Les peuples déplacés (oubliés) ont aussi le droit à l’alimentation #Afrique #Madagascar

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Ce dont je souhaite «parler» en résumé à travers ce billet

La faim dans le monde est tout simplement POLITIQUE et je trouve cela tout simplement INADMISSIBLE !
En finir une bonne fois pour toutes avec la crise alimentaire et les peuples déplacés. Nous avons tous le droit à l’alimentation.
Malgré la bonne volonté des ONG qui ont sonné l’alarme, leurs actions sur le terrain comportent des obstacles.
Pour terminer sur la Corne de l’Afrique : Questions nationales et politiques internationales (1986)

Appel aux gouvernements

Je viens de signer la pétition en français publiée sur le blog d’ONE France et que j’ai déjà signée sur le blog anglophone.
Une pétition est une pétition, j’adhère complètement à celle d’ONE qui appelle les gouvernements à AGIR IMMEDIATEMENT mais aussi à TROUVER DES SOLUTIONS PERENNES.

Voici le lien vers la pétition à signer si le cœur vous en dit
Appel aux gouvernements pour sauver des millions de vies #CorneAfrique http://t.co/yBnucya > intervention immédiate + solutions pérennes
Ensemble, nous pouvons contribuer à mettre fin à la famine, et ses causes. Pour cela, nous devons, tout d’abord, nous assurer que les financements nécessaires pour une aide urgente soient délivrés pour empêcher les gens de mourir. Aussi, les dirigeants du monde doivent tenir leur promesse d’investir dans des solutions plus pérennes. Ainsi, les habitants de la Corne de l’Afrique pourront se nourrir et manger à leur faim, et ils n’auront plus besoin d’aide alimentaire à l’avenir.

La faim dans le monde oublie les peuples déplacés pour des raisons politiques 

Je lis partout que la crise alimentaire est due à la sécheresse, au changement climatique et personne ne parle des raisons politiques ??? Ou ai-je mal cherché ? J’ai lu par exemple que les femmes font des enfants pour bénéficier d’aides et les affameraient exprès ? C’est horrible ça !!! Que l’on ne voit, sur les photos, que des enfants affamés mais pas les adultes, etc. A ce propos d’ailleurs, STOP AU MISERABILISME ! Nous ne voulons pas nous faire prendre en photos quand nous avons les cheveux ébouriffés ou quand nous avons les yeux hagards, ou pour toute autre raison superficielle, alors pourquoi prendre en photos ces enfants ? Ils n’ont pas demandé à être dans ces états là !!!

Hormis les billets précédents, voici à nouveau d’autres articles du point de vue politique que j’ai trouvés concernant la crise alimentaire et les peuples déplacés.

Des enfants abandonnés meurent, leurs mères aussi (ipsinternational)
AFRIQUE DE L’EST – Miriam Gathigah
 NAIROBI, 29 juil (IPS) – Sur la route située à la frontière entre le Kenya et la Somalie, reposent des cadavres d’enfants qui ont succombé à la famine et aux difficultés de faire le voyage depuis leurs villages frappés par la sécheresse jusqu’au Kenya.
« Leurs mères meurent aussi. Ce n’est pas une mère impitoyable qui laisse un enfant derrière, mais une mère qui veut survivre pour l’amour de vivre »

Famine : Jean Ziegler «Ne parler que du climat est une hypocrisie totale»
par Cathy Ceïbe et Jean Ziegler Mondialisation.ca, Le 28 juillet 2011
Entretien réalisé par Cathy Ceïbe
Jean Ziegler est vice-président du Comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies.
De 2000 à 2008, Jean Ziegler a occupé la fonction de rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des populations du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il est l’auteur de la Haine de l’Occident
[i].
La réunion de la FAO tire la sonnette d’alarme sur la famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique en raison de la sécheresse. Le facteur climatique explique-t-il à lui seul la situation catastrophique ?
Jean Ziegler. Ne parler que de climat est une hypocrisie totale qui élude les vraies raisons de cette catastrophe effroyable. C’est le dernier coup porté aux 12 millions de personnes menacées de famine et aux dizaines de milliers de victimes. La première raison est l’absence de stocks de réserve. Cette sécheresse dure depuis cinq ans. Depuis, les récoltes sont déficitaires. Dans n’importe quel pays, il existe des réserves alimentaires. Les États se préparent en cas de catastrophe. En Somalie, Érythrée, Kenya, Éthiopie, Djibouti, les greniers sont vides. Ils le sont parce que les prix alimentaires (aliments de base c’est-à-dire riz, maïs, céréales qui couvrent 75 % de la consommation mondiale) ont explosé en raison de la spéculation des hedge funds et grandes banques. Les spéculateurs financiers ont perdu des milliers et des milliers de milliards de dollars lors de la crise financière de 2008 et de 2009. Ils ont quitté les Bourses de papier valeur et ont migré vers les Bourses des matières premières agricoles. Légalement, avec les instruments spéculatifs ordinaires, ils réalisent des profits astronomiques sur les aliments de base.
[…]
De nombreuses ONG tirent la sonnette d’alarme quant aux promesses non tenues des États en matière d’aide. Quelle est votre réaction ?
Jean Ziegler. Les gens meurent par manque d’argent. Il est extrêmement simple de faire revenir à la vie un enfant gravement sous-alimenté avec de la nourriture thérapeutique intraveineuse. Mais, comme pour les biscuits vitaminés, l’argent fait défaut. Un seul chiffre : le Programme alimentaire mondial (Pam) avait un budget ordinaire planétaire de 6 milliards de dollars. Il a été réduit à 2,8 milliards, soit plus de la moitié parce que les pays riches ne payent plus leurs cotisations. Regardez l’absurdité : jeudi dernier, les États européens de l’euro ont mobilisé 162 milliards d’euros pour sauver les banques détentrices de la dette grecque. Dans le même temps, à Dadaab, au Kenya, le plus grand camp de réfugiés ne peut même plus accueillir des personnes au bord de l’effondrement.

