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«Cher Monsieur Obama, les relations pacifiques sont le meilleur garant en matière de sécurité» #SPCG

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Je voulais tweeter l’article ainsi «Cher Monsieur Obama, les relations pacifiques sont le meilleur garant en matière de sécurité» #SPCG http://www.commongroundnews.org/article.php?id=32787&lan=fr&sp=0 mais finalement j’ai décidé de reprendre l’article en entier sur mon blog. Reproduction autorisée. La mise en gras, italique et en couleur est de mon fait.

Un Israélien et un Palestinien lancent un appel audacieux au président Obama ainsi qu’à leurs dirigeants respectifs par Gadi Kenny et Mahmoud Jabari
22 mars 2013
* Mahmoud Jabari est à l’origine d’une initiative lancée à Hébron, appelée Lens For Change, dont il était le directeur. Aujourd’hui, il se consacre à l’organisation britannique Children for Peace en tant qu’ambassadeur de bonne volonté. Gadi Kenny est le co-fondateur de People’s Peace Fund et de Wounded Crossing Borders et dirige également l’Israel Palestine Center for Research and Information (IPCRI). Article écrit pour Common Ground News Service (CGNews).

Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 22 mars 2013, www.commongroundnews.org.
Reproduction autorisée.

Vancouver (Canada)/Burlington (Etat du Vermont) – La première visite officielle du président Obama en Israël et dans les Territoires palestiniens, qui a lieu cette semaine, revêt une importance exceptionnelle sur le plan des relations entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient et au niveau des rapports israélo-arabes. 

Nous, les auteurs de cet article, Mahmoud d’Hébron (21 ans) et Gadi de Tel Aviv (52 ans), nous venons de nous rencontrer à la conférence «Struggling with Peace» au début de ce mois. Il s’agit d’un événement organisé par l’organisation non gouvernementale canadienne Peace It Together, qui offre aux Israéliens et aux Palestiniens la possibilité de se rencontrer et de travailler ensemble. Ayant, tous deux passé plusieurs années à apprendre à connaître le camp opposé et à travailler sur le terrain, de diverses façons, pour promouvoir la paix, nous avons rapidement sympathisé l’un avec l’autre.

Nous sommes tous deux convaincus que les Palestiniens et les Israéliens ont besoin d’un changement radical à la base comme au sommet, notamment au sein des institutions politiques qui régissent les forces de l’ordre sur le terrain. Le statu quo nourrit l’extrémisme de part et d’autre. 

Dans son discours prononcé au Caire, en 2009, Barak Obama avait réaffirmé son engagement vis-à-vis de la sécurité d’Israël tout en reconnaissant les humiliations subies quotidiennement par les Palestiniens sous occupation. Ces paroles avaient eu un énorme retentissement, car elles étaient pleines de compréhension pour les sentiments ensevelis au fond du cœur des gens ordinaires d’un côté comme de l’autre. Aujourd’hui, en tant qu’Israélien et Palestinien, soucieux, l’un comme l’autre, du sort des Israéliens et des Palestiniens – que nous avons appris à bien connaître – nous demandons au président américain de se rappeler de ce qu’il avait dit en Egypte.

Les dirigeants palestiniens actuels veulent s’orienter vers la solution à deux Etats. Toutefois, s’ils ne concrétisent pas leur vision, ils ne resteront sans doute pas longtemps au pouvoir.

Les initiatives politiques en faveur de la paix existent déjà. Parmi celles-ci on peut citer : l’initiative de paix arabe de 2002, soutenue par 57 pays musulmans, la résolution de l’ONU de 1947, reconnaissant l’Etat hébreux, et enfin celle de 2012 octroyant à la Palestine le statut d’Etat. Pour aller de l’avant, il faudra faire preuve de courage, et nous encourageons vivement nos dirigeants à examiner de près ces initiatives.

La paix entre Israéliens et Palestiniens n’a rien à voir avec la paix entre Israël et l’Egypte ou la Jordanie. Les Israéliens et les Palestiniens doivent conclure une paix chaleureuse, émanant de la base et des gens ordinaires, parce que la terre que nous partageons est si petite et si chère à nos yeux. Nous vivons les uns aux côtés des autres, nous devons nous comprendre mutuellement, nous accepter de manière réciproque et apprendre à vivre ensemble – et non pas nous battre les uns contre les autres et mourir.

