« De la désobéissance civile » by Henry David Thoreau

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C’est sur Twitter que j’ai trouvé cette citation de Henry David Thoreau grâce à @AlexGoodall «Be true to your work, your word, and your friend»

Et ni une ni deux, je fais mes recherches et voici déjà un extrait du texte de Jean-Marie Muller que j’ai mis sur ma page dédiée à la désobéissance civile.
« Le citoyen, s’interroge Henry-David Thoreau, doit-il jamais un instant, si peu que ce soit, abdiquer sa conscience au législateur ? A quoi bon la conscience individuelle alors ? Je crois que nous devrions être hommes d’abord et sujets ensuite. Il n’est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien. La seule obligation que je dois assumer est de faire à tout moment ce que j’estime juste. (…) La loi n’a jamais rendu les hommes un brin plus justes; et, de par le respect qu’ils lui portent, les gens les mieux intentionnés deviennent chaque jour les agents de l’injustice »

Ensuite, voici un extrait sur Wikipedia
Désobéissance civile selon Henry David Thoreau
Le terme fut créé par l’américain Henry David Thoreau dans son essai Résistance.
« Vivre fut sa profession, s’émerveiller sa raison d’être, écrire sa façon de se révolter ou de témoigner ». C’est l’expression utilisée par Michel Barrucand pour parler de Henry David Thoreau, qui serait donc le « père » de la désobéissance civile. Aujourd’hui donc je me propose de «reparler» de désobéissance civile dont vous en saurez plus sur ma page dédiée sur ce blog.

À propos de Henry David Thoreau
C’est seulement en 1849, dans Résistance au gouvernement civil, intitulé ultérieurement, de façon posthume, La Désobéissance civile (Civil Desobedience), que Thoreau met par écrit ses positions politiques et idéologiques. Il y prône la résistance passive en tant que moyen de protestation. Cet engagement passif se situe d’abord sur le plan individuel selon lui. Il y proclame son refus de soutenir le gouvernement américain, qui tolère l’esclavagisme et mène une guerre de conquête au Mexique, contre tous les droits individuels et contre toute morale. L’essai eut une grande influence sur deux personnalités de la non-violence : le Mahatma Gandhi et Martin Luther King53, et, de façon générale sur tous les courants de résistance, y compris au Danemark, durant la Seconde Guerre Mondiale, alors sous la domination nazie

Enfin, voici des citations trouvées sur quotationspages.com
Henry David Thoreau (1817 – 1862) US Transcendentalist author

How vain it is to sit down to write when you have not stood up to live.

However mean your life is, meet it and live it: do not shun it and call it hard names.

My friend is one… who take me for what I am.

Our life is frittered away by detail. Simplify, simplify.

Quant à la définition de la désobéissance civile (wikipedia)
Six éléments sont [donc] caractéristiques d’un acte de désobéissance civile

