Le Fonds mondial : «Ensemble nous pouvons accomplir des choses remarquables» #GlobalFund

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Cela fait un moment que je vois des tweets tourner sur Twitter au sujet du Fonds Mondial. La plupart étant en anglais alors j’ai pris le temps de chercher des informations en français…

Pour vous dire la vérité, je ne connaissais pas l’existence de ce fonds alors c’est l’occasion pour moi de partager ce que j’ai trouvé : quelques articles sur le Net ainsi que des informations relevées sur le site en français du Fonds Mondial.
A propos des cas de corruption, j’ai remarqué, en outre, que les médias anglophones sont plus objectifs (DANS LEURS TITRES) que les francophones pour parler des cas de corruption

Rien à voir avec le billet lui-même mais avec ce que je viens de dire concernant les titres des médias :
Pourquoi l’info politique grand public est-elle si pauvre ? » Médiaculture
« Le lecteur se fiche littéralement du fond, contrairement à ce qu’il clame » http://bit.ly/dYOb4S #democratie #medias

Articles qui en parlent (liste non exhaustive)

Putting fraud in global health spending in context (washingtonpost)

Le comble : ces cas de corruption n’ont pas été exposés par un journaliste entreprenant. Ils ont été révélés par le fonds lui-même…

By Michael Gerson Friday, February 4, 2011
[…] The irony here is thick. These cases of corruption were not exposed by an enterprising journalist. They were revealed by the fund itself.
[…] In a scandal, the first response is anger. In global health, corruption kills. The most important response, however, is to make sure the right people get punished – not an African child who needs a bed net, or the victim of a cruel and wasting disease. They had no part in the controversies surrounding the Global Fund, but depend, unknowingly, on their outcome. An overreaction to corruption can also cost lives.

La corruption mine le Fonds mondial contre le sida (lematin)

Les premières victimes de ces détournements sont les populations: ravagée par le sida, l’Afrique a besoin d’argent pour faire de la prévention, laquelle passe notamment par des campagnes d’affichage, comme ici en Côte d’Ivoire.
Le bras financier de l’ONU pour la lutte contre le sida et la malaria dans le monde est au cœur de la tempête. Cette ONG multimilliardaire vient de reconnaître des détournements de fonds pour 34 millions de francs en Afrique.
Elisabeth Eckert – le 29 janvier 2011 Le Matin Dimanche
Et ce ne serait là que la pointe de l’iceberg. Des Etats-Unis à l’Europe, les pays donateurs se fâchent tout rouge.
Depuis quelques jours, les attaques fusent. Enflent même. La Suède a, la première, gelé sa contribution au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui devait s’élever, pour 2011, à 85 millions de francs. Troisième pays donateur, l’Allemagne vient de suivre, mercredi, bloquant, elle aussi, ses versements de 300 millions de francs: «Je prends ces accusations de corruption et d’escroquerie très au sérieux, dénonce Dirk Niebel, ministre allemand au Développement. J’attends du Fonds qu’il fasse toute la lumière sur ces faits graves. Nous avons, de notre côté, mis sur pied une commission d’enquête spéciale.»
D’un coup, d’un seul, près de 400 millions de francs – sur quelque 2 milliards de francs que collecte chaque année l’ONG sise à Genève – vont manquer dans les caisses. Et ce n’est pas fini. Le Congrès américain hausse le ton, jour après jour, contre «l’absence d’une comptabilité transparente». Enfin, l’Irlande est appelée à geler elle aussi sa contribution de quelque 25 millions de francs…

Fonds Mondial : le compte n’y est pas (ActUp)

ActUpParis | 30 septembre 2010 | Vidéo sur Youtube
Alors que se tient les 4 et 5 octobre à New York la 3e conférence de reconstitution des ressources du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la situation financière de ce dernier est très préoccupante. En particulier, la France devrait, contrairement aux récentes annonces de Nicolas Sarkozy, doubler sa contribution pour assurer l’accès universel au traitement.

Le site en français de The Global Fund

Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial a changé la façon dont le monde travaille pour vaincre les trois maladies. Dans ce court-métrage, quelques-uns des plus proches amis et défenseurs les plus connus du Fonds mondial parlent de la façon dont le Fonds mondial travaille, de ses réalisations à ce jour, et de la perspective d’un monde où le sida, la tuberculose et le paludisme peuvent être surmontés. Avec Kofi Annan, Ban Ki-moon, Bono, Carla Bruni-Sarkozy, Bill Gates, et Michel Kazatchkine.

