Parler à ma place «Ravalomanana interdit d’entrée ?» et sans commentaires #Madagascar (édité ce 22 février)

Par défaut

 

Edit ce 22 février 2011

Je vous invite vivement à lire le billet de Citoyenne « Tout était dit » en date du 21 février. Ainsi que l’article sur Global Voices : Madagascar réagit à la tentative de retour de l’ex-président Ravalomanana

—————————————————————————-

1er article : Ravalomanana interdit d’entrée ? (expressmada.com)


Le régime a renforcé les mesures sécuritaires, suite à l’annonce du retour de Marc Ravalomanana au pays pour samedi à 11 heures. Il met en garde les actes de déstabilisation.
Fano Rakotondrazaka Jeudi 17 fevrier 2011

Panique ou prudence ! Moins de soixante-douze heures avant le moment annoncé pour l’arrivée de Marc Ravalomanana au pays, le régime semble rouler pour l’interdiction de l’ancien président de la République de rentrer. «Des mesures et dispositions sécuritaires» ont été prises hier par les ministres concernés par la sécurité publique qui se sont réunis en conseil restreint des ministres, immédiatement à l’issue du Conseil des ministres dirigé par le président de la Haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina, au palais d’Ambohitsorohitra. Un appel au calme a été lancé à l’opinion face à la situation.
Effectivement, les responsables de l’État-major mixte opérationnel national (EMMO/Nat) n’ont pas précisé les formes des mesures éventuellement à adopter, tout en se contentant d’avancer qu’il s’agit plutôt d’un renforcement des dispositifs habituels. Ils ont cité la présence dissuasive des forces de l’ordre, tant au niveau des quartiers qu’à l’aéroport, dans toute l’étendue du territoire national.
Interrogé sur l’existence ou non d’une décision d’interdiction de retour contre l’ancien chef d’État en exil en Afrique du Sud, le contrôleur général, Désiré Johnson Rakotondratsima, directeur général de la Police nationale a avancé hier au Toby Ratsimandrava à Andrefan’Ambohijanahary que «toute cause susceptible d’entraîner des troubles fera l’objet d’annulation pour ne pas survenir.» Une déclaration qu’il a faite en présence du général Marius Noël Kaderbhay, deuxième adjoint du commandant de la gendarmerie nationale, et du général André Ndriarijaona, chef de l’Etat-major général de l’armée malgache.
Mais l’interlocuteur a souligné, malgré la prévention, que la décision n’allait pas jusqu’à la fermeture de l’aéroport. «Les responsables des transports aériens, dont l’Aviation civile de Madagascar (ACM), connaissent les mesures nécessaires», a ajouté le général Marius Noël Kaderbhay.
Vigilance
Lors du Conseil des ministres, Andry Rajoelina a fait savoir que les textes réglementaires en vigueur, en matière de sécurité et d’ordre publics, seront immédiatement appliqués contre quiconque impliqué, de près ou de loin, dans d’éventuels troubles.
Joint au téléphone, Mamy Rakotoarivelo s’est montré ferme dans sa position, malgré l’avertissement des autorités transitoires. Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana aux négociations de sortie de crise a confié que les préparatifs à l’accueil de l’ancien Président sont maintenus. «Le pouvoir risque de subir la colère du peuple s’il agit d’une telle façon. Mais nous ne voulons pas le décevoir», a-t-il soutenu.
De leur côté, Raphaël Rakotozandrindrainy, membre du comité de préparation de l’accueil de l’amiral Didier Ratsiraka, ainsi que Joseph Randriamiarisoa, de la mouvance Zafy, ont la même version estimant que le retour des anciens Présidents au pays est encouragé afin qu’ils puissent contribuer au dialogue de résolution de crise.
Les pro-régime répliquent
L’annonce du retour de Marc Ravalomanana ne laisse pas insensible les hommes politiques et des associations proches du régime. Alain Ramaroson, président de commission sécurité et défense au Conseil supérieur de la transition, est le premier à monter au créneau. «La reconnaissance internationale est en vue et la situation se stabilise. S’il vient, nous l’accueillerons avec la manière», a-t-il promis. «Les séquelles de son passage au pouvoir sont encore vives. Nous sommes encore en train de les panser. Qu’il vienne, s’il l’ose. Nous avons beaucoup de questions à lui poser sur les événements du 7 février», a-t-il ajouté, promettant de l’accueillir de pied ferme.
Bôna Jean Pierre, président de l’Association des victimes des événements du 7 février (AV7) surfe sur cette vague de «séquelles» pour revenir à la charge. «Nous sommes ravis de l’accueillir, pour qu’il réponde de ses actes», renchérit-il.
De son côté, Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale de l’association Tanora malaGasy Vonona (TGV) et vice-présidente du CST pense que «son retour ne devrait pas poser de problème», même si elle pense à l’existence d’une campagne «visant à installer la psychose».
Pour sa part, Vy Vato Rakotovao, secrétaire général du TIM aile Raharinaivo Andrianantoandro, invite l’opinion à «ne pas se laisser berner par les rumeurs». «Il faut se concentrer sur la manière de sortir le pays de la crise», conseille-t-il en faisant référence à la feuille de route de Leonardo Simao.