Nous savons, grâce à notre expérience personnelle, que les rencontres face-à-face et le travail sur le terrain – lorsqu’on y met du courage et qu’on bénéficie d’un climat de soutien – suscitent souvent – et bien plus qu’on ne l’imagine – un regain de confiance et favorisent la compréhension mutuelle. Nous avons pu constaté ce changement en nous-même et chez les autres, tout au long de nos années de travail et de rencontres.

Nous demandons à nos dirigeants d’aller voir les gens ordinaires sur le terrain et de nous aider à nous retrouver au-delà des lignes de front. Ne sommes-nous pas tous là pour rester ? 

Dans cette optique, nous espérons que nos dirigeants investiront davantage dans la promotion de la paix, pour permettre à ceux qui travaillent dans ce domaine d’avoir une marge de manoeuvre plus importante. Les initiatives pacifistes bénéficient d’à peine 50 millions de dollars par an, provenant de divers investisseurs, alors que des milliards de dollars sont consacrés, chaque année, à des mesures qui sèment encore plus de peur, d’ignorance et de haine dans les deux camps. Pour notre part, nous suggérons la mise en place d’un programme pour la paix, permettant à un plus grand nombre d’Israéliens et de Palestiniens de se rencontrer et de se connaître.

Alors que Barak Obama et Benyamin Netanyahou s’entretiennent en ce moment-même sur le problème de sécurité lié à la Syrie et à l’Iran, nous aimerions rappeler au président américain et à nos dirigeants que les relations pacifiques sont les seuls garants d’une meilleure sécurité. Un accord de paix respectueux de la dignité des uns et des autres réduira indéniablement et radicalement les tensions dans la région. Il ne s’agit pas seulement de paix entre Israéliens et Palestiniens mais de paix avec le monde arabe et les pays musulmans dans leur globalité.

Si le statu quo est maintenu, il y aura toujours plus de sang versé et plus de haine encore. La souffrance humaine, à Gaza, à Sderot, à Tel Aviv, à Ramallah ou ailleurs, nous attriste profondément. Nous devons accepter nos sentiments respectifs et apprendre à les surmonter, aussi bien en tant que gouvernements qu’en tant que citoyens. 

Barak Obama a l’opportunité de tourner une page historique en mettant les deux parties sur le chemin qui conduit de manière sûre et rapide à une solution à deux Etats. Nous souhaitons que la venue du président américain en Israël et dans les Territoires palestiniens soit l’occasion pour nos dirigeants de faire preuve de courage, de sensibilité et de sagesse pour nous mettre sur la bonne voie. 

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Lundi magique d’inspiration «Pourquoi se rappeler de Martin Luther King est important» #SPCG #HappyMLKDay

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Cela fait bien longtemps que je n’ai pas repris un article de SPCG, voilà c’est fait grâce à celui ci-dessous publié ce week-end. La mise en gras de certains paragraphes est de mon fait. Happy MLK day !!!!

Les Américains apprennent à se connaître grâce au Martin Luther King Day par Tayyibah Taylor
18 janvier 2013

* Tayyibah Taylor est la fondatrice, rédactrice en chef et éditrice du magazine primé Azizah Magazine. Elle fait, par ailleurs, partie des 500 musulmans désignés comme les plus influents du monde. Article écrit pour Service de Presse de Common Ground (CGNews).

Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 18 janvier 2013, www.commongroundnews.org
Reproduction autorisée.

Washington – "Les gens ne parviennent pas à s’entendre parce qu’ils ont peur les uns des autres; ils ont peur les uns des autres parce qu’ils ne se connaissent pas; ils ne se connaissent pas parce qu’ils n’ont pas communiqué entre eux."

A l’approche du Martin Luther King Day (jour de Martin Luther King) le 21 janvier prochain aux Etats-Unis, les propos intemporels de Martin Luther King parlent de l’impérieuse nécessité pour les peuples du monde entier de communiquer, au-delà de certaines différences, afin de parvenir à une compréhension mutuelle. On ne saurait trop répéter ces mots, surtout après qu’une femme, arrêtée le mois dernier, ait choqué un grand nombre de personnes en admettant avoir poussé un homme sur les rails du métro new-yorkais sous prétexte qu’elle le pensait musulman.

