2 billets en un ! La Famine et la Politique Alimentaire (édité ce 5 août)

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Edit ce 5 août

East Africa Children’s famine

RT @acumenfund: RT @unicefaustralia: What does children’s famine in #eastafrica look like on a map? Take a look: http://bit.ly/mQOtNI > Document PDF téléchargeable

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« A declaration of #famine is a declaration of #failure »#ONU

Sur Twitter :
special #FF #Somalia RT @RosebellK @davidc7 « A declaration of #famine is a declaration of #failure » http://t.co/0d2RkF1

Ce tweet renvoie vers un article publié sur The Guardian : A mockery of famine early warning systems

Extrait traduit et résumé par mes soins :
Cela donne l’occasion une fois de plus à l’ONU d’utiliser le mot F de façon émotive et ainsi de faire les manchettes… ».

Il y a nécessité d’aborder de nouvelles approches de l’aide internationale, la Banque mondiale et le DFID ne sont pas « dans la camionnette de tels changements ». Il y a encore beaucoup d’éléments qui contribuent – via l’aide des donateurs – aux inégalités dans les pays pauvres, à l’accélération de la fortune privée des piscines, à saper l’autonomie locale, à conduire de préférence à la durabilité, à l’expansion de l’Occident qui dirige les marchés.
La résolution des conflits est rarement, voire jamais, abordée près de la source. Les conflits sont alimentés par l’accaparement des terres, ou à l’exploitation minière […] ou de maintenir les régimes au pouvoir pour plus de commodité géopolitiques. Ce dernier a été particulièrement répandu dans la Corne de l’Afrique.
Le véritable moteur de croissance inexploitée en Afrique ce sont les hommes et les femmes pauvres dont les activités économiques ne sont pas comptées dans les chiffres de croissance et dont les besoins font rarement l’objet de haut niveau des stratégies économiques.
En développant une nouvelle approche de l’aide internationale, il est important de reconnaître que, parallèlement à la prévention des décès inutiles, bien dépensée l’aide contribue aussi à la prospérité économique, la sécurité et la stabilité à long terme, l’avenir de certains des pays les plus pauvres et les plus troublés du monde. […] l’aide à l’étranger ne doit pas être un « feu de paille » de tendance. Quand elle est bien transmise, elle contribue à lutter contre les causes de la pauvreté mondiale, construit des économies saines, et établit un monde plus stable.
Comme le Royaume-Uni, tous les autres donateurs d’aide importants devraient adopter la même attitude de tolérance zéro à la corruption officielle, la brutalité et le déni des droits humains fondamentaux par les pays bénéficiaire. Des normes strictes doivent être exigées, et si elles ne sont pas remplies, alors toutes les formes d’aide de gouvernement à gouvernement devraient être stoppées.
Elle semble être la seule façon de s’assurer que l’aide soit utilisée exclusivement pour le bénéfice des plus pauvres des pauvres.

La communauté internationale, si habile à monter de vastes opérations de secours d’urgence, n’a pas réussi à atténuer le pire de cette crise par son aveuglement […]
Des pasteurs nomades dépossédés de leur bétail, leur seul bien, sont désormais totalement institutionnalisés et dépendent de l’aide alimentaire, sans moyens de subsistance pour revenir.
La situation se dégrade, mais il est encore temps d’agir. Nous devons protéger au moins un noyau de l’élevage pour assurer un avenir à ces gens désespérés.

Si nous voulons prévenir d’autres décès et d’aider plus de 70.000 réfugiés à rentrer chez eux en toute sécurité, la communauté internationale doit suivre une autre voie. Une telle voie existe : ils s’agit des artisans locaux de la paix […].Ces braves gens ne sont pas des victimes mais des agents du changement – et ce sont elles qui finiront par reconstruire leur société.
Ils constituent le meilleur canal pour atténuer cette crise au niveau communautaire. «J’exhorte la communauté internationale à prendre contact avec eux, écouter leurs opinions, et à financer leurs opérations.»

Pour faire écho à cet article mais cette fois-ci à mon échelle (de simple citoyenne), j’ai relevé celui-ci (également en anglais) sur le site de YES! Magazine[i] et que j’ai twitté ainsi :
“la faim n’est pas causée par un manque de nourriture mais par un manque de démocratie Practical Actions Powerful Ideas http://t.co/FoMPbTa

Traduction libre de ma part
La ville qui a mis fin à la faim #PowerfulIdeas #PracticalActions #Brésil2009
Une ville au Brésil aide les agriculteurs locaux à faire quelque chose que les villes américaines ont encore à faire: éliminer la faim.
« Pour rechercher des solutions à la faim il y a des moyens d’agir à partir du principe que le statut de citoyen surpasse celui d’un simple consommateur. » ville de Belo Horizonte, Brésil
«Je savais que nous avions tellement faim dans le monde. Mais ce qui est si bouleversant, ce que je ne savais pas quand j’ai commencé à agir, c’est que c’est si facile  d’y mettre fin.  »
Les résultats directs et indirects de ces innovations ?
En seulement une décennie, Belo Horizonte a réduit son taux de mortalité infantile très utilisé comme preuve de la faim de plus de moitié, et aujourd’hui, ces initiatives profitent à plus de 40 pour cent des 2,5 millions  de la population. Une période de six mois en 1999 a vu la malnutrition infantile dans un échantillon réduit de 50 pour cent. Et entre 1993 et 2002, Belo Horizonte  est la seule localité dans laquelle la consommation de fruits et légumes a augmenté.

