« La théorie des intelligences multiples » de Howard Gardner

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J’ai vu vendredi dernier sur Economist.com qu’il y avait un débat en cours [i] concernant l’innovation et l’éducation en demandant si les maths et les sciences de l’éducation constituent le meilleur moyen pour stimuler l’innovation. Je ne sais pas si ce que je produis ici répond à la question mais voilà, je vous délivre dans ce billet la présentation d’un ouvrage que j’avais acheté à l’époque dans le cadre de l’éducation de mes enfants et dont j’ai eu l’occasion -bien plus tard- de résumer dans le cadre d’un devoir au cours de mes études (oui, j’ai été une « vieille » étudiante). Je voudrais préciser qu’il s’agit d’un résumé donc il n’y a aucune opinion de ma part. A l’époque, je n’ai pas marqué les pages dans lesquelles j’ai relevé les passages (comme je l’ai fait pour « Le dérèglement du monde » d’Amin Maalouf). Il faudrait que je relise entièrement le livre pour le faire…Quant à vous exprimer mon opinion, OUI JE SUIS TOUT A FAIT D’ACCORD POUR DIRE QU’IL FAUDRAIT DONNER SA CHANCE A TOUT ENFANT QUELLES QUE SOIENT SES COMPETENCES. L’élitisation par les maths m’horripile passablement et je suis bien placée pour le dire : mon fils a eu un bac S avec mention très bien, ma fille est en terminale ES et elle est également intelligente, moi je suis nulle en maths et pourtant je suis une baleine intelligente 😉

OUVRAGE
: LES INTELLIGENCES MULTIPLES
Pour changer l’école : prise en compte des différentes formes d’intelligence
de Howard GARDNER – Edition RETZ – 1996

Ce livre permet d’aborder sous un angle concret la théorie novatrice des intelligences multiples. L’auteur décide d’écrire sur les intelligences multiples : « multiples » pour mettre l’accent sur un nombre indéterminé de capacités différentes et « intelligences » pour souligner que ces facultés sont aussi fondamentales que celles détectées historiquement par le test de QI.

