de développer une nouvelle facette de votre personnalité ?
Une fois l’apprentissage commencé, l’envie est-elle restée ? Avez-vous continué malgré les difficultés -inévitables dans la maîtrise d’une compétence-, ou avez-vous abandonné ?
Pourquoi ?
Ces questions restent non seulement pertinentes, mais sont essentielles, lorsqu’on réfléchit à la maîtrise de compétences dispensées par l’école : comment motiver les élèves ? Comment leur donner, et leur faire conserver l’envie d’apprendre –une question au cœur de la prévention du décrochage scolaire ?

Plus loin, l’auteure évoque Une des plus émouvantes expériences de l’histoire de l’éducation
À la lumière de ce modèle psychologique, j’ai revisité une expérience qui reste pour moi une des plus émouvantes de l’histoire de l’éducation : celle de Jane Elliott [en]. Au lendemain de l’assassinat de Martin Luther King, Elliott, enseignante d’une petite ville blanche de l’Iowa, décide de donner à ses élèves une leçon de tolérance. Mais comme la tolérance n’est pas une leçon à apprendre, mais un état à ressentir, Elliott décide de faire ressentir à ces enfants blancs ce que c’est d’être catégorisé a priori en fonction d’une caractéristique physique à laquelle vous ne pouvez rien : elle divise sa classe en «yeux bleus» et «yeux marron».

Elle conclue ainsi
Nos réflexions trahissent nos valeurs. Et nos valeurs ne nous sont pas forcément conscientes. Pourtant, ces valeurs laisseront une trace tangible sur ceux que nous éduquons.
Plus nous avancerons dans l’intégration des technologies à l’école, et plus le rôle d’enseignant glissera de celui de transmetteur de savoir à celui de facilitateur. Internet donne accès à tout le savoir du monde, mais pour le reste… S’assurer que l’apprenant possède une vision perfectible de soi, un «growth mindset», devrait faire partie du mandat de l’école ; dans une économie de la connaissance, cela est certainement le plus court chemin vers l’égalité des chances.

Je découvre et j’écoute Gorillaz , Bobby Womack sur Canal + : invités de la Musicale, la 20è

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J’ai déjà vaguement entendu parler de Gorillaz [i] et je découvre ET leur musique ET leur visage dans l’émission animée par Emma de Caunes ! Elle s’est "déguisée" (tenue militaire sexy) pour l’occasion…(j’adore son béret). C’est vraiment magnifique même si c’est un peu triste comme mélodie !

Le dernier album «Plastic Beach» a rapport avec l’environnement détruit par les humains (comment peut-il y avoir autant de déchets ?)

gorillaz | 20 janvier 2010 |
Gorillaz – Stylo (Feat. Mos Def and Bobby Womack) -VIRGIN
(P) 2010 The copyright in this audiovisual recording is owned by EMI Records Ltd

MrNewsMusic | 14 mars 2010 |
Extrait du nouvel album du groupe Gorillaz "Plastic Beach", sorti dans les bacs depuis le 08 mars 2010. Voici le treizième titre de cet opus, Plastic Beach !

Même si l’article publié sur Owni n’en parle pas, quelque part, il transcrit un tant soit peu ce que fait Gorillaz : A l’heure ou le partage de la musique fait débat, Garrett Goodman remet au centre de l’échiquier la valeur ajoutée que représente la recommandation et nous propose un état des lieux des fonctions de partage existantes et que j’ai twitté ainsi : Musique “sociale”: meilleure ennemie des artistes? via @owni #valeurajoutee #recommandation #partage

