Pour les amateurs de nouveaux crus…

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Le Ségolais nouveau : un léger goût de ramène sa Fraise, il a de la « cuisse » et du maillot rasé de frais. Idéal pour servir un Kir « Royal » lors du prochain match France-Hollande.

Le Chiracolais nouveau : il a de la bouteille et son goût de déjà vu se rapproche plus de celui du sapin que de celui de la banane flambée. C’est imbuvable ! Tout juste bon pour mariner un ragoût de « Villepin de garenne » sur un lit d’oseille.

Le Sarkolais nouveau : un petit « vain » de table basse pétillant et primesautier, avec des arômes de charter sans retour en fin de bouche (de Bush aussi, oui, merci!)

Le Fabiusolais nouveau : nouveau c’est beaucoup dire ! vieilli en fût dans les vignes du « saigneur » mitterrand, ses arômes de fruits secs sont compatibles avec une mijotée de Faisans aux choux gras.

Le Stroskanolais nouveau : long en « bouche » ( d’après Anne Sainclair), sa principale qualité réside dans le fait qu’il ne reste jamais en Carafe.

Le De Villepinolais nouveau : un arrière goût de faux-cul de bouteille, à servir en priorité dans un dîner de cons pour accompagner un gratin de cornichons endimanchés.

Le Besancenolais nouveau : une piquette de facteur qui a quand même des « Lettres » de noblesse et ne manque pas d’Enveloppe, mais qui trouverait plus sa place dans les sacoches du vélo que sur la table de la cantoche.

Le Lepénolais nouveau : voilà une vendange tardive qu’il faut avoir à l’œil car il a plus d’un tonneau dans son sac et peut tourner au « vi-négre » à tout moment.

Le Bayrounolais nouveau : insipide et inodore, ce petit « trou du cru » va avec tout et avec tout le monde. Pour trinquer aux enterrements de première classe seulement.

Le Buffénolais nouveau : c’est un vrai Rouge qui tache (et qui fait tâche). Ce cépage hors d’âge se récolte à la faucille et peut vous rendre marteau. Un danger pour l’Humanité. A consommer avec modération et avec les derniers Camarades au gosier tout à l’egoût.

Le De Villiérolais nouveau : c’est un coupage de Sarko-Bayrouno-Lepéno-Stroskanolais qui reste en travers du gosier. « Cep » pas qu’il n’a pas de goût mais il joue trop les vignes vierges effarouchées.

L’Alliomarinolais nouveau : des arômes de poudre à « canons » en fin de bouche à feu, il a de la culotte (de peau), c’est plutôt une boisson de troupe en campagne. A déguster au bivouac en treillis Chanel et talons aiguille.

L’Arlétlaguillénolais nouveau : encore une vieille vigne qui ne veut pas s‘arracher. La récolte se fait toujours à l’ancienne et à mobylette mais elle refuse encore et encore de nous lâcher la grappe.

De toutes les façons, ils en ont tous un Grain !

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