Mais que fait la police ? Faites vos jeux, rien ne va plus

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L’article ci-dessous est lu un peu partout sur les médias pro-HAT et après investigation, l’origine vient du site de Madagate en date du 8 novembre 2010. Cela m’étonnait aussi car je n’ai jamais entendu ou lu officiellement que l’ONU ait reconnu Andry Rajoelina. Ou ai-je encore raté une information fondamentale ? J’ai décroché pendant un moment, vous comprenez. Je fais exprès de ne pas mettre de lien vers le site en question, débrouillez-vous, vous devriez bien y arriver, n’est-ce pas ?

JEUDI 6 JANVIER 2011
Acceptation de l’ONU à la participation de Madagascar à leurs sessions
Les Nations Unies viennent d’accepter la participation de Madagascar à leurs programmes figurant dans le calendrier de la 65ème session ordinaire, a indiqué le quotidien national Midi dans son édition de jeudi.
« La commission de vérification des pouvoirs de l’Organisation des Nations unies (Onu) vient d’adopter une résolution consacrant l’acceptation et l’adoption de la pleine et entière participation de Madagascar aux travaux de la 65è session ordinaire de cette organisation qui vont se terminer à mi- septembre 2011 », selon le journal.
Selon Midi, par cette même résolution, l’Onu a reconnu définitivement les pouvoirs à Madagascar, représentés par la Haute autorité de Transition (HAT) malgache dirigée par Andry Rajoelina.
A noter que qu’en 2009 et 2010, la HAT malgache n’a pas pu s’exprimer devant la tribune de cette instance internationale en raison du non retour à l’ordre constitutionnel qui a été dû à l’unilatéralisme de Andry Rajoelina en dirigeant tout seul le pays.

Le journal Midi Madagascar a une vision des vraies solutions à lire ci-dessous

Mercredi, 12 Janvier 2011 00:00
Les sceptiques ne manquent pas. Mais aboutir à un accord avant l’arrivée du Dr Leonardo Simao n’est pas impossible entre le TIM, le TGV et l’UDRC qui discutent depuis quelques jours sur les solutions consensuelles de sortie de crise. Des résultats ont été obtenus sur des sujets ardus. Les positions inflexibles d’autrefois se sont assouplies. Le TIM a accepté qu’Andry Rajoelinas oit le Président de la transition. Le TGV et l’UDRC admettent l’intégration des mouvances au sein du Parlement. D’autres points sont restés conflictuels mais quelques acquis sur la base de compromis pourraient déjà faire l’objet d’un accord. La classe politique toute entière attend les résultats de ces négociations au Hintsy. La marche vers le consensuel et l’inclusif est avantageuse pour certains intérêts mais désastreuse pour d’autres qui freinent des quatre fers devant les initiatives.
Les vraies solutions
Après deux ans de crise, la lassitude se fait de plus en plus sentir. L’appauvrissement de la population s’accentue de jour en jour. Les pertes d’emplois pour des milliers de gens n’ont toujours pas été compensées jusqu’à présent. L’augmentation du chômage a accentué  l’insécurité et la délinquance comme jamais auparavant. Les suspensions d’aides et de crédits de la part des bailleurs de fonds sont douloureusement ressenties par les structures qui en ont bénéficié. Au total, la vie est plus dure dans chaque foyer à cause de l’inexistence ou des révisions à la baisse des ressources. La classe politique est-elle consciente de cette situation ou pas encore ? L’heure n’est plus aux tergiversations qui n’ont comme conséquence qu’une perte de temps et d’argent. L’extrême-Sud est dans la sécheresse et la famine. Elle serait au plus mal s’il n’y avait pas les dons humanitaires internationaux.  Dans la capitale, c’est la guerre de sièges qui préoccupe la classe politique. Il est temps d’appliquer les vraies solutions qui prennent pied sur le large consensus et l’inclusif. Pourquoi aller aux élections si les conditions de leur crédibilité ne sont pas réunies ?  Pourquoi n’apporte-t-on pas aux  points faibles dénoncés les remèdes nécessaires. Ne veut-on pas que des observateurs internationaux viennent suivre le déroulement des élections ? N’accepterait-on  pas la neutralité dans la  préparation et l’organisation des élections pour ne pas reconnaître l’importance de l’augmentation des membres de la CENI ? Enfin jusqu’à quand attendra-t-on l’avènement du gouvernement de consensus souhaité par les différents accords depuis deux ans ? C’est le temps de la prise de conscience, la classe politique doit abréger sa récréation. L’accouchement d’un accord à l’hôtel Le Hintsy pourrait être porteur d’espérance dans la résolution de la crise. Mais le risque d’avortement des négociations en si bon chemin n’est pas à écarter surtout si les intérêts particuliers dament le pion à l’intérêt général.
Zo Rakotoseheno