Présentation de l’ouvrage
En première partie de l’ouvrage, intitulée LA THEORIE DES INTELLIGENCES MULTIPLES, l’auteur parle de l’existence de 7 intelligences et de l’implication de cette théorie dans le domaine de l’éducation.
En deuxième partie, intitulée
EDUQUER LES INTELLIGENCES, Howard GARDNER commence par délimiter la configuration générale d’un système pédagogique basé sur la perspective des intelligences multiples. L’auteur y décrit deux projets : le projet SPECTRE basé sur la « pensée IM » en maternelle et le projet IPPE (Intelligences Pratiques Pour l’Ecole) pour les enfants du primaire et du secondaire. Ces instruments permettent d’accéder directement au fonctionnement de chacune des intelligences au lieu de forcer le sujet à révéler ses compétences au travers des filtres langagiers et logiques habituels. L’auteur espère que l’idée des intelligences multiples deviendra partie intégrante de la formation des enseignants.
Dans la troisième partie de l’ouvrage, intitulée
L’EVALUATION ET AU-DELÀ : ELEMENTS POUR UNE EDUCATION IM, l’auteur parle d’instruments de mesure radicalement différents des tests papier-crayon standardisés. Instruments qui permettent aux sujets de faire la preuve de leurs points forts et de leurs facultés de compréhension d’une manière qui leur soit agréable tout en étant compatible avec un compte rendu public. Ces instruments permettent d’accéder directement au fonctionnement de chacune des intelligences au lieu de forcer le sujet à révéler ses compétences au travers des filtres langagiers et logiques habituels. Ils insistent également sur l’auto évaluation, étape essentielle à l’apprentissage tout au long de la vie, c’est à dire après avoir quitté l’environnement scolaire formel.
La quatrième partie intitulée
L’AVENIR DE LA RECHERCHE SUR LES INTELLIGENCES MULTIPLES porte sur les réflexions de l’auteur quant aux nouvelles directions conceptuelles de la communauté IM. Il y introduit les notions d’intelligences « contextualisées » et « distribuées », c’est à dire comment nos capacités intellectuelles sont inextricablement liées aux contextes dans lesquels nous vivons, ainsi qu’aux ressources humaines et instrumentales dont nous disposons.
L’auteur conclut ce livre par un aperçu sur un monde « IM » possible dans vingt ans.
Résumé de l’ouvrage
A son avis, le domaine le plus passionnant des intelligences multiples aujourd’hui est celui qui dépasse la dichotomie entre la science et la pratique. Ce qui implique l’étude des différents contextes dans lesquels les intelligences se nourrissent et se déploient.
Les disparités des contextes se retrouvent à différents niveaux d’analyse : au niveau national, au niveau local, au niveau de la classe et même au niveau familial. Cette conception plurielle de l’intelligence prend en considération les nombreuses et différentes facettes de l’activité cognitiviste et reconnaît que nous différons les uns des autres par notre acuité cognitive et nos styles cognitifs contrastés. Un tel modèle est fondé sur les découvertes des sciences cognitives (étude de l’esprit) et des neurosciences (étude du cerveau), sciences qui n’existaient pas du temps de BINET. Cette approche est celle de la théorie des intelligences multiples.
La théorie des intelligences multiples
Nous devons renoncer aux tests et leurs corrélations pour nous intéresser d’une manière quasi naturaliste à la façon dont les peuples développent des compétences nécessaires à leur mode de vie.
L’auteur définit l’intelligence comme étant la faculté de résoudre des problèmes ou  de produire des biens qui ont de la valeur dans une ou plusieurs cultures ou collectivités. Il souligne ici l’importance de la capacité à résoudre des problèmes ou à produire des biens. Son travail cherche à repérer les composantes des intelligences mises en œuvre. Par conséquent, il s’est résolu à une analyse subjective des facteurs en jeu et une première tentative conduit à distinguer 7 intelligences.
L’intelligence logico-mathématique est une aptitude à la logique, aux mathématiques et aux sciences en général. Leonard BERNSTEIN et MOZART en étaient fortement dotés.
L’intelligence kinesthésique est la capacité à résoudre des problèmes ou à produire des biens en utilisant tout ou partie de son corps. Howard GARDNER considère les intelligences comme des potentiels biologiques bruts dont la forme n’est discernable que chez ceux que l’on appellera, au sens technique du terme, des « phénomènes ».
L’intelligence spatiale est la capacité à agir dans un univers spatial en s’en construisant une représentation mentale. Les marins, les ingénieurs, les chirurgiens, les sculpteurs, les peintres, pour ne citer qu’eux, ont tous une intelligence spatiale développée.
L’intelligence musicale est la 4ème forme d’intelligence identifiée. Leonard BERNSTEIN et MOZART en étaient fortement dotés.
