Les Sciences du Développement

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J’ai découvert le site de SciDev en décembre dernier, ce qui m’a inspirée pour créer la page dédiée aux Sciences du Développement –que j’ai limitée en revanche à la région Afrique Sub-saharienne
Et comme de bien entendu, j’ai effectué les recherches à ce sujet et voici le RESUME de ce que j’ai trouvé. Ce qui rejoint, si je puis dire, à ce qui a déjà été «dit» dans le billet Si l’aide au développement est critiquée depuis les années 60, alors pourquoi continue-t-on à la pratiquer ?

Les sciences du développement, notamment l’économie et la sociologie du développement, ont connu un essor considérable dans les années soixante et soixante-dix surtout et paraissent décliner ensuite. L’«échec» des sciences du développement doit conduire, non pas au scepticisme, mais à une autre façon de poser les questions et d’envisager les relations entre sciences sociales et action politique.

La nouvelle collection – Les Sciences du développement – est essentiellement dédiée aux pays en développement. Le développement est appréhendé ici suivant trois paradigmes : le développement écologiquement viable ; le développement humain ; et le développement durable.
Le développement écologiquement viable

Il n’y a pas de développement possible en l’absence d’un environnement biophysique de qualité ; de celui-ci dépendent le maintien des systèmes entretenant la vie et la poursuite des processus écologiques essentiels. Grâce  à lui, il est possible d’assurer , à la fois, la protection de la biodiversité et la création de systèmes de production durable. Cette obligation de prendre en compte la durabilité fait l’objet du second paradigme du développement.
Le développement durable
Les décennies de développement, lancées en 1961, n’ont pas été en mesure d’apporter une solution ni aux problèmes environnementaux ni à la nécessité d’améliorer les conditions de vie dans les pays en développement et ce, par suite d’erreurs d’appréciation des situations, de mauvais choix conceptuels et stratégiques et du manque de méthode appropriée à la mise en oeuvre des projets. Les preuves du dépassement des capacités de la biosphère, tant en ce qui concerne la production des ressources que l’assimilation des déchets, étaient patentes : changements climatiques, avec en particulier le réchauffement de la Terre et les atteintes  la couche protectrice d’ozone; la destruction des forts tropicales et l’érosion des sols subséquente ; les pollutions de tous les milieux de vie ; l’extension de la désertification et de ses manifestations ; le déclin de l’autonomie alimentaire ; etc. Tout ceci se soldant par une dégradation continue de la situation économique et sociale des pays en développement.
Ce concept fait l’objet de multiples interprétations qui en rend l’application difficile et aélatoire.
Le développement humain
Ce troisième paradigme est le fruit des apports du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui la lancé en 1990. À partir de ce moment, l’évaluation du progrès humain a pris un virage décisif. L’approche systémique
La Collection des Sciences du développement retient comme approche fondamentale l’approche systémique qui repose sur la science de l’analyse des systèmes ; c’est une approche « interdisciplinaire, multisectorielle, globale et intégrée ».

En bref, les sciences du développement, ce sont toutes les sciences, tant il est vrai que le développement est tributaire des sciences humaines, des sciences de la nature et des biotechnologies, des sciences bio-médicales et des sciences de l’ingénieur.

Le champ des sciences du développement est donc extrêmement vaste, et seule l’approche systémique est en mesure de fournir les stratégies et les méthodes adéquates, capables d’apporter au développement la méthode qui lui a tant fait défaut depuis 45 ans et plus.
Grâce aux NTIC et en particulier grâce à la Bibliothèque numérique francophone (Les classiques des sciences sociales), il deviendra possible de diffuser, à l’échelle plantaire, des informations qui, hélas, jusqu’ici ne parvenaient guère qu’à quelques groupes d’étudiants, dispersés, dans l’espace et le temps.
Un tel contexte exige la mise en oeuvre de nouveaux concepts et de nouvelles méthodologies.
Il s’agit de doter les pays en développement, et l’Afrique subsaharienne en particulier, des capacités dont ils ont besoin pour assurer la gestion des nouvelles technologies notamment en ce qui concerne les réseaux d’information nationaux et régionaux. Les relations doivent être fondées désormais sur la notion de partenariat qui implique de nouvelles obligations : celle de susciter l’équité dans la conception et la conduite des programmes de recherche et des instruments de leur mise en oeuvre, la protection et la diffusion de ses résultats ; celle d’établir des réseaux et des alliances afin d’éviter la marginalisation des chercheurs ; celle de susciter par là et d’autres façons leur mobilité et l’extension de leurs échanges dans une optique d’apport mutuel et d’élargissement de la citoyenneté ; celle d’accepter que méthodologie, résultats, application de la recherche soient ouverts à leur remise en cause. Le vocable ‘Développement’ est ici compris comme le développement durable, non seulement des pays dits ‘en développement’ ou ‘émergents’, au Sud et à l’Est, mais aussi des pays du Nord, dits ‘développés’, dans un souci d’équité, de solidarité, et d’équilibre global.

Sources
Grandeur et décadence des sciences du développement : une étude de R BOURDON
1992

LANCEMENT DE LA NOUVELLE COLLECTION : LES SCIENCES DU DÉVELOPPEMENT dirigée par M. Michel Maldague, professeur émérite, Université Laval.

Science et développment : perspectives pour le 21ème siècle
Bruxelles (Belgique), 3-4 décembre 1998
Colloque International de l’Academie royale des sciences d’Outre-mer
Royal Academy of Overseas Sciences
Koninklijke Academie voor Overzeese Wetenschappen
En association avec la Conférence mondiale sur la science, UNESCO/ICSU,
en cooperation avec TWAS (Third World Academy of Sciences)

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