Oser le monde à Londres #AlexandraLeroux #SPCG #SoneniAndTheSoul

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Les Nouveaux Explorateurs – Canal Plus

L’autre jour je regardais  dans cette émission Alexandra Leroux : elle était à Londres et a montré des coins méconnus de tous ceux qui y vont: les quartiers où ça bouge, sur le plan citoyen je veux dire. J’ai pensé à mon très bon ami quand il disait : Oser le monde …D’ailleurs à la fin de l’émission, celui qui l’anime a posé la question suivante  «Pourquoi à Paris on ne bouge pas comme cela ? On retrouve plus cet esprit de citoyenneté aux USA…» A. Leroux a répondu «ça doit être la mentalité anglo-saxonne.»

Je ne vais pas faire de rapport à main levée mais j’y ai vu par exemple des pasteurs de rue qui faisaient des rondes la nuit pour venir en aide aux jeunes qui s’enivrent dans les soirées. Ils ont dans leur sac à dos, entre autres choses, des tongs (merci vous êtes mon sauveur, je vous cherchais ! j’en pouvais plus avec mes chaussures !), des cordes (pour repêcher les gens qui tombent à l’eau).
Il y avait également des soirées organisées pour faire se rencontrer des gens uniquement dans le but de se faire des amis. C’était dans l’esprit des speed dating mais je n’ai pas retenu le nom donné. Aussi ce concert «secret» qui a lieu dans un appartement où des musiciens viennent se produire devant un public restreint mais plus « impliqué » dans le spectacle.  Ou encore ces jeunes femmes qui se retrouvent pour broder leurs messages (oui oui ! de la broderie au point de croix !!!) dont elles disent que ce n’est pas du militantisme, mais plutôt une façon sympa pour exprimer leurs opinions. « Nous ne forçons pas les gens à penser ce que nous pensons…Nous l’exprimons à travers ces broderies ».

Service de Presse Common Ground

Et voilà un article du SPCG – dans l’édition du 9 décembre – qui « reflète » si je puis dire ce que j’ai vu dans l’émission.

Peindre sur le thème de la religion inspire le dialogue par Camilla Schick
09 décembre 2011
* Camilla Schick est une journaliste londonienne, qui s’intéresse à la culture, à la religion et à la politique, en particulier au Moyen-Orient. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).

Source: Service de Presse de Common Ground News Service (CGNews), 9 décembre 2011, http://www.commongroundnews.org
Reproduction autorisée.

Londres – Tresholds (seuils), œuvre d’art réalisée conjointement par Camilla Howalt, Mohamed Negm et Orly Orbach, est une réflexion constructive sur la nature de la religion dans le monde d’aujourd’hui. Ce triptyque abstrait et onirique symbolise les trois religions judéo-chrétiennes, sur le seuil de lieux de cultes, représentés comme des espaces prédisposés au risque et au danger : on y pénètre après avoir fait une prière ou une invocation.

A l’occasion de la Semaine interreligieuse nationale, qui s’est déroulée du 20 au 26 novembre au Royaume-Uni, Three Faiths Forum (3 FF), l’une des organisations les plus importantes dans le domaine interreligieux, a invité le public londonien à venir admirer les œuvres artistiques issus de son programme «Dialogues urbains».

Le concours artistique dont c’est la deuxième édition, encourage la collaboration entre artistes de religions différentes, en leur permettant d’utiliser leur travail comme moyen de promouvoir une meilleure compréhension de l’autre et une meilleure coopération entre communautés.

Cette année, le concours a réuni 34 artistes, de confessions diverses. Ils ont travaillé ensemble et exposé leurs peintures et leurs œuvres artistiques, et créé ainsi un dialogue interreligieux qui n’aurait pas été possible dans un espace artistique où les artistes seraient tous de la même religion.

Selon Stephen Shashoua, directeur de 3FF, «un des objectifs de Dialogues urbains est de mettre en avant le travail d’artistes issus de différentes communautés et de créer, dans le cadre d’un environnement urbain, un espace où l’on peut parler de religions, de croyances et d’idées diverses – et encourager ainsi le dialogue».

