«Le capitalisme bio et équitable, c’est possible» – Démarche RSE (Source : GoodPlanet)

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Je continue mon investigation sur le capitalisme à visage humain et voilà que je tombe sur cet article sur le site de Good Planet et je relève surtout ceci «Une telle évolution peut s’avérer très avantageuse pour les compagnies, notamment en termes d’image.» J’espère tout simplement qu’il ne s’agit pas juste d’image pour ces entreprises car il est dit que beaucoup d’entreprises se cachent derrière le paravent du «Sustainable Development» pour faire autre chose, par exemple toujours sur le site de Good Planet, il y est dit que «Aux Etats-Unis, les faux labels verts pullulent -vidéo d’1min 58sec» Source: TerraChoice
Le cadre juridique américain sur les labels écologiques reste encore très laxiste et les rayons des supermarchés se remplissent de produits qui n’ont de « vert » que le nom. Dans ce reportage de CBS, l’association de marketing environnemental TerraChoice dénonce le blanchiment écologique (greenwashing) perpétré par de nombreux fabricants américains.

Billet connexe sur mon blog concernant la démarche RSE
«On trouve des démarches RSE dans tous les pays du monde» – Edité ce 8 décembre 2010

Voici l’article en question dans toute son intégralité…
Le capitalisme bio et équitable, c’est possible (GoodPlanet.info)
Poussées par l’opinion publique, de plus en plus d’entreprises adoptent la Responsabilité sociale et environnementale des Entreprises (RSE). Cette notion se veut une alternative au modèle économique ultra-libéral. Il s’agit d’une démarche volontaire de l’entreprise pour adopter de meilleures pratiques sociales et environnementales et pour rendre compte de ses activités. Une telle évolution peut s’avérer très avantageuse pour les compagnies, notamment en termes d’image.
La Responsabilité sociale des entreprises (RSE), aussi appelée Responsabilité Sociétale des Entreprises, traduit une autorégulation volontaire des entreprises, en conformité avec une éthique mondialisée. La Commission Européenne la définit comme « l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et à leurs relations avec les parties prenantes » (1). Il s’agit pour l’entreprise de mettre en œuvre des démarches de prévention évaluées à travers un diagnostic de performances sociétales et reposant sur les piliers du développement durable : l’environnement, l’économie, le social, la démocratie participative. De plus, dans la plupart des pays, l’opinion attend des entreprises qu’elles consacrent davantage de moyens à la protection de l’environnement. Désormais, le développement durable et la problématique environnementale sont perçus plus comme des opportunités que comme des contraintes.
En 2007, CorporateRegister.com a dénombré 4.147 entreprises dans le monde qui ont publié un rapport, dont 1.750 ont suivi les principes de la Global Reporting Initiative (trois fois plus qu’en 2005). L’ONU annonçait 4.600 entreprises et autres intervenants participant au Pacte mondial (Global compact). Le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) rassemble environ 200 entreprises, principalement en Europe, Amérique du Nord, Mexique, Japon, Corée, et CSR Europe 70 grandes entreprises européennes sur différentes thématiques de la RSE et de l’ISR. [Débat]
Des entreprises responsables
En 1992, la conférence de Rio sur l’environnement et le développement pointe le rôle des entreprises dans la mise en œuvre du développement durable. A partir de 2001, l’Union européenne édite un livre vert sur la responsabilité sociale des entreprises et les encourage à intégrer les préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. Une poignée de pays européens, dont les Pays-Bas et la France, imposent que les entreprises communiquent sur leur consommation d’énergie. En France, le principe pollueur-payeur est inscrit à l’article L. 110-1 du code de l’environnement, et la loi sur les nouvelles régulations économiques de 2001 crée, pour les entreprises du CAC 40, une obligation de publication annuelle des données sur la prise en compte des conséquences sociales et environnementales de leur activité. Cette obligation est intervenue en 2005 en Grande-Bretagne. Aux Etats-Unis, les rapports sur les mesures environnementales sont facultatifs, mais les entreprises doivent déclarer leurs déchets toxiques.
Une démarche volontaire
