«Ne dites plus Green IT, mais éco-TIC» même si c’est pareil

Par défaut


3 articles concernant les Green IT, non les éco-TIC …

«Ne dites plus Green IT, mais éco-TIC» (pcinpact.com)

Pour écotechniques de l’information et de la communication
Alors que le Québec est bien connu pour traduire en français de nombreux mots anglais habituellement utilisés sur la toile (un butineur par exemple), la France n’est pas en reste. La Délégation générale à la langue française et aux langues de France (du ministère de la Culture) a notamment pour mission d’enrichir et de moderniser la langue française. La sous-section France Terme a ainsi été créée pour répertorier ces mots adaptés à la toile, comme logiciel espion (spyware) et logiciel malveillant (malware).
L’un des derniers mots ou expressions « traduits » ou « adaptés » est tout simplement Green IT (Information Technology). Il s’agit pour la délégation des « techniques de l’information et de la communication dont la conception ou l’emploi permettent de réduire les effets négatifs des activités humaines sur l’environnement ».
Green IT a finalement été adapté en éco-TIC, contraction de « écotechniques de l’information et de la communication.
Publiée au Journal Officiel du 12 juillet dernier, cette expression espère bien passer dans la langue française, comme hameçonnage (phishing), pirate (cracker) ou encore bogue (bug).
D’autres mots, supportés par la Délégation, sont cependant encore peu usités par la majorité des Français, comme filoutage (encore le phishing), fouineur (hacker), arrosage (spamming), additif (add-on), appliquette (applet) et téléassistance (hotline).
« Plus de 5 000 termes ont été publiés au Journal officiel et sont accessibles sur la base de données » de France Terme explique la Délégation.
« Comment éviter la confusion créée par l’emploi en français du mot podcast au sens de télécharger, alors qu’en anglais il signifie diffuser ? L’informatique est sans doute la source la plus importante de l’emploi d’anglicismes en français. Ce vocabulaire anglo-américain souvent obscur, qui véhicule des réalités techniques difficiles à saisir et à expliquer, même pour les experts, rappelle l’emploi d’un jargon latin par les médecins de Molière ; mais, ce qui est plus grave, en s’imposant progressivement à tous, il exclut bien des gens. C’est pourquoi l’usage d’un vocabulaire français est particulièrement important dans ce domaine pour ne pas laisser s’installer une situation de « fracture numérique », où seule une partie de la population maîtrise à la fois les outils et les mots de ces technologies nouvelles » résume brièvement la Délégation générale à la langue française.
Rédigée par Nil Sanyas le lundi 07 septembre 2009

40 % des ordinateurs restent allumés 24 heures sur 24 (indewel.net)

Sur Twitter
« Le potentiel d’économies est pourtant conséquent » RT @jeanlucr 40 % des ordinateurs restent allumés 24h/24 http://j.mp/f2jp2z #EarthHour

Par Antoine Robin le 02/02/2011 – indexel.net
Près de la moitié des postes de travail des entreprises ne sont jamais éteints la nuit. Pire : plus de 26 % restent actifs tout le week-end. Le potentiel d’économies est pourtant conséquent.
Dans une récente étude, l’éditeur Avob (Alternative Vision Of Business) estime que 40 % des postes de travail des entreprises restent allumés la nuit et 26 % le week-end. Ces derniers représentent à eux seuls 51 % de la consommation électrique totale du parc informatique des entreprises.
L’étude, réalisée à travers le monde entre mai 2009 et octobre 2010 à partir d’une cinquantaine d’audits de consommation énergétique sur un panel d’entreprises issues de tous les secteurs d’activités, s’intéresse également au comportement des utilisateurs lors d’une journée de travail « classique ». Quasiment tous les PC sont allumés entre 9h00 et 17h00, alors que leur utilisation réelle ne dépasse jamais 65 % sur cette tranche horaire. L’éditeur estime qu’une gestion énergétique intelligente permettrait de réaliser plus de 60 % d’économies sur la facture électrique.
Par ailleurs, malgré les technologies Cool’n’Quiet d’AMD et Speed Step d’Intel, peu d’équipements activent la modulation de fréquence du processeur. La puissance allouée est donc constamment au plus haut niveau alors que la puissance réellement utile n’est souvent que de 10 % du potentiel du processeur. Selon Avob, une modulation dynamique de la fréquence d’horloge des processeurs et la gestion fine des cœurs des processeurs permettrait de réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 22 %.
Au total, en appliquant ces deux stratégies (mise en veille et modulation de fréquence du processeur), une entreprise française pourrait économiser environ 200 kWh d’électricité par poste et par an, soit 12 kg de CO2 et 24,30 euros par PC. De quoi préserver la planète tout en réduisant son budget informatique.
Le choix d’un matériel écolabellisé 80Plus, Energy Star, ou EPEAT permet également de faire d’importantes économies (notre article : Informatique verte, les écolabels). Energy Star 5.0 garantit par exemple qu’un ordinateur récent (deux cœurs et 2 Go de mémoire vive), équipé d’une alimentation efficiente et correctement configuré ne consomme pas plus de 167 kWh par an, soit un coût total sur l’année d’environ 20 euros.
LIRE AUSSI
Réduire la consommation électrique du parc informatique
Green IT : les huit gestes essentiels
Sept logiciels pour faire des économies d’énergie
Achats responsables : les progiciels à la rescousse
Dossier informatique verte

