«Pour que la terre tourne….aussi à Madagascar : Vers un agenda de relance économique»

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Tel est le titre de la contribution de Jacques Morisset en date du 7 décembre 2009, sur le blog « Africa Can End Poverty » de la Banque Mondiale. Je l’ai découvert la semaine dernière seulement quand j’ai navigué sur le site pour voir un peu ce qui se fait à Mada avec la BM.

Mise à jour sur le programme de la Banque mondiale à Madagascar (extrait)

ANTANANARIVO, 1er mars 2010 – Depuis le 17 mars 2009,  les opérations de la Banque mondiale à Madagascar sont guidées par la politique opérationnelle OP 7.30 (Relations avec les gouvernements de facto), et aucun décaissement de fonds n’a été traité depuis cette date, sauf certaines exceptions (voir ci-après).
La Banque mondiale reconnait que la situation économique actuelle et la crise financière mondiale pèsent lourdement sur l’économie malgache, conduisant à un déclin rapide de la croissance économique, et résultant en pertes d’emplois. Afin de minimiser les impacts sur la vie des pauvres au sein de la population malgache, la Banque mondiale a autorisé exceptionnellement dans le courant de l’année 2009 la reprise de décaissements pour des composantes de projets ayant des implications directes sur le bien-être des populations, mais aussi pour éviter des risques relatifs à la conformité avec les politiques sociales et environnementales. Ces exceptions concernent 5 projets – la nutrition, le VIH/SIDA, la sécurité alimentaire (à travers le FID), la protection de l’environnement et les pôles intégrés de croissance -, et représentent un montant total de 52 millions de dollars américains. En plus, les projets dont leurs comptes locaux à Madagascar (appelés « Comptes Spéciaux ») avaient été alimentés avant le 17 mars 2009 ont continué à débourser à partir de ces comptes pour la poursuite des activités des projets. En 2009, les déboursements à partir des Comptes Spéciaux et sous le régime des 5 exceptions ont atteint environ 50 millions de dollars. Les fonds disponibles au sein des Comptes Spéciaux sont à présent pratiquement épuisés. Rappelons que le portefeuille de Banque mondiale à Madagascar est constitué de 16 projets représentant un engagement d’environ 1 milliard de dollars, dont environ 330 millions restent à décaisser.

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Pour que la terre tourne….aussi à Madagascar : Vers un agenda de relance économique

SUBMITTED BY JACQUES MORISSET ON MON, 2009-12-07 11:30
Le déclin économique à Madagascar s’inscrit dans la durée. Depuis 1980, il n’y a que 7 pays en développement qui ont reporté une croissance de leur revenu par habitant moindre que Madagascar. Cette performance traduit des insuffisantes criantes en matière de développement humain et en infrastructure ainsi que des retards technologiques, qui sont les moteurs de la croissance. Ces signes, bien connus, sont  visibles à travers l’insuffisance et la détérioration des routes, le nombre d’enfants dans les rues et de jeunes à la recherche d’un emploi décent et par l’état des machines ou matériel, à commencer par les voitures (le seul pays au monde où les 2CV constituent la majorité de la flotte automobile). Pourtant, ils sont les conséquences et pas les causes de l’échec économique à Madagascar.
Cette note vise a identifier les causes derriere le declin economique de Madagascar en cherchant a comprendre pourquoi les gouvernements qui se sont succedes au pouvoir n’ont pas reussi a adopter les politiques economiques requises a la consolidation des resources humaines et de l’infrastucture du pays et a l’augmentation de sa capacite a adopter et adapter les connaissances technologiques.
Apres avoir passe en revue plusieurs explications, l’accent sera mis sur la qualite insuffsante des institutions et le manque de gouvernnance.
Cliquez ici:
Croissance-économique-et-pauvreté-à-Madagascar

Alors, alors ?!!! Même la Banque Mondiale parle à ma place ! Voyez ce que je veux dire ? J’rigole !!! Mais avouez que cela fait plaisir qu’une telle institution me « réponde » ainsi « Pour que la terre tourne…aussi à Madagascar »

  1. Lu dans les Nouvelles: sans commentaire !

    Investissements

    La Banque mondiale vient de publier sa mise à jour économique au titre du mois d’avril et a abouti à un constat sans appel : après un an de crise politique, l’incertitude reste le maître-mot et ce n’est sans doute pas fini.

