« On trouve des démarches RSE dans tous les pays du monde » – Edité ce 8 décembre 2010

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Edit ce 8 décembre 2010
Responsabilité sociétale : une nouvelle norme pour avancer ? (Ecolo Info)
Une nouvelle norme vient de voir le jour : l’ISO 26000. Cela sera-t-il suffisant pour promouvoir et faciliter le développement de la RSE au coeur de toutes les entreprises ?

AUJOURD’HUI, JE FAIS LE REVE

PlanetISO | 20 juillet 2010 |
In the run-up to the publication of ISO 26000, the International Standard giving guidance on social responsibility, this video presents social responsibility through the eyes of children.
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A propos de Responsabilité Sociale et Environnementale, je vous propose aujourd’hui de lire l’intégralité de cet article intéressant dont vous pouvez trouver la source ici.

8 juin 2010. –
Philippe Vasseur, fondateur du World Forum Lille
Propos recueillis par Julie Renauld

La loi Grenelle 2 a permis de revenir sur l’obligation de transparence des entreprises en matière d’informations extra-financières. Jusqu’alors, seules les entreprises cotées étaient contraintes d’en rendre compte dans leur rapport annuel. Mais sans risque de sanction. L’article 83 de la loi Grenelle 2 suggère d’étendre cette incitation aux entreprises de plus de 500 salariés et de faire vérifier ces informations par un tiers indépendant.

Philippe Vasseur, Président du Réseau Alliances – association qui accompagne les entreprises à améliorer leur Responsabilité Sociale et Environnementale – et ancien ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, confie son analyse.

(ECOlife) Demander aux entreprises de plus de 500 salariés de rendre compte de leur engagement social et environnemental est-il une bonne chose ?
(Philippe Vasseur) Une mesure comme celle-là peut devenir efficace si elle est largement acceptée et pas seulement imposée. La Responsabilité sociale et environnementale va au-delà de l’application stricte de la loi. C’est un engagement volontaire. On n’obligerait pas l’entreprise à faire mais à dire, par souci de transparence. Or l’obligation est un moyen pour que les entreprises en fassent davantage et réduisent le décalage entre le dire et le faire. En revanche, les entreprises qui voudraient éviter de se faire contrôler sur leurs actions effectives seront tentées d’en dire le moins possible.

Faut-il sanctionner les entreprises qui ne joueraient pas le jeu ?
Je préconise l’incitation plutôt que la sanction, qui tuerait la mesure. Ne pas communiquer reviendrait, pour les entreprises, à se désigner auprès des consommateurs en risquant des dégâts d’image et de réputation, bien plus importants que la sanction financière.

Que pensez-vous de la vérification par un organisme tiers indépendant ?
J’ai un doute. A quoi correspond l’obligation de faire vérifier par un organisme tiers indépendant ? Il serait indépendant de qui ? Le commissaire aux comptes est indépendant. Ils ont des obligations de formation, de diplôme, des règles, une législation. On recréerait un collège de commissaires aux comptes agréé mais pour qui ? Et payés par qui ? Ce serait en outre un coût supplémentaire pour l’entreprise.
L’entreprise aurait-elle le choix sur une liste ? Serait-il indépendant de toute partie prenante ? Serait-il validé par l’Etat ?
A partir du moment où on établit un rapport en disant ce qu’on fait, on doit donner des comptes, et livrer des explications. Le rôle du commissaire aux comptes est de vérifier si ce qu’on dit correspond à la réalité. Il est normal que l’entreprise soit transparente également sur les informations extra-financières. Mais je suis méfiant sur le contrôle.
Si cela revient aux commissaires aux comptes, je suis d’accord.

Estimez-vous que cette transparence n’est qu’une contrainte supplémentaire, comme le pense l’Association française des entreprises privées?
L’Afep réagit ainsi car, par principe, l’entreprise est réticente à toute contrainte supplémentaire, surtout lorsqu’il s’agit de s’acquitter d’une charge supplémentaire. Or j’estime que cela
peut être un atout de compétitivité.

Comment avez-vous vu évoluer la RSE des entreprises ?
Je préside l’association Alliances depuis cinq ans mais
elle existe depuis 1993. Et j’ai pu noter des progrès considérables sous la pression des consommateurs, de l’opinion, des pouvoirs publics, des chefs d’entreprises, des syndicalistes, etc. La France n’est pas à la pointe du progrès en la matière. Les Anglo-Saxons sont devant nous ainsi que les Nordiques et même le Brésil. Dans des régions où le capitalisme est plus éthique, l’approche plus consensuelle et où on a l’habitude d’avoir une approche sociale. On arrive cependant à trouver dans tous les pays du monde des démarches de RSE, même en Russie qui veut attirer les meilleurs talents.

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