L’intelligence kinesthésique est la capacité à résoudre des problèmes ou à produire des biens en utilisant tout ou partie de son corps. Les danseurs, les athlètes, les chirurgiens et les artisans font tous montre à un haut degré de ce type d’intelligence.
Pour terminer, deux formes d’intelligence personnelles, peu connues et difficiles à cerner mais essentielles : l
’intelligence interpersonnelle qui est la capacité à comprendre les autres, ce qui les motive, comment ils travaillent, comment agir avec eux. Les bons vendeurs, les politiciens, les enseignants, les cliniciens et les guides spirituels sont des individus qui, selon toute probabilité, possèdent cette forme d’intelligence à un haut niveau;l’intelligence intrapersonnelle qui est liée à la précédente mais tournée vers l’intérieur. C’est la capacité de se former une représentation de soi précise et fidèle et de l’utiliser efficacement dans la vie.
Les implications éducatives de la théorie des intelligences multiples
La théorie des intelligences multiples a été élaborée par l’auteur en tant que modèle empiriquement vérifiable de la cognition. L’analyse de l’évolution naturelle d’une intelligence et du rôle explicite de l’éducation et de l’enseignement dans ce développement conduit l’auteur à affirmer que l’évaluation des intelligences peut jouer un rôle essentiel dans l’élaboration d’un programme scolaire.
Enfin, à l’adolescence et à l’âge adulte, les intelligences s’expriment à travers l’éventail des
activités, professionnelles ou non.
D’autres en revanche sont « en danger ». Stages, apprentissages professionnels et mise au contact des réalités concrètes du rôle culturel sont essentiels à ce point du développement.
Cette analyse a plusieurs implications dans l’enseignement : changement du rôle au cours du développement, évaluation de l’enseignement à la lumière du développement des diverses intelligences, intérêt élargi à toutes les intelligences mais pas seulement aux compétences langagières et logiques.
L’évaluation
La mesure d’une intelligence donnée ou d’un ensemble d’intelligences devrait mettre en lumière les problèmes susceptibles d’être résolus dans les données et les outils propres à cette intelligence.
En faisant ressortir points forts et points faibles, ils peuvent suggérer des orientations pour des apprentissages ultérieurs.
Ceux que l’on aide dans cette voie sont plus engagés et plus compétents et par conséquent, plus enclins à servir la société de manière constructive.
Par conséquent, des choix s’imposent. Ces choix pourraient être éclairés par une école personnalisée qui permettrait une évaluation plus riche des compétences et des aspirations de l’individu et qui lui proposerait non seulement les sujets de cours mais aussi les techniques d’enseignement qui lui conviendraient le mieux.
Tout d’abord
les spécialistes de l’évaluation qui auraient à comprendre, avec délicatesse et rigueur, les capacités et intérêts de chaque élève. Ils disposeraient alors d’instruments « capteurs d’intelligence » qui évalueraient directement et avec précision les capacités spatiales, personnelles et autres des élèves. Quant aux enseignants experts, ils superviseraient et guideraient les enseignants. Ils seraient ensuite responsables de la pertinence de l’équation élève-évaluation-cursus-collectivité et trouveraient des remèdes si elle s’avérait en danger.
L’évaluation peut être beaucoup plus large et plus humaine. Le succès de cette école du futur dépend de l’intégration active d’au moins 4 facteurs :
-l’évaluation : élaboration de procédures et d’instruments spécifiques adaptés aux intelligences multiples, afin d’examiner directement les types d’apprentissages qui nous intéressent,
-les programmes scolaires : restructurer les programmes de manière à privilégier les compétences et les connaissances et les adapter autant que faire se peut aux styles d’apprentissage et aux points forts spécifiques des élèves,
-la formation initiale et continue des enseignants : améliorer les conditions de travail de ces enseignants pour qu’ils y restent et utiliser les enseignants experts pour former la prochaine génération d’élèves et d’enseignants,
-la participation de la collectivité au processus éducatif : de nombreuses personnes participent maintenant au débat sur la réforme scolaire, ceux qui viennent du domaine de la recherche en éducation et d’autres de la pratique.
Eduquer les intelligences
Si l’intelligence est appréhendée comme une dynamique entre les inclinaisons individuelles, les besoins et les valeurs d’une société, alors il apparaît que la réalisation des potentiels individuels et les besoins des cultures précédemment citées ont été organisés d’une manière efficace pour les structures économiques et sociales spécifiques de la société.
L’intelligence serait ainsi définie avant tout comme ce qui se manifeste dans la rencontre de deux composantes :

