Incroyable mais vrai ! « What is this life if we have no time to stand and care »

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C’est mon fils qui m’envoie cette vidéo avec l’histoire y afférente (en anglais). J’ai donc pris le temps de la traduire et de la résumer aussi parce qu’il m’a dit que j’en ferais un bel article !!! Et qu’il lira le billet avec plaisir ! Je t’aime d’avance mon fils🙂

L’histoire se passe à une heure de pointe dans une station de métro L’ENFANT PLAZA STATION à Washington DC par un matin hivernal en 2007.
Un homme joue au violon pendant que des personnes «tournoient» autour de lui, sans s’arrêter car très occupées pour aller au travail.
Au bout de 4mn, un homme remarque le musicien mais s’arrête juste quelques secondes avant de repartir d’un bon pas.
Le musicien reçoit son premier dollar d’une dame qui jette la monnaie dans le chapeau sans s’arrêter.
A 6 mn, un jeune homme s’appuie contre un pilier pour l’écouter, puis regarde sa montre et s’en va.
A 10mn, un enfant de 3 ans s’arrête mais sa mère le presse pour qu’il avance. Ce que le gamin fait tout en tournant la tête pour regarder. Cette séquence s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants qui sans exception, ont tous été forcés par leur parent à avancer rapidement.
Au bout de 45 mn, le musicien arrête de jouer. Bilan : seules six personnes se sont arrêtées pour l’écouter pendant un petit moment. Environ 20 personnes ont donné de l’argent sans s’arrêter. Le musicien a récolté au total 32$.
Et le silence fut par ailleurs étourdissant : personne pour le remarquer, personne pour l’applaudir ! Personne n’a reconnu le musicien !

La vérité est que celui-ci est un violoniste très connu, Joshua Bell, l’un des plus grands musiciens de ce monde, dit l’article. Il a joué 6 morceaux de Bach, les plus compliqués jamais composés, avec un violon valant dans les 3,5 millions de $ et 2 jours auparavant, il a joué à guichet fermé dans un théâtre à Boston où la place coûte 100$ pour l’écouter jouer la même musique !!!

Ce film a été réalisé par le journal Washington Post pour une étude expérimentale de la perception, des goûts et des priorités de la société. Conclusion de l’histoire : Quelle est cette vie si nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour écouter, observer et nous émerveiller ?

PS : Après recherches de ma part, vous pouvez retrouver l’article d’origine, source de l’histoire envoyée par mon fils sur le Washington Post en date du 8 avril 2007 – Pearls Before Breakfast :  Can one of the nation’s great musicians cut through the fog of a D.C. rush hour? Let’s find out. Ainsi que l’intégralité de la musique jouée par Joshua Bell ce jour là (45mn).

  1. G. K. Chersterton «Nous périssons faute d’émerveillement, et non pas faute de merveilles.»

    […] Si moi, le crayon, j’étais le seul point qui témoigne de ce que les hommes et les femmes peuvent faire lorsqu’ils sont libres d’essayer, alors les gens de peu de foi auraient des arguments. […]

    extrait de l’article « Moi, le crayon » : petite histoire simple de la complexité économique qui parle pourtant d’économie !! http://www.unmondelibre.org/Read_crayon_050312

  2. Hello hello !

    Merci à toi d’avoir pris le temps d’apprécier et de commenter le billet que mon fils d’ailleurs n’a pas encore lu. Il doit être dans ses partiels…Je lui transmettrai ton appréciation.

    Eh oui ! C’est quoi cette vie n’est ce pas ? C’est quoi nos priorités ?

  3. Merci à toi PZ et à ton fils pour cette belle histoire. IMPRESSIONANT !!! Comme quoi, faisons-nous vraiment attention. Nul doute qu’une fois le pot aux roses découvert, la gêne des gens servira de tapis rouge aux excuses qu’ils formuleront : « oui, mais.. » « est-ce que l’on pouvait savoir… ».
    Belle belle histoire. Car instructive.
    Walid