Parler à ma place «Spécial investigation : Déforestation : massacre à la tronçonneuse – Telle est la télé !»

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Je fais parler car j’étais trop fatiguée hier pour faire un rapport à main levée comme je l’ai fait pour Parler encore à ma place : « Nos enfants nous accuseront ». Je l’ai vu le reportage, c’est énorme !!!

Canal + propose, vendredi 23 avril 2010 à 23 heures 30, dans le cadre de son magazine « Spécial investigation », le document « Déforestation : massacre à la tronçonneuse ».

La forêt de Tasmanie, au sud de l’Australie, est l’un des joyaux écologiques de la planète. Dans ce sanctuaire végétal de trois millions d’hectares, on trouve de nombreuses essences rares et uniques au monde, comme l’eucalyptus géant ou le pin Huon. Vestige de la préhistoire, cette forêt est au cœur d’une bataille acharnée entre protecteurs de l’environnement et industriels. Car des entreprises exploitent la forêt, coupant chaque année environ 8 millions de mètres cubes de bois pour alimenter des usines de pâte à papier. Chaque année, 20 000 hectares de la forêt de Tasmanie partent ainsi en fumée. Les écologistes dénoncent un véritable «massacre à la tronçonneuse» et organisent la résistance, bloquant engins de chantiers et organisant des campagnes contre les clients et les banquiers qui profitent de la déforestation.


Là, je vais dire quand même un passage : les industriels du bois en Tasmanie plantent des eucalyptus à la place de ces nombreuses essences rares ! Et parlant d’eucalyptus, voici ce que j’ai trouvé sur Internet « Il n’y aura pas de guerre de l’eucalyptus à Madagascar . Ce document date un peu, beaucoup même : Revue Bois et Forêts des Tropiques n° 30 – Juillet-Août 1953 !!!

Liens connexes à la déforestation

A Madagascar

MADAGASCAR: Que se passera-t-il quand les arbres auront disparu ?

ANTANANARIVO, 4 février 2010 (IRIN) – Le gouvernement de transition à Madagascar autorise l’exportation de bois de feuillus précieux abattus illégalement, comme source de revenus pour se maintenir à flot. Les écologistes disent que le coût de cette pratique est incalculable et que cette grande île de l’Océan Indien risque fort de perdre son statut de trésor de la biodiversité mondiale.
Des groupes tels que le World Wildlife Fund (WWF), l’Environmental Investigation Agency (EIA) et Conservation International (CI) ont dit que l’exploitation illégale des forêts avait explosé à Madagascar à la suite de la crise politique qui a entraîné le remplacement, en mars 2009, du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, actuel dirigeant de la Haute autorité de transition.
La communauté internationale a condamné ce changement aux allures de coup d’État, et coupé l’aide humanitaire venant de l’étranger. La fonction publique de l’île, y compris le système de préservation de la nature, s’est quasiment effondrée. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’aide des bailleurs de fonds représente environ 50 pour cent du budget malgache.
« Il est clair que le gouvernement a besoin de l’argent de l’exportation de bois qui, comme nous le savons, a été coupé illégalement », a dit à IRIN Nanie Ratsifandrihamanana, directrice de la conservation du WWF Madagascar.
En raison de l’absence de gardes forestiers pour surveiller les zones protégées et de la corruption omniprésente dans les principaux ports, l’exportation de bois de feuillus précieux n’a pas été contrôlée depuis des mois. Les bandes criminelles armées qui abattent les forêts ont, de fait, carte blanche dans les parcs nationaux de Madagascar.
En septembre 2009, un
décret du gouvernement a légalisé l’exportation de bois de rose brut, un feuillu menacé d’extinction, qui était jusque-là illégale. Le Premier ministre, le colonel Camille Vital, a prolongé le décret le 31 décembre 2009.
Sa décision a été fortement condamnée par les écologistes. « C’est une vision à très court terme, qui ne prend pas en compte la durabilité à long terme de leurs actions. Il en résulte la perte du patrimoine naturel de Madagascar », a dit Mme Ratsifandrihamanana.


PROJET : PROGRAMME HOLISTIQUE DE CONSERVATION DES FORÊTS À MADAGASCAR

Et qu’en est-il de ce programme actuellement ?