  • les individus, qui sont capables d’utiliser leur éventail de compétences dans des domaines variés de connaissances
  • les sociétés, qui alimentent le développement des individus par la médiation des possibilités qu’elles leur offrent, des institutions qu’elles soutiennent et des systèmes de valeurs qu’elles défendent.

Les compétences individuelles ne représentent qu’un aspect de l’intelligence, celle-ci requiert aussi des structures sociales et des institutions qui permettent le développement de ces compétences. Nous devons donc élargir notre conception de l’intelligence en tenant compte à la fois des composantes individuelles et culturelles. L’auteur espère que l’idée des intelligences multiples deviendra partie intégrante de la formation des enseignants.
L’école du futur
La plupart d’entre nous combinent leurs intelligences pour résoudre les problèmes et répondre aux besoins de notre culture par le biais de choix spirituels, professionnels, ou autres.
Le rôle de l’école devrait être de développer ces intelligences et d’aider chacun à parvenir à un métier ou à une activité appropriée à son propre éventail de facultés. Ceux que l’on aide dans cette voie sont plus engagés et plus compétents et par conséquent, plus enclins à servir la société de manière constructive.
Ces idées et la critique de la conception universaliste de l’esprit débouchent sur la notion d’enseignement individualisé visant à une meilleure compréhension et au développement optimal du profil cognitif de chaque élève – vision qui se situe à l’opposé de l’école uniforme.
Cette vision repose sur deux hypothèses :

  • tout le monde n’a pas les mêmes capacités ni les mêmes intérêts et nous n’apprenons pas tous de la même façon (l’école dispose maintenant d’outils nécessaires pour commencer à prendre en considération toutes ces différences individuelles).
  • il est impossible aujourd’hui à quiconque d’appréhender le savoir dans son intégralité. Comme l’homme de la Renaissance, nous voudrions tout connaître ou du moins croire que nous le pourrions mais cet idéal n’est plus accessible.

[i] Online debate: Innovation and education (economist.com)
Promoting maths and science education is laudable, but is it the best way to stimulate innovation?

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  2. Elle sait pourquoi votre enfant est nul en maths
    Le Point – Publié le 02/02/2012 à 00:00
    Anne Siety aide ceux qui « bloquent » devant les mathématiques. Son livre* explique tout. Extrait

    Le Point : Avez-vous déjà personnellement connu un « blocage » en maths ?

    Anne Siety : Oui. Le phénomène a duré à peine cinq minutes : cinq minutes épouvantables face au théorème de Thalès. Un souvenir dont je suis encore saisie, mais qui est sans doute à l’origine de mon intérêt passionné pour l’énigme du blocage en mathématiques.

    En quoi consiste ce blocage ?

    C’est le fait que, confrontée aux mathématiques, l’intelligence de certaines personnes semble fonctionner moins bien. Lorsqu’on fait des maths, je crois qu’on est en contact direct avec des zones très sensibles de soi-même, sans intermédiaire. On ne dispose pas, comme dans d’autres matières, d’éléments concrets qui puissent servir d’amortisseur. En français, la grammaire n’existe pas toute seule : elle s’appuie sur des textes, des phrases, des livres qu’on peut tenir en main… La confrontation avec l’univers des maths peut faire résonner des blessures très anciennes, réveiller des questions non résolues. Je me souviens d’un élève, enfant adoptif, qui bloquait sur… les racines. Ces émotions sont parfois d’une telle intensité qu’elles peuvent verrouiller la pensée. L’élève risque alors d’éprouver des difficultés à franchir la porte des mathématiques.[…]

    http://www.lepoint.fr/societe/elle-sait-pourquoi-votre-enfant-est-nul-en-maths-02-02-2012-1427383_23.php

  3. hello Prettyzoely

    On discute de la même chose mais on ne parle pas de la même chose.
    Il n’y pas que les nuls en maths qui soient catalogués comme nuls , dans la mesure ou ils peuvent s’orienter dans des disciplines , oh combien prestigieuse, pour nuls en maths

    Par contre si vous avez le malheur d’être un bon en maths ou en sciences, la compétition est tellement féroce, que si vous ne réussissez pas le numérus clausus ( pour simplifier),ou les concours des grands écoles, vous finissez nuls tout court, quand vous n’êtes pas nuls en dehors de votre science aussi inutile que non compétitive.Et c’est toute votre vie qui est est elle, irrémédiablement brisée et pour toujours.
    Ne pas sousestimer ou ignorer la souffrance des têtes de classe et forte maths Elle n’est pas des moindres même si insidieuse, silencieuse
    A ce sujet, un livre st sorti: « trop intelligent pour être heureux »
    Reste bien sur à savoir si on préfère être un bon maths et malheureux, ou nul en maths et très heureux.

    Les maths pas plus que l’argent ne font pas le bonheur.

    Ca fume du cerveau au ministère du monde.
    Merci PZ.

