Exemple A Suivre pour le Projet #ANDRIMASO à #Madagascar «Observateurs des élections : Le label Transparence» via @AfricaWakeUp : Merci !!!

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Je me suis assurée, via le bouton Partage, de pouvoir partager cet article sur mon blog avant sa publication. Merci à Monsieur KORSI pour ce superbe Editorial , merci au journal elmoudjahid.com. Voici donc mon humble contribution au projet ANDRIMASO. La mise en gras de certains paragraphes est de mon fait.

Mais auparavant, je voudrais vous diriger vers la page Alerte  émise par le Réseau de Citoyens Malgaches en 2009 pour nous rappeler pourquoi ces élections sont importantes. Dont voici un extrait. Itou : La mise en gras des paragraphes est de mon fait.

CRISE HUMANITAIRE A MADAGASCAR

Appel à la solidarité et à l’intervention internationale
Alerte lancée par le Réseau Citoyenne Malgache le 12 mai 2009
Envoyée à diverses organisations humanitaires et publiée sur Topmada.com et Pimaso.info

Combien de morts faudra-t-il pour que la communauté internationale s’émeuve enfin et que l’on vienne effectivement en aide à la population malgache ? 

Madagascar est un pays en guerre. Il ne s’agit pas ici d’une guerre d’invasion. Il s’agit d’une véritable guerre menée par un groupe d’individus qui, à travers un coup d’état, ont effectivement pris de manière anticonstitutionnelle le pouvoir en s’alliant à une frange soudoyée de l’armée,  contre les citoyens malgaches épris de démocratie.

En ayant pris le pouvoir sans réel projet politique, préoccupés avant tout d’écarter les gens de l’appareil d’état qui auraient pu s’opposer à eux, ils se sont avérés incapables de fédérer les différentes forces politiques du pays, ou de les impliquer pour parvenir à une solution de consensus. Qui plus est, refusant ce consensus qui aurait pu ramener la paix, ils démontrent aujourd’hui une incompétence politique, technique et économique qui a mené en quelques semaines le pays à une véritable cataclysme économique (faillites en cascade, arrêt des flux douaniers, disparition intégrale du tourisme …).

La population qui aspire au respect de la légalité et des valeurs démocratiques a manifesté contre ce coup d’Etat et a réclamé le retour à l’ordre constitutionnel.Mais les manifestations pacifiques de cette population, qui n’a jamais exprimé un quelconque appel à la violence, ont été et sont encore violemment étouffées.

Les tentatives d’intimidation voulant juguler l’expression des citoyens, ont rapidement évolué en répression : arrestations arbitraires, enlèvement et disparitions de personnalités politiques et de journalistes, censure des médias (condamnée par Reporters Sans Frontières),  assassinat et dispersion de manifestants par des tirs à balles réelles, intimidations vis-à-vis du corps médical hospitalier pour dissimuler les effectifs de victimes… etc …

L’insécurité qui s’est installée, caractérisée par des exactions de plus en plus violentes et de plus en plus systématiques (pillages, intrusion dans les maisons, enlèvements, racket, …) menées par un corps d’armée renégat et des milices privées affidées  au pouvoir,  a installé un véritable climat de terreur.

Si la résolution de cette crise doit appartenir avant tout aux malgaches eux-mêmes, la violence de ces évènements nous laissent aujourd’hui désemparés, d’autant que le danger est grand de voir,  dans le désastre économique et politique que vivent aujourd’hui les malgaches,  se déclencher en plus une véritable guerre civile alimentée par les enjeux de pouvoir des différentes factions alliées hier pour renverser le gouvernement en place et qui ne tarderont pas demain à se déchirer.
La Communauté Internationale  est témoin de cette situation, mais reste relativement muette, peut être à défaut d’information ou de volonté politique. Après l’avoir vue formellement condamner le coup d’Etat, notre inquiétude est grande qu’une reconnaissance de fait par la communauté internationale se fasse au fil du temps de cette autorité mise en place par un putsch, au détriment des intérêts vitaux et des aspirations démocratiques des citoyens malgaches et de la sécurité de leur avenir.

Le pouvoir actuel, en prétendant défendre SA démocratie, contredit les principes fondamentaux émis dans la déclaration des droits de l’homme, repris dans la charte des droits de l’homme et la charte des Nations Unies. Le droit à la paix, à la prévention des conflits, à la sécurité et au développement économique, social et culturel de notre pays et de ses citoyens est violemment bafoué.

Nous en appelons aujourd’hui à toutes les instances, organisations, groupements politiques, groupements d’individus citoyens, pour qu’ils nous reconnaissent et nous soutiennent, à travers toute forme d’action, dans notre lutte pour un retour à la paix civile et un retour au respect des plus élémentaires principes démocratiques.