Extrait de l’original
HUMAN RIGHTS  |  FOOD
The City that Ended Hunger
A city in Brazil recruited local farmers to help do something U.S. cities have yet to do: end hunger.
Document Actions by Frances Moore Lappé posted Feb 13, 2009
“To search for solutions to hunger means to act within the principle that the status of a citizen surpasses that of a mere consumer.”
CITY OF BELO HORIZONTE, BRAZIL

Je vous invite cordialement à explorer ce site qui publie des “Document Actions” dans pratiquement tous les domaines : Droits Humains, Paix, Justice, etc.

Je suis donc partie de là pour “faire” le point sur la politique alimentaire en Afrique et à Madagascar en allant sur le site de l’IFPRI : Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires.

#PolitiqueAlimentaire en #Afrique et à #Madagascar

Source : http://www.ifpri.org/fr
L’IFPRI détermine ses priorités de recherche à travers un processus consultatif qui implique les parties prenantes concernées des pays en développement et des pays développés. Priorité est donnée aux questions de politique alimentaire urgentes qui auront le plus grand impact positif sur les populations pauvres. L’Institut a plus de vingt cinq ans d’expérience en recherche et collabore avec les autres centres de recherche agricole, nationaux et internationaux, pour créer des synergies et obtenir des résultats durables.
L’IFPRI reçoit des financements de sources variées et fait partie du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) qui est financé par plus de cinquante pays développés et en développement, des fondations privées et des agences de coopération bilatérales et multilatérales.
À PROPOS D’ASTI
Le projet ASTI sur les Indicateurs relatifs aux sciences et aux technologies agricoles (Agricultural Science and Technology Indicators)  s’emploie à compiler, traiter et diffuser des données concernant les développements institutionnels et les investissements afférents à la  R&D agricole au niveau mondial ; l’analyse de ces données décèle des tendances générales que l’équipe ASTI consigne dans ses diverses  publications. En effet, le dévoilement de ces évolutions – selon une approche qui facilite l’établissement de comparaisons valables entre  différents pays, organismes de recherche et époques – revête une importance cruciale pour les responsables politiques qui s’en servent  pour se tenir au fait des enjeux politiques relatifs au domaine des sciences de l’agriculture. Le projet ASTI a pour objectif principal de  fournir aux décideurs politiques et aux bailleurs de fonds une information internationalement comparable sur les investissements et les  changements institutionnels relatifs à la recherche agricole, qui leur permettra de prendre des décisions avisées en matière de financement  et de gestion/d’exploitation des agences consacrées aux sciences et aux technologies des secteurs public et privé. En effet, des décisions  mieux étayées conduiront à systèmes de R&D plus performants et plus efficaces et auront pour résultat définitif une croissance plus  élevée de la productivité du secteur agricole.

R&D agricole en Afrique dans le nouveau millénaire

Des progrès pour les uns, des défis pour d’autres
L’examen des recommandations stratégiques émises dans différents rapports et comptes rendus de conférences de haut niveau, ainsi que la prise en considération des diverses contraintes de ressources financières et humaines décrites dans le présent rapport, ont abouti à l’identification de quatre domaines thématiques clés, dont les implications politiques devront être assumées par les gouvernements, les bailleurs de fonds et d’autres parties prenantes. Les thématiques peuvent se résumer comme suit : (1) le sousinvestissement dans la R&D agricole dure depuis plusieurs décennies ; (2) une volatilité excessive caractérise les niveaux annuels d’investissement ; (3) la faiblesse des capacités en matière de ressources humaines présente des défis actuels et imminents ; (4) il faut maximiser les collaborations de R&D régionales et sous-régionales.

