Ma minute de sensibilisation : Les réfugiés climatiques

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J’ai déjà eu l’occasion de «parler» des réfugiés climatiques dans des billets/ou pages dont je vous mets des extraits ci-dessous.

Ma minute de sensibilisation
Publié le 2 octobre 2010
Le documentaire «Sun Come Up» raconte l’exode des habitants des iles Carteret,les premiers réfugiés climatiques. Et certainement pas les derniers…

Les Sommets de la Terre
Publié le 29 juillet 2010
Les sommets de la Terre à la sauce Prettyzoely. Le bouleversant témoignage de Jeff McMullen, célèbre reporter de guerre 3 octobre 2009
Un Refuge pour Réfugiés
Plus de 23 millions de réfugiés peuvent dans le monde entier bientôt être rejoints par d’autres qui ont fui leur pays en guerre et ces peuples doivent être accueillis d’une façon humaine et tolérante, et non comme un fardeau par toutes les nations riches. Les pays plus pauvres supportent maintenant la plupart des réfugiés. Nous sommes tous sur le même bateau comme en Australie [iii]. Il y en aura beaucoup plus en route. Il est impossible d’éviter cette marée. Si nous agissons avec le cœur endurci et les yeux bandés, nous n’augmenterons pas nos chances de survie. Nous garantirons plutôt l’évolution vers un monde instable et dangereux pour les années à venir.

Quand la fiction rejoint la réalité «Burn Up, la planète s’embrase»
Publié le 4 mai 2010
Le film se termine par un déroulement d’évènements annonciateurs de catastrophes mondiales:
– la famine dans le monde,
– la pénurie en eau,
– les réfugiés dans leur propre pays : ex de la fonte des glaces au Tibet,
– le désert qui progresse à côté.
– la signature d’une convention Asie-Pacifique pour la lutte contre les dangers du changement climatique, ie parallèle au protocole de Kyoto.
Enfin, il est dit dans le film que Kyoto n’est pas efficace puisque personne ne le respecte !

Et j’ai trouvé cet article sur le blog Ecologie LeMonde.fr
“Les migrations climatiques pourraient être bénéfiques si les Etats choisissaient de s’y préparer au lieu de ne rien faire et les subir”
Mardi 08 février 2011
En réalité, le titre n’est pas précisément ce que j’ai mis c’est plutôt «Les migrations climatiques peuvent être bénéfique face au réchauffement».
Ce que j’ai mis comme titre ici, c’est ce que j’ai lu dans l’un des commentaires qui correspond parfaitement à ce que je souhaite souligner dans mon billet.

Voici un extrait de l’article.
Les hommes fuient des conditions économiques difficiles, des régimes politiques répressifs ou des régions où la guerre fait rage. Mais avec les années, ils devront surtout échapper aux conséquences du changement climatique. Malgré tout, ces migrations climatiques ne doivent pas seulement être envisagées sous l’angle des catastrophes humanitaires. Elles peuvent aussi découler d’une stratégie rationnelle d’adaptation et s’avérer profitables aux populations concernées. Voilà les conclusions d’un nouveau rapport sur le sujet présenté par la Banque asiatique du développement lundi. Son coordinateur, François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales, détaille ce changement de perspective radical.
Qu’appelle-t-on les réfugiés climatiques ?
François Gemenne : Il n’y a pas de définition qui fasse l’unanimité. Mais de manière générale, il s’agit de personnes forcées de quitter leur lieu de vie en raison d’une dégradation de leur environnement liée au changement climatique. Cette dégradation peut être lente, telle que l’élévation du niveau des mers ou l’érosion des sols, ou brutale, comme les inondations ou les ouragans. Les pays les plus concernés sont les pays en développement, en particulier ceux de la région Asie-Pacifique. Il existe plusieurs raisons à cela : leur géographie, avec des côtes très exposées, la sensibilité de ces écosystèmes aux dégradations environnementales, la vulnérabilité sociale et économique des populations, et surtout une très forte densité de population. Ce dernier facteur explique que les pays africains les plus pauvres soient touchés par des mouvements migratoires plus lents et plus progressifs […]

Et l’article se termine ainsi :
Comment protéger les migrants climatiques ?
Il faut mettre en place des politiques migratoires appropriées dès maintenant, d’autant que l’on sait estimer les risques à venir, notamment grâce aux rapports du GIEC. Les Etats doivent par exemple encourager les populations à vivre dans des zones moins risquées, permettre aux agriculteurs de travailler à la ville pour diversifier leurs revenus ou encore donner les moyens aux villes de s’adapter aux flux migratoires auxquels elles vont être de plus en plus confrontées. Si elle est préparée, la migration peut relever d’une stratégie d’adaptation rationnelle, au lieu d’être le signe d’un échec de l’adaptation. En évitant que les gens ne partent au dernier moment, on réduit le nombre de morts et de crises humanitaires, on diversifie les sources de revenus pour les familles, on provoque une meilleure gestion des terres et moins de compétition pour les ressources. Bien gérées, les migrations climatiques peuvent être bénéfiques pour tout le monde, les régions d’origine comme les pays d’accueil et les migrants eux-mêmes.

