Les défricheurs veulent changer le monde et ils y arrivent !

Par défaut

Les défricheurs
Une émission diffusée sur Canal Plus hier soir, présentée par Maïtena Biraben, que j’ai attrapée au vol
Ils ne sont encore que quelques centaines en France mais se soutiennent pour atteindre leurs objectifs : l’économie sociale, solidaire, citoyenne. Ils ont un projet, y croient profondément pour que ça marche. Mais bien évidemment ça ne suffit pas. Il faut penser business, même si cela reste…social. Le hic en France, c’est que l’Etat n’a pas encore mis l’économie sociale dans ses priorités…Les entrepreneurs sociaux vont donc à l’étranger pour trouver leurs clients…

S’ensuit une émission intitulée «Changer le monde» présentée toujours par Maitena Biraben.
8 collaborateurs de Canal Plus sont allés trouver ces «utopistes» un peu partout dans le monde et présentent ainsi 8 portraits d’entrepreneurs sociaux qui ont décidé de changer le monde : donner au capitalisme un visage humain. Dont je relate ici les quatre premiers…

Une banquière newyorkaise qui est devenue marchande de tapis…en Afghanistan. Après le 11 septembre, elle est partie en Afghanistan pour chercher où était le problème. Elle a découvert que le seul produit que les Afghanes puissent produire c’est le tapis. Alors elle a monté sa société de tisserandes afghanes en 2004. En plus de gagner de l’argent avec le tissage du tapis, ces femmes ont obligation de scolariser leurs enfants, de prendre des cours d’alphabétisation. Le bénéfice va à la construction de centre d’accueil où ces femmes se rencontrent, échangent, ou encore à celle d’ateliers de formation ou encore à la construction d’usine.
Connie dit « le business peut changer le monde car les entreprises sociales transforment ».

Un urbaniste Kenyan a créé sa société Iko-toilettes et est en train de révolutionner doucement l’aspect sanitaire des villes. Il s’agit de créer des toilettes à proximité de commerces Penser au-delà des toilettes pour résoudre le problème des toilettes. Cet urbaniste a travaillé durant 10 ans au sein du gouvernement tout en pensant au développement durable sans réussir à trouver la solution. Il a réussi en créant sa propre société !!!! En plus de l’hygiène, 10 emplois sont créés dans chaque ville qui adhère au projet. Le futur de l’Afrique repose sur le business social…

Le plus gros business des livres d’occasion dans le monde «Better World Books»: l’idée est de faire en sorte que les gens des pays riches donnent leurs livres. Ces deux Américains d’une trentaine d’années ont fait au début la collecte de ces livres dans les écoles, les universités en chargeant plusieurs fois leur petite voiture. Ils ont commencé leur affaire avec 300 dollars chacun en poche. Maintenant, ils stockent les livres qui arrivent du monde entier dans la plus grosse librairie de livres d’occasion de la planète. Les livres les plus chers sont conservés précieusement. 25% seulement des livres sont vendus, le reste est recyclé afin de l’acheminer vers l’Afrique. En plus de ce don de livres, ils contribuent également à l’amélioration de la vie des Américains pauvres. 270 emplois sont également créés dans la librairie de proximité. Le business social fait son chemin.

En Inde, 12 millions d’aveugles dont on cherche à diminuer le nombre à…zéro. Tous les jours, des dizaines de patients riches ou pauvres font la queue dans ce centre dans l’espoir de retrouver la vue. Chacun paie à hauteur de ses moyens s’il les a sinon ils ne paient pas. Ils y viennent pour se faire opérer de la cataracte, problème majeur dans le pays. C’est une chirurgienne qui a créé ce centre il y a 35 ans. Les patients aveugles espèrent qu’elle vivra le plus longtemps possible. Au début, elle achetait les lentilles à l’étranger, mais comme cela revenait cher, elle a achetait la technologie et décidé de fabriquer les lentilles sur place. De 500 dollars, le prix de la lentille est à 8 dollars actuellement…Elle exporte ses lentilles vers 240 pays, ce qui a contraint les grosses compagnies à baisser leur prix également. En plus de ce centre, elle a pu construire des hôpitaux financés par les plus riches. Le taux de cécité est passé de 80% à 65% en 2010. Elle organise des consultations itinérantes et là où elle va, les hangars sont transformés en cabinet de consultation géant.

Un clavier et une souris pour transformer les internautes en prêteurs : la société Kiva.org apporte les moyens aux gens de se développer en mettant les internautes en relation sur le site…La micro-finance est du capitalisme pur et dur, mais bien organisée et structurée, elle permet aux gens de s’en sortir.

J’ai arrêté là car il était un peu tard. C’était la première diffusion hier donc si vous souhaitez en savoir plus, surveillez la prochaine !!!!

Pour vous dire la vérité, je suis un peu embêtée car j’ai vu que mes billets sont republiés ailleurs sans que j’aie été mise au courant. Le problème est que ces billets sont la reproduction d’articles en intégralité (avec autorisation) ou en extraits dont j’assume entièrement la responsabilité sur mon blog mais pas ailleurs. Ils apparaissent ailleurs en totalité avec mention de mon nom mais cela suppose que je les ai publiés sur ces sites, ce qui n’est pas le cas.

Donc chers lecteurs, il n’y a que sur mon blog que je publie…Voilà….Et je réitère ma demande, si vous ne souhaitez pas que je publie vos articles, faites le moi savoir, j’enlève aussitôt…

Quant à mes opinions, j’aimerais beaucoup qu’elles restent miennes à la place d’être « colportées » ailleurs ! Ou alors venez les commenter ici…

Billet en rapport avec l’économie sociale
L’aide au développement mène à la dépendance et/ou à la corruption, surtout en cas de crise et il existe d’autres alternatives
Publié le 7 juin 2010 par prettyzoely
[…] Economie sociale
Jacqueline Novogratz on escaping poverty – TED Talks
Dreams can come true – Janes miraculous Mitumba story – Afrigadget
Un lien intéressant sur la microfinance : http://socialapproach.com/micro-finance

  1. bonjour Elisa et bienvenue sur ce blog !

    Merci beaucoup d’être venue apporter cette précieuse information concernant l’arrêt du saccage des forêts primaires, la relocalisation de l’emploi ainsi que la sauvegarde de l’environnement grâce à la très bonne captation du CO² !

    A bientôt pour une autre visite !!!

    Chers lecteurs, vous voilà donc informés, cela fait bien longtemps que l’on n’est pas venu apporter des infos complémentaires et/ ou correctrices aux miennes.

  2. Il existe des actions très intéressantes portées en France. Par exemple, ce négociant en bois exotique qui a décidé de vendre son entreprise pour se consacrer au robinier (www.alternabois.fr), bois local aux caractéristiques similaires à celui du teck, avec un prix 25% inférieur. Résultat : une relocalisation de l’emploi, un frein au saccage des forêts primaires, un bois offrant l’agriforesterie, et une très bonne captation du CO²

  3. On va se consoler en se disant que le travail est apprécié ! Et le tien est aussi fabuleux, car il m’a permis de découvrir ce que l’on fait réellement au pays, notamment dans ta région ! Merci !

  4. Pingback: Those Who Could Change The World In My Way If You Asked Me – Partager rend heureux | Blogueuse sur le Net