Green IT : les huit gestes essentiels (indexel.net)

Par Alain Bastide le 10/11/2009 – indexel.net
La rencontre entre l’informatique et le développement durable peut se traduire par une plus grande compétitivité pour l’entreprise. Encore faut-il faire les bons gestes. Suivez nos conseils.
L’informatique est la source de trois types de dégradation de l’environnement : les gaz à effet de serre (GES) tels que le CO2 généré lors de la fabrication du matériel qui participent au réchauffement climatique, les pollutions chimiques qui participent à l’écroulement de la biodiversité en dégradant les écosystèmes (faune, flore, eau, etc.), et les ponctions de matières premières qui épuisent les ressources naturelles non renouvelables. Ces dégradations interviennent à chaque étape du cycle de vie d’un matériel informatique : fabrication, commercialisation, utilisation et fin de vie. Voici huit gestes, écologiques et simples à mettre en œuvre, qui permettront à votre entreprise de réaliser des économies tout en préservant réellement la planète.
1. Utilisez le matériel le plus longtemps possible
La majorité des pollutions liées aux technologies de l’information et de la communication (TIC) ont lieu lors de la fabrication et du recyclage (eau, sol, air). « La mesure la plus efficace en termes d’impacts globaux consiste à prolonger au maximum l’utilisation du matériel », indique Françoise Berthoud(photo) qui pilote le groupe de réflexion Eco-Info au CNRS. En prolongeant la durée de vie des postes de travail de deux ou trois ans, les entreprises économisent le coût d’un renouvellement du parc informatique. « Si les postes de travail sont vraiment à bout de souffle, vous pouvez par exemple vous tourner vers les logiciels de virtualisation pour transformer vos vieux PC en clients légers », explique Laurent Alliod, co-fondateur de l’éditeur-intégrateur DotRiver qui s’appuie sur des logiciels libres pour transformer les vieux PC en terminaux légers.
2. Collectez et recyclez le vieux matériel
Les entreprises doivent relever deux défis écologiques en même temps : limiter le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et ralentir l’érosion de la biodiversité en évitant de polluer l’écosystème planétaire. « Diminuer fortement le volume de déchets toxiques non traités constitue une approche efficace pour limiter la pollution de l’écosystème », analyse Benoît Varin (photo), directeur de TIC ETHIC, un bureau d’étude en recyclage. La loi européenne (directive WEEE) et française (DEEE) impose depuis août 2005 la collecte et le retraitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). L’entreprise doit s’occuper du matériel acquis avant août 2005.
Après cette date, c’est généralement le fournisseur qui se charge de la collecte et du retraitement des déchets électroniques. « Mais les détenteurs peuvent aussi faire appel au secteur de l’Économie Sociale et Solidaire pour reprendre les équipements pour une réutilisation sociale », précise Benoît Varin. Dans tous les cas, « assurez-vous de la traçabilité des déchets ! » conseille Françoise Berthoud. Malgré la convention de Bâle qui interdit l’exportation de déchets toxiques, 50 à 60 % des DEEE seraient toujours exportés dans des pays émergents selon l’Electronic TakeBack Coalition.
3. Achetez du matériel d’occasion reconditionné
Lorsqu’un nouvel achat s’avère indispensable, on peut se tourner vers du matériel reconditionné (notre article : Achat de matériel informatique d’occasion, n’hésitez plus). Le marché est en pleine expansion ! L’économie financière est conséquente : 60 à 80 % moins cher que le prix du neuf ! Et le matériel informatique ou téléphonique professionnel est assez robuste pour fonctionner sans panne trois à quatre fois sa durée d’utilisation actuelle (trois ans). « L’achat d’un matériel d’occasion reconditionné évite de déclencher inutilement la fabrication d’un matériel neuf qui deviendra à son tour un déchet. Et cela donne un peu plus de temps à la filière du recyclage pour s’organiser »,explique Frédéric Lohier, co-auteur du blog GreenIT.fr.
4. En cas d’achat de matériel neuf, préférez le matériel éco-conçu
À défaut, d’acheter un matériel d’occasion reconditionné, vous pouvez vous tourner vers du matériel neuf éco-conçu. Il contient généralement moins de substances toxiques, utilise des matières premières recyclées, est conçu pour être plus facilement recyclable, pour fonctionner plus longtemps, et, en fin de vie, pour être recyclé plus facilement. Certains éco-labels, EPEAT Gold notamment, permettent de pré-sélectionner un matériel plus respectueux de l’environnement. « Mais il n’est pas suffisant », met en garde Frédéric Lohier (photo). « Le dernier MacBook d’Apple est certifié EPEAT Gold alors que sa batterie est soudée. Résultat, vous devez retourner votre portable chez Apple pour qu’ils changent votre batterie à un coût prohibitif. Ce qui encourage les possesseurs de cet ordinateur à le remplacer plutôt que de prolonger son utilisation », explique-t-il.