Si cet événement tragique nous a attristés, les nombreux cas de personnes suivant l’exemple de Martin Luther King nous ont réconfortés. Elles se réunissent, malgré leurs différences, afin de mieux se comprendre au profit de l’humanité. Dans bien des cas, cela a donné lieu à d’improbables, parfois d’étonnants, rapprochements.

Ainsi, lorsque les organisateurs de Shoulder to Shoulder Campaign (campagne côte à côte) ont déclaré se rallier aux Américains musulmans afin de contester les discriminations antimusulmanes, ils ont solidifié une grande coalition d’organisations nationales. La Cooperative Baptist Fellowship, la Société islamique d’Amérique du Nord et Rabbins pour les droits de l’homme ne sont que trois noms tirés de l’impressionnante liste des groupes qui travaillent conjointement pour faire progresser la justice sociale et la compréhension interreligieuse. 

En facilitant les discussions, les webinaires et les événements contribuant à désamorcer les actes odieux dirigés contre les musulmans, Shoulder to Shoulder fait participer les croyants de toute la nation, s’inspirant de l’ardent plaidoyer de Martin Luther King en faveur de l’égalité et de son appel à la responsabilité morale.

Autre partenariat inédit, le magna de la musique Russel Simmons a collaboré avec le rabbin Marc Schneier pour créer la Fondation pour la compréhension ethnique. Ils ont mis en marche une série de programmes et de dialogues afin d’éroder les malentendus entre les communautés ethniques et religieuses. Un des programmes les plus populaires est le Weekend of Twinning (week-end de la gémellité) qui, ces cinq dernières années, a rapproché les communautés musulmanes et juives. Des mosquées, des synagogues, des organisations militantes et des groupes d’étudiants issus de ces deux communautés ont fait front commun pour dialoguer et, dans certains cas, pour travailler ensemble sur des projets significatifs.

Le Weekend of Twinning, devenu une initiative mondiale, contribue à faire tomber les stéréotypes que les juifs et musulmans peuvent avoir les uns sur les autres. Il répond aussi à l’appel de Martin Luther King visant à réduire la peur et la méfiance de l’autre en ouvrant des voies de communication pour mieux se connaître les uns les autres.

Pour les musulmans, cela fait écho au commandement dans la Sourate Al Hujurat du Coran: "Oh Hommes! Nous vous avons créés d’un homme et d’une femme et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes omniscient et grand connaisseur." Le fait de connaître des personnes ayant une interprétation différente de la vie a une conséquence évidente.

A Atlanta, ville natale de Martin Luther King, plusieurs groupes interreligieux s’efforcent de réduire la peur de "l’inconnu" en renforçant les liens de la foi et de l’humanité grâce à des échanges et des interactions au sein des communautés religieuses. Une de ces organisations, Interfaith Community Initiatives, a conduit des centaines de juifs, chrétiens et musulmans à voyager dans le monde entier pour explorer les perspectives religieuses des autres avec des espaces sacrés en toile de fond.

Lorsqu’ils sont de retour à Atlanta, ces World Pilgrims (pélerins du monde) non seulement cimentent de profondes amitiés interconfessionnelles mais créent aussi de nouvelles expériences pour d’autres. L’imam Plemon El Amin, directeur de World Pilgrims, souligne comment, après un voyage, le rabbin Ron Segal du Temple Sinai et le Révérend Gerald Durley de l’Eglise Baptiste de Providence (qui a marché avec Martin Luther King), ont collaboré pour ouvrir une conférence de rabbins à Atlanta avec des chants du choeur des Baptistes.

Alors que nous commémorons la vie et les enseignements de Martin Luther King, nous pouvons nous sentir encouragés par les efforts de ceux qui ont suivi son courageux exemple. Ce fantastique modèle reste un puissant phare non seulement pour les Afro-Américains et les croyants de la nation mais aussi pour les peuples du monde entier.

Quand nous restons vigilants dans notre manière d’aborder la communication et quand nous comprenons que la peur et la haine rongent non seulement les relations avec les autres mais aussi nos coeurs, nous nous apercevons alors que toutes les vies sont étroitement liées et nous découvrons ainsi l’importance de se connaître les uns les autres. 

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