Discours sur l’Afrique de Victor Hugo

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Je suis perplexe…Récemment, je lis sur africultures Victor Hugo et l’Afrique ou le mépris paternaliste où il est dit que l’écrivain Djamal Benmerad a souligné quelques passages en gras afin de mettre en exergue le mépris paternaliste de Victor Hugo, ce « grand humaniste ». D’autres sites aussi l’ont diffusé dans ce sens et sur celui-ci , j’ai lu le commentaire suivant et qui conforte mon opinion selon laquelle, je n’ai lu aucun mépris dans le discours :
Le lundi 22 février 2010 à 21:10, par Grenouille
Il ne faut pas se tromper sur le sens de ce discours de Hugo.
1879 est le moment du plus grand développement de la société industrielle dans l’Europe du Nord.
Pour que les progrès techniques et l’augmentation de la production dans tous les domaines se poursuivent et pour qu’ils servent au progrès social et humain, il semblait suffire d’établir un régime politique démocratique et d’éduquer toute la population pour faire des citoyens éclairés et des travailleurs productifs. En 1879, c’est ce qui semble en train de se passer. Hugo s’était continûment engagé pour la liberté et le progrès social: son idéal semblait être de plus en plus celui des pays d’Europe du Nord, et il semblait devoir se réaliser.
Mais de l’Afrique, à son époque, il ne sait rien. Le progrès économique, technique, intellectuel et humain, en 1879, semble à l’évidence une promesse de la civilisation industrielle de l’Europe du Nord. Il peut croire sincèrement et naïvement au rôle bienfaisant que l’influence européenne et occidentale peut avoir en Afrique.
C’est à la fois un ignorant de l’histoire et de la civilisation de l’Afrique (mais qui les connaît de son temps?) et un idéaliste fervent.
Il ne peut pas imaginer que les gouvernants des pays prospères et démocratiques d’Europe coloniseront l’Afrique à coups de canon, en exploiteront sans scrupule les richesses et les populations, y installeront des systèmes fondamentalement inégalitaires qui sont exactement le contraire des principes républicains, pour la France, et des valeurs de respect et de progrès social universels, pour l’ensemble de la civilisation occidentale moderne du XIXe siècle.
L’indifférence des hommes politiques et des populations européennes marquent, au fond, une faillite des idées démocratiques et des mouvements socialistes (comme le feront l’adhésion des populations européennes aux guerres de 1870, 1914, etc. « pour des coffres-forts »).
Il ne fait pas de doute, pour moi, que Hugo aurait prit fait et cause pour les Africains, s’il avait vécu à l’époque où leur asservissement, leur misère et leur souffrance n’a plus pu être ignorée.
Son discours est naïf et paternaliste – comme son roman « Les Misérables », par exemple. Mais il faut savoir que la ferveur de l’engagement humanitaire qu’il a montré dans sa vie et dans son œuvre
(contre la misère, contre la peine de mort, pour la liberté…) a eu une influence énorme et durable. Entre autres, beaucoup d’anticolonialistes en France (et même en Afrique) ont été et sont des « fils » de Hugo.
Un idéaliste peut se
tromper. L’idéal ne trompe pas.