Lire la suite de l’article
5. Débranchez tous les appareils électriques inusités
Contrairement aux idées reçues, l’utilisation du matériel électronique – imprimante, PC, écran, téléphone portable, etc. – génère peu de CO2 en France. Notre électricité provient en effet à 78 % de l’atome. Économiser de l’électricité permet dont de réduire le volume de déchets radioactifs. Éteindre son PC n’est pas suffisant. PC, écrans et imprimantes consomment de l’électricité même éteints. Une étude anglaise montre que le mode veille gaspille 2 kWh par jour et par foyer. Le gâchis est tel que l’Europe a légiféré pour y mettre fin avec la directive Energy using Products (EuP). En attendant que tous les matériels informatiques proposent un mode veille efficace, il faut donc débrancher physiquement tous les appareils électriques. L’achat d’un programmateur et d’une multiprise (moins de 15 euros) fait généralement l’affaire. Ce dispositif simple permet d’éteindre automatiquement l’ensemble des matériels qui constituent le poste de travail. Sur un parc important, les éditeurs spécialistes du domaine proposent des logiciels qui peuvent éteindre et rallumer automatiquement un parc entier.
6. Mettez en veille votre PC aussi souvent que possible
Même s’il n’est pas parfait, le mode veille prolongée permet d’arrêter et de démarrer rapidement le poste de travail tout en conservant les applications en l’état. C’est un geste pratique et utile, par exemple lorsque l’on part en pause déjeuner et que l’on ne souhaite pas fermer toutes les applications en cours d’utilisation. Le mode veille prolongée préserve aussi la confidentialité des informations. À l’échelle individuelle, il suffit d’un clic. À l’échelle de l’entreprise, le département informatique peut paramétrer ses masters (modèles de configuration des logiciels) pour forcer la mise en veille de tous les postes au bout d’une période donnée d’inactivité. Les outils de gestion de parc informatique le font aussi très bien.
7. N’imprimez que le strict nécessaire
« Un salarié français imprime en moyenne 28 pages par jour et plus de 300 milliards de pages ont été imprimées en France en 2007, dont 16 % n’ont jamais été lues, ce qui représente tout de même 48 milliards de pages imprimées pour rien ! » illustre Frédéric Lohier (photo). Le surcoût lié à ces impressions inutiles se chiffre à 400 millions d’euros par an en Europe et parfois à plus de 2 % du chiffre d’affaires d’une PME. Donc, réfléchissez avant d’imprimer ! Et, si vous devez absolument le faire, utilisez des consommables recyclés : papier et encre. Avec une tonne de vieux papier, on produit 900 kg de papier recyclé alors qu’il faut 2 à 3 tonnes de bois (17 arbres) pour obtenir le même résultat. D’autre part, le recyclage du papier consomme jusqu’à 90 % d’eau en moins et 50 % d’énergie en moins. Cinq écolabels permettent de reconnaître le papier recyclé ou issu d’une gestion durable des forêts : Ange Bleu, Cygne, APUR, NAPM et FSC. « Vous pouvez aussi réduire votre volume d’impression grâce à des logiciels dédiés tels que PrintFriendly qui divisent jusqu’à six le nombre de pages nécessaires tout en conservant un bon confort de lecture », conseille Frédéric Lohier.
8. Réduisez la consommation électrique de votre centre informatique
Selon Gartner, les datacenters concentrent 23 % de la facture électrique du système d’information et cette proportion va fortement augmenter, notamment avec la virtualisation des postes de travail. « En travaillant sur un refroidissement à la source des serveurs, en augmentant leur taux d’utilisation grâce à la virtualisation et en utilisant des techniques comme la déduplication des données, il est possible de diviser par deux la consommation électrique totale d’un datacenter », explique Françoise Berthoud qui pilote un centre de calcul au CNRS. Lors de la conception d’un nouveau centre informatique, sa flexibilité favorise également l’utilisation prolongée du matériel et une meilleure évolution des zones chaudes / froides (cold corridor).

  1. Pingback: Éteignez vos lumières, pour y voir plus clair ! Turn the Lights Off #EarthHour2012 #WWF « Blogueuse sur le Net pour un Monde Meilleur

  2. Merci beaucoup et pour l’info et pour le site GREEN IT

    Chers lecteurs, il ne vous reste plus qu’à aller sur le site susmentionné🙂