Une infraction consciente et intentionnelle
1. L’acte de désobéissance doit être une infraction consciente et intentionnelle, et doit ainsi violer une règle de droit positif. On remarquera ici que l’infraction peut porter sur la norme contestée directement, dans ce cas on parle de désobéissance directe ; ce fut par exemple le cas des campagnes de désobéissance civile lancées par Martin Luther King qui visaient à faire occuper par les noirs les espaces légalement réservés aux blancs. Mais la norme violée peut ne pas être celle contestée, on parle alors de désobéissance civile indirecte, c’est le cas par exemple des sit-in, qui ne visent pas à contester le code de la route.
Bien qu’il ne soit pas possible de constater l’existence d’une infraction a priori (c’est le juge qui détermine l’existence d’une infraction), on considère qu’un acte est constitutif d’un acte de désobéissance civile lorsque ses auteurs prennent le risque de commettre un acte qui est, aux yeux de l’opinion publique et à ceux des autorités, généralement tenu comme une infraction.
Touchant cette question, il est intéressant de rappeler l’expérience réalisée par Stanley Milgram.
Un acte public
2. L’acte de désobéissance se traduit par une attitude publique, ce qui le différencie de la désobéissance criminelle – cette dernière, ne prospérant que dans la clandestinité (parfois avec une revendication).
Dans la désobéissance civile, la publicité vise à écarter tout soupçon sur la moralité de l’acte, à lui conférer, en outre, une valeur symbolique ainsi que la plus grande audience possible afin que l’acte ait le plus grand retentissement pour modifier le sentiment de l’opinion publique. L’acte vise ainsi la plus grande médiatisation possible et peut rentrer dans une stratégie de provocation et d’agitprop.
Certains auteurs vont au-delà. Fidèle à la ligne de Gandhi, ils voient dans la publicité une exigence qui veut que l’on communique à l’avance aux autorités compétentes les actions futures de désobéissance.
Un mouvement à vocation collective
3. L’acte de désobéissance s’inscrit dans un mouvement collectif. Elle est l’acte d’un groupe qui se présente comme une minorité agissante, et se traduit par l’action concertée de celle-ci, ainsi Hannah Arendt relève que « loin de procéder de la philosophie subjective de quelques individus excentriques la désobéissance civile résulte de la coopération délibérée des membres du groupe tirant précisément leur force de leur capacité d’œuvrer en commun. » La désobéissance est donc par nature collective. Cependant rien n’empêche que le sursaut moral d’un individu ne finisse par mobiliser un courant plus large qui pourra alors être qualifié de désobéissance civile.
Une action pacifique
4. Le désobéissant use généralement de moyens pacifiques. La désobéissance civile vise à appeler aux débats publics et, pour ce faire, elle en appelle à la conscience endormie de la majorité plutôt qu’à l’action violente. C’est un des traits qui la distingue de la révolution, qui pour arriver à ses fins peut potentiellement en appeler à la force. En outre l’opposition à la loi qui est inhérente à la désobéissance civile se fait dans une paradoxale fidélité à une loi considérée supérieure, il n’y a donc pas dans l’esprit de la désobéissance civile de violence. Celle-ci étant plutôt le fait de l’État, le seul qui dispose d’une « violence légitime » selonMax Weber, cette violence pouvant être physique mais aussi psychique, voire économique.
Un but : la modification de la règle
5. La désobéissance civile poursuit des fins novatrices. Elle vise l’abrogation ou tout au moins la modification de la norme contestée.
Des principes supérieurs
6. La désobéissance civile fait appel à des « principes supérieurs » à l’acte contesté. C’est sans doute le trait le plus important de la désobéissance civile puisque c’est lui qui lui donne une certaine légitimité. Ces principes considérés supérieurs peuvent être religieux : ainsi, des membres du clergé ont souvent été des participants ou des dirigeants dans des actions de désobéissance civile. Aux États-Unis par exemple, les frères Berrigan sont des prêtres qui ont été arrêtés des douzaines de fois pour des actes de désobéissance civile dans des protestations anti-guerre.
Les principes supérieurs invoqués peuvent également être constitutionnels ou supra constitutionnels. Ainsi des écrivains et auteurs français, dans leur texte appelant à la désobéissance civile en 1997 contre un projet de loi de Jean-Louis Debré, qui obligeait notamment toute personne hébergeant un étranger en visite privée en France à déclarer à la mairie son départ, faisaient référence aux libertés publiques et au respect de la personne humaine. En faisant cet appel, les désobéissants révèlent qu’il existe selon eux une possibilité d’être entendu par les gouvernants. Ce fut d’ailleurs le cas contre le projet de loi Debré, car à la suite du débat qui eut lieu, et devant la mobilisation de l’opinion publique, le gouvernement de l’époque n’eut d’autre choix que de renoncer au projet.
On s’aperçoit que par ce trait, la désobéissance civile, loin d’affaiblir les institutions, peut au contraire les renforcer en provoquant une compréhension plus claire de leurs idéaux fondateurs et en faisant participer davantage l’opinion publique au processus normatif.

La critique de la désobéissance civile
* Ça se veut pacifiste, ça se dit pacifiste, confondant humanisme avec non-violence et ça critique les actions de ceux qui ne trouveraient pas dans la désobéissance civile, le choix le plus sur d’atteindre des objectifs simples (sans nécessairement utiliser de violence contre les personnes).[non neutre]
* Est-ce que la désobéissance civile est l’acte de soumission à la propriété du capital et du libéralisme suprême ? En tout cas la désobéissance civile refuse de critiquer suffisamment la matérialité du monde et les injustices matérielles par la même qu’elle ne veut pas que l’on y agisse matériellement, on peut alors se demander si la désobéissance civile est toujours la meilleure action possible [non neutre] 6.

Peut-être que la désobéissance civile fonctionnerait dans le meilleur des mondes ou dans une véritable société démocratique, une société sans classe sociale, cependant nous n’y sommes pas encore là. Tant qu’il y a des classes, il y a lutte des classes. Interdire aux classes inférieures de réagir aux violences et injustices qu’elles subissent, des violences structurelles et des violences mentales et des injustices matérielles, leurs interdire d’agir ce qui est parfois leur seul recourt, peut être considéré comme un crime. 6.
La résistance civile reste un simple outil de communication à prendre comme tel dans toute stratégie du peuple, par le peuple pour le peuple.[non neutre]

Et moi, je conclurai par cette citation : «L’avenir de l’humanité reste indéterminé, parce qu’il dépend d’elle.» [Henri Bergson]

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