Actualités et annonces

Dans Communiqués de presse

Déclaration du Fonds mondial concernant des malversations constatées dans certains pays – 24/Jan/2011 (Extrait)

Suite aux informations publiées récemment par certains médias à propos de malversations commises avec ses subventions, le Fonds mondial tient à faire la mise au point suivante :
Le Fonds mondial ne tolère aucune forme de corruption et met tout en œuvre pour obtenir les preuves d’éventuelles utilisations abusives des crédits qu’il alloue. Ses procédures comptent parmi les plus strictes de toutes celles mises en place par les organisations de financement du développement pour déceler les cas de fraude et combattre la corruption.
Il en ressort qu’aucune corruption ne vient entacher l’immense majorité des crédits que verse le Fonds mondial et qui donnent des résultats hors du commun dans la lutte contre les trois maladies.
«La transparence est un des principes directeurs qui sous-tendent l’activité du Fonds mondial et nous estimons qu’il est de notre devoir de rendre des comptes selon les normes les plus contraignantes», a déclaré le professeur Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial.
Les informations publiées par les médias, qui ont pu faire naître une certaine inquiétude, concernent des incidents parfaitement connus. Ils avaient été portés à la connaissance du Fonds mondial l’année dernière et des mesures ont été prises. Il n’y a aucune nouvelle information dans ce qui a été publié hier.
Dans son rapport publié l’année dernière, l’Inspecteur général du Fonds mondial faisait état de graves malversations dans quatre des 145 pays bénéficiaires de subventions du Fonds. Ces constatations ont entraîné des mesures immédiates à Djibouti, au Mali, en Mauritanie et en Zambie en vue de récupérer les fonds détournés et d’empêcher, à l’avenir, tout usage abusif de l’argent des subventions.
Au total, le Fonds mondial exige le remboursement de 34 millions de dollars US qui ont disparu dans ces pays, et dans d’autres, sur un total de 13 milliards de dollars US de crédits versés à ce jour […]

Grâce aux programmes soutenus par le fonds mondial, 3 millions de personnes bénéficient d’un traitement contre le sida 1er Décembre 2010 (Extrait)

160 millions de moustiquaires distribuées dans la lutte contre le paludisme et 7,7 millions de personnes traitées pour la tuberculose
GENÈVE – Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé aujourd’hui de nouveaux résultats faisant état, pour les programmes qu’il soutient, d’une hausse de 20 pour cent du nombre de personnes sous traitement antirétroviral, d’une progression de 28 pour cent du nombre de personnes traitées pour la tuberculose et d’une augmentation spectaculaire de 53 pour cent du nombre de moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées. Ces progrès sont à mettre en regard des résultats obtenus en décembre 2009.
Les programmes de lutte contre le sida que le Fonds mondial appuie fournissent un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes vivant avec le VIH, sur un total de plus de 5,2 millions de personnes qui bénéficient d’un tel traitement dans le monde.
Faire front contre le VIH et le sida est une responsabilité qui incombe à la communauté internationale dans son ensemble et, aux résultats obtenus par le Fonds mondial viennent également s’ajouter ceux des programmes soutenus par la plus vaste initiative bilatérale mise sur pied à l’échelle mondiale pour combattre le sida, le programme PEPFAR du Gouvernement des États-Unis, qui vient en aide à de nombreux malades. Les estimations situent à plus de 5,2 millions le nombre de personnes qui reçoivent actuellement un traitement dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, dont 4,7 millions grâce au Fonds mondial et au programme PEPFAR ou à leur action combinée. Les États-Unis sont le premier et le plus important donateur du Fonds mondial, auquel ils ont apporté une contribution de 5,1 milliards de dollars US à ce jour. Cette somme est appelée à être revue à la hausse après l’annonce faite en octobre par l’Administration Obama d’une promesse de dons pluriannuelle sans précédent d’un montant de 4 milliards de dollars US pour la période allant de 2011 à 2013, soit une hausse de 38 pour cent de l’aide des États-Unis.
«À l’heure où nous nous apprêtons à commémorer le 30e anniversaire du premier article publié identifiant le sida, nous pouvons dire qu’enfin, nous progressons dans la lutte contre cette maladie, a déclaré le professeur Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial. Le fait que le Fonds mondial finance un traitement antirétroviral pour 3 millions de personnes constitue véritablement une étape importante. Associés aux activités bilatérales déployées par les États-Unis au travers du programme PEPFAR, nos efforts nous permettent d’aller réellement de l’avant en offrant un traitement anti-sida à celles et ceux qui en ont besoin. Du reste, les tendances qui se dégagent – notamment un net recul de l’incidence du VIH parmi les jeunes des pays les plus touchés – montrent que nous avons également un impact sur le terrain de la prévention» […]