Poèmes de guerre – One Day of Peace #21septembre

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I have a dream - Picasso


Je n’étais pas portée poèmes mais depuis que j’ai lu ceux de Antso et que j’ai entendu ceux de Suheir Hammad, je me suis mise à la recherche de poèmes…sur la guerre. Et par la même occasion leur signification … of course.

Ce jour est un jour particulier : celui de la journée sans guerre

Préface Anthologie Poème

Cette anthologie illustrera les aspects différents du monde particulièrement la cruauté   mais aussi la beauté du monde. La guerre a non seulement marquée l’Histoire mais aussi la poésie. Elle est donc composée de poèmes relatant la guerre et reflétant aussi la sensibilité. Elle est constituée de «Bien que la guerre soit âpre, fière et cruelle» et «Oui, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile» de Théodore Agrippa d’Aubigné,
Ces poèmes malgré quelques différences d’époque ont un même thème. «Bien que la guerre soit âpre, fière et cruelle» est un poème du XVI ème siècle, ThéodoreAgrippa d’Aubigné parle de la peur de la guerre avant d’y partir, le désemparement ressenti lorsque l’on arrive sur les champs de bataille. Ce poème évoque donc la face cachée des soldats lors des guerres.
«Oui, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile» est un extrait du recueil l’Hécatombe à Diane, ce poème met en évidence les conséquences de la guerre ainsi que l’avenir de la terre si elles persistent. C’est à dire la destruction.

Bien que la guerre soit âpre, fière et cruelle

Bien que la guerre soit âpre, fière et cruelle
Et qu’un douteux combat dérobe la douceur,
Que de deux camps mêlés l’une et l’autre fureur
Perde son espérance, et puis la renouvelle,

Enfin, lors que le champ par les plombs d’une grêle
Fume d’âmes en haut, ensanglanté d’horreur,
Le soldat déconfit s’humilie au vainqueur,
Forçant à jointes mains une rage mortelle.

Je suis porté par terre, et ta douce beauté
Ne me peut faire croire en toi la cruauté
Que je sens au frapper de ta force ennemie :

Quand je te crie merci, je me mets à raison,
Tu ne veux me tuer, ni m’ôter de prison
Ni prendre ma rançon, ni me donner la vie.
Théodore Agrippa d’ AUBIGNÉ
Recueil : L’Hécatombe à Diane

Oui, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile

Oui, mais ainsi qu’on voit en la guerre civile
Les débats des plus grands, du faible et du vainqueur
De leur douteux combat laisser tout le malheur
Au corps mort du pays, aux cendres d’une ville,

Je suis le champ sanglant où la fureur hostile
Vomit le meurtre rouge, et la scythique horreur
Qui saccage le sang, richesse de mon coeur,
Et en se débattant font leur terre stérile.

Amour, fortune, hélas ! apaisez tant de traits,
Et touchez dans la main d’une amiable paix :
Je suis celui pour qui vous faites tant la guerre.

Assiste, amour, toujours à mon cruel tourment !
Fortune, apaise-toi d’un heureux changement,
Ou vous n’aurez bientôt ni dispute, ni terre.

Théodore Agrippa d’Aubigné (1552 – 1630)
Recueil : L’Hécatombe à Diane

Nusch et le combat pour la liberté (1931-1946) – Paul Eluard
Les années 1931-1935 comptent parmi les plus heureuses de sa vie. Marié avec Nusch en 1934, il [Paul Eluard] voit en elle l’incarnation même de la femme, compagne et complice, sensuelle et fière, sensible et fidèle. En 1931, il s’insurge contre l’Exposition coloniale organisée à Paris et signe un tract où est écrit : «Si vous voulez la paix, préparez la guerre civile».

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté

Paul Eluard , Poésies et vérités, 1942

And the last but not the least, voici les paroles de la chanson Madagascar extraite de l’album Chinese Democracy[i] de Gun ‘n’ Roses. Je tiens à préciser que je les ai trouvées sur le blog de Daniel Blaga . Merci à toi qui que tu sois !

Sur Twitter

<3<3<3 Guns ‘n’ Roses – #Madagascar http://bit.ly/rkxKcH « Stand up for righteousness! What? Stand up for justice! What? Stand up for truth! »

Guns ‘n’ Roses – Madagascar

Lyrics:

I won’t be told anymore
That I’ve been brought down in this storm
And left so far out from the shore

That I can’t find my way back My way anymore

No, I won’t be told anymore
That I’ve been brought down in this storm
And left so far out from the shore

That I can’t find my way back My way anymore

No I…I

Forgive them that tear down my soul

And bless them that they might grow old
And free them so that they may know
That it’s never too late

Oh the many times
What seem like a memory
I’ve searched and found the ways you use to lure me in

I’ve found the ways, oh why it had to be
Mired in denial, and so afraid

If we ever find it true
That we had the strength to choose
I’m free of all these chains
We held together

I’m gonna tell you a story
Stand up for righteousness!
What?
Stand up for justice!
What?
Stand up for truth!
How can a person grow up with all this around them?
You got to call on that something
Where does it come from?
That power that can make a way out of now no way 
All this hatred?
What we’ve got here is..
Fear!
That power that can make a way out of now no way
Failure to communicate
I tell ya I seen the lightning…I’ve heard the thunder roll!
Everybody’s acting like we can do anything and it don’t matter what we do.
Maybe we gotta be extra careful because maybe it matters more than we even know.
Sometimes… I feel discouraged
Hatred isn’t somethin’ you’re born with
Sometimes I feel discouraged 
It gets taught
I felt this fear
He promised never to leave me, never to leave me alone, no never alone, no never alone!
Let’s get something straight, alright?
Promised never to leave me! 
This whole thing was fucked up
Never to leave me alone!
All men betray. All lose heart!
I don’t want to lose heart!…I want to believe
Black men and white men
Together at the table of brotherhood!
I have a dream:
Free at last!
Free at last!
Thank God almighty!!
WE ARE FREE AT LAST!!

I won’t be told anymore
That I’ve been brought down in this storm
And left so far out from the shore

That I can’t find my way back
My way anymore


No, I won’t be told anymore
That I’ve been brought down in this storm
And left so far out from the shore

That I can’t find my way back
My way anymore


[i] Chinese Democracy Guns N Roses (Wikipedia) – Extrait

Chinese Democracy est le sixième album studio du groupe Guns N’ Roses, sorti le 22 novembre 2008 en Europe et le 23 en Amérique. Initialement prévu en 1993, il est considéré comme l’un des albums les plus attendus de l’histoire et aussi l’un des plus chers en termes de production  : selon le New York Times il aurait coûté plus de 20 millions de dollars.