    En effet, bien que les activités privées aient rebondi par rapport au premier trimestre 2009, elles sont encore loin de leur niveau d’avant la crise. Les principaux perdants sont les activités privées associées aux marchés extérieurs. Il s’agit des entreprises toutistiques et celles du secteur textile, en ce sens que les arrivées de touristes et des exportations de textile vers les Etats-Unis ont respectivement enregistré une baisse de plus de 50% et 53% en janvier 2010 par rapport à leur niveau d’il y a un an.

    Selon le groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), 16% des employés de ses membres ont été licenciés depuis la suspension de l’Agoa en janvier 2010. Mais les investissements privés liés aux dépenses publiques en sont également victimes. Ainsi, les entreprises de construction ont considérablement souffert du ralentissement constaté dans les projets financés par l’Etat et la réticence des investisseurs privés à aller de l’avant dans un tel environnement instable.

    Une capacité fiscale en baisse

    Ce ralentissement des activités économiques se ressent d’ailleurs sur la capacité de gonflement des impôts et diverses taxes. En effet, la performance fiscale de l’Etat est en baisse de 30% en moyenne par mois entre mars 2009 et février 2010. Cette baisse s’est produite dans presque toutes les catégories d’impôts : les impôts perçus sur les transactions internationales ont diminué d’environ 36% par mois et les impôts directs de 41% par mois. D’autre part, les recettes de TVA ont baissé de 8% en moyenne par mois entre juin 2009 et février 2010.

    Incohérences dans les décisions

    Selon l’étude de l’institution financière, la raison de ces incertitudes est que « la politique budgétaire, globalement prudente, est passée par plusieurs épisodes stop and go, envoyant des messages contradictoires aux marchés financiers ».

    Mais cette incertitude est également renforcée par le manque de cohérence dans les décisions politiques qui attisent la réticence des investisseurs privés. Afin d’y remédier, la Banque mondiale préconise, entre autres, de fixer des règles du jeu claires dans le milieu entrepreneurial.

    Et pour cause, au cours des derniers mois, une série de décisions politiques ont été interprétées par les milieux d’affaires comme un pas en arrière dans le processus de libéralisation, notamment dans les domaines de la communication et de l’industrie de production de boissons. « La stabilité juridique est importante pour les investisseurs (nationaux ou étrangers) et les autorisations devraient être délivrées si elles sont justifiées sur une base légale », souligne l’analyse de la banque.

    Pour une politique budgétaire cohérente

    La politique budgétaire devrait également être cohérente dans le temps. Il faudrait que le gouvernement ne dépense pas plus qu’il ne peut financer avec les recettes fiscales et non-fiscales, ainsi que les financements extérieurs. Prudence de la politique fiscale ne signifie pas que le gouvernement doive rester inactif. Il est possible d’accroître les recettes fiscales, notamment sur les importations de biens. Enfin, les autorités devraient recueillir et diffuser des informations économiques en temps opportun.

    Nasolo R.

  2. Le document Croissance économique et Pauvreté de Madagascar – Jacques Morrisset
    « Désormais, une immense plainte m’habite ; je sais des choses dont je ne puis plus prendre mon parti. Quel démon m’a poussé en Afrique ? Qu’allais-je chercher dans ce pays ? J’étais tranquille. A présent, je sais ; je dois parler ».
    André Gide, Voyage au Congo, p. 113, éd. Folio.
    http://blogs.worldbank.org/files/africacan/Madagascar_Update_in_French.pdf