Mediocre leadership is the biggest crime against humanity (Opalo’s blog)
July 28, 2011 – Extrait
But corrupt and mediocre civilian leadership continues to decimate millions more through both inaction and well calculated mis-allocation of resources.

Alerte sur la Corne de l’Afrique (Youphil)
19/07/2011
Alors que la communauté internationale lance enfin des actions de grande ampleur, le site internet de la radio RTBF remarque que la catastrophe aurait pu être anticipée par l’Occident. En 2006, Kjell Mage Bondevik, envoyé spécial de l’ONU pour la situation humanitaire, déclarait que la Corne de l’Afrique était susceptible de vivre une nouvelle sécheresse extrême.

Malgré la bonne volonté des ONG qui ont sonné l’alarme, leurs actions sur le terrain comportent des obstacles.

Tenter d’accéder au fonds pour le changement climatique (ipsinternational)
AFRIQUE AUSTRALE Mantoe Phakathi
MBABANE, Swaziland, 7 juil (IPS) – L’exclusion des organisations non gouvernementales (ONG) des stratégies de financement climatique réduira l’impact sur le terrain dans la région d’Afrique australe, affirment plusieurs ONG. 
Les ONG ont exprimé ce point de vue pendant que le 5ème Dialogue de deux jours sur l’eau de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) prenait fin le 29 juin à Manzini, au Swaziland.

Les peuples oubliés de la CORNE DE L’AFRIQUE (foreignpolicy blog)
Extrait traduit (merci Google translate que j’ai «aidé» aussi) de l’article original The Forgotten People : HORN OF AFRICA by Abeje T. Chumo | on March 11th, 2011 |
Comme je «découvre» également ces peuples oubliés dont j’ai souvent entendu parler, j’ai rajouté des liens dans la traduction pour renvoyer aux conventions mentionnées.

