«Les défis à relever en Afrique sont à notre portée»

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Voilà les propos de Henri de Raincourt ministre français chargé de la coopération, relevés lors de son interview par Marie-Christine Corbier sur Les Echos en date du 29/11/2010. Cette interview a eu lieu peu de temps avant le sommet Afrique-Europe l’année dernière.[i]
Tout cela donne une autre dimension aux possibilités de croissance du continent et fait qu’il y a une opportunité historique dans le partenariat entre l’Europe et l’Afrique. Les pays européens ont l’occasion de faire bouger les choses.

Sur le site du FMI, voilà ce que je relève (ça date de 2002 mais toujours d’actualité)
Relever les défis en Afrique : ce que doit faire la communauté internationale
Point de vue
Par Mr. Abdoulaye Bio-Tchané
Directeur, Département Afrique
Fonds monétaire international
Sidwaya (Niamey, Niger)
August 26, 2002
Lorsque les dirigeants du monde entier se réuniront à la Conférence de Johannesburg à la fin de ce mois, tous les regards seront tournés vers l’Afrique — ses progrès, ses ambitions, ses besoins. Même si le Sommet mondial sur le développement durable est essentiellement consacré à l’environnement, cet événement n’en constituera pas moins un excellent forum pour examiner ce dont l’Afrique a besoin pour assurer la viabilité — au plein sens de ce terme — de son développement.
Les besoins de ce continent sont immenses. La pauvreté est endémique : pratiquement la moitié de la population de l’Afrique sub-saharienne vit avec moins de 1 dollar par jour et près des quatre cinquièmes, avec moins de 2 dollars par jour. L’espérance de vie est inférieure à 50 ans, en raison surtout des conflits armés, de la pandémie du VIH/SIDA et de l’insuffisance des soins de santé et des services sociaux. Les souffrances humaines que dissimulent ces statistiques sont tragiques.

Et je suis donc partie de ce postulat de ceux qui œuvrent pour l’aide internationale pour partir à la recherche de ceux qu’ils veulent aider à relever les défis en Afrique. Et donc qui pourraient être dans la ligne d’idées de #bethechange, c’est mon opinion…

Sur le blog «L’Afrique s’éveille», il est dit Les africains devraient dire merci à la crise financière car l’Afrique est la solution et non le problème
Dimanche 20 mars 2011
L’Afrique, laboratoire des économies du futur : acte II
Dans l’optique de l’intervention, à EMA Invest en octobre dernier à Genève dans une conférence intitulée «L’Afrique, laboratoire des économies du futur», nous avons publié un article sur la même thématique dans le premier Hors-série de l’hebdomadaire économique Les Afriques. Il a été très repris et commenté. Nous avons donc décidé de poursuivre la réflexion.
Les africains devraient dire merci à la crise financière car l’Afrique est la solution et non le problème
La chute de Lehman Brothers et la crise grecque ont eu des avantages conséquents pour l’Afrique. On regrettera que pendant tous les débats sur le continent et au sein de la diaspora sur le cinquantenaire des indépendances, cela n’ait pas été clairement identifié comme un tournant. Ces «séismes» ont joué avantageusement pour l’Afrique sur trois plans principaux. Le premier a été plus psychologique car il y a eu un doute de la part de certains investisseurs sur les risques d’investir en Occident alors que jusqu’ici c’était le propre de l’Afrique et d’autres régions en développement. Il y a probablement des entrepreneurs qui ont modifié leur regard critique sur le continent d’autant que l’Afrique est la seule région du monde qui n’est pas entrée en récession. Le second point est la mise en exergue des atouts du continent et de la solidité de l’économie africaine avec notamment une croissance moyenne de près de 5 % depuis près d’une décennie. Le troisième et dernier point est probablement le plus important. L’Afrique n’est plus le problème mais bien la solution aux problèmes économiques mondiaux
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Toujours sur le même blog : la matière première est désormais la substance grise
Formation au Burkina Faso : 2IE, la green valley africaine
Mardi 14 décembre 2010
«Avec la mutation informationnelle et la réduction des distances physiques entre les différentes parties du monde, la matière première est désormais la substance grise» En cette fin d’année marquée par la commémoration des indépendances, c’est peut-être la leçon que nous africains devons retenir pour les 50 prochaines années. Pour devenir l’une des locomotives de la croissance verte, nous sommes condamnés à l’innovation qui rime avec formation de très haut niveau sur le green business et création de starts-up dans l’ensemble des domaines des éco-activités. A-t-on vraiment bien perçu tous ces défis et challenges sur le continent ? C’est en tout cas l’essentiel du message que nous avons essayé de passer au Burkina Faso lors des interventions sur les thématiques suivantes :»Eau, Environnement et Génie Civil : opportunités d’emplois verts et de création d’éco-activités», «Responsabilité Sociétale des Entreprises : Benchmark et outil de compétitivité en Afrique» et «Energies nouvelles : tremplin pour l’économie décarbonée en Afrique» à l’Institut International de l’Eau et de l’Environnement (2IE) www.2ie-edu.org

