« LE DERNIER DE TOUS » #Madagascar #Elections2012

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Voici un article que j’ai trouvé sans date ni source d’origine car il est publié sur 3 ou 4 supports sur le Net. Je prends le risque de le publier également en intégralité car il mérite toute notre attention. D’avance désolée pour ceux qui le connaissent déjà, je le porte donc à l’attention des autres…y compris moi…

Car de ce que je lis à propos des élections ou du moins de la feuille de route pour qu’elles puissent être organisées, ci-dessous un extrait :
[…] Double langage. Malgré ces déclarations claires et nettes de la représentante des Nations Unies à Madagascar, force est de déplorer que le double langage de la SADC déroute l’opinion publique qui suit de près l’évolution du processus. In Midi Madagascar A la Une du samedi 25 février 2012

Sans plus tarder, voici ce que dit Jacques Denis RABEMAHARO le petit «DERNIER DE TOUS» les Candidats aux Présidentielles [à Madagascar]

C’est effrayant d’assister à la chute libre et désastreuse de notre Pays Madagascar depuis le coup d’Etat de mars 2009, sur tous les plans : politique, économique, éducatif, diplomatique, sécurité, transports…
La liste est longue ; on peut dire que rien ne marche, et il est difficile de trouver quelque chose qui marche vraiment, à part les magouilles, les trafics en tous genres, la corruption, l’oppression, l’absence de liberté d’expression…

Lister les problèmes est facile ; il faudrait surtout en chercher les causes pour trouver les remèdes. Une fois les remèdes trouvé, qui va prescrire les traitements ? Et le malade acceptera-t-il d’avaler la pilule amère, gage de guérison ? Ou ira-t-on chercher quelques marabouts africains ou magiciens européens et chinois qui peuvent nous promettre une guérison hypothétique sans être soumis au traitement de cheval ?

Le Pays et les politiciens se trouvent dans un dilemme, car tiraillés par des vendeurs de bonne soupe, toujours pressés de vanter leurs recettes, d’une part, et par ceux qui sont pressés de dérouler le tapis rouge pour mieux flatter l’ego de certains et mieux profiter de toutes les richesses du Pays moyennant quelques subsides, sous forme de dessous de table et de voyages en jet privé, pour parcourir le monde entier et oublier la misère et la quasi-asphyxie de tout un pays. Quand on baigne dans tout un confort et du luxe, sur le dos de tout un peuple, on ferme les yeux sans même savoir qu’on écrase et opprime tout un pays et tout un peuple ! On est dans une petite illusion, état de «nirvana» hallucinatoire dû à certaines consommations de produit «magique», qui fait croire qu’on est dans le meilleur des mondes ; alors que son pays est le dernier de tous les pays, le plus pauvre, le moins démocratique, le plus corrompu, le plus opprimé… Et tout cela du fait d’une personne, sans éducation, à peine instruite, pleine d’ambitions, appuyée par de vieux politiciens assoiffés de pouvoir et surtout de vengeance, car n’ayant jamais réussi par des voies démocratiques à arriver au sommet du pouvoir, et avec le soutien non voilé mais payé à un certain prix de l’Armée, devenue honte de tout un Pays, car corrompue et détournée de ses valeurs d’origine.

C’est ainsi que notre pays est devenu vraiment le dernier de tous, car on accède au pouvoir et on s’y maintient en faisant fi de la démocratie, de la souveraineté populaire ; mais en usant de la dictature, en détournant l’Armée, la Gendarmerie, la Police de leurs devises et objectifs initiaux, pour mieux colmater les éventuelles brèches, insurrections, sous prétexte de préserver l’Intérêt Supérieur de la Nation, tout en le bafouant en même temps ; non seulement, notre pays est le dernier de tous, mais il est le pays des contrastes ; et certains appelleraient encore cela sans honte ni vergogne «Ady Gasy» (spécificités et marque de fabrique malgache), alors qu’il ne s’agit que de simple bricolage, sans stratégie véritable, ni volonté de sortir le Pays, non de la crise, dont la durée ne peut que favoriser ceux qui sont actuellement au pouvoir, mais des ornières dans lesquelles nous nous sommes embourbés depuis plus de cinquante ans.

Notre pays est le dernier de tous, alors qu’il aurait pu être le premier sur certains points : un jeune dirigeant ambitieux, un pays très riche en matière de richesses du sous-sol et certaines cultures, riche en élites…

Par manque de vision, de sens et de «Projet National», notre Pays continuera sa descente aux enfers, en raison de l’avidité de ses dirigeants, la soif de vieux «politicards», l’ignorance et l’oubli de ses élites, une des meilleures au monde certainement, et surtout par les conflits d’intérêt des différentes générations de politiciens. Chacun est aveuglé par ses propres intérêts et n’ont cure de l’Intérêt Supérieur ne la Nation, proclamé sans qu’on en tienne compte vraiment à aucun moment.
Notre Pays peut être le premier pour les effets d’annonce, mais le dernier pour les réalisations l’exécution. Les malgaches ne savent pas faire de la politique ou préfèrent la mauvaise politique et préfèrent rester les mauvais élèves de la politique, toujours au dernier rang. Tous le Malgaches manquent-ils d’ambition au point de se laisser mener par le bout de leur nez ou se laisser tirer tous les temps par les oreilles ?

