Même pas peur à Praxedis : Un visage d’ange face aux cartels (Effet Papillon*, RT PLS)

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Vu dans l’émission «L’effet Papillon» de ce jour sur Canal Plus
Marisol, 20 ans, étudiante en criminologie, est la chef de police de la bourgade de Praxedis au Mexique. Sa candidature a été acceptée par le maire, faute d’autres candidats. Lors de sa présentation publique, elle s’est affichée à découvert, ce qui ne s’est jamais fait jusqu’ici. Marisol est mariée et maman d’un bébé. Elle dit qu’elle s’est engagée pour que son fils vive un meilleur avenir que celui que sa génération connaît. Elle prône la non-violence à la Gandhi, d’où son visage découvert quand le maire de Praxedis l’a présentée publiquement. Elle entend porter sur le terrain, sans arme et de porte à porte, des valeurs de non-violence.
Son courage est d’autant plus grand que les chefs de police précédents ont tous été assassinés. Le maire de Praxedis dit à la fin du reportage qu’il a accepté la candidature de Maria pour envoyer un double message aux Cartels :
– Oui, nous avons peur de vous
– Non, nous n’allons pas vous faire la guerre

Mais cela suffira-t-il ? En tout cas, Marisol semble avoir fait des émules (Merci à Florencia pour l’info)

Les «Calamity Jane» de Juarez
Est-ce le début du changement ? Veronica Ríos et Olga Herrera ont décidé de faire face au crime tout près de Ciudad Juarez.
Elles emboîtent le pas de Marisol Valles. A 20 ans, elle a pris les rênes de la police de Praxedis, bourgade aussi périlleuse que Juarez. Elle est mère de famille et toujours inscrite à l’université. Son jeune âge, courage et détermination l’ont mise au centre de l’attention médiatique. Quand Veronica Ríos et Olga Herrera ont vu Marisol à la télé elles ont voulu faire de même. Elles sont aussi deux mères de famille. Mais elles n’ont pas fait des études de criminologie, à l’inverse de l’héroïne de Praxedis. Leur motivation : offrir à leurs enfants un environnement plus sûr. Elles avouent avoir peur. Et il y a de quoi ! […]

*Wikipedia
L’ «effet papillon» est une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales en théorie du chaos. Elle est parfois exprimée à l’aide d’une question : « Un simple battement d’ailes d’un papillon peut-il déclencher une tornade à l’autre bout du monde ? »


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