Parler à ma place de la Gestion Durable des Terres

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J’ai déjà eu l’occasion de parler de la lutte contre la désertification dans ce billet Connaissons-nous vraiment la figue de Barbarie ?

Et aujourd’hui, je vous propose à la lecture ce bulletin «La réelle valeur des terres, ou l’importance de parler le langage des investisseurs»  que j’ai trouvé (de fil en aiguille comme une tête chercheuse pour reprendre l’AOC attribuée par mon grand ami à mon égard, clin d’œil à lui) via Mediaterre.org .

J’ai d’ailleurs mis le lien en commentaire sur le billet #Madagascar : les 3 P ou Comment la croissance est étouffée alors #AOKIZAY #ANDRIMASO #FANTATRO #EducationCivique #CitoyensResponsables

Oui Mesdames et Messieurs, on m’appelle la Chineuse ou donc la Tête Chercheuse et moi-même je me suis appelée la Traqueuse du Bonheur. Vous pouvez m’appeler aussi La Blogueuse qui commente elle-même ses propres billets avec des infos supplémentaires. Je ferme les parenthèses mais avouez que cela fait du bien de se faire du bien de temps en temps dans ce monde qui marche sur la tête !

Vous êtes bien d’accord ? Oui ? Alors c’est parti ! Non ? C’est parti quand même !

«L’appel à des investissements accrus dans la gestion durable des terres (GDT) continuera à tomber dans l’oreille d’un sourd, à moins que nous ne réussissions à fournir une preuve irréfutable des  économies et des bénéfices générés. Lorsque l’on tente de faire pression auprès du Ministère des finances pour obtenir de plus grandes allocations budgétaires, la première question qui se pose invariablement est «quel est le rendement financier ?» Nous devons forger des arguments justifiant l’importance de rendre aux terres dégradées leur valeur d’actifs naturels rentables.»
Telle était l’argumentation de George Kafumu, Point focal de la CNULCD pour la Tanzanie, relayée par les parties prenantes au cours d’une table ronde sur L’évaluation économique intégrée des terres, qui s’est tenue au Pavillon des Conventions de Rio en marge de la Dixième session de la Conférence des Parties (CdP 10) en Corée du Sud, le 12 octobre 2011.
La Tanzanie fait partie d’un groupe de pays pilotes ayant pour mission de guider une approche de pointe en faveur de l’estimation de la valeur économique des terres, élaborée par le Consortium OSLO (Offering Sustainable Land-Use Options – Offre d’options d’exploitation durable des terres), un partenariat qui compte dans ses rangs, entre d’autres membres-clé (consulter le lien pour obtenir la liste complète des partenaires) le Mécanisme mondial (MM), l’Institut de Stockholm pour l’environnement (SEI), l’Université des Nations unies (UNU), le Centre Commun de Recherches de la Commission européenne (CCR).
Le Consortium travaille en coopération étroite avec les partenaires du Sud et noue des liens forts avec des initiatives complémentaires, telles que l’initiative consacrée au aspects économiques de la dégradation des sols». «Ce n’est qu’en travaillant en partenariat avec d’autres acteurs qu’on produira une accumulation de preuves convaincantes pour permettre aux preneurs de décision d’agir» a dit Mark Schauer du Secrétariat de cette initiative.
L’objectif du Consortium OSLO est de convaincre les preneurs des décisions, tant des gouvernements que du milieu des affaires, des avantages évidents des politiques d’investissement dans des initiatives de GDT bien conçues. Le consortium est en mesure de démontrer que des rendements financiers et socio-économiques considérables peuvent être générés par une utilisation responsable des terres, tant dans des terres fertiles que dans des terres arides marginales. En effet, les investissements dans des initiatives de GDT bien conçues fondés sur une meilleure compréhension de la véritable valeur des terres offrent la possibilité de profiter des avantages liés aux services écosystémiques multiples qu’ils génèrent.
«Les terres demeureront une préoccupation secondaire» a souligné Richard Thomas de l’Université des Nations Unies pour l’Eau, l’Environnement et la Santé, à moins que nous ne parlions le langage des investisseurs. Ce qui signifie fournir une preuve économique évidente des impacts positifs d’une meilleure gestion des terres, incluant une productivité agricole améliorée, une durabilité environnementale et une équité sociale».

«Depuis le début, le consortium OSLO était déterminé à mettre au point une approche méthodologique détaillée afin de prendre pleinement en compte la valeur économique totale des terres et ses bénéfices variés pour le développement humain», nous a expliqué M. John Soussan de SEI. Une analyse approfondie s’avère cruciale à cet égard, non seulement en ce qui concerne la valeur marchande des ressources des terres – en termes de cultures alimentaires, de combustible, de minéraux ou de pâturage – mais également des services écosystémiques non commercialisés, comme la protection des zones de captage de l’eau, la séquestration du carbone, la lutte contre les inondations, les cycles des substances nutritives et d’autres bénéfices locaux et mondiaux des moyens de subsistance.
Un certain nombre de pays vont déjà rapidement de l’avant dans la mise en œuvre de cette méthodologie au niveau national pour produire la preuve qui permettra de débloquer les opportunités d’investissement. Les expériences réussies du Cambodge, l’Espagne, la Turquie, la Tanzanie et la Zambie, ont été présentés pendant la manifestation, illustrant la valorisation intégrée des écosystèmes pour stimuler les investissements et promouvoir une gestion responsable des terres.
«Actuellement, les investissements dans la GDT ne représentent qu’1% de l’Aide officielle au développement. Les allocations budgétaires dans les pays en développement, ainsi que dans les pays à revenu intermédiaire en transition, restent également très faibles», a souligné Simone Quatrini du MM. «Néanmoins, d’énormes opportunités émergent en même temps sur les marchés financiers pour de nouvelles catégories de biens, telles que les terres, grâce à une demande sans précédent d’investissements vecteurs d’impact. Par des évaluations économiques au niveau de l’écosystème, le Consortium OSLO peut aider à satisfaire cette demande en mettant en lumière la véritable valeur des ressources des terres au niveau des pays.»

Liens associés

» sur le Site web du « Rio Pavilion » un document PDF téléchargeable ici

» Reportage de l’évènement parallèle par l’Institut international pour le développement durable
DIXIEME REUNION DE LA CONFERENCE DES PARTIES A LA CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION
10-21 OCTOBRE 2011
Document téléchargeable ici

» Investir avec impact

» Rapport de JP Morgan sur les investissements vecteurs d’impact

Actualité récente
»
L’évaluation économique : avancer des arguments de poids
» International Conference on Dryland ecosystem functioning and resilience: integrating biophysical assessment with socio-economic issues (En Anglais)

Pour de plus amples informations
Mr Simone Quatrini
Coordinator, Policy & Investment Analysis
Tel. +39 06 5459 2154
s.quatrini@global-mechanism.org

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