D’autant que sur Google, j’ai trouvé un article qui correspond à ce que je veux dire Gorillaz : groupe virtuel, mais "humain après tout" De Bénédicte REY (AFP) – Il y a 6 jours
PARIS — Damon Albarn est finalement sorti de l’ombre pour emmener son groupe virtuel Gorillaz en tournée, redevenant — pour son plus grand plaisir — le "tordu qui s’agite sur le devant de la scène", après dix ans de cache-cache avec les fans, confie-t-il à l’AFP.
"Je pensais que j’allais progresser et finalement je suis revenu au point de départ ! Je suis toujours ce stupide tordu qui s’agite sur le devant de la scène", se désole-t-il.
En 1998, quand Gorillaz a germé dans l’esprit d’Albarn et de son colocataire le dessinateur Jamie Hewlett, l’idée était pourtant de se libérer de ce genre d’obligations.
"J’avais ce fantasme de ne pas avoir à partir en tournée. Au départ, je ne voulais même pas chanter!", se souvient le musicien, alors en pleine gloire avec Blur.
Pour ses premiers concerts, le groupe jouait derrière un rideau sur lequel étaient projetées des images des membres virtuels : Russel, Noodle, 2-D et Murdoch — les deux derniers fortement inspirés des traits de leurs géniteurs.
Mais comme le proclamait Daft Punk — autres rois du déguisement — sur l’album "Human after all", "les gens ont besoin d’un aspect humain", reconnaît Albarn.
"Au Japon, certains ont même demandé à être remboursés parce qu’ils n’avaient vu que nos silhouettes", s’amuse-t-il.
L’envie d’embarquer Gorillaz, sa vingtaine de musiciens et sa pléiade d’invités, pour sa première tournée est venue de l’ancien bassiste des Clash Paul Simonon.
Celui-ci avait participé avec son ancien comparse le guitariste Mick Jones au troisième album de Gorillaz, "Plastic Beach", paru au printemps dernier.
"Quand il m’a dit qu’il avait envie de jouer, je me suis dit qu’il fallait qu’on parte en tournée", explique Albarn.
"Par le passé, nous avions surtout collaboré avec des chanteurs, mais Mick et Paul sont des musiciens, ils comprennent la dynamique de la scène", dit-il.
Cet été, Gorillaz a été le premier groupe occidental à jouer à Damas, d’où est originaire un des groupes invités sur "Plastic Beach", The Syrian National Orchestra for Arabic Music.
"Sans ignorer la situation politique en Syrie, notre expérience n’a été que positive", estime Albarn. "Nous pensions qu’il y aurait peut-être 500 personnes, mais 6.000 sont venues, s’enthousiasme-t-il. Il y avait des adolescentes voilées juchées sur les épaules de leurs petits copains, c’est quelque chose qu’on ne voit pas souvent !"
De la Chine à l’Irak, le musicien anglais se distingue par sa recherche constante de nouveaux terrains de jeu. En parallèle de Gorillaz, il a produit de la musique au Mali, monté des concerts où musiciens occidentaux et africains improvisaient ensemble, écrit un opéra…
"J’aime que mes idées, mon esprit et mon âme soient stimulés en permanence. Je pense que beaucoup de gens dans la pop sont conservateurs, mais je connais de nombreux musiciens qui ont un état d’esprit similaire au mien", note-t-il.
Après toutes ces expériences, pourrait-il réintégrer un groupe de pop traditionnel — "toi et trois autres beaux mecs" comme le décrit Jamie Hewlett ? "A 42 ans, presque 43, je ne pense pas que ce soit possible", plaisante le chanteur, sans lever le voile sur ses futurs projets avec Blur.
Quant aux futurs collaborateurs qui succèderont à Dennis Hopper, Lou Reed et Ibrahim Ferrer dans les aventures de Gorillaz, le musicien est tout aussi joueur.
"Des acteurs, des présidents, des prix Nobel de la paix, ce genre de choses…", lâche-t-il, tandis que Jamie Hewlett s’exclame : "Danny de Vito!"


[i] Wikipedia
Gorillaz est un groupe de musique anglais virtuel dont les deux créateurs principaux sont Damon Albarn (le chanteur de Blur et de The Good, the Bad and the Queen) et Jamie Hewlett (le dessinateur de Tank Girl). Les membres virtuels de Gorillaz sont représentés comme des personnages de bande dessinée.
Leur musique est un mélange de britpop, de hip hop, de Trip Hop, de dub, et d’autres styles. Ils sont d’ailleurs reconnus pour leurs très nombreux partenariats et collaborations avec des artistes et musiciens d’horizons et d’influences très différents.