Quand tu auras un peu de temps, tu regarderas et/ou tu liras…

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« Le Linge Sale »

Ajoutée par droitlibre le 24 juil. 2011
Synopsis :
Film
de fiction court métrage sur un sujet assez tabou au Burkina Faso : l’incesteSelon la tradition, Fatim doit taire le nom de celui qui l’a violé et enceinté. Consciente de cela, elle accuse Marc, un jeune qu’elle a rencontré lors de son séjour dans la rue. Cependant le secret est lourd à porté sur ses seules épaules. C’est pourquoi, elle décide de parler pour avertir et pour sauver ses semblables. Quelques jours avant son accouchement, elle dénonce son bourreau. Mais Fatim arrivera-t-elle à élever son enfant comme il faut ? Comment peut elle aimer un enfant, fruit d’un viol ?

Un court métrage réalisé par Inoussa Kaboré
Coproduit
par Semfilms et Parabole Productions
Prix
Wamdé de l’Espoir, FESPACO 2011

Borry Bana, ou le destin fatal de Norbert Zongo

Ajoutée par droitlibre le 26 juil. 2011
Ce film est un hommage à un homme qui a consacré sa vie à défendre les faibles et les sans voix. C’est la première fois que l’histoire de l’affaire Norbert Zongo est racontée en images, avec des témoignages surprenants et des images d’archives inédites.

Version de 26 minutes
Pour
commander la version longue (52mn), contacter l’association Semfilms http://www.semfilms.org

Le projet Avenue Afrique

Les Avenues Africaines, pour l’instant 221, 223, 225 et 226 consistent en des sites web d’information hyper locale et citoyenne dédiés à différents pays africains francophones. L’objet de ces nouvelles places n’est pas seulement d’être des lieux d’information, mais aussi de formation par la pratique aux nouveaux médias pour les nouvelles générations.
Ce projet a débuté avec le lancement d’Avenue 225 – Côte d’Ivoire en février 2009 et a pour objectif d’étendre la démarche initiée avec cette première avenue à une majorité d’autres pays africains et de constituer un réseau d’avenues. Initié par Israël Yoroba Guébo*, ce projet d’Avenues Africaines propose de se saisir des nouvelles technologies, et particulièrement de plates-formes collaboratives d’édition et de publication web de contenus, pour montrer le quotidien de ces pays le plus souvent défavorisés du point de vue des médias et en déficit d’informations critiques.
TIC & nouveaux médias
Aujourd’hui, les plates-formes collaboratives d’édition et de publication web telles que WordPress permettent de diffuser des informations à des coûts réduits, accessibles partout dans le monde, et produites de manière collaborative. L’idée des Avenues Africaines est de s’appuyer sur les possibilités offertes par ces nouvelles technologies pour inventer une nouvelle forme de journalisme, de média, qui offrirait une alternative au fonctionnement des médias locaux et/ou traditionnels et permettrait de diversifier les points de vue.
Un nouveau modèle de journalisme, citoyen et hyper local
Dans un contexte où la parole et l’information sont détenues et/ou contrôlées par les pouvoirs politiques, le projet des Avenues Africaines est d’offrir un espace d’expression et de débat divergent et participatif, ouvert à tous les citoyens africains à travers le monde. Ces Avenues Africaines sont un support mis à la disposition de tous les africains pour raconter ce qu’il se passe près de chez eux, dans leurs quartiers, leurs villes, leurs régions, et diffuser ce qui fait l’actualité de leur pays.
Promouvoir l’image d’une Afrique qui bouge
Ces Avenues Africaines ne souhaitent pas seulement se positionner comme des outils au service de la bonne gouvernance locale. Elles ont aussi pour ambition par ce nouveau modèle, citoyen et hyper local, de rompre l’image souvent pessimiste de l’Afrique véhiculée à travers les médias traditionnels occidentaux et promouvoir un nouveau visage de ces pays, non folklorisé, mis à jour, c’est-à-dire moderne et dynamique.
Les Avenues Africaines, lieux de convergence et réseau
Publier sur le web, c’es aujourd’hui donner la possibilité aux diasporas – mais aussi à d’autres communautés – d’accéder à distance à de l’information sur leurs pays d’origine. Ainsi, les Avenues Africaines ne s’adressent pas à un public seulement local mais ont aussi pour vocation de renforcer les liens avec les diasporas et de rassembler de manière plus générale tout ceux qui partagent quelque chose avec ces pays. Constituer un réseau d’Avenues à l’échelle de l’Afrique francophone est un moyen de promouvoir les échanges entre populations, communautés, diasporas et de construire un véritable hub d’informations et de débats mais aussi de compétences autour des nouveaux médias.
Les Avenues Africaines, programme d’action et de formation
Cette volonté de lancer ces nouveaux sites d’informations de proximité s’accompagne aussi d’un désir de former de nouvelles générations aux nouveaux médias par la pratique. En effet, les Avenues Africaines doivent être un moyen pour eux d’expérimenter les nouveaux outils de saisie, de traitement et de diffusion de l’information, de s’y familiariser, et de se les approprier en inventant de nouveaux formats d’écriture, de récits, basés sur les ressources multimédia de ces nouveaux médiums. Ainsi, si les Avenues Africaines restent ouvertes à toutes les contributions, elles sont avant tout animées par une équipe de jeunes correspondants locaux venant des différentes régions du Sénégal, recrutés lors d’un concours, formés et encadrés par une équipe spécialiste et expérimentée de personnes-ressources sur place ainsi que par l’équipe des Avenues Africaines. Ces jeunes correspondants effectueront un travail de terrain mais également de production et de mise en ligne de contenus.

