Gare à vous Messieurs, les Femmes s’entraînent au Leadership et vont vous «Montrer le Chemin» !

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Allez, un peu de mauvais esprit pour commencer mon billet 🙂🙂🙂

Et non je ne suis pas une féministe, les jeunes filles qui ne sont pas encore mariées devront s’appeler Madame dorénavant, c’est bizarre non ? Et surtout, j’aime bien qu’on m’appelle encore Mademoiselle, ça fait djeun’s vous ne croyez pas ?🙂🙂🙂

Billet connexe

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Montrer le chemin: guide d’entraînement des femmes au leadership

Je suis abonnée depuis longtemps aux newsletters de Women’s Learning Partnership et je viens de me rendre compte seulement maintenant que la version du site en français existe !!! Un seul bémol, ce n’est qu’une partie qui est en français. Aujourd’hui, je vous propose à la lecture, à travers un guide, les actions de ces femmes qui promeuvent le renforcement des droits des femmes et de l’égalité des sexes en redéfinissant le concept de leadership.

Mais tout d’abord un petit aparté car j’ai découvert récemment qu’il existait des Conférences Mondiales sur les Femmes à propos de nos Droits (oui Messieurs !) et qu’il semble que le Programme d’Action établi en 1995 ne soit pas bien respecté. Alors il est temps que je rétablisse cela ! Je ne suis pas une «Fanaka Malemy» comme on dit dans ma langue maternelle, comprenez Sexe Faible, en l’occurrence le Malgache pour nous Madagascariens, Habitants de la Malgachie🙂🙂🙂 Y en a-t-il parmi vous qui ne savez pas comment appelle-t-on les habitants de Madagascar ? Maintenant vous savez, non j’rigole🙂

Revenons à nos moutons. Voici un extrait récapitulatif  de ces fameuses conférences mondiales pour introduire les actions de Women’s Learning Partnership. Encore un truc parallèle (c’est moi qui le dis ainsi par ironie) aux actions des Nations Unies, voyez-vous…C’est mon sujet de la semaine avez-vous remarqué ?

LES QUATRE CONFÉRENCES MONDIALES SUR LES FEMMES 1975-1995

Perspective historique
En un quart de siècle, les quatre conférences mondiales sur les femmes organisées par les Nations Unies ont été le moyen de placer la question de l’égalité entre les sexes au coeur de l’agenda mondial. Elles ont permis de grouper la communauté internationale autour d’un ensemble d’objectifs communs, assorti d’un plan d’action effectif pour la promotion générale des femmes, dans toutes les sphères de la vie publique et privée.
[…]

La Conférence de Beijing apparut comme un succès majeur, à la fois en raison de son ampleur et de ses résultats. Avec 17 000 participants dont 189 gouvernements, elle constituait la réunion la plus importante de représentants de gouvernements et d’ONG jamais organisée. Le Forum ONG, organisé parallèlement à la Conférence battit tous les records en accueillant 35 000 personnes, portant ainsi le nombre général de participants à 47 000.
La présence et l’influence des ONG, l’un des fers-de-lance de la recherche de l’égalité entre les sexes, avaient énormément augmenté depuis la Conférence de Mexico, en 1975. A Beijing, les ONG influencèrent directement le contenu du Programme d’action. Elles allaient de même jouer un rôle important en rendant leurs dirigeants nationaux responsables des engagements qu’ils avaient acceptés de mettre en oeuvre.

Suivi de l’Assemblée générale des Nations Unies
L’Assemblée générale a convoqué une session extraordinaire consacrée au suivi des progrès réalisés au cours des cinq années qui ont suivi l’adoption du Programme d’action de Beijing.
La session extraordinaire se réunira à New-York, du 5 au 9 juin 2000, et aura pour titre «Les femmes en l’an 2000 : égalité entre les sexes, développement et paix pour le xxie siècle». «La session extraordinaire sera l’occasion pour les gouvernements et la société civile de partager leurs résultats et d’examiner les enjeux actuels comme les obstacles rencontrés dans l’application du Programme d’action de Beijing. Ainsi un nouvel élan pourra être donné aux engagements politiques qui doivent permettre le renforcement des droits de la femme et de l’égalité entre les sexes».
Publié par le Département de l’information de l’ONU
DPI/2035/M – 00-39711- avril 2000

Quelques contributions à la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies
ONU
UNESCO
OIT
FAO

Promouvoir une 5e Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes
1. Le 4 mars 2005, les Nations Unies commémoraient trente années d’efforts en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. La 1re Conférence mondiale sur les femmes (CMF) s’est tenue à Mexico en 1975 et a donné le coup d’envoi à la Décennie pour la femme. Toutefois, c’est surtout en 1995, avec la 4e CMF qui s’est tenue à Beijing, que la question de l’égalité entre les hommes et les femmes a acquis une visibilité significative pour les Nations Unies. La Déclaration et le Programme d’action adoptés à Beijing ont marqué le passage du concept de promotion de la femme à celui de promotion de l’égalité entre les sexes nécessitant la participation des femmes, des hommes et de la société. Dans cette perspective, le Programme d’action de Beijing appelait les gouvernements, la communauté internationale et la société civile à prendre des mesures stratégiques dans 12 domaines critiques.
2. Malheureusement, dès la procédure d’examen «Beijing + 5» à New York en 2000, lors de la 23e session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, il est apparu que les gouvernements avaient du retard dans la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing. La procédure d’examen «Beijing + 10», qui a eu lieu à New York en mars 2005 et s’est finalement réduite à une évaluation technique dans le cadre de la 49e session de la Commission sur le statut des femmes, a établi non seulement l’existence de lacunes dans l’application du Programme d’action mais également un manque de volonté politique de remettre en cause le statu quo.
3. L’Assemblée parlementaire estime que ce n’est vraiment pas le moment de céder à la nonchalance face à la lutte pour l’égalité des sexes et à la complaisance, pas plus que de renoncer au Programme d’action de Beijing et à ses objectifs importants. La situation des femmes dans le monde d’aujourd’hui est alarmante et, dans certains domaines, pire qu’en 1995. Le retour de bâton contre les droits des femmes et l’égalité des sexes se manifeste de nombreuses manières […]

