Worth RÉPÉTÉ via @__Penelope__ Un candidat #vaccin contre le #paludisme #MPS3 via @LesEchos

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Un outsider dans la course au vaccin contre le paludisme

ECRIT PAR Catherine DUCRUET 13/10 | 07:00 – Extrait
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C’est pourquoi la publication mi-septembre, dans le « New England Journal of Medicine », des résultats prometteurs d’un essai clinique mené avec nouveau candidat vaccin, le MPS3, fait figure d’événement. Cet essai de phase Ib, mené conjointement par le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme du Burkina Faso, de la London School of Tropical Medecine and Hygiene et de l’Institut Pasteur de Paris, à l’origine du candidat vaccin, était destiné à prouver son innocuité. Il n’a donc été testé que sur un petit nombre d’enfants : 30 seulement, âgés de 12 à 24 mois.
Résultat : non seulement le MPS3 est bien toléré, mais de surcroît il a conféré une protection. Chez les 15 enfants ayant reçu la dose la plus élevée, le taux de protection atteint 77 %, et 66 % chez les 15 enfants ayant reçu la dose la plus faible. Le nombre de patients est certes limité, mais c’est un taux d’efficacité jamais atteint auparavant (sauf de façon transitoire, chez des sous-groupes de patients ultraciblés).
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Pourtant, celui-ci risque de se faire voler la vedette par les résultats d’un autre candidat-vaccin, le RTS-S du géant britannique GSK. Ce groupe pharmaceutique, associé au Path Malaria Vaccine Initiative, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, est en effet, actuellement, le seul à conduire un essai de phase III de très grande envergure (16.000 enfants, 7 pays).
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Comment expliquer qu’avec des moyens tant humains que financiers plus limités, le candidat vaccin MPS3 puisse néanmoins susciter des espoirs ? Réponse : parce que la méthode suivie pour créer le vaccin est totalement différente de celle de GSK.

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Une maladie infectieuse complexe

Chaque année, le paludisme est la cause de 400 à 900 millions de cas de fièvres, et entraîne la mort de 1 à 3 millions de personnes, majoritairement en Afrique subsaharienne.

La majorité des victimes sont des enfants de moins de cinq ans.
Le paludisme est causé par un parasite protozoaire du genre plasmodium. Le cycle évolutif du parasite est complexe et nécessite deux hôtes : un hôte primaire, la femelle hématophage d’un moustique du genre anopheles, et un hôte définitif, l’homme, qui héberge deux cycles, l’un dans le foie, l’autre dans le sang.

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  1. #endmalaria RT @gatesfoundation Blog: We must deliver vaccines in Tanzania. « Our children are begging us to do no less. » bit.ly/nT6FV8