  4. Bonsoir Yano !

    Je ne dis pas qu’il faut mettre de côté les maths et les sciences quand on est « nuls » dans ces matières. Je veux dire que le système actuel veut absolument faire rentrer les enfants dans un « moule » uniforme (que moi j’appelle élitiste.) Quand ils n’arrivent pas à rentrer dans ce moule, ils sont catalogués dans les nuls. Et on ne cherche pas d’autres moyens (modes d’apprentissages innovants) pour qu’ils puissent y arriver. Et ce livre parle d’exploiter les autres formes d’intelligences dans ce sens pour aboutir à la méthode de l’enseignement individualisé. L’objectif de l’enseignement est le même pour tous mais les moyens sont différents pour chaque enfant pour l’atteindre…D’où la distinction entre les objectifs généraux (but) et les objectifs pédagogiques (moyens).

    Quant au Ministère du Monde, Oyez, Oyez bonnes gens, voilà ma quête : vivre dans un monde meilleur où il n’y aurait qu’un seul ministère et où TOUT LE MONDE participerait.

    Merci à toi Yano pour les belles citations sur lesquelles nous pourrions tous méditer ?

  5. En dehors de tout livre, mon point de vue personnel est que l’enseignement des maths est nécessaire à la vie , même si chacun peut et doit s’orienter vers la discipline de son choix puisse-t-elle être pâtisserie.

    Le ministère en question n’en et encore qu’à sa phase idée, ne t’endors pas tout de suite.

    Pour ce qui est de l’utilité ou de l’œuvre de sa vie, Voltaire a bien résumé la situation: «  »c’est n’être bon à rien que n’être bon qu’à soi » »

    Un autre a dit:
    « Heureux ou malheureux, l’homme a besoin d’autrui ;
    Il ne vit qu’à moitié s’il ne vit que pour lui. »

    Yano

  6. Bonsoir Yano,

    Je vais rassembler ici mes réponses à tes commentaires laissés sur ce billet, sur la page «A propos de ce blog» et sur le billet «Parler à ma place : Votre but ne doit pas être grand, il doit juste importer»

    1) La théorie des intelligences multiples
    Je voudrais dire deux choses
    Concernant les enfants : le livre semble dire qu’il faudrait changer le système d’éducation actuel basé sur L’intelligence logico-mathématique =aptitude à la logique, aux mathématiques et aux sciences en général, prendre en compte et «éduquer» les différentes formes d’intelligence (il y en a 7 d’après l’auteur). Ceci afin que l’école puisse aider chacun à parvenir à un métier ou à une activité appropriée à son propre éventail de facultés. Et la suite tu connais puisque tu as «parlé» également du livre.
    Concernant les gouvernants de nos pays, quels qu’ils soient, ce ne sont pas les compétences en maths qui semblent être requises. N’étant pas experte en la matière, je te renvoie sur ma page «Gouvernance» et sur la question «Qu’est-ce qu’un bon chef d’Etat ?»

    2) Ready for the club (des futurologues et des utopistes) : je cherche quoi ? Je rêve et tu matérialises, il n’y aurait qu’un ministère (je ne me souviens plus l’expression que tu as utilisée, mais elle me plaisait bien). Et tout le monde participe…

    3) «Le but ne m’inquiète plus. Je pense seulement à être utile» Ca rejoint totalement ma pensée, que je n’ai jamais réussi à formuler de manière aussi juste, précise et belle.
    Je vais donc me reposer tranquillement ce soir, contente de t’avoir «apporté» une «réponse»…

    bien à toi

  7. Bonjour,
    Pour des raisons similaires , je me pose la même question au sujet de la place que doit ou devrait occuper les maths et les sciences dans l’éducation des enfants, bien qu’arrivant à des conclusions totalement opposées.
    Car si les maths et les sciences sont des disciplines phares dans le système d’éducation mondial actuel, ce sont bien les nuls en maths qui gouvernent , sont aux commandes.
    Et pour cause, les étudiants de science Po et l’Ena n’ont pas de bac s ni Es, n’ont pas fait l’ x, ponts aux chaussée, ni les mines.
    Alors, que faire, que penser?