Shirin Neshat: Art in exile #TEDWomen

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Lors de son intervention au TED Women, Shirin Neshat parle de son art en exil, dédié à son peuple à défaut de pouvoir retourner dans son pays, l’Iran.
Iranian-born artist Shirin Neshat explores the paradox of being an artist in exile: a voice for her people, but unable to go home. In her work, she explores Iran pre- and post-Islamic Revolution, tracing political and societal change through powerful images of women.



Sur Wikipedia (extraits)
Biographie
Ses parents sont issus d’un milieu aisé. Son père était médecin et sa mère s’occupait du foyer. Elle a grandi dans une famille occidentalisée qui appréciait la vision du choix de société du Shah d’Iran. Neshat a dit au sujet de son père, « il a fantasmé l’ouest, idéalisé l’ouest, et a lentement rejeté ses propres valeurs ; mes parents étaient ainsi. Ce qui s’est produit, je pense, est que leur identité s’est lentement dissoute, ils l’ont échangée pour le confort. Ils ont servi leur classe. »1. Dans cette volonté d’occidentalisation des Neshat, elle fut inscrite dans une école catholique de Téhéran. Elle a trouvé l’ambiance froide et hostile en comparaison à son foyer familial. Parmi les éléments de l’occidentalisation de son père, il y avait l’acceptation d’une forme de féminisme à l’occidentale. Le père de Neshat a encouragé sa fille « à être une personne, à prendre des risques, à apprendre, à voir le monde. », et contrairement à la pratique conventionnelle de l’époque, il a envoyé ses filles aussi bien que ses fils à l’université pour faire des études supérieures.
Shirin Neshat a quitté l’Iran pour étudier l’art à Los Angeles. C’était à cette époque que la révolution iranienne s’est produite. Un des effets des changements politiques après la révolution, fut que son père qui avait été financièrement aisé, dû se retirer et partir sans avantages et avoir un maigre salaire. Une fois la Révolution terminée, et la société restructurée en nation islamique traditionnelle, sa famille n’avait plus la possibilité de maintenir le niveau de vie qui fut le leur sous le Shah. Environ un an après la Révolution, Shirin Neshat s’installe à San Francisco, dans le quartier de la baie, et commencé à étudier au Dominican College. Par la suite, elle s’est inscrite à l’Université de Berkeley où elle a obtenu ses différents diplômes BA, MA et MFA (les équivalents des licences et maîtrises en France dans les formations artistiques).

Shirin Neshat à la galerie Jérôme de Noirmont, Paris
Shirin Neshat sur le site de la galerie Barbara Gladstone, New York

Filmographie en 2009 : Women Without Men

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