Fady, Tsiny et Biodiversité à Madagascar

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En commentaire à mon billet-ci , j’avais dit que cette histoire de fady, de traditions, de rois me turlupinait. J’ai donc effectué une recherche sur le Net et comme résultat, je n’ai pas obtenu grand-chose à part ce texte qui parle d’une relation entre le fady, le tsiny et la biodiversité à Madagascar ! En outre, il est impossible d’en retrouver l’original (extrait ci-dessous en anglais) :
Mannle, Kate., Tora, Elise. and Radaniarison, Hoby Tahosy. « SPECIFIC-SPECIES TABOOS AND BIODIVERSITY CONSERVATION IN NORTHERN MADAGASCAR » Paper presented at the annual meeting of the International Congress for Conservation Biology, Convention Center, Chattanooga, TN, Jul 10, 2008 <Not Available>.2010-10-19 <http://www.allacademic.com/meta/p244226_index.html&gt;
Publication Type: Abstract
Abstract: Recent literature suggests that existing informal institutions such as resource and habitat taboos should be taken into account by conservationists. A survey of villages in the Bobaomby and Montagne des Français areas of Northern Madagascar (n=220) showed that residents have many species-specific fady or taboos which include a number of IUCN Redlisted species. Respondents reported that the origin of these species-specific fady is primarily based on the fear of supernatural retribution from tsiny, an animal spirit that can cause harm or death to the transgressor. In addition, results indicate that people who hold strong beliefs in tsiny are less likely to hunt than individuals who do not believe strongly in tsiny. The nature of species-specific fady in this region however is somewhat flexible and individualistic indicating that while fady should not be relied on solely for biodiversity conservation, beliefs such as specific-species fady are often compatible with the wider aims of the global conservation movement and could have an important role in communicating and engaging with local stakeholders. A closer examination of specific-species fady and exploration of their origins may help Western conservationists working in the area to better understand local peoples perceptions and interactions with their environment.

Néanmoins, j’ai continué et j’ai découvert le site de l’association “Jardins du Monde” qui a une antenne dans le Nord de Madagascar pour la «Valorisation de la pharmacopée traditionnelle du nord de Madagascar et conservation de la flore».

Et sur le site, on peut retrouver des manuels, des thèses et autres informations vraiment intéressantes concernant les plantes médicinales.

Je vous invite donc à visiter le site

La recherche de nouvelles molécules pharmaceutiques pousse parfois les industriels à se tourner vers l’ethnopharmacologie. Le fruit de ces recherches permet la synthèse de nouveaux médicaments qui sont, dans la très grande majorité des cas, consommés dans nos sociétés du Nord.
Les populations du Sud comme à Madagascar n’ont pas les moyens d’en bénéficier alors que paradoxalement ce sont les connaissances issues de leurs savoirs traditionnels qui sont à l’origine de la découverte de nombreuses molécules.
Proposer des alternatives aux médicaments et traitements conventionnels par l’usage des plantes médicinales locales est un moyen d’améliorer la santé de ces populations. L’association bretonne
«Jardins du monde», œuvre depuis une dizaine d’années pour la prévention de la maladie, l’amélioration de la santé par l’usage des plantes médicinales. Là où les populations n’ont pas accès aux médicaments conventionnels. Pour cela, elle valorise l’usage des pharmacopées traditionnelles dans le cadre des dispositions de l’OMS dans la médecine humaine et vétérinaire. Sa démarche est celle de l’ethnopharmacologie appliquée. Fort de son expérience, «Jardins du monde» est en mesure aujourd’hui de valoriser plus d’une quarantaine de plantes utilisables dans les pathologies primaires rencontrées dans les pays du Sud. A Madagascar par exemple, des formations à la santé ont lieu sur les thématiques des diarrhées, les infections respiratoires aiguës, les candidoses…En plus de ces maladies, les pays du Sud continuent d’être frappés par des pathologies disparues dans les pays du Nord tels que la lèpre et la tuberculose. De nouvelles pathologies sont également apparues sur ces continents accentuant ainsi les problèmes sanitaires déjà présents.

J’en suis restée là sur mes recherches, c’est trop demander à mon petit cerveau…Alors, je veux bien de vos informations si vous en avez🙂

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