  1. Pingback: Changer le monde en Afrique : «A cet endroit, il y a de la valeur» récompensée par le prix Harubuntu « Blogueuse sur le Net pour un Monde Meilleur

  2. Ha ! Revoilà un revenant qui est parti on ne sait où !

    Mais de quoi je me mêle enfin ?!!! D’autant plus qu’il vient compléter des infos à propos du pays des Hommes Intègres, non mais !

    Les femmes ne sont jamais contentes… Nan j’rigole ! Merci à toi !

    Par ailleurs, sais-tu que le fils de Joseph Ki-Zerbo, Lazare, je l’ai vu de mes yeux vu l’année dernière. Et surtout je l’ai entendu dire ceci :
    «Raconter l’histoire africaine à la société française, afin qu’elle comprenne pour agir» lors du Brouhaha autour des 50 ans d’indépendances africaines.

    Lire le billet
    «L’Afrique n’a pas besoin d’être aidée ou assistée, elle a surtout besoin d’être considérée»

    Quant à Joseph Ki-Zerbo, je l’ai fait parler dans mes billets suivants :

    Le malheur des Pays indépendants

    Faire mine de questionner la pertinence des sommets visait aussi à mettre en lumière le peu de place réservée à l’Afrique dans la gouvernance mondiale

    Re-bienvenue à toi Homme Intègre du Burkina Faso et fier de l’être

    PZ

  3. Ah on parle du Burkina. Excellent. Mine de rien, ce pays a été le creuset d’individus au parcours exceptionnel. Il y a Norbert Zongo dont le documentaire parle. Mais aussi, Joseph Ki-Zerbo (que l’on ne présente plus) ; feu Sangoulé Lamizana (un président militaire à la probité exceptionnelle ; personne n’a pu lui coller de détournements. Et pourtant, il aura été président pendant plus d’une décade).
    Parmi les contemporains, Halidou Ouédraogo (l’infatigable défenseur des droits humains, ancien président de l’Union internationale des droits humains ; Maître Pacéré Tingina (héraut culturel et éternel avocat) ; Professeur Ambré Ouiminga (éminent chirurgien et secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur – CAMES) ; Bernard Lédéa Ouédraogo (instituteur et révolutionnaire agricole) ; etc. Et j’en passe.
    Je n’oublie pas mes sœurs, mères et grand-mères qui ont fait, qui font de ce pays, un coin de terre exceptionnel à humanité et sensibilité exceptionnelles.
    Les conditions de vie sont au-delà des mots. La terre y est dure. Le soleil tape dru. L’environnement carrément hostile. Mais le Burkinabè de Diapaga, de Poa, de Toma a toujours la foi. Il croit que le salut repose dans le travail. Surtout quand tout vient contre.
    Le documentaire sur Norbert Zongo montre les conditions de vie de sa famille. Malgré cela, la dignité n’a jamais déserté. Malgré la perte, malgré les coups, malgré l’ostracisme, il y a des choses qui ne se négocient pas ; des choses devant lesquelles on ne met pas bien à terre. Sa mère, sa sœur ont des pensées à précision chirurgicale.
    Que dire devant de tels comportements ? Rien à part fier d’être burkinabè, fier d’appartenir à une communauté humaine qui se bat avec des armes basées sur le respect, la capacité à encaisser et la foi que « demain dépend d’aujourd’hui ». Comme aimait à le dire le Professeur Ki-Zerbo (suite au massacre perpétré sur Norbert Zongo et ses compagnons), « si on se couche, nous sommes morts » « Naan laara an saara ». Le vieil homme ne s’est pas couché. Il était de toutes les manifestations, de tous les combats. Les jeunes ont été moins vaillants. Ah Professeur, il nous manque ! Il me manque. Mais je digresse. Merci pour ce « spotlight » sur le Faso.
    Bien sûr Pretty que « j’ai » un peu de temps…🙂. Merci de mettre ceci dans mon agenda..
    W.