Commencer joyeusement le week-end avec «Eleonora» et «Fête de la Belle»

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A partir de maintenant, je vais m’exprimer sur mon blog en musique…Ce serait une bonne idée non ? Non, rassurez-vous, aucun risque que je m’y mette, vous fuiriez tout de suite ! Je le reconnais déjà alors !!!

A propos, avez-vous remarqué que j’ai changé de tactique dans l’accroche de mes billets ? Le titre est plus court. Me diriez-vous laquelle tactique vous préférez ? Mais nan, j’rigole, je n’ai aucune tactique, je suis dans le mood de faire court en ce moment…La vie est trop courte pour s’attarder sur des détails, qui a dit ça déjà, ou viens-je de l’inventer ? En tout cas, cela me plaît beaucoup🙂🙂🙂

Bon Week End mon Twitterland !!! Et à mes fidèles lectrices, lecteurs du 21ème siècle

A TEDxRotterdam, le champion du monde des siffleurs Geert Chatrou interprète le fantasque « Eleonora » de A. Honhoff, et son propre « Fête de la Belle ». Lors d’un interlude fascinant, il parle de ce qui l’a amené à cet art.

Transcription française en intégralité
Translated into French (France) by Elisabeth Buffard Reviewed by Els De Keyser

(Il siffle)
(Applaudissements)
Merci (Applaudissements) Merci beaucoup. C’était du sifflement. J’essaye de faire ça en anglais.Qu’est-ce qu’un type rondelet et frisé venu de Hollande — Pourquoi siffle-t-il? Et bien en fait, je siffle depuis que j’ai 4 ans — environ 4 ans. Mon père sifflait tout le temps à la maison, et je pensais que ça faisait partie de la communication dans ma famille. Dons je sifflais avec lui. Et en fait, jusqu’à mes 34 ans, j’ai toujours ennuyé et énervé les gens en sifflant. Parce que, pour être franc, le fait que je siffle est un genre de comportement déviant. Je sifflais seul, je sifflais en classe, je sifflais sur mon vélo, je sifflais partout.
Et je sifflais aussi à la fête de la veillée de noëlavec ma belle famille. Et ils avaient, à mon avis, de la musique de noël épouvantable. Et quand j’entends de la musique que je n’aime pas,j’essaye de l’améliorer. Et donc  « Rudolph the Red-nosed Reindeer » — vous connaissez?  (Il siffle) Mais ça peut aussi ressembler à ça. (Il siffle) Mais pendant la veillée de noël — au diner en fait — c’est très énervant. Et donc ma belle-soeur m’a demandé à plusieurs reprise, « S’il te plaît, arrête de siffler. » Et je ne pouvais tout simplement pas. A un moment — et j’avais bu du vin, je dois admettre — à un moment, j’ai dit  » S’il y avait un concours, je m’inscrirais. »
Et deux semaines plus tard j’ai reçu un texto : « Tu pars en Amérique. » (Rires) Donc, bon, je vais en Amérique. J’adorerais, mais pourquoi? Je l’ai donc appelée immédiatement, bien sûr. Elle a cherché sur Google, et elle a trouvé ce championnat du monde des siffleurs en Amérique bien sûr. Elle ne s’attendait pas à ce que j’y aille. Et j’aurais perdu la face. Je ne sais pas si c’est correct en anglais.Mais les hollandais ici comprendront ce que je veux dire. (Rires) J’ai perdu la face.(Applaudissements) Et elle pensait : « Il n’ira jamais là-bas ». Mais en fait je l’ai fait. Je suis donc allé à Louisburg, en Caroline du Nord, au Sud-Est des Etats-Unis. et j’ai fait mon entrée dans le monde des siffleurs. Et j’ai aussi participé au championnat du monde, et j’ai gagné en 2004.
(Applaudissements)
C’était — C’était très amusant, bien sûr. Et pour défendre mon titre — comme, vous savez, les judokas et les sportifs le font — j’ai pensé, et bien retournons-y en 2005, et j’ai à nouveau gagné.Ensuite je n’ai pas pu participer pendant quelques années. Et en 2008 je me suis inscrit de nouveauau Japon, à Tokyo, et j’ai encore gagné. Et ce qui se passe maintenant c’est que je suis ici à Rotterdam, dans cette belle ville, sur une grande scène et je parle de siffler. Et en fait je gagne ma vie en sifflant en ce moment. Donc j’ai quitté mon emploi régulier d’infirmier. (Applaudissements) Et j’essaye de vivre mon rêve — et bien en fait, ça n’a jamais été mon rêve, mais ça sonnait si bien.
(Rires)
Bon, ce n’est pas moi qui siffle ici. Vous vous dites « Hein? Qu’est-ce que vous voulez dire? » Et bien en fait, vous allez siffler avec moi. Et puis il se passe toujours la même chose: les gens se regardent et pensent, « Oh mon dieu. Pourquoi? Est-ce que je peux partir? » Non, vous ne le pouvez pas. En fait c’est très simple. L’air que je vais siffler s’appelle « Fête de la Belle. » Il dure 80 minutes. Non, non, non. Il fait 4 minutes. Et je veux d’abord répéter avec vous vos sifflements. Donc je siffle le ton. (Il siffle) (Rires) Désolé. J’ai oublié une chose. Vous sifflez le même ton que moi. (Rires) J’ai entendu une variété de ton.
(Il siffle)
C’est très prometteur. C’est très prometteur. Je demande aux techniciens de démarrer la musique. Et si c’est commencé, je vous signale quand vous sifflez avec moi. et nous verrons ce qui se passe. Oh. Ah. Désolé, les techniciens. (Rires) J’ai l’habitude. C’est moi qui démarre. OK, ça y est.
(Rires)
(Musique)
(Il siffle)
OK
(Il siffle)
C’est facile, n’est-ce pas.
(Il siffle)
Et maintenant, c’est le solo. je propose de faire ça moi-même.
(Il siffle)
(Applaudissements)
Max Westerman: Geert Chatrou, champion du monde siffleur.
Geert Chatrou : Merci. Merci

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