Document PDF téléchargeable iciPublication : Avril 2011

Madagascar

Le point sur la recherche agricole du secteur public
Au cours des dernières décennies, la R&D agricole malgache est demeurée largement tributaire de l’aide de divers bailleurs de fonds, y compris la suite de projets financés grâce à des prêts de la Banque mondiale et l’assistance technique de la France par le truchement du nombre relativement important de chercheurs affectés à l’implantation du CIRAD à Madagascar. Vers la fin des années 1990, l’achèvement du PNRA et la baisse des subventions d’État provoquèrent une chute soudaine des dépenses nationales globales en R&D agricole – mais cette situation s’est quelque peu redressée grâce à l’intensification de la coopération technique du CIRAD. En 2008, les investissements dans la R&D agricole de Madagascar se montaient à 7,7 milliards d’ariary, soit 11,9 millions de dollars PPA (prix constants de 2005), ce qui revient à 0,25 % du PIBA. Il ne faut cependant pas perdre de vue que si l’on n’avait pas inclus les frais salariaux des 14 chercheurs du CIRAD, les résultats finaux aurait été moins élevés – la différence étant de 25 %.
Le lancement de plusieurs initiatives politiques de grande envergure en vue de réaliser des réformes agricoles et rurales nationales soulignant l’importance de la R&D, n’a pas abouti à une augmentation du soutien financier, ni de l’État ni des bailleurs de fonds. Or sans une importante injection de fonds, Madagascar risque fort de voir s’éroder rapidement un grande partie des résultats réalisés ces 15 dernières années en matière de renforcement de la capacité et des infrastructures de la R&D agricole.

Document PDF téléchargeable iciPublication : Juillet 2011
RÉFÉRENCES citées dans le document
Banque mondiale. 2001. Project appraisal document on a proposed credit in the amount of SDR 69.2 million (US$89.05 million equivalent) to the Republic of Madagascar for a rural development project. Rapport no 21516-MAG. Washington, D.C.
2008. Project information document appraisal stage: Rural development support project additional financing. Rapport no AB4048. Washington, D.C.
2009. World development indicators 2009. Washington, D.C. Beintema, N. M., E. Castelo Magalhães et R. Randriamanamisa.
2003. Madagascar. Abrégé de l’ASTI no 6. Washington D.C. et Antananarivo: IFPRI et FOFIFA.
CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). 2010. Le CIRAD à Madagascar. <http:// http://www.cirad.mg/>. Site consulté le 26 mars 2010.
FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). 2009. FAOSTAT. <http://faostat.fao.org/site/452/default.aspx&gt;. Site consulté le 23 février 2010.
IFPRI-FOFIFA (Institut international de recherche sur les politiques alimentaires et Centre national de recherche appliquée au développement rural). 2009. Enquête ASTI (Agricultural Science and Technology Indicators). Enquêtes inédites.

Billet connexe :
…Et moi j’ai des regards sur les pays du Sud dit @Atelier_medias

Page connexe : Défis Afrique


[i] Autres articles relevés sur Yes ! Magazine «Practical Actions Powerful Ideas»
“<3<3<3 5 Protests That Shook the World (With Laughter) by The Yes Men — YES! Magazine http://t.co/4dNTSBe > I love the word #laughtivism
“<3<3<3 Making the Moral Case for Change by Gara LaMarche http://t.co/dZ3vkUf
“<3<3<3< “Life is What You Make It”: Fran Korten Interviews Peter Buffett http://t.co/3CNJ7iO
“RT @zen_habits: Try these: 5 Ways to Get Free from Corporations http://bit.ly/cF82Ud


  1. Pingback: En Ethiopie, les peuples autochtones n’ont pas de droit…#9août #Survival #Arte « Blogueuse sur le Net pour un Monde Meilleur

  2. RT @ClaireInParis : @JulieOwono Il y a un livre, déjà ancien, sur les famines . « Géopolotique de la faim » (1999) .tinyurl.com/3pky23v Toujours d’actu.

  3. L’explication: la famine dans la Corne de l’Afrique
    Près de douze millions de personnes sont confrontées à la sécheresse et à l’insécurité alimentaire. Le point sur la situation.

    Ce sont des facteurs climatiques qui ont déclenché la situation, « sur un terreau de sous-développement économique et de crise politique », précise Jean-Cyril Dagorn d’Oxfam France. Les deux dernières saisons des pluies ont été très en deçà de la pluviométrie habituelle dans la Corne de l’Afrique.

    A lire sur le site de YOUPHIL : http://www.youphil.com/fr/article/04160-l-somalie-famine-humanitaires

  4. Corne de l’Afrique : la volonté politique manifestée à Rome doit être suivie d’actes !
    par Sara Kianpour

    Comme l’a précisé Kanyao Nwanze, le Président du Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (l’IFAD) : “nous ne pouvons pas faire tomber la pluie. Mais nous savons comment répondre et empêcher de telles crises”. Il suffit, pour les puissances du G8 et les donateurs de l’Aquila, de tenir leurs promesses financières, et de traduire leurs discours en actes concrets et efficaces.

    Extrait du billet publié le 25 juillet sur le blog d’ONE France
    http://one.org/fr/blog/corne-de-l%E2%80%99afrique-la-volonte-politique-manifestee-a-rome-doit-etre-suivie-d%E2%80%99actes/

  5. RT @InnovateAfrica : We say no to pics even on a bad hair day. Why is it okay to capture people in their most vulnerable moments? Abuse of power #Somalia #famine