Je peux donc me tromper aussi. Je ne suis pas écrivain, encore moins une spécialiste des littératures classiques françaises ni historienne (ça se dit ça ?). Je suis juste une personne qui veut comprendre, alors je vous propose de lire ci-dessous un extrait du discours sur le site de Montray Kreyol (il y a d’autres sites qui le diffusent dans le « bon » sens, soit dit en passant) et d’exprimer vos avis en commentaires si vous voulez bien. Il s’agit donc d’un discours relatif à la commémoration de l’abolition de l’esclavage et fait partie des «Actes et paroles, Volume 4» de Victor Hugo et plus précisément «depuis l’exil» (Wikipedia) [i]
LE DISCOURS COMPLET DE VICTOR HUGO SUR L’AFRIQUE
vendredi 21 décembre 2007 par la rédaction de Montray Kreyol
[…]
Le dimanche 18 mai 1879, un banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage réunissait, chez Bonvalet, cent vingt convives.
Victor Hugo présidait. Il avait à sa droite MM. Schoelcher, l’auteur principal du décret de 1848 abolissant l’esclavage, et Emmanuel Arago, fils du grand savant républicain qui l’a signé comme ministre de la marine ; à sa gauche, MM. Crémieux et Jules Simon.
On remarquait dans l’assistance des sénateurs, des députés, des journalistes, des artistes.
Il y a eu un incident touchant. Un nègre aveugle s’est fait conduire à Victor Hugo. C’est un nègre qui a été esclave et qui doit à la France d’être un homme.
Au dessert, M. Victor Schoelcher a dit les paroles suivantes :
Cher grand Victor Hugo,
La bienveillance de mes amis, en me donnant la présidence honoraire du comité organisateur de notre fête de famille, m’a réservé un honneur et un plaisir bien précieux pour moi, l’honneur et le plaisir de vous exprimer combien nous sommes heureux que vous ayez accepté de nous présider. Au nom de tous ceux qui viennent d’acclamer si chaleureusement votre entrée, au nom des vétérans anglais et français de l’abolition de l’esclavage, des créoles blancs qui se sont noblement affranchis des vieux préjugés de leur caste, des créoles noirs et de couleur qui peuplent nos écoles ou qui sont déjà lancés dans la carrière, au nom de ces hommes de toute classe, réunis pour célébrer fraternellement l’anniversaire de l’émancipation, je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à notre appel.
Vous, Victor Hugo, qui avez survécu à la race des géants, vous le grand poète et le grand prosateur, chef de la littérature moderne, vous êtes aussi le défenseur puissant de tous les déshérités, de tous les faibles, de tous les opprimés de ce monde, le glorieux apôtre du droit sacré du genre humain. La cause des nègres que nous soutenons, et envers lesquels les nations chrétiennes ont tant à se reprocher, devait avoir votre sympathie ; nous vous sommes reconnaissants de l’attester par votre présence au milieu de nous.
Cher Victor Hugo, en vous voyant ici, et sachant que nous vous entendrons, nous avons plus que jamais confiance, courage et espoir. Quand vous parlez, votre voix retentit par le monde entier ; de cette étroite enceinte où nous sommes enfermés, elle pénétrera jusqu’au cœur de l’Afrique, sur les routes qu’y fraient incessamment d’intrépides voyageurs, pour porter la lumière à des populations encore dans l’enfance, et leur enseigner la liberté, l’horreur de l’esclavage, avec la conscience réveillée de la dignité humaine ; votre parole, Victor Hugo, aura puissance de civilisation ; elle aidera ce magnifique mouvement philanthropique qui semble, en tournant aujourd’hui l’intérêt de l’Europe vers le pays des hommes noirs, vouloir y réparer le mal qu’elle lui a fait. Ce mouvement sera une gloire de plus pour le dix-neuvième siècle, ce siècle qui vous a vu naître, qui a établi la république en France, et qui ne finira pas sans voir proclamer la fraternité de toutes les races humaines.
Victor Hugo, cher hôte vénéré et admiré, nous saluons encore votre bienvenue ici, avec émotion.
Après ces paroles, dont l’impression a été profonde, Victor Hugo s’est levé et une immense acclamation a salué longtemps celui qui a toujours mis son génie au service de toutes les souffrances.
Le silence s’est fait, et Victor Hugo a prononcé les paroles qui suivent :
Messieurs,
Je préside, c’est-à-dire j’obéis ; le vrai président d’une réunion comme celle-ci, un jour comme celui-ci, ce serait l’homme qui a eu l’immense honneur de prendre la parole au nom de la race humaine blanche pour dire à la race humaine noire : Tu es libre. Cet homme, vous le nommez tous, messieurs, c’est Schoelcher. Si je suis à cette place, c’est lui qui l’a voulu. Je lui ai obéi.
Du reste, une douceur est mêlée à cette obéissance, la douceur de me trouver au milieu de vous. C’est une joie pour moi de pouvoir presser en ce moment les mains de tant d’hommes considérables qui ont laissé un bon souvenir dans la mémorable libération humaine que nous célébrons.
Messieurs, le moment actuel sera compté dans ce siècle. C’est un point d’arrivée, c’est un point de départ. Il a sa physionomie : au nord le despotisme, au sud la liberté ; au nord la tempête, au sud l’apaisement.
Quant à nous, puisque nous sommes de simples chercheurs du vrai, puisque nous sommes des songeurs, des écrivains, des philosophes attentifs ; puisque nous sommes assemblés ici autour d’une pensée unique, l’amélioration de la race humaine ; puisque nous sommes, en un mot, des hommes passionnément occupés de ce grand sujet, l’homme, profitons de notre rencontre, fixons nos yeux vers l’avenir ; demandons-nous ce que fera le vingtième siècle. (_Mouvement d’attention._)
Politiquement, vous le pressentez, je n’ai pas besoin de vous le dire. Géographiquement,—permettez que je me borne à cette indication,—la destinée des hommes est au sud.