Le Peuple Malgache est facile à manipuler ; les dirigeants successifs ont toujours affirmé qu’ils ont été portés au pouvoir par un élan populaire. Une fois arrivé au pouvoir, chacun de ces dirigeants ont oublié le Peuple comme l’échelle qui leur a permis de monter (Tohatra fiakarana) ; on retire l’échelle quand on est arrivé au sommet, on la range et on l’oublie, jusqu’au jour où un nouveau leader «excité ou illuminé» trouve l’endroit où on l’a remisée ; c’est à nouveau l’escalade. Les dirigeants malgaches semblent ignorer «l’ascenseur» : quand on arrive à l’étage supérieur, il faut penser à renvoyer l’ascenseur ; si on l’oublie, cela peut se retourner contre soi un jour.

Et vivement j’ose dire : «A quand le prochain élan populaire qui portera au pouvoir un autre dirigeant, digne de ce nom et qui pensera à renvoyer l’ascenseur au Peuple ?».

Je chuchote à l’oreille de ceux qui sont au pouvoir qu’il est encore temps de renvoyer l’ascenseur au Peuple, car le pouvoir ne doit pas être une affaire de personnes, comme ils sont en train de faire actuellement en promenant le Pays de négociations en négociations dilatoires et sans aboutissement. Le pouvoir doit reposer sur le Peuple, émaner de lui… et non sur des Institutions mises en place de façon arbitraire avec des personnalités nommées et désignées de manière discrétionnaire.

Le Peuple ne peut mal faire puisque vous affirmez avoir reçu son appui ; mais le Peuple ne peut attendre trop longtemps : «Il n’y a pas de pouvoir légitime qui n’émane pas du Peuple». «Il n’y a pas d’Armée sans Peuple, qu’elle doit défendre… les autres sont des Mercenaires grassement payés pour peu de temps encore au détriment des 25 000 autres dont on tient le bec dans l’eau pour l’honneur de la Grande Muette, et pour tenir en respect les 20 millions de Malgaches» ;

On a détourné la devise de l’Armée Malgache («HO AN’I TANINDRAZANA» ; «Pour la patrie») et ses ambitions («Tandroka aron’ny vozona» ; dernier rempart du Peuple et de la Démocratie) ;

Sans vouloir copier bêtement, on peut compter 36 000 communes environ en France ; chacune de ces communes a un Maire élu à sa tête, à partir du plus petit village qui ne compte que 9 habitants, il y a un Conseil Municipal ; même dans les pays où règne la plus sombre des Dictatures et que les plus hauts dirigeants sont cooptés, il y a des Assemblées de contre-pouvoir composées d’élus. Chez nous, un Pays qui compte 20 millions d’habitants, il n’y a plus aucun élu depuis bientôt 3 ans ; les uns et les autres se cooptent, se désignent ou «s’auto-proclament» ! Les derniers élus ont été remplacés par des PDS ou P2S (Président de «Section Spéciale»), et certaines Forces et Gardes ne sont pas sans rappeler certaines «Sections Spéciales» ; c’est ainsi que nous persistons à être «LE DERNIER DE TOUS»

Pensez à renvoyer l’ascenseur au Peuple dès aujourd’hui ; demain, il sera trop tard ; conseil d’un «Ami qui veut le Bien de Madagascar et des Malgaches».
Par contre je suis agréablement surpris de voir et de suivre dans l’actualité «LA GREVE DES DOUANIERS MALGACHES». C’est une grande surprise car les Douaniers Malgaches ont été toujours pointés comme les champions de la corruption, des détournements, des dessous de table… ; au point de devenir de gros bonnets et la catégorie sociale la plus aisée de Madagascar : milliardaires en quelques mois, propriétaires et bâtisseurs de villas en peu de temps… «Il n’y a rien de pire que la corruption du meilleur ! Mais l’inverse, c’est-à- dire la transformation du pire peut-elle nous amener un vent favorable de changement, de révolution et d’évolution vers les pratiques meilleures (best practices et bonne gouvernance) ?? Je croyais davantage à une révolution des «TAXI-BROUSSE» (car en réalité nous n’avons pas de TGV) victimes de tous les rackets au bord des routes, au point d’organiser «UNE GREVE GENERALE POUR DIRE NON AUX CONTROLES ROUTIERS SANS aucun FONDEMENT SAUF POUR SOUTIRER QUELQUES BILLETS» ; mais les mouvements semblent venir des Douaniers. Pourquoi pas ? Mais à condition qu’ils revoient dès maintenant et de fond en comble toutes leurs pratiques, pour une révolution à l’interne : plus de corruption, ni détournement, ni ordre d’en haut… Là je les soutiendrai à 100 % et le Peuple croira en eux et les soutiendra.

C’est ainsi que nous irons vers «LE PREMIER RANG : L’EXEMPLE VIENT D’EN HAUT, L’ELAN VIENT DU BAS».