L’Afrique est une terre d’opportunités dit Mariemme Jamme sur son blog (en anglais) et nous avons la possibilité de changer les choses en revoyant le système et les structures en place.
Mon tweet :  On my desk @ One African voice amongst a billion http://bit.ly/fDDl7J > Africa is a land of opportunities, we have the key to #bethechange
Africa is a land of opportunities; I believe that we entrepreneurs have the key to change our continent. We will only be able to sustain and maintain projects in Africa if we review the systems and structures in place.
Et voici ce que Mariemme Jamme conseille dans sa lettre ouverte à Bono et Bob Gedolf http://mariemejamme.com/blog/open-letter-to-bono-and-bob-geldof/
Posted on June 11th, 2010
I know you want to help Africa and Africans, like millions of people around the world. I also know that you have African friends that you want to support in any way that you can. I know you are doing your best to get Africa in to the public eye and reaching out to world leaders to make them more aware of Africa’s problems, an influence that your money and connections buy you. But I and many other Africans now feel strongly that it is time for you to take less prominent roles and to leave space for us to speak for ourselves.
Here are a few ideas that would perhaps enable new spokespeople to emerge and make it possible for you to step down gracefully and leave a positive legacy:
1- Start empowering and promoting African leaders, engage the grassroots in your discussions, share your expertise

2- Bear in mind that we need partners not masters.
3- Speak to and learn from the African Diaspora and the many amazing Africans who are already successful.
4- Be more approachable, even to those who might be critical. Celebrities have influence, but do not necessarily have the answers.
5- Do not impose ‘solutions’ on Africans.
6-Listen, learn and then act.

Et enfin, sur ce blog malheureusement inactif ( ?), j’ai trouvé cet intéressant article
Afrique : Relever les défis en transformant les facteurs locaux
Lundi 26 novembre 2007
Depuis le peu de temps que certaines multinationales implantées en Afrique procèdent à leur retrait du continent, d’aucuns crient à l’abandon de l’Afrique à elle-même. Il est vrai que, de plus en plus, les investisseurs occidentaux quittent un continent rongé par des dégrèvements fiscaux, la faillite du système bancaire et l’insécurité politique. Ils assurent leur redéploiement en direction des « pays sûrs », où, semble-t-il, la démocratie est de mise et la trésorerie saine. Des pays aux atouts technologiques attrayantes, particulièrement vers les pays de l’Est européen. Ceux qui crient à l’abandon de l’Afrique se recrutent parmi les partisans de l’assistance généralisée ou de l’aide au développement. A leur opposé, des fins esprits qui trouvent en ces retraits plutôt un échec aux défis que les multinationales devaient relever pour réformer les économies africaines qu’un simple fatalisme ambiant. L’échec des méthodes mises en place en Afrique par de nombreuses multinationales vient s’ajouter au lot d’erreurs commises par un continent à la recherche d’une voie économique appropriée pour asseoir ses économies.
[…] Les échecs des uns et des autres -sur fond de profit en leur faveur- auront prouvé aux Africains la nécessité de prendre leurs responsabilités en mains, de prouver qu’ils étaient capables de réussir, de s’en sortir seuls. Ces échecs ne devaient pas décourager les Africains pour qui se posent de nombreux défis, qui se résument en une unique philosophie:
l’émergence d’économies performantes en Afrique devrait être l’affaire des Africains et dépendre des facteurs locaux, capables d’utiliser des atouts propres aux Africains qui débouchent sur des modèles opératoires tout en sachant utiliser ceux qui ont fait leur preuve ailleurs. Par facteurs locaux, nous entendons la réorganisation administrative et politique traduite par la transformation des rapports « pouvoirs-sociétés »; le développement des industries locales; la transformation des produits agricoles en produits finis ou semi-finis pour leur exportation; la création des pôles régionaux de croissance comme stratégie économique; la libéralisation des migrations; la limitation des mandats présidentiels (qu’en pensent Paul Biya (Cameroun), Omar Bongo (Gabon), Idris Deby (Tchad), Denis Sassou N’Guesso (Congo), Lansana Conté (Guinée), Ali Ben Ali (Tunisie), Robert Mugabe (Zimbabwe), etc ?); la débureaucratisation susceptible de mettre un frein aux méthodes d’extorsion, de corruption et de terreur créées de toutes pièces; la libération des réflexes de la peur par l’élimination des technologies utilisées pour la répression; la déprivatisation de la politique étrangère des États; l’effort pour pallier au déficit intellectuel et d’alphabétisation entourant les jeunes populations et j’en passe.

Page connexe sur mon blog

Défis Afrique