Exposée à la Red Gallery, dans le quartier de Shoreditch dans l’East London,
l’œuvre artistique Thresholds qui est le fruit d’un travail collectif, figure parmi les gagnants du concours.

Les artistes qui ont réalisé cette œuvre ont visité des lieux de cultes – notamment la Mosquée d’East London, la Synagogue Bevis Marks et le Centre St Ethelburga. Ils ont reconnu qu’en temps normal, ils n’auraient pas forcément cherché à explorer ces endroits en profondeur.

Israélienne née à New York mais élevée à Londres, Orly Orbach, une des trois artistes, qui a collaboré à la réalisation de Thresholds, dit que le travail artistique consiste en partie à «réussir ensemble». «Je suis censée représenter le judaïsme. Mais d’une certaine manière, nous savons tous qu’être le seul représentant de toute une culture ou de toute une religion ou de quoi que ce soit, est quelque chose de très dangereux. Un des beaux aspects de ce projet est que nous avons décidé que nous étions finalement tous sur le seuil de la porte de notre propre religion».

«La négociation entre individus, nationalités et religions est un problème critique en ce moment», s’accorde à dire l’artiste danoise Camilla Howalt, qui pour sa part représente le courant chrétien agnostique au sein du trio.

«C’est l’exploration de soi» explique Mohamed Negm, le dernier membre du trio. «Je suis d’origine égyptienne, mais j’ai grandi en Angleterre. Je pense que l’identité et tout ce qui touche à l’appartenance est une lutte à proprement parler.»

Orly ajoute : «Tous les trois nous sommes censés représenter nos religions respectives, mais nous avons chacun un rapport particulier à la religion.» Elle poursuit: «Mohamed est un musulman pratiquant tandis que pour ma part, j’ai une relation plus ambivalente avec le judaïsme, cela n’empêche que je m’y intéresse beaucoup. Quant à Camilla, bien que non- pratiquante, elle est très axée sur les valeurs chrétiennes et en comprend la philosophie. Je trouve cela merveilleux de pouvoir dialoguer avec des personnes de religions différentes, qui en plus, se situent à des niveaux de croyance différents.

D’ailleurs, si dans leur exploration artistique, les trois artistes ont décidé de ne pas développer l’aspect touchant à la «prière», c’est par soucis d’éviter que les personnes non- croyantes trouvent leur travail inaccessible. «En laissant de côté l’élément de la prière, nous avons voulu montrer le fait que chacun de nous se trouve sur le seuil de sa propre porte,» explique Mohamed Negm. «Même en étant croyant, vous devez lutter de temps en temps. Il y a des jours où la foi est plus forte que d’autres. En ce qui me concerne, je lutte pour affirmer que je suis un musulman pratiquant. C’est quelque chose de vraiment personnel. A ce titre, Thresholds dégage une vrai subtilité, une manière plus délicate d’aborder la question.

Tout en soulignant la nécessité des expériences interreligieuses, les trois vainqueurs du concours s’accordent à dire que Londres en est une des plateformes les plus importantes. «Quand vous arrivez à Londres, vous vous retrouvez dans un monde multiculturel, que ça vous plaise ou non», remarque Camilla. «Tout le monde s’entend à Londres, c’est une ville où les nationalités ont dû apprendre à se côtoyer».

«Je pense que c’est merveilleux de pouvoir vivre aux côtés de gens différents, qui enrichissent votre vie», observe Orly. «Impossible de dialoguer, si vous ne parlez qu’à vous-même ! Pour que la vie soit plus intéressante, nous avons besoin de gens qui ont des croyances différentes des nôtres.» C’est sur ce thème que le trio espère développer son travail artistique.

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Soneni And The Soul

Et pour terminer, une nouvelle vidéo intitulée Forgiveness de @sonenimusic, vous savez, celle qui a «chanté» Love My London sur mon blog


Ajoutée par sonenimusic le 11 déc. 2011
It’s Sunday which means….Sunday Sessions!! This time around we cover one of our favourite tracks by one of our favourite artists – Wretch 32. The original features Etta Bond and is out now os be sure to support that. We decided to experiment a little with this one, building the vibe up while Soneni spits some bars! Hope you enjoy😉

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