Je prends note : «2011 : année du Défi et du Développement» [de la HATATITE ?]

Voici ce que je lis sur le site de la présidence
«Ensemble nous devons chercher tous les moyens pour développer notre pays bien-aimé et nous devons anticiper son avenir. Nous devons nous respecter mutuellement et cesser d’utiliser des gestes et paroles blessantes ainsi que les provocations. Il est temps que s’arrêtent les suspicions et les chassés-croisés. Nous devons nous efforcer de nous écouter mutuellement. Nous pouvons parfaitement nous rapprocher dans le respect dicté par la sagesse ancestrale bien malagasy.
Que plus rien ni personne ne cherche à diviser ou même à faire se confronter les Malagasy. Nous devons penser avec le même esprit, avoir le même cri du cœur. Humilité et échanges de points de vue sans arrière-pensée ni hypocrisie : voilà ce qui doit guider tout un chacun. Lors de la Conférence nationale, nous avons accepté la mise en place d’un gouvernement d’union (d’ouverture) pour l’organisation de toutes les élections qui devront avoir lieu l’an prochain. Car l’année 2011 sera bien une année d’élections.
Le défi que nous avons relevé : celui d’ériger un Madagascar nouveau, qui dresse la tête, développé, pour être la Fierté de tous les Malagasy. Beaucoup de projets nous attendent. Quelles que soient les difficultés qui peuvent survenir pour les entraver, l’année 2011 sera «l’Année du Défi et du Développement». Je fais de ce défi un devoir que nous accomplirons ensemble et que nous réussirons à concrétiser, Amis Malagasy. Que l’Amour -inscrit dans la devise de la république- règne sur notre Nation.
Nous avons confiance en l’Avenir et nous avons confiance en la bénédiction de Dieu
LA PATRIE EST SACREE !»
Andry Nirina RAJOELINA
Président de la Transition de Madagascar
(31 décembre 2010)

