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Billet connexe

« Réflexions totalement vaines et inutiles…quoique »

18 nov. 2009

Une cinquantaine de chefs d’Etat participent au sommet contre la faim, qui s’est ouvert lundi à Rome. Ils viennent pratiquement tous des pays des pays du sud, ceux du nord n’ayant pas fait le déplacement. La faim dans le monde menace 

 

Voici donc un Extrait du rapport publié sur le site ONE en français dans la rubrique FOCUS et que l’on peut télécharger en Anglais ou Français ou Allemand.

DANS LE RESUME

Après plus de vingt années d’inaction, les pays bailleurs de fonds ont répondu au signal d’alarme de la crise alimentaire mondiale de 2007-2008. En 2009, lors du sommet du G8 à L’Aquila, les pays du G8 et cinq autres donateurs se sont engagés à financer l’agriculture et la sécurité alimentaire à hauteur de 16,6 milliards d’euros (22 milliards de dollars), dont 4,5 milliards de fonds nouveaux. Ils ont également promis: (1) de verser ces fonds dans un délai de trois ans ; (2) d’adopter une série de principes directeurs pour l’utilisation de ces fonds ; et (3) de rendre compte de manière transparente sur leurs engagements. Vingt-sept pays et 15 organisations internationales ont signé une déclaration commune d’engagement lors du sommet, lançant ainsi l’Initiative de L’Aquila sur la sécurité alimentaire (IASA).

Quatre mois après le sommet de L’Aquila, le G8 adoptait «les Principes de Rome» lors du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire organisé dans la capitale italienne. Les principes de Rome incluent l’appropriation, la coordination stratégique, une approche globale, des améliorations et un soutien multilatéral, et un engagement soutenu. Les donateurs ont également pris plusieurs engagements clés supplémentaires en vue d’améliorer l’efficacité des investissements dans l’agriculture et la sécurité alimentaire. Ces engagements étaient notamment la prise en compte des différences de genre, l’environnement durable et la transparence. Peu après le Sommet de Rome, le gouvernement américain calculait l’impact potentiellement considérable de l’IASA : 40 millions de familles pauvres vivant de l’agriculture, la plupart survivant avec moins de 1,50 euros  par jour (moins de 2 dollars), pourraient voir progressivement leurs revenus augmenter de 250 %.

 

DANS LES CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Les progrès des donateurs sur la voie de la réalisation des promesses de L’Aquila révèlent que le G8 et d’autres grands bailleurs de fonds n’abordent pas l’agriculture et la sécurité alimentaire avec la diligence que celles-ci méritent. Les lacunes des rapports d’activités en matière de transparence et de redevabilité entravent le processus au lieu de le stimuler. Une forte dose de volonté politique et de bonne foi est requise d’urgence pour favoriser le soutien d’autres donateurs, des gouvernements des pays bénéficiaires et du secteur privé.

Les progrès sur la voie de la réalisation des promesses de L’Aquila ont été insuffisants pour relever les énormes défis actuels et futurs, surtout dans la mesure où moins d’un tiers des promesses relevait d’enveloppes budgétaires nouvelles. Avoir concrétisé moins d’un quart des engagements au terme de la première année d’un délai de mise en œuvre de trois ans ne convainc pas ONE que les donateurs sont en voie d’honorer leurs engagements. Même si un deuxième quart fait l’objet de «promesses fermes», il existe peu d’informations sur le mode de concrétisation du financement, le moment, le lieu ou le but visé. Les 50 % restants demeurent un mystère total. Sans preuves de progrès, comment les donateurs rassureront-ils les petits fermiers sur la tenue de leurs engagements ? La façon dont ces fonds atteindront les populations pauvres et vulnérables est aussi cruciale. Si certains donateurs tels que les États-Unis ont entrepris de gros efforts pour améliorer leur mode de fonctionnement, on ne peut pas en dire autant de tous les pays du G7.