Archives du 15 avril 2011

L’excellence par le jeu dans l’éducation #ManuelHerrero

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Manuel Herrero est l’un des Nouveaux Explorateurs et aime explorer les jeux du monde entier (ou presque…). C’est lui le réalisateur du documentaire «A quoi tu joues ?» sur Canal Plus. Celui qui est actuellement en rediffusion relate les découvertes par Manuel Herrero des jeux qui se pratiquent dans les iles Britanniques, tels que le wall ou encore les sports gaéliques. Le wall se joue à Eton (Londres), l’une des universités prestigieuses du Royaume Uni. Manuel Herrero dit qu’à défaut d’avoir une unité sociale, TOUS les étudiants obtiennent l’excellence à travers ce jeu.

En faisant des recherches comme à mon habitude, je découvre que Manuel Herrero est le fils de Daniel Herrero, figure emblématique du rugby français. Il participe à l écriture de deux ouvrages initiés par son père, Daniel Herrero, « Partir, éloge de la bougeotte » et « L’Esprit du jeu, l’âme des peuples ».

L’esprit du jeu – L’âme des peuples
Présentation du livre lue sur le site de decitre.fr
Daniel Herrero
Broché – Paru le : 13/04/2007
Editeur : Table Ronde (La) Collection : Les classiques du rugby
ISBN : 978-2-7103-2962-6 EAN : 9782710329626
Nb. de pages : 260 pages Poids : 245 g Dimensions : 13cm x 19cm x 1,7cm
Résumé
Ingrédient pédagogique essentiel de la gentry victorienne à ses débuts, le rugby est encore le piment de singularités culturelles.
Il possède ses géographies secrètes, son légendaire, ses liturgies, son langage. On ne joue pas, on ne chante pas à Bayonne comme à Brive, à Wellington ou à Cardiff. A travers le récit de son existence baladeuse et frondeuse, Daniel Herrero, ancien joueur de haut niveau, puis entraîneur prestigieux de Toulon, nous propose rien de moins qu’une vision du monde. Le ballon ovale est l’alibi d’un envol de l’âme au-dessus des images du quotidien.
Ce livre savoureux et tendre est un grand voyage initiatique.

Partir, Éloge de la bougeotte
Présentation lue sur le site routard.com
Daniel Herrero
Éditions de la Table Ronde (224 pages)
Avec sa crinière hirsute et son incontournable bandeau rouge, on a peine à l’imaginer partant dans le désert pour se mêler aux Touaregs. Mais chez Daniel Herrero, le voyage est devenu chronique, pour autant qu’on puisse apposer un adjectif pathologique à son avidité d’horizons nouveaux. Comme il l’explique joliment dans ce livre-témoignage, ses voyages tiennent plutôt du curatif, de l’initiation aussi. Partir pour se trouver, se retrouver… C’est sur les routes que l’ancien rugbyman, imperméable aux exposés scolaires, s’est forgé sa propre culture, nourrie de ses expériences, des récits d’écrivains-voyageurs, des poésies d’Omar Khayyam, des figures inspiratrices de Che Guevara ou de Geronimo. Depuis plus de trente ans qu’il parcourt les sentiers (détournés, autant que possible) de la planète, le voyage est devenu une véritable dépendance ! Ce livre est aussi l’occasion de partager quelques-unes de ses anecdotes de routard. La forêt amazonienne et ses frémissements nocturnes qui valent quelques sueurs froides à l’aventurier débutant. Le partage des rites ancestraux des Apaches. La découverte du narguilé dans un boui-boui perdu au milieu des ruelles de Gizeh. Le discours de Mandela dans un stade bondé de la Jamaïque. Les Marquises, le Yémen, Madagascar, la Roumanie… Au fil du récit se dessine une véritable philosophie de la vie, celle d’un routard incurable. Voilà qui n’est pas pour nous déplaire ! Une belle leçon de savoir-vivre, en somme.

Lire également dans notre rubrique  » L’invité « , l’interview de Daniel Herrero.


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TED University #7 : «Vous avez un esprit. Et vous avez d’autres personnes. Commencez avec cela et changez le monde » by Liz Coleman #TEDTalks 2009

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Voilà ce que je lis à la fin de la transcription de la vidéo sur TED.com concernant l’appel de Liz Coleman à réinventer l’enseignement des arts libéraux.
Elle ne parle pas des présidents d’universités quant à l’usage de l’imagination créative, elle parle de l’action citoyenne. Cette histoire a commencé quand Liz Coleman a été invitée à rencontrer des enseignants originaires des pays tout juste libérés de l’Europe de l’Est et de Russie. Qui ont choisi les arts libéraux comme le modèle le plus convaincant du fait de son engagement historique à développer le potentiel intellectuel le plus large et le plus éthique chez les étudiants.

Extraits de la transcription
La plus grande découverte que nous avons faite dans notre observation de l’action citoyenne, c’est que les choix les plus difficiles ne consistent pas à choisir entre le bien et le mal, mais entre plusieurs biens concurrents. Cette découverte transforme. Elle coupe l’herbe sous le pied des moralisateurs, change radicalement le ton et le caractère de la polémique, et multiplie sensiblement les possibilités de trouver un terrain d’entente. L’idéologie, le fanatisme et les opinions infondées ne feront pas l’affaire. Voici ce qu’est une véritable éducation politique, à n’en point douter. Mais c’est une politique de principes, et non pas une politique partisane. C’est le défi auquel est confrontée Bennington.
Sur la couverture de la carte des fêtes de fin d’année 2008 de Bennington se trouve le croquis d’un bâtiment qui ouvrira en 2010 qui sera un centre consacré au progrès de l’action citoyenne. Ce centre incarnera et soutiendra ce nouvel engagement universitaire. Vous pouvez le voir comme un temple laïc. Les mots imprimés sur la carte décrivent ce qui s’y déroulera. Nous souhaitons appliquer le potentiel intellectuel et imaginatif ainsi que la passion et l’audace de nos étudiants de nos enseignants-chercheurs et de tout notre personnel au développement de stratégies d’action pour s’attaquer aux défis critiques de notre temps.
[…] Le problème, c’est qu’il ne peut exister de démocratie viable qui soit faite d’experts, de fanatiques, de politiciens et de spectateurs.(Applaudissements) Certains continueront, et cela est tant mieux, à apprendre tout ce qu’il y a à savoir à propos de ceci ou cela. Nous le faisons d’ailleurs en permanence. Et il y aura toujours, et il le faut, des gens qui dédient leur vie entière à l’étude d’un domaine très précis. Mais cette focalisation ne fait pas naître l’agilité de l’esprit, la multiplicité de perspectives, les capacités de collaboration et d’innovation dont ce pays a besoin. C’est là que vous intervenez. Ce qui est certain c’est que les talents individuels qui abondent ici, doivent tourner leur attention vers ce monde chaotique, frustrant, querelleur et impossible qu’est celui de la politique et des politiques publiques. Le président Obama et son équipe ne peuvent tout bonnement pas y parvenir seuls.
Si la question «Par où commencer» vous semble insurmontable sachez que vous êtes au début et non à la fin de cette aventure. Se sentir dépassé est la première étape lorsque l’on veut vraiment s’attaquer aux choses les plus importantes, à une échelle qui fasse la différence. Que faire alors si vous vous sentez dépassé ? Eh bien, vous avez deux choses à votre disposition. Vous avez un esprit. Et vous avez d’autres personnes.Commencez avec cela et changez le monde.
(Applaudissements)