« Mélinda French Gates : Ce que les ONG peuvent apprendre de Coca-Cola » #TEDxChange

Par défaut

Mélinda Gates défend à TEDxChange la thèse provocatrice selon laquelle les ONG devraient s’inspirer des entreprises telles que Coca-Cola. Dont les réseaux mondiaux, mais implantés localement, de marketeurs et de distributeurs garantissent que tous les villages isolés veulent – et peuvent se procurer – un coca. Pourquoi est-ce que cela ne marcherait pas aussi pour les préservatifs, l’hygiène et la vaccination ?

Extrait de la transcription traduite en français par Fabienne Der Hagopian

[…] Maintenant l’un des défis avec la polio, c’est à nouveau le marketing, mais ce n’est peut être pas ce à quoi vous pensez. Ce n’est pas le marketing sur le terrain. Ce n’est pas de dire aux parents, « Si vous voyez la paralysie, amenez votre enfant chez le docteur ou faîtes vacciner votre enfant. » Nous avons un problèmes avec le marketing pour la communauté des donateurs. Les pays du G8 ont été incroyablement généreux pour la polio pendant ces 20 dernières années mais nous commençons à avoir quelque chose que nous appelons la fatigue de la polio, et c’est que les pays donateurs ne veulent plus donner de fonds pour la polio. Alors nous allons être à cours d’argent pour la polio d’ici l’été prochain. Alors nous avons atteint notre but à 99 pourcents, et nous allons manquer d’argent. Et je pense que si le marketing était plus aspirationnel, si on pouvait se concentrer, en tant que communauté, sur d’où on vient et à quel point ce serait fantastiqued’éliminer cette maladie, nous pourrions laisser la fatigue de la polio et la polio derrière nous. Et si on pouvait faire cela, nous pourrions arrêter de vacciner tout les monde, partout dans le monde,dans nos pays, contre la polio. Et ce ne serait que la deuxième maladie à être eliminée de la surface de la terre. Et nous en sommes si proches. Et cette victoire est tellement possible.

Alors si les marketeurs de Coca-Cola venaient me voir et me demandaient comme je définis le bonheur, je dirais que ma vision du bonheur est une mère qui tient dans ses bras un bébé en bonne santé. Pour moi c’est un bonheur profond.Et donc si nous pouvons apprendre des innovateurs de tous les secteurs, alors dans le futur que nous bâtissons ensemble, ce bonheur peut être aussi omniprésent que Coca-Cola.

Merci.

(applaudissements)

Billet connexe

Les défis relevés ou à relever pour organiser l’avenir au sein de mon Ministère du Monde

Publié : 14 octobre 2010