Ne soyons pas le premier pour le «BRICOLAGE» ou les «COUPS FOIREUX». Des élections organisées à la va vite n’amèneront au pouvoir que des personnes qui seront contestées, deux mois après ; ce qui va entraîner des pertes de temps et d’argent et d’énergie, pour un Pays qui a su attendre sagement depuis près de trois ans. Puisqu’on a attendu tant de temps, organisons les choses de façon normale, sans précipitation, en toute transparence, neutralité et dans confiance mutuelle ; n’oubliez personne ; tous les candidats doivent avoir les mêmes égards, les mêmes considérations et l’égalité de chance . Retrouvons le sens du FIHAVANANA, qui ne doit pas rester lettre morte et vaine dont on se sert quand cela nous arrange. C’est ainsi que nous serons crédibles et personne ne peut nous taxer de «BRICOLEURS» (PETATOKO sy ADY GASY)

SI NOUS N’ESSAYONS PAS DE RESPECTER TOUT CELA NOUS SERONS TOUJOURS LE DERNIER DE TOUS !

Page connexe

La crise malgache

  1. Cher Bernard, bonjour !

    Merci de votre message, je ne connais pas ce Jacques Denis Rabemaharo car je n’habite pas à Madagascar et c’est un peu pour cela que j’ai republié l’article pour connaître l’opinion des gens qui viendraient lire ce blog…Mais comme je ne l’ai pas expressément exprimé, personne n’a répondu.

    Voilà donc un autre avis de votre part qui s’ajoute au mien (il faut lire entre les lignes chez moi, LOL)…Qui vivra verra !

    Bonne journée
    PZ

  2. Je suis Français.J’ai des amis malgaches et je connais très bien Jacques Denis Rabemaharo.
    Il veut vraiment s’investir à fond pour son pays nullement pour s’enrechir, c’est d’ailleurs ce qu’il dénonce en accusant ceux qui profitent des ressources de Mada pour leur propre compte.
    Croyez-moi, ce sera un père pour votre pays.
    Je souhaite de tout mon coeur, avec l’aide de Dieu, qu’il soit élu. Vraiment, peuple malgache que j’aime, vous ne serez pas déçu.
    Bernard

  3. Encore une fois merci d’avoir émis votre opinion selon laquelle donc 3 personnes seraient nécessaires à la gouvernance d’un pays pour que cela marche.
    Je vous rejoins sur cette idée à la différence près que c’est le peuple qui devrait être à la tête de son pays, à travers les actions de chacun des citoyens.

    J’ai voulu illustrer ces idées là dans quelques billets dont voici les plus récents :
    Mon plan de bataille : Changer le monde pour un Développement Durable grâce à l’Humanité

    Elections présidentielles 2012 en France : 10 campagnes “citoyennes” qui méritent notre attention

    Nos consciences “vues” par Pierre Rabhi, James Lee Burke et Sylvestre Amoussou

    Et si cela pouvait «marcher» à coup de citations, en voici quelques unes :
    Le peuple a le gouvernement qu’il mérite. Alexis de Tocqueville
    Sous le nom de démocratie, c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait. Thucydide
    La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Abraham Lincoln
    On dit que les nouvelles générations seront difficiles à gouverner. Je l’espère bien. Emile Chartier, dit Alain (Propos sur l’éducation)
    Le meilleur des gouvernements, n’est pas celui qui fait les hommes les plus heureux, mais celui qui fait le plus grand nombre d’heureux. Charles Duclos (Considérations sur les moeurs de ce siècle)
    Le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c’est d’en faire partie. Talleyrand

    And last but not the least, je nous laisse sur la lecture de la réponse à cette question EST-IL JUSTE DE DIRE QU’ON A LE GOUVERNEMENT QU’ON MÉRITE?
    Réponse exprimée par Nicolas BÉLANGER, du Collège François-Xavier-Garneau (cégep du Québec) ici et dont voici un extrait :
    […] Pour mieux effectuer cette appréciation, il faudra inévitablement s’interroger sur le sens véritable du mot « gouvernement »: au fond, qu’est-ce vraiment qu’un gouvernement? Quel est son rôle exact dans les sociétés? Et surtout, peut-on parler de son rapport aux gouvernés en termes de mérite? Ces questions sont incontournables. Ce sont elles qui nous permettront de voir dans quelles circonstances -et dans quelle mesure- l’affirmation selon laquelle on a le gouvernement qu’on mérite est justifiée […]
    Une réponse qui est conclue ainsi : «question, qui ne peut en aucune façon être tranchée, parce qu’il n’y a de réponse à une telle question que relative».

  4. Le pouvoir est une chose terriblement dangereuse… Il faut arrêter (et c’est valable partout dans le monde, je pense) d’élire UNE seule et même personne à la tête d’un pays… Il faut élire une équipe, je ne sais pas, 3 personnes peut-être, qui pensent les mêmes choses sur un maximum de sujets… 2, ça laisserait trop de possibilités de bataille d’égos, 4 ou 5 ou même 10, ça laisserait trop de divergence, alors 3, pour qu’il y ait toujours un avis qui départage les deux autres… Moi, je dis ça, je dis rien, en même temps🙂