Ce projet a pour but la Réduction des Emissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la Déforestation et de la Dégradation (REDD) des forêts malgaches.
D’ici à février 2012, il contribuera à atteindre les objectifs suivants :
1. Améliorer les connaissances sur la mesure vérifiable et effective de l’impact des activités de terrain qui visent à diminuer les émissions de GES et, dans une moindre mesure, à séquestrer le CO2 déjà présent dans l’atmosphère.
2. Améliorer les conditions de vie des communautés locales via le transfert de gestion des ressources naturelles et le développement de pratiques agricoles durables (riziculture irriguée, agroforesterie,etc)
3. Intégrer pleinement la conservation de l’exceptionnelle biodiversité de Madagascar

Conservation forets à Madagascar par Yann Arthus-Bertrand (VIDEO)

LA DEFORESTATION A MADAGASCAR pour les enfants

La déforestation à Madagascar s’explique par trois activités : la culture sur brûlis, l’exploitation forestière, et la production de combustible et de charbon de bois pour les usages domestiques.


Déforestation à Madagascar

En mai 2000, tournage d’un reportage dans la forêt primaire de l’Est malgache : ce site est la suite du reportage, un retour plus complet et plus personnel sur le tavy, cette culture du feu de forêt pour défricher des terres pour le riz. Il est aussi l’occasion de découvrir 2 actions, deux initiatives qui luttent à leur manière contre la déforestation à Madagascar.


Deforestation in Madagascar

December 19, 1996
The main historical problem with international trade has been the correlated destruction of the environment. This is especially true when it comes to the issue of deforestation. In Madagascar, people have been cutting down the forests for decades. Throughout the past century, much of the rainforests of Madagascar have disappeared. People have begun moving out of the cities, industries have started to expand, and the use of land for farming (particularly coffee) has dramatically increased. All of these phenomenon have led to the destruction of the forest of Madagascar. This has become a major issue, not only because of the value that the forest have on the living environment on earth, but also because of Madagascar’s unusual and rare species. Biologically, Madagascar is one of the richest areas on earth. Approximately five percent of the world’s species reside in Madagascar, and the island has 8,0000 endemic species of flowering plants alone (New Scientist, 1990). However, this rare jewel of earth is in grave danger. Rapid deforestation, caused predominantly by the large population boom of the developing country, economic downturn, and mass migration to cities, is destroying much of the natural habitat of Madagascar.


La déforestation en Afrique (la liste n’est pas exhaustive)

Actualité > Déforestation, assèchement : l’Afrique pousse un cri d’alarme

Par Jean Etienne, Futura-Sciences
13 juin 2008 … Chaque année, l’Afrique perd quatre millions d’hectares de forêt, une régression plus de deux fois supérieure à celle connue en Amazonie, plus médiatisée. L’aridité, elle, progresse. Pourtant, les efforts réalisés ici ou là montrent des effets bénéfiques très nets. Pour faire le point et clairement montrer l’état des lieux, le
Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) vient de produire un atlas très explicite.
Ce document de 400 pages a été présenté le 10 juin dernier par le Président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, à l’occasion de la Conférence Ministérielle Africaine de l’Environnement (CMAE).

La déforestation touche l’Afrique – LeMonde.fr

Chaque année, la déforestation tropicale engendre la même quantité de gaz à effet de serre (GES) que les Etats-Unis. Soit plus de 20% des émissions mondiales de gaz carbonique (CO2). La destruction annuelle de 15 millions d’hectares de forêt équivaut à l’injection de plus de 1,5 milliard de tonnes de carbone dans l’atmosphère.
Après l’Amazonie, dont la déforestation contribue aux trois quarts des émissions de GES du Brésil, le bassin du Congo subit à son tour une exploitation industrielle accrue. A cause d’une situation politique compliquée et de conflits, le deuxième plus grand massif de forêts tropicales au monde était jusqu’ici peu exploité.
Mais, selon une étude américaine du centre américain
Woods Hole Research, publiée dans la revue Science du 8 juin, près de 30% de cette forêt, soit 600 000km² (plus que la surface de la France), sont livrés à l’exploitation du bois.
Grâce à des images satellites, l’équipe conduite par
Nadine Laporte a observé la progression des routes forestières en Afrique centrale. En moyenne, elles représentent 38 % de la longueur totale de toutes les voies de circulation, et même 60 % au Gabon et au Congo-Brazzaville.
Les chercheurs estiment que leur construction est passée de 156 km par an entre 1976 et 1990 à 660 km par an depuis 2000 au Congo-Brazzaville et de 336 km par an entre 1986 et 1990 à 456 km par an entre 2000 et 2002 en RDC.