Le moment est venu de donner au vieux monde cet avertissement : il faut être un nouveau monde. Le moment est venu de faire remarquer à l’Europe qu’elle a à côté d’elle l’Afrique. Le moment est venu de dire aux quatre nations d’où sort l’histoire moderne, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France, qu’elles sont toujours là, que leur mission s’est modifiée sans se transformer, qu’elles ont toujours la même situation responsable et souveraine au bord de la Méditerranée, et que, si on leur ajoute un cinquième peuple, celui qui a été entrevu par Virgile et qui s’est montré digne de ce grand regard, l’Angleterre, on a, à peu près, tout l’effort de l’antique genre humain vers le travail, qui est le progrès, et vers l’unité, qui est la vie.
La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie.
Le moment est venu de dire à ce groupe illustre de nations : Unissez-vous ! allez au sud.
Est-ce que vous ne voyez pas le barrage ? Il est là, devant vous, ce bloc de sable et de cendre, ce monceau inerte et passif qui, depuis six mille ans, fait obstacle à la marche universelle, ce monstrueux Cham qui arrête Sem par son énormité,—l’Afrique.
Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire ; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe. Rome l’a touchée, pour la supprimer ; et, quand elle s’est crue délivrée de l’Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas : _Africa portentosa !_ (_Applaudissements._) C’est plus et moins que le prodige. C’est ce qui est absolu dans l’horreur. Le flamboiement tropical, en effet, c’est l’Afrique. Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit.
Eh bien, cet effroi va disparaître.
Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique ; la France la tient par l’ouest et par le nord ; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. Voici que l’Italie accepte sa part de ce travail colossal. L’Amérique joint ses efforts aux nôtres ; car l’unité des peuples se révèle en tout. L’Afrique importe à l’univers. Une telle suppression de mouvement et de circulation entrave la vie universelle, et la marche humaine ne peut s’accommoder plus longtemps d’un cinquième du globe paralysé.
De hardis pionniers se s’ont risqués, et, dès leurs premiers pas, ce sol étrange est apparu réel ; ces paysages lunaires deviennent des paysages terrestres. La France est prête à y apporter une mer. Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; mais elle ne se dérobe plus ; les lieux réputés inhabitables sont des climats possibles ; on trouve partout des fleuves navigables ; des forêts se dressent, de vastes branchages encombrent çà et là l’horizon ; quelle sera l’attitude de la civilisation devant cette faune et cette flore inconnues ? Des lacs sont aperçus, qui sait ? peut-être cette mer Nagaïn dont parle la Bible. De gigantesques appareils hydrauliques sont préparés par la nature et attendent l’homme ; on voit les points où germeront des villes ; on devine les communications ; des chaînes de montagnes se dessinent ; des cols, des passages, des détroits sont praticables ; cet univers, qui effrayait les romains, attire les français.
Remarquez avec quelle majesté les grandes choses s’accomplissent. Les obstacles existent ; comme je l’ai dit déjà, ils font leur devoir, qui est de se laisser vaincre. Ce n’est pas sans difficulté.
Au nord, j’y insiste, un mouvement s’opère, le _divide ut regnes_ exécute un colossal effort, les suprêmes phénomènes monarchiques se produisent. L’empire germanique unit contre ce qu’il suppose l’esprit moderne toutes ses forces ; l’empire moscovite offre un tableau plus émouvant encore. A l’autorité sans borne résiste quelque chose qui n’a pas non plus de limite ; au despotisme omnipotent qui livre des millions d’hommes à l’individu, qui crie : Je veux tout, je prends tout ! j’ai tout !—le gouffre fait cette réponse terrible : _Nihil_. Et aujourd’hui nous assistons à la lutte épouvantable de ce Rien avec ce Tout. (_Sensation_.)
Spectacle digne de méditation ! Le néant engendrant le chaos.
La question sociale n’a jamais été posée d’une façon si tragique, mais la fureur n’est pas une solution. Aussi espérons-nous que le vaste souffle du dix-neuvième siècle se fera sentir jusque dans ces régions lointaines, et substituera à la convulsion belliqueuse la conclusion pacifique.
Cependant, si le nord est inquiétant, le midi est rassurant. Au sud, un lien étroit s’accroît et se fortifie entre la France, l’Italie et l’Espagne. C’est au fond le même peuple, et la Grèce s’y rattache, car à l’origine latine se superpose l’origine grecque. Ces nations ont la Méditerranée, et l’Angleterre a trop besoin de la Méditerranée pour se séparer des quatre peuples qui en sont maîtres. Déjà les États-Unis du Sud s’esquissent ébauche évidente des États-Unis d’Europe. (_Bravos._) Nulle haine, nulle violence, nulle colère. C’est la grande marche tranquille vers l’harmonie, la fraternité et la paix.
Aux faits populaires viennent s’ajouter les faits humains ; la forme définitive s’entrevoit ; le groupe gigantesque se devine ; et, pour ne pas sortir des frontières que vous vous tracez à vous-mêmes, pour rester dans l’ordre des choses où il convient que je m’enferme, je me borne, et ce sera mon dernier mot, à constater ce détail, qui n’est qu’un détail, mais qui est immense : au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. (_Applaudissements._)
Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra.
Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? À personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. (_Applaudissements prolongés_.)
Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires. Allez, faites ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ; croissez, cultivez, colonisez, multipliez ; et que, sur cette terre, de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté !
Ce discours, constamment couvert d’applaudissements enthousiastes, a été suivi d’une explosion de cris de : Vive Victor Hugo ! vive la république !
M. Jules Simon, invité par l’assemblée à remercier son glorieux président, s’est acquitté de la tâche dans une improvisation, d’abord familière et spirituelle, et qui s’est élevée à une vraie éloquence lorsqu’il a dit que c’était aux émancipés, qui avaient tant souffert du préjugé et de l’oppression, à combattre plus que personne à l’avant-garde de la vérité et du droit.