La Corne de l’Afrique est l’une des régions les plus complexes et conflictuelles du monde. Chacun des pays de la Corne : Somalie, Ethiopie, Erythrée, Djibouti et le Soudan souffre de conflits politiques prolongées, résultant de griefs locaux et nationaux, des politiques identitaires et régionales interétatiques. La crise en cours au Darfour, la hausse de l’Union des tribunaux islamiques en Somalie, les crises politiques internes en Ethiopie et en Erythrée et une foule de conflits actifs, latents et imminents dans la région de la Corne font des millions de personnes vulnérables aux déplacements.
Les gouvernements concernés, les organisations internationales et les agences des Nations Unies, ont été actifs dans la définition, la prise en compte du sort des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays dans la région de la Corne. Seulement à y regarder de plus près, on peut voir les divergences sur la façon dont chacun selon leur propre intérêt; définit la nature et l’ampleur du problème des personnes déplacées. Souvent, l’information sur l’ampleur du problème fournis par les gouvernements concernés d’une part et les organisations internationales de l’autre, sont contradictoires. Ce n’est pas l’intérêt de cet article de tracer une sorte de stratégie de définition des mécanismes de partage d’information, mais d’argumenter que les personnes déplacées sont oubliées et la protection est accordée au hasard.
Le conflit en cours dans la région, sans doute l’un des plus persistants – et négligé- les crises humanitaires ont abouti à la persécution ciblée et le déplacement de millions de civils dans la sous région. Les effets de débordement du conflit et la crise croissante de réfugiés dans la région ont reçu peu d’attention de la communauté internationale. Actuellement, il y a grand nombre de personnes déplacées en Ethiopie, en Somalie et au Soudan, alors qu’ils partagent une expérience commune, leurs expériences en tant que personnes déplacées, qui varient selon leur emplacement, leur origine ethnique, l’interaction qu’ils ont eue avec les organisations locales et internationales et leurs relations avec la population locale et l’administration.
La semaine dernière, des problèmes de sécurité ont amené des groupes d’aide à sortir des camps de déplacés au Soudan et en Somalie. Des centaines de milliers de déplacés désespérés en Ethiopie et la Somalie sont déjà en mouvement pour échapper à la sécheresse et n’ont pas encore reçu l’aide minimale pour leur permettre de survivre. […]
Contrairement aux réfugiés, les déplacés ne dépassent pas les frontières internationales. Bien qu’ils aient quitté leurs maisons pour des raisons différentes, ils n’ont pas quitté le pays dont ils sont citoyens.
En 1998, les Principes directeurs relatifs au déplacement interne [ii]décrivent les personnes déplacées en tant que personnes ou groupes de personnes qui ont été forcés ou contraints à fuir ou à quitter leur foyer ou leur lieu de résidence habituel, notamment en raison de, ou afin d’éviter les effets des conflits armés, les situations de violence généralisée, de violations des droits humains ou de catastrophes naturelles ou d’origine humaine, et qui n’ont pas franchi de frontière internationalement reconnue.
Les Personnes déplacées ont le droit de jouir de l’ensemble des droits humains ainsi que les garanties du droit international humanitaire qui sont applicables aux citoyens de ce pays en général. Il n’existe aucune convention internationale spécifique pour la protection de leurs droits et aucune des dispositions innombrables des droits humains internationaux, humanitaires, et des traités du droit des réfugiés traite explicitement leur sort.
Les quatre Conventions de Genève et de deux protocoles standard[iii] constituent la plaque tournante du droit international humanitaire déclarant que les droits de tous les civils dans les conflits soient traités avec humanité en toutes circonstances. Un radeau de conventions internationales, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’état des droits à la nourriture, eau, abri et plus encore de ceux qui sont touchés par des «catastrophes naturelles».
Avec la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, ces lois et conventions définissent les obligations des États et des parties belligérantes de fournir une assistance humanitaire, ou lui permettre d’être fournis, à tous ceux qui en ont besoin.
En 1998 Les Principes directeurs relatifs au déplacement interne fournissent un cadre important pour la protection des personnes déplacées. Le principe directeur souligne que chaque être humain a droit à la dignité et l’intégrité physique, mentale et morale. Il souligne que, au minimum, indépendamment des circonstances et sans discrimination aucune, les autorités compétentes fournissent aux personnes déplacées, et veiller à leur accès sûr aux aliments de base, à l’eau potable; abri et logement; vêtements appropriés et des services médicaux essentiels, à l’assainissement.
En 2003, les Etats membres de l’IGAD ont signé la Déclaration de Khartoum sur le déplacement interne dans la sous-région de l’IGAD[iv], faisant bouger la percée de s’attaquer au problème du déplacement dans la sous région. Les Etats membres reconnaissent qu’ils sont touchés par les problèmes de déplacements internes et qu’ils acceptent d’assumer la responsabilité première de protéger et d’aider les personnes déplacées, et en s’engageant à élaborer et à adopter une politique nationale de déplacés. Malheureusement, le manque d’engagement des dirigeants, entre les problèmes de coordination pays, l’accès limité aux ressources et aux processus de paix concluants et la réconciliation entre les parties en conflit dans les Etats membres créent des défis multiples pour répondre à la détresse des personnes déplacées et ceux qui reviennent. Pour ajouter à cette difficulté de mise en œuvre, la Déclaration est considérée par les membres comme étant juridiquement non contraignante.
Le concept de protection des personnes déplacées englobe toutes les activités visant à assurer le plein respect des droits de la personne et les obligations des autorités / acteurs non étatiques, conformément à la lettre et l’esprit des organes pertinents de la loi. Dans son sens le plus strict, la protection englobe les activités visant à prévenir et / ou de mettre un terme aux violations des droits des individus et les obligations des autorités / belligérants, conformément à la lettre et l’esprit du droit international humanitaire et d’autres règles fondamentales qui protègent les personnes dans des situations de violence et de catastrophes.
[..] Il ya des centaines de milliers de personnes déplacées dans la région négligée oubliés par leur propre gouvernement et par les déclarations des bailleurs de fonds de soutien pour l’égalité des droits.
Jusqu’à présent la réponse des agences humanitaires se concentre sur l’aspect humanitaire du problème de déplacement.
La plupart des agences internationales ont été réticents à augmenter ou à s’impliquer dans les questions de protection de peur que cela compromette leur neutralité ou provoquer des restrictions à leur accès, ou en raison de l’inexpérience et de turn over du personnel et le manque d’expertise dans ces domaines. […]
[…] Ils devraient élargir leur rôle dans autre chose que la livraison de nourriture, de médicaments et d’abris liés à leurs principales préoccupations, à l’objectif de travailler à des activités de protection. Toutefois, la protection des droits ne peut être faite à moitié, elle implique l’assurance de l’ensemble des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Comme le Haut Commissaire pour les Droits de l’Homme a dit, il faut veiller à «tous les droits de l’homme pour tous».