  3. Bonjour Citoyenne !

    Tu as l’oeil ! Maintenant je sais pourquoi personne ne commente les articles que je relève, du moins une des raisons je dirais : on n’ose pas l’exprimer comme toi tu viens de faire.
    J’ai bien vu ce passage mais j’ai fait exprès de ne pas l’enlever, l’article étant d’autant plus court.
    Je propose de lire les commentaires laissés sur le blog Africa Can End Poverty à propos de cet article. En même temps, Jacques Morrisset met un lien vers un document de 31 pages où il parle de long en large de la Croissance Economique et Pauvreté à Madagascar. Ces commentaires seraient plutôt en lien avec ce document…
    Croissance-économique-et-pauvreté-à-Madagascar
    SUBMITTED BY ANONYMOUS ON WED, 2009-12-09 04:47.
    Relance économique de Madagascar ?
    1. Ce n’est ni motivation des ressources humaines ni financement des bailleurs de fonds qui manquent pour la relance de l’économie malgache, mais c’est plutôt due à une politique des politiciens des pays pauvres dont Madagascar ;
    2. Bien que le pays et sa population veuille remonter la pente, il se trouve aussi que du côté des bailleurs, ils ne regardent vraiment pas la réalité des pays pauvres. On dirait comme si ces pays en développement soient une sorte de « terrain d’essai ou d’entraînement » pour un concept ou une théorie quelconque. Pour Madagascar par exemple, le PALUDISME qui tue plus de milliers de personnes (enfant, mère, personne âgée) est une de nos priorités par rapport au SIDA. Et pourtant, il y a plus de financement pour des projets sur le Sida que pour l’éradication du paludisme étant réellement faisable.
    3. Force est de constater aussi que les pays occidentaux et les bailleurs de fonds ne respectent pas vraiment la souveraineté des pays pauvres et ce directement et indirectement. Nous sommes pauvres économiquement et socialement, mais ce n’est pas une raison de « se mêler » de nos affaires internes surtout politique. La Nation est comme une ménage, quand des tierces personnes s’en mêlent, rien ne va plus. Et c’est le cas actuellement de Madagascar.

    Stagnation de Madagascar
    SUBMITTED BY RABESAINA ON WED, 2009-12-23 03:45.
    Les troubles recurrents qui frappent Madagascar ne permettront pas à ce pays de connaître un développement serein tant que le « fihavanana » ce manteau de Noé , lui interdira la « langage affronté » et la mise publiquement sur le tapis de ses rancunes historiques réelles ou provoquées.
    La crise actuelle, dont il ne faut pas sous-estimer la gravité, sera positive si elle entraîne une prise de conscience et une véritable révolution culturelle chez les habitants à savoir: que le politique comme la politique sont les domaines par excellence du conflit et de la contreverse que gère la démocratie pour ne pas mettre en péril la survie de la collectivité.
    On s’explique, en effet, difficilemnt la staagnation de cette ile qui n’a connu ni invasion, ni guerre civile sinon par les hypothèques camouflées sous le prétexte de l’union nationale.

    Analyse pauvreté à Madagascar
    SUBMITTED BY MARIE ON THU, 2010-01-07 12:43.
    Bonjour.
    Soit vous faites la politique de l’autruche, soit, vous n’êtes simplement pas bien informés. A Madagascar, ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent, même si il faut considérer que la productivité dans les entreprises est bien inférieure à celle du continent africain. En regardant de très près les entreprises (grandes comme petites), l’économie est monopolisée par des étrangers qui sont propriétaires d’entreprises dites « nationales ». En dehors des multinationales, comment voulez vous qu’un pays pauvre se développe alors que des étrangers tiennent des commerces qui sont des secteurs sans aucune valeur ajoutée pour le pays et de plus il est notoire que les flux financiers y résultant sont habilement sortis du pays ou non déclarés à l’état malgache. Ne me dites pas que vous l’ignorez.. Je ne vois d’ailleurs pas de « financement » par la Banque mondiale pour la formation des malgaches, leur accompagnement pour la maîtrise de « la finance, les contrôles financiers, l’expertise comptables et autres ». A cela, considérer que les salaires de beaucoup d’étrangers ne sont pas connus du ministère du travail, que certaines multinationales ont une comptabilité malsaine où les « risques » sont savamment dispatchés dans les comptes présentés à et au détriment de l’administration fiscale. Je ne comprends pas non plus comment (entre autres) il n’existe pas de péage routier ne serait-ce que de 200 ariary par véhicule ! Comment pouvez vous prêter de l’argent à un pays sans vous soucier des sources de remboursement ?! Beaucoup de fonctionnaires banque mondiale se plaisent à passer à madagascar sans réelle valeur ajoutée, s’assurant seulement de « placer » de l’argent qui rapportera et d’avoir ainsi une « notation ». Quel dommage et ce n’est pas pour rien que l’Institution BM est de plus en plus critiquées par les ressortissant des pays pauvres. Je veux bien oeuvrer dans une campagne de communication pour mieux faire connaitre la BM en Afrique, mais de grâce, mettez d’abord de l’ordre dans votre Organisation, dans votre intervention sur le terrain, et surtout, évitez d’envoyer des français et/ou francophone en Afrique noire où ils ont toujours une attitude condescendante. Madagascar n’est pas pauvre, Madagascar est mal accompagnée dans sa politique de développement qui manque de plus cruellement de communication.
    Salutations ! Sorry for the faults, I didn’t get time to read myself again..