Comment la question des migrations est-elle gérée aujourd’hui ?
Pour le moment, les Etats gèrent ce problème d’une manière uniquement réactive, seulement après une catastrophe naturelle. Ils fonctionnent sur une base irrationnelle, gouvernée par la peur. Les réfugiés climatiques sont toujours perçus par les Etats comme des bombes à retardement. Les migrations doivent donc devenir un enjeu de coopération internationale : les pays développés doivent reconnaître leur responsabilité et financer les stratégies d’adaptation au changement climatique des pays en développement. Un premier pas a été esquissé avec le sommet de Cancun : les politiques migratoires seront financées par le Fonds vert pour le climat. Mais il restera encore à mettre en place un régime de gouvernance globale des migrations, sous l’égide des organisations internationales.
Pour aller plus loin : Un article du Monde (lien payant), sur un autre rapport que vient de publier une chercheuse de l’Institut international de l’environnement et du développement, qui développe la même thèse.

Voilà pourquoi, j’ai «remplacé» le titre par ce qui me semble plus approprié. Et à propos de commentaires, je vous invite à aller voir également l’illustration «Lutte de classes» publiée sur le site poil à gratter en rapport donc avec l’article…

Lors de mes recherches, j’ai trouvé également ce document fort intéressant.
Habiter des espaces à fortes contraintes : 1er degré Fiche d’activités pour l’élève
Document SCÉRÉN-CNDP
, 2009 [i]accessible via le site de l’académie de Nice

Allez, on va tous répondre aux questions, ça vous dit ? Il faut avoir lu le document auparavant bien entendu…

Activité 1 : «Qui sont les Évènes ?» Où vivent-ils ?
Réponds aux questions.
1. Dans quelle région les Évènes vivent-ils ?
2. Pourquoi peut-on dire que la région est isolée ?
3. Quel est le climat de cette région ?
4. Comment les Évènes se regroupent-ils ?
5. Quels animaux élèvent-ils ?

Activité 2 : «Les Évènes : un peuple peut disparaître ?»
Réponds aux questions.
1. De combien de degré la température moyenne s’est-elle élevée en France selon Nicolas Vanier ?
2. Cette hausse de température est-elle la même dans tous les endroits du globe ? De combien est-elle en
Sibérie ?
3. Qu’est-ce que cette hausse provoque dans les champs de lichen ?
4. Pourquoi la forêt gagne-t-elle sur les pâturages ?
5. Quel animal a alors plus de mal à trouver à manger ?
6. Quelles suites cela peut-il avoir pour le peuple Évène ?
7. Comment serait changé leur mode de vie s’ils devaient quitter leur lieu d’habitation ?

Les Évènes, futurs « réfugiés climatiques » ?
Pourquoi les Évènes pourraient-il devenir des déplacés climatiques ?
As-tu bien lu ?
1. Nourriture de base des rennes, il est fragile et disparaît peu à peu : …………………
2. C’est une forêt de bouleaux et de conifères : la ………………
3. Ils risquent de devoir habiter ailleurs à cause des changements climatiques : les ……………
4. « Réfugié climatique » signifie :
un touriste qui doit partir de son lieu de vacances parce qu’il fait trop chaud.
une personne qui se réfugie dans un espace climatisé.
une personne qui est obligée de quitter l’endroit où elle vit à cause des changements de climat.

Pour terminer : ceci n’a rien à voir avec les réfugiés climatiques, quoique, voici quelques liens ou infos tweetés à propos des Peuples isolés. A lire du bas vers le haut.
Un site consacré aux Peuples isolés #Survival
Jose Carlos Meirelles travaille pour la FUNAI, une agence gouvernementale qui protège les peuples indigènes du Brésil.
‘Dernière étape d’un génocide annoncé’ pour une tribu réduite à 5 personnes (ça date de 2009)
Tribu Amazonie : Les autorités brésiliennes ont peur que les indigènes contractent des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés.
RT @UQO Le film sur les indiens isolés d’Amazonie http://ht.ly/3T4Gy | + Pétition : ask Peru’s President to protect uncontacted tribes


[i] Scéren – CNDP – Centre national de documentation pédagogique
Le SCÉRÉN. Un réseau (CNDPCRDPCDDP) dédié à l’édition pédagogique tous supports pour les acteurs et les usagers du système éducatif.