Entreprendre une démarche de RSE pour une entreprise signifie aller au-delà de la législation sociale et environnementale. Celle-ci détermine son niveau de contrainte et ses objectifs, avec la possibilité de l’adosser à une certification attestant de la vérification de ses engagements. Les notations les plus précises sont celles des agences de notation extra-financière. Plusieurs dizaines de critères sont étudiés pour évaluer le comportement social et environnemental de l’entreprise, regroupés sous diverses catégories : gouvernance, relation avec les employés (notamment liberté syndicale), impact sur l’environnement, relations avec les clients, éthique (notamment attitude vis-à-vis de la corruption), activités controversées de l’entreprise. Si les motivations des entreprises sont variées, la question du périmètre de leur responsabilité reste en suspens – limitée au siège ou étendue aux filiales et sous-traitants ? – ainsi que celle des définitions des critères de bon comportement – qu’est-ce que l’on entend par un « bon » produit ou une « bonne » entreprise?
D’autres initiatives consistent à recommander des modes d’action globaux – c’est le cas du Global Reporting Initiative, cadre d’action évolutif mis en place par des ONG et des multinationales – ou à labelliser des produits précis: label FSC (2) sur le bois, label Max Havelaar sur certaines matières premières agricoles, etc.
Les principales tendances
– L’adhésion à des référentiels internationaux ou nationaux: éco-audit, écolabel, Pacte Mondial des Nations Unies… Élaborés par les pouvoirs publics, ces référentiels bénéficient souvent d’une assez bonne crédibilité. Dans le domaine environnemental, les deux référentiels de certifications les plus développées sont la norme européenne EMAS sur les Systèmes de management environnementaux, et les normes internationales ISO, de diffusion très inégale : 21.700 certifications ISO 14001 au Japon au premier janvier 2007, 223 en Russie.
– L’engagement négocié directement avec les pouvoirs publics ou des partenaires privés: définition d’objectifs chiffrés sur les performances de l’entreprise, labellisation (commerce équitable, labels écologiques…), accords-cadres internationaux avec les organisations syndicales. Exemple: accord entre l’association européenne des constructeurs automobiles et la Commission portant sur une réduction de 25% des émissions de CO2 pour les véhicules neufs entre 1995 et 2008.
– L’engagement pris par l’entreprise de manière unilatérale: elle fixe ses propres objectifs et les moyens qu’elle leur alloue, choisissant de faire appel à un contrôleur externe pour asseoir la crédibilité de sa démarche.
– Les audits sociaux « délocalisés »: l’entreprise demande à un auditeur (entreprise spécialisée, ONG) de vérifier comment les sous-traitants appliquent la législation locale du travail ainsi que les codes de conduite, le but étant de prévenir le risque de réputation.
– La relation avec les parties prenantes: l’entreprise gère son activité non dans le seul intérêt des actionnaires, mais dans celui de toutes les entités économiques et sociales, direct ou indirect, telles que salariés, clients, fournisseurs, organisations non gouvernementales, collectivités territoriales.
Entre pressions et motivations
Pour l’entreprise, une démarche RSE a pour but de limiter son exposition au risque, anticiper les contraintes futures et saisir des opportunités. Ses motivations ont des origines multiples:
– Le renforcement des exigences environnementales, dû autant à la pression des consommateurs, des ONG ou de certains actionnaires qui exigent, au minimum, plus de transparence, qu’aux nouvelles lois et réglementations. Les ONG ont joué un rôle important dans la prise de conscience internationale, par exemple par leurs campagnes contre la corruption ou la déforestation.
– Les risques juridiques et financiers encourus lors des procès intentés en responsabilité (tabac, marées noires…).
– La compétitivité du capital humain pour préserver et développer la performance.
– La diminution des coûts de production, par exemple par des mesures d’économie des ressources (eau, énergie…).
– Le besoin d’être plus attractif que la concurrence, en concevant par exemple des produits plus sobres tout au long de leur durée de vie.
– La réputation, qui constitue une part importante du capital immatériel de l’entreprise. [Débat]

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