2ème article  TR: Interdiction pour Ravalo de rentrer à Madagascar (reçu par mail)

De : Eric RABE
À : Eric RABE
Envoyé le : Ven 18 février 2011, 19h 39min 08s
Objet : TR: Interdiction pour Ravalo de rentrer à Madagascar.
Chers amis,
Une information que nous venons d’avoir : la HAT a émis un NOTAM (notification aérienne) en date du 18/02/11, interdisant à tout aéronef à destination de Madagascar d’embarquer Monsieur RAVALOMANANA. Ce NOTAM est diffusé à tous les aéroports membres de l’OACI.
Il est important que nous puissions diffuser cette interdiction à tous nos réseaux pour 2 raisons essentielles :
– cela traduit une peur manifeste de la HAT de voir arriver Ravalo,
– la HAT est tout à fait capable de dire que Ravalo a eu peur ou n’a pas tenu ses promesses une fois de plus.
On empêche donc un président malgache démocratiquement élu de rentrer dans son pays, et dans le même temps un Ministre français effectue une visite officielle à un régime putschiste non reconnu par la communauté internationale, et particulièrement par l’UE dont la France fait partie.
Merci pour votre contribution.

Eric RABENANDRASANA

3ème article : Leloup dans la bergerie malgache (survie.org)

7 février 2011 par Billets d’Afrique et d’ailleurs…

THÈMES MADAGASCAR ROBERT BOURGI
Cela fera presque deux ans, en mars 2011, que Madagascar est plongée dans une grave crise politique après le renversement de l’ex-président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, alors maire d’Antananarivo. Le pouvoir s’exerce désormais hors de tout contrôle par un petit groupe d’individus, conseillers officiels ou officieux.
C’est dans ce contexte d’instabilité chronique et d’isolement international que la corruption, déjà importante par le passé, a pris des proportions inimaginables : «Des personnalités proches du régime utilisent les comptes de dépôt au Trésor pour des motifs personnels. Elles auraient notamment pu dépenser plus de 100 milliards d’ariary (50 millions de dollars) en dehors de toute ligne budgétaire» (rapport 166, International Crisis Group).

Dans l’entourage de l’ex-Dj de 36 ans, grenouille les affairistes de tout poil à commencer par son conseiller spécial, le franco-malgache Patrick Leloup.
Issu d’une des grandes familles de Tana, ses liens avec les milieux d’affaires francais remontent à la colonisation.
Au début des années 90, il profite du monopole de l’exploitation d’émeraudes avec une famille proche du président Ratsiraka qu’il quitte alors que celui-ci est écarté par Albert Zafy. Opportuniste, Leloup devient supporter de Zafy.
Les choses se gâtent avec l’ex-président Ravalomanana. Celui-ci reprochait à Leloup d’avoir voulu l’arnaquer dans une affaire immobilière et l’avait interdit de séjour àMadagascar. De quoi accréditer sa réputation de voyou dans les milieux d’affaires.
Pas étonnant donc de voir Robert Bourgi, conseiller officieux de Sarkozy en même temps qu’homme d’affaires, soutenir Rajoelina.
La tradition françafriçaine des affaires politico-affairistes est bien respectée : Foccart, dont Bourgi se dit être le fils spirituel, dirigeait aussi sa société, la Safiex, en même temps qu’il contrôlait le pré-carré français.
A lire aussi
Françafrique2008-2010 : Dérives dictatoriales en Françafrique…
199 février 2011Tapie en goguette à Madagascar

  1. Manao ahoana e !
    Tena variana foana ary dia lasa nanadino tanteraka fa mifona e.

    Tsy izany fa variana @ adim-piainana isan-karazany, sy ny fanabeazana ny ankizy. Tsy dia misy inona akory.

    Ny vaovao goavana be aty dia io hody aty Mada io i Ravalo, ka tena mitsangam-bolo tanteraka ny fozaorana aty.

    Asa izay mifono ao ambadik’izany fa dia tsy hay mihintsy izay hiseho satria izy ohatra tena vonona, moa ny fozaorana koa efa vonona ny hisambotra azy. De ho hita eo indray e…

    Izahay izao efa hifanao fotoana fa ho eny @ Aéroport daholo androany maraina hitsena an’i dada….

    Ba betsaka,