La déforestation dans les zones de savane humide en Afrique centrale subsaharienne

Auteur(s): Colette Bessat
Programme:
Un développement écologiquement et socialement viable
Code: DP70
Titre du projet:
Dynamiques sociales du déboisement dans les pays en développement
No. de pages: 54
« Deforestation » is not limited to forest areas in sub-Saharan Africa; the phenomenon affects tree cover in the transition and savannah zones of the region as well. The savannah extends over large tracts of francophone sub-Saharan Africa and is populated by groups that vary greatly in their traditions, needs and practices in relation to the
environment.
Concerned by deforestation in these fragile zones, where most people are poor, public authorities and NGOs have initiated numerous development projects focused on agriculture, cattle raising and reforestation.

This Discussion Paper, in French, identifies the factors directly influencing deforestation in such regions. It also raises probing questions about the extent to which complex and frequently costly development projects respond to the needs of the population. Are technical approaches effective in dealing with deforestation? Does dissemination of information give rise to noticeable improvements in the livelihoods of the people most affected? Do the projects take account of traditional knowledge in their research? Affirmations of popular participation notwithstanding, is there really a change in the practices of those involved?

Sur le Net

La déforestation se poursuit toujours mais à un rythme moins soutenu


La déforestation mondiale, due pour l’essentiel à la conversion des forêts tropicales en terres agricoles, a reculé au cours des dix dernières années mais se poursuit à un rythme alarmant dans de nombreux pays, a indiqué jeudi 25 mars l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
D’après les principales conclusions de l’enquête la plus exhaustive de la FAO sur les forêts intitulée «Evaluation des ressources forestières mondiales 2010 », portant sur 233 pays et territoires, quelque 13 millions d’hectares de forêts par an ont été convertis à d’autres utilisations ou ont disparu pour causes naturelles dans le monde de 2000 à 2010, contre 16 millions d’hectares par an dans les années 1990.


La déforestation en Amazonie
Le rythme de déforestation actuel aura totalement détruit la forêt amazonienne en 2020

9/04/2009 : Nouveau raid policier contre la déforestation
Le gouvernement du Brésil a mené une nouvelle opération coup de poing contre les déboiseurs illégaux dans une région de la forêt amazonienne, et ont saisi près de 400 camions de bois qui avait été coupé de manière illégale. La déforestation est l’un des fléaux contre lesquels le pays lutte depuis plusieurs années.


Les principales causes et solutions à la déforestation

28 mars 2006
La déforestation est un phénomène puissant, qui touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est. Chaque année, ce sont plus de 10 millions d’hectares qui disparaissent. Une catastrophe pour la planète.
Selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.

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Une réponse

  1. « Nous stopperons la conversion des tourbières et des forêts » en terres cultivées, a expliqué le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. La Norvège soutiendra d’abord l’Indonésie dans ses efforts visant à se doter de mécanismes de contrôle et de lutte contre la déforestation, puis, à compter de 2014, elle versera à Jakarta des aides en fonction des progrès réalisés. L’intérêt pour le gouvernement indonésien est de trouver un équilibre entre la préservation des forêts et les intérêts économiques de son pays.

    « La conversion de la forêt et des tourbières en terres cultivées à des fins industrielles, notamment pour le papier et l’huile de palme, représente une part très importante de la déforestation en Indonésie », a souligné Hans Brattskar, directeur de l’Initiative internationale sur le climat et les forêts lancée par la Norvège. « Il faut souligner le courage des autorités indonésiennes qui se privent de futures sources potentielles de revenus ». Selon Greenpeace, l’équivalent de trois cents terrains de football de forêts est défriché chaque heure en Indonésie, qui produit avec la Malaisie 80 % de l’huile de palme mondiale.

    La Norvège, qui a bâti sa prospérité sur l’exploitation d’énergies fossiles comme le pétrole, a déjà signé des accords similaires avec le Brésil et le Guyana. Elle financera l’initiative indonésienne en puisant dans un fonds de 3 milliards de couronnes (376 millions d’euros) consacré annuellement à la lutte contre la déforestation. Les négociateurs norvégiens ont néanmoins prévenu que « si la déforestation n’est pas réduite, nous ne paierons pas ».

    Extrait de http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/26/deforestation-l-indonesie-instaure-un-moratoire-de-deux-ans-sur-les-permis_1363525_3244.html

    Déforestation : l’Indonésie instaure un moratoire de deux ans sur les permis
    LEMONDE.FR avec AFP | 26.05.10 | 19h41