AFRICA/MADAGASCAR – The Malagasy population of Tolagnaro continues to die of thirst (fides Afrique)
2011-01-22
N’oublions pas pour autant que dans le Sud de Madagascar, c’est la même chose à moindre échelle et tout aussi dramatique : des groupes de gens quittent les zones les plus reculées et la sécheresse pour la ville de Tolagnaro, parce que pour eux «il est préférable d’y mourir de faim que de soif à la maison.»
Lire l’intégralité (en anglais) sur FIDES AFRIQUE.

L’humanité utilise «une planète et demie» pour subvenir à ses besoins, selon le WWF (goodplanet.info)
13/10/2010
Si rien ne change dans nos modes de consommation, l’humanité aura besoin de «deux planètes par an» en 2030, s’alarme l’ONG.
Le WWF souligne le rôle prépondérant des pays les plus riches dans cette évolution en relevant que, toujours sur les données de 2007, «les 31 pays membres de l’OCDE, dont font partie les économies les plus riches au monde, représentaient 37% de l’empreinte écologique de l’humanité».
«La surconsommation du Nord se fait à crédit sur les ressources du Sud», souligne le WWF, dont le rapport relève également «un déclin de la biodiversité plus élevé dans les pays à faibles revenus».
Le rapport du WWF fait état d’une diminution globale de la biodiversité de 30% entre 1970 et 2007. Dans les zones tropicales, cette diminution atteint 60%.

Pour terminer,

La Corne de l’Afrique : «de par sa position stratégique, elle est de longue date au cœur d’enjeux géopolitiques» selon Wikipedia
En voici un «exemple» concret qui date de 1986. C’est vous dire…
La corne de l’Afrique. Questions nationales et politiques internationales [v]
«Le désir de l’URSS est d’établir et de consolider des relations avec le Tiers-Monde et de réduire l’influence des Etats-Unis» en conséquence «l’URSS ne suit pas la logique expansionniste que lui prête l’Occident».
Tel est le présupposé qui anime et structure cet ouvrage collectif qui tente de façon assez intéressante, mais pas toujours convaincante, d’introduire des nuances là où les analystes du monde libre profèrent le plus souvent des jugements péremptoires et simplistes ! Ainsi, Soviétiques et Cubains agirent pour empêcher le conflit Ethiopie- Erythrée et s’ils n’y parvinrent pas, en tout cas «ils contribuèrent sans aucun doute à faire cesser la guerre de 1978». Nous apprenons également — mais l’ignorions-nous vraiment — que les Soviétiques n’interviennent guère dans les domaines économique et social, laissant ce soin aux Occidentaux. Est-ce là vraiment une preuve du non-engagement de l’Est dans ces régions ?


[i] La haine de l’Occident
Par Marie-Claire Calmus
Publié par Mouvements, le 14 février 2009. http://www.mouvements.info/La-haine-de-l-occident.html
LIVRES. Jean Ziegler, La Haine de l’Occident, Paris, Albin Michel, 2008, 302 pages. Jean Ziegler revient sur son expérience de rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation dans un ouvrage qui décortique les mécanismes de la haine de l’occident…et envisage quelques pistes pour en sortir. 3 Février 2009.

[iii] Conventions de Genève de 1949 (Wikipedia)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conventions_de_Gen%C3%A8ve_de_1949

L’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève 12-08-1949

L’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève est applicable aux conflits armés non internationaux et énonce en quoi consiste un minimum de traitement humain.

http://www.icrc.org/fre/resources/documents/article/other/article-commun-conventions-120849.htm

[iv] [PDF] Rapport de la conférence ministérielle sur les réfugiés

http://www.unhcr.fr/4b309d5b9.pdf

[v] La corne de l’Afrique. Questions nationales et politiques internationales

Auteur : Collectif

Editeur : Harmattan

Date de parution : 03/05/2000

EAN13 : 9782858026579

Genre : Afrique du Nord-Est  /  Relations extérieures

Langue : français