A propos du projet Gutenberg (wikipedia)
C’est donc lors de mes recherches sur ce discours que je découvre ce projet sur lequel l’on peut retrouver l’intégralité de ces « Actes et paroles ». Bonne chance car c’est très fastidieux.
Le projet Gutenberg est une bibliothèque de versions électroniques libres (parfois appelés e-texts) de livres physiquement existants. Les textes fournis sont essentiellement du domaine public, soit parce qu’ils n’ont jamais été sous copyright, soit parce qu’il est expiré. Il y a également quelques textes sous copyright rendus disponibles par le projet avec la permission de l’auteur. Le projet fut lancé par Michael Hart en 1971 et nommé en hommage à l’imprimeur allemand du xve siècle Johannes Gutenberg. En avril 2008, le projet Gutenberg annonce proposer plus de 30 000 livres dans sa collection.
Information générale
Le slogan du projet, « brisons les barrières de l’ignorance et de l’illettrisme », a été choisi parce que le projet espère continuer l’œuvre de répandre le lettrisme et le goût pour l’héritage littéraire, ce que commença à faire la bibliothèque publique au début du xxe siècle.
La plupart des parutions du projet Gutenberg sont en anglais. Mais il y en a maintenant un nombre significatif1 en français2, allemand, néerlandais, chinois, portugais,espagnol, italien, finnois, et plus de 40 autres langues.
Tous les textes du projet Gutenberg peuvent être acquis et redistribués par les lecteurs sans aucun frais. Le Projet possède la marque déposée du Projet Gutenberg, et l’utilisation commerciale des e-texts sous marque déposée requiert un droit payable au Projet. L’en-tête ôté et la marque non utilisée, le texte peut être utilisé sans restrictions (il y a quelques textes sous droit d’auteur dans le Projet, qui ont d’autres restrictions).
Le projet a fait paraître plus de 30 000
3 livres électroniques, produits presque entièrement par des volontaires, et demeure en activité. La liste des livres électroniques disponibles s’enrichit peu à peu chaque jour par la contribution de correcteurs, chacun a vocation à devenir correcteur bénévole2 en s’inscrivant sur l’un ou l’autre des sites de « distributed proofreaders », et en se portant ainsi volontaire pour la correction « page par page ».
Des critiques ont été adressées envers quelques e-texts du Projet Gutenberg concernant leur manque d’érudition, par exemple, le détail insuffisant des éditions utilisées et l’omission des préfaces originelles publiées ainsi que de l’appareil critique. À cause de ces défauts, l’édition électronique n’est pas une copie fidèle d’une édition papier, et elle est inutilisable dans le cadre d’un travail universitaire. La confrontation des premiers e-texts aux nouveaux permet de constater une tendance à la meilleure préservation de tels textes ; la plupart des nouveaux textes conservent l’information et les préfaces de l’édition originale.

A propos de Victor Hugo, lire aussi Victor Hugo : conscience et combats
Ce site du Ministère de la culture, présente Victor Hugo à travers ses grands combats politiques, toujours d’actualité deux siècles plus tard.
«Actes projetés que ma démission m’a empêché d’accomplir :»
Abolition de la peine de mort.
Abolition des peines infamantes et afflictives.
Réforme de la magistrature.
Actes préparatoires des États-Unis d’Europe.
Instruction gratuite et obligatoire.
Droits de la femme.
Notes personnelles de Victor Hugo après sa démission de l’assemblée législative, le 8 mars 1871


[i] Actes et paroles – Depuis l’exil est un recueil, publié en 1876, de textes de Victor Hugo : discours, déclarations publiques, textes politiques destinés au Sénat — écrits entre 1870 et1876.

Ces textes, comme l’indique le titre du recueil, sont postérieurs au retour en France de Victor Hugo qui s’était exilé après le coup d’État du 2 décembre 1851 de Napoléon III.

Cette œuvre, que complètent Actes et paroles – Avant l’exil et Actes et paroles – Pendant l’exil, dévoile la pensée politique hugolienne et son engagement public après la chute du Second Empire.

Liens externes

Le portail du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo

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