Pour mémoire : la note du  CCOC (Collectif des citoyens et des organisations citoyennes) en décembre 2009
Suite à la proposition de M. Andry RAJOELINA pour la tenue d’élections au mois de  Mars 2010, la France a émis deux avis contradictoires à travers son ministre des affaires  étrangères, M. Bernard KOUCHNER et le porte-parole du Ministère des affaires étrangères,  M. Bernard VALERO.
Compte tenu des liens d’amitiés existant de longue  date entre la France et Madagascar, du  poids de la France dans l’économie de Madagascar et des reproches de partialité qui ont pu lui  être faits, il est essentiel que la France ait un langage clair, dénué de toute ambiguïté, afin que  personne ne puisse se prévaloir d’un appui exclusif qui empêcherait la résolution consensuelle  de la crise.
Nous avons, à maintes reprises, souligné l’importance de l’appui de la communauté  internationale dans la résolution de la crise que traverse Madagascar. Cet appui doit se faire  dans le respect de la souveraineté du pays, pour la sauvegarde de ses intérêts et de ceux de sa  population et dans l’esprit des principes de démocratie acceptés universellement. La place  de  la France au sein de la communauté internationale ne lui permet pas d’avoir ce double  langage.
M. Bernard KOUCHNER a apparemment apporté son assentiment à la tenue  d’élections pour le mois de Mars 2010. Soucieux de  sortir définitivement Madagascar du  cycle de crises et d’instaurer les bases fondamentales d’une société démocratique, juste et  équitable, nous nous permettons de soulever les réflexions suivantes :
– Toutes les conditions de réussite pour la tenue d’élections libres et transparentes ne sont pas garanties dans la démarche unilatérale et dans le laps de temps proposé ;
– La tenue d’élections dans un cadre non consensuel pourrait être une solution à courte vue pour sortir Madagascar de la crise, mais ne peut être nullement une solution à long terme. Celle-ci ne serait qu’une nouvelle source de conflit.
– Les accords de Maputo dont la Charte des Valeurs qui ont été signés par les quatre mouvances appellent au respect de la parole donnée.
La population est fatiguée de cette crise dont les  conséquences ne font que commencer. Nous exhortons la communauté internationale, notamment la France, à être le garant du respect des principes démocratiques et des accords internationaux. Nous demeurons convaincus que la sortie de crise de Madagascar passe par le dialogue et la solution consensuelle et inclusive et sans la force comme l’a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay.
Antananarivo, le 28 décembre 2009

Sur Wikipedia (extrait)
La crise politique de 2009 à Madagascar est une série de manifestations, d’émeutes et de confrontations politiques qui secouent Madagascar à partir de la deuxième moitié du mois de janvier 2009. Elle oppose les partisans du maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, surnommé TGV, aux partisans de Marc Ravalomanana, Président de la République de Madagascar, élu en 2006.
Les manifestants reprochent à ce dernier la hausse des prix1, sa mainmise sur l’économie malgache1 notamment l’achat d’un Boeing présidentiel avec l’argent public en partie et la location en bail longue durée de la moitié de la surface cultivable à Madagascar à l’entreprise coréenne Daewoo , ainsi que le recours aux unités anti-émeute (EMMO-REG, EMMO-FAR…) pour arrêter leur mouvement.
Environ 135 personnes sont mortes depuis le début des violences. La majorité sont des pilleurs piégés dans des bâtiments en flammes durant le 26 janvier 2009, le « Lundi Noir ». D’autres meurent le 7 février 2009 quand la garde présidentielle tire sur la foule qui avance vers le Palais Présidentiel d’Ambohitsorohitra.
Après la prise du Palais Présidentiel d’Ambohitsirohitra le 16 mars 2009 par des militaires favorables à Andry Rajoelina, le 17 mars 2009, le président Marc Ravalomanana remet ses pouvoirs à l’armée qui les transmet à son tour à Andry Rajoelina2.
Sa prise de pouvoir est considérée comme un Coup d’État par une partie de la communauté internationale.
Andry Rajoelina, nouvel « homme fort », est confronté à des mouvements de contestation des partisans de Marc Ravalomanana et de ceux des deux anciens présidents de la République – Didier Ratsiraka et Albert Zafy -. Les quatre président se livrent alors à un jeu d’échecs politique qui enfonce Madagascar dans une crise sans issue.
Face à la suspension des aides économiques de la communauté internationale prononcées en automne 2008 en l’absence de réponse de Marc Ravalomanana aux demandes d’explications sur l’utilisation de ces aides, et dans l’éventualité de sanctions plus sévères liées à la crise provoquée par le renversement du régime de Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et les deux anciens Présidents de la République Albert Zafy et Didier Ratsiraka se réunissent et signent les Accords de Maputo le 8 août 2009 qui devrait signifier l’arrêt de la crise politique de 2009 si elle est respectée par les différentes mouvances.
Sommaire
1 Fermeture de la chaîne de télévision Viva TV
2 Ultimatum du 13 janvier 2009
3 Lutte de pouvoir
3.1 Changement de main
3.1.1 Mars 2009
3.1.2 Avril 2009
4 Notes et références
5 Voir aussi