    Déclin économique
    SUBMITTED BY MISSTERRE ON TUE, 2010-03-30 06:27.
    Derrière le déclin économique:
    -Une république trop jeune et pourtant ayant subi des mutations successives toutes inspirées de la rébellion populaire
    -Une république trop jeune où les politiciens successifs ont surtout fait croître leur patrimoine personnel de façon exponentielle avant de faire croître le PIB du pays d’où la rébellion populaire
    -Un système juridique qui n’a pu avoir ses propres pionniers dans la nation malgache et originellement créé à partir du système français, non adapté aux différentes évolutions économiques et aux réalités de l’économie malgache
    -Une communauté internationale lente à blâmer la gourmandise des politiciens au détriment de la population et du pays dépouillés, et pourtant prompte à condamner l’expression de l’amertume du peuple pour une meilleure gouvernance
    -Une communauté internationale qui accompagne plus les leaders et politiciens du pays dans l’exploitation, au lieu d’accompagner le peuple lui-même
    -Une société restée jeune et apprentie dans le monde du business, du marketing, du marchandage, de la communication, la vente, la commercialisation, la négociation
    -Le malgache longtemps enfermé dans la colonisation devait voir l’exemple des différents étrangers (karana, chinois, occidentaux) avant de comprendre et d’être conscient de toutes les possibilités d’exploitations dans son pays, qui a entre temps fait le bonheur des opérateurs étrangers.
    -Les années 1960-2000, une génération d’intellectuels tous mus par le chacun pour soi et loin de l’idée d’enrichissement du pays: qu’est-ce que 40 ans de république (seulement 4 décennies), et 40 ans de pilotage des finances publiques (on a justement eu le temps de faire les erreurs), 40 ans d’existence du concept « pays en développement » et seulement combien de politique de développement furent « préconisées » (l’ère des investissements à outrance, l’ère des endettements: pourquoi fallait-il des endettés sur le globe, l’ère des ajustements structurels, et l’ère de la lutte contre la pauvreté), est-ce que les malgaches fraichement sortis de la colonisation avaient assez d’acquis pour affronter ces tendances de la géopolitique et de l’économie mondiale?
    -40 ans de république, et des gouvernements successifs préoccupés et distraits par ces problèmes de l’économie internationale (déclin après déclin pour le pays) que par des politiques de valorisation des richesses de leur propre pays.
    -Une fiscalité insuffisamment tournée vers la valorisation des richesses du pays.
    -Un régime despotique sans précédent profitant des fonds des OMD, et une communauté internationale silencieusement complice de la perte de l’Etat malgache.
    Alors aujourd’hui c’est un pays toujours très riche, avec des dirigeants et anciens dirigeants très riches, mais un Etat pauvre, et une population pauvre, de nouveaux intellectuels d’une nouvelle génération maintenant conscient de tout ce qui a été volé au détriment de l’ignorance de la majorité: la solution n’est pas bien loin.
    Est-ce que la diaspora malgache est là aujourd’hui pour son pays natal? Si oui, nous n’aurons pas de problèmes contre le système financier international d’ici quelques mois lorsque les réserves de devises deviendront critiques.

  4. Hey Pretty,

    Je n’ai pas encore eu le temps de lire, mais j’ai sursauté en voyant le passage le seul pays au monde où les 2CV constituent la majorité de la flotte automobile
    Est-ce que ce monsieur a dépassé les frontières du quartier du Hilton pour dire des choses pareilles ? Mada est peut-être le pays où il y a le plus de 2CV, mais de là à dire que c’est la majorité de la flotte !!! Cela dé-crédibilise ce qu’il dit.