Un réseau de citoyens malgaches

«Observateurs des élections : Le label transparence» via @AfricaWakeUp

elmoudjahid.com – PUBLIE LE : 05-02-2012 | 0:00 | M. Koursi

En plus du regard citoyen que portera tout électeur qui assistera  à l’opération comptage des voix dans les bureaux de vote, en plus de la présence insistante des militants mobilisés ce soir-là pour surveiller, stylo dans une main et téléphone cellulaire dans l’autre,  la lente émergence de la vox populi, le gouvernement algérien a aussi convié des organismes internationaux et non des moindres, pour dépêcher des observateurs : l’Union européenne, les Nations unies, la Ligue arabe, l’Union Africaine et l’Organisation de la Conférence Islamique.
En lice pour  s’assurer d’une présence au sein de l’Assemblée nationale, les partis politiques ont, pourtant, exprimé des points de vue divergents sur la présence des observateurs étrangers le jour «J». Le Parti des travailleurs y voit une atteinte à la souveraineté nationale quand le FNA émet des réserves sur l’impossibilité de couvrir les 400.000 bureaux de vote.
De son côté, le RCD est à fond pour la présence renforcée  de ces observateurs  car, «c’est un  gage pouvant attester de la transparence des élections» de même que le FLN, considère cette présence comme  un témoignage quant «à l’opinion internationale sur le bon déroulement et la transparence du scrutin» … le PRA les associe, (pour terminer avec ces exemples) à une garantie  pour  des élections propres et honnêtes…
 En fait, au risque de susciter la polémique, les points de vue qui émettent des  réserves sur la présence des observateurs étrangers lors des élections nationales (qu’elles se passent chez nous ou dans un autre pays) font preuve d’une méconnaissance totale du rôle, du fonctionnement et de l’apport de ces «étrangers» le jour des élections. D’abord il faut souligner un point essentiel, le travail de ces experts (il s’agit bien d’un travail d’expertise !) ne se réduit pas à une ballade de touristes  à travers les localités du pays par un week-end de printemps  ensoleillé.
Tout un protocole, toute une méthodologie qui font l’objet de textes et de codes élaborés et formalisés vont guider leur regard  selon un canevas précis. Ils vont travailler  selon des critères précis (déterminés par des experts et affinés régulièrement à chaque fois que des élections se déroulent dans n’importe coin du globe),  en matière d’observation et d’évaluation des élections.  
On rappelle d’ailleurs, que ces missions ne vont pas arriver en terre inconnue pour être baladé en 4×4 ce jour-là. Une mission d’expertise les aura précédés pour définir les moindres détails de son travail. Celle de l’Union européenne est déjà là. Elle aura des contacts avec la société civile et travaillera avec tous les secteurs concernés. Elle a  toute latitude de vérifier et de tester non seulement la fiabilité du processus électoral préparé par l’administration mais aussi de se rendre compte de la validité de la directive du Président de la République pour que ces missions travaillent  en toute liberté et se déplacent avec les effectifs qu’elles  peuvent déployer sans contrainte aucune.
En réalité le mécanisme d’observation des étrangers met en œuvre  un  instrument redoutable à double tranchant : en identifiant les éventuelles failles du processus électoral et empêchant la fraude ou les intimidations individuelles ou de groupes.    Ces missions à la fois techniques et politiques dépêchées par les organisations internationales aussi différentes que l’UE ou l’OCI, l’ONU ou l’UA auront nécessairement des angles d’observation  différents et au final pourront assurer un large spectre de «contrôle».
Cette présence va  élargir l’espace confiance de l’électorat durant le scrutin. Les rapports et leurs analyses, a posteriori, vont confirmer ou non la légitimité du processus électoral et des résultats de l’élection à la face du monde. Ce n’est pas une mince affaire à l’ère où une simple vidéo de 60 secondes filmée par un téléphone et postée sur internet à un impact des plus extraordinaires.
Le rôle des observateurs est primordial…
Entre le regard du «surveillant- partisan», de l’observation citoyenne et  la caution «internationale», les élections, qu’on le veuille ou non, se trouvent évaluées selon plusieurs critères complémentaires : l’observateur local a meilleure connaissance du pays et de la langue,  tandis que l’observateur international porteur d’une technique fera preuve d’une plus grande neutralité et impartialité. Alors, pourquoi le transfert de technologie ne devrait-il pas se faire dans le secteur du politique… les partis politiques ne devraient-ils pas saisir cette opportunité pour appendre à «unir» leur force pour constituer lors des consultations électorales des missions conjointes d’observateurs, puisque tous affirment ne vouloir que la même chose ;  une élection impartiale.
M. Koursi

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