Women’s Learning Partnership (WLP)

WLP a été créé en réponse aux besoins exprimés par un réseau de leaders d’ONG et de militantes de terrain originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord à la suite de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes de Beijing en 1995 [i]. Sur leurs conseils, WLP a organisé un dialogue en juin 2000 au cours duquel 15 femmes leaders d’ONG venant de pays à majorité musulmane ont identifié les thèmes et les sphères de priorité pour la nouvelle organisation. Les participantes ont conclu qu’il était de la plus haute importance de redéfinir les concepts de leadership et de pouvoir afin d’être en conformité avec les valeurs des femmes; de développer un programme culturellement spécifique qui puisse être adapté à des sociétés diverses; et enfin de former et d’aider les femmes à obtenir des positions de leadership et de prise de décision dans la sphère publique.
Nous croyons très fortement qu’en travaillant ensemble, les femmes apprendront le savoir-faire et mettront en place les stratégies nécessaires afin de garantir les droits humains, contribuer au développement de leurs communautés et créer, en fin de compte, un monde plus pacifique.
WLP est une organisation internationale non-gouvernementale (ONG) ayant un statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l’ONU.

Leadership
Le leadership et le renforcement du pouvoir d’action sont au cœur même du travail de WLP.

Concept de leadership
Nous croyons en un leadership qui est participatif, horizontal, et basé sur le dialogue. Notre concept de leadership participatif favorise le partage du pouvoir et le respect, ce qui crée une synergie qui permet à la fois de renforcer le pouvoir d’action des particuliers et de mobiliser une action collective vers la démocratisation. Le concept constitue la base de toutes les publications de WLP, formations, plaidoyer et relations.

WLP vise à habiliter les femmes à assumer des rôles de leadership dans leurs familles, communautés et sociétés dans le but de réaliser leurs propres visions d’un avenir meilleur. Nous nous battons à la fois pour un changement quantitatif du nombre de femmes dans des rôles de leadership formel, et un changement qualitatif dans le type de leadership que les femmes endossent. Non seulement les femmes, mais toute la société, gagnera politiquement, économiquement et culturellement par un nivellement du déséquilibre du pouvoir entre hommes et femmes.
Curriculum de leadership
Travaillant en coopération avec des organisations locales partenaires en Afrique, Asie, Amérique latine et au Moyen-Orient, WLP a développé des curriculums de formation en leadership spécifiques à chaque culture, dont
Montrer le chemin: guide d’entraînement des femmes au leadership et Montrer le chemin: Programme multimédia d’entraînement des femmes au leadership .
Le programme utilise des exercices interactifs et des études de cas réels pour véhiculer le concept de leadership participatif et permettre aux participantes d’ateliers de formation de développer des compétences en leadership, telles que la communication efficace, l’appréciation des différences, l’élaboration de consensus, la création d’une vision de groupe, et le développement d’un plan d’action. Le guide Montrer le chemin est disponible dans plus de 20 éditions culturo-spécifiques, dont chacune a été adaptée par une organisation de femmes locale afin d’établir une pertinence à la fois linguistique et culturelle pour le public visé.

Le guide a été adapté en 19 versions culturellement spécifiques.
Mis à part ce guide « Montrer le chemin », il existe d’autres manuels d’apprentissage (en anglais)  : un guide multimédia, un guide de leadership pour adolescentes, ainsi que des manuels de participation politique, de formation de formateurs en technologies de l’information et de la communication pour la justice sociale, et d’évaluation de programmes de formation.

Lire le blog de WLP (en anglais)

Pour terminer, je ne sais plus comment j’y suis arrivée mais voici l’en-tête d’un blog Pierre Bourdieu un hommage [ii]  qui m’a l’air «connexe» au sujet de mon billet d’aujourd’hui.
Rien n’est plus surprenant pour ceux qui considèrent les affaires humaines avec un oeil philosophique que de voir la facilité avec laquelle la majorité (the many) est gouvernée par la minorité (the few) et d’observer la soumission implicite avec laquelle les hommes révoquent leurs propres sentiments et passions en faveur de leurs dirigeants. Quand nous nous demandons par quels moyens cette chose étonnante est réalisée, nous trouvons que, comme la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants n’ont rien pour les soutenir que l’opinion. C’est donc sur l’opinion seule que le gouvernement est fondé et cette maxime s’étend aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires aussi bien qu’aux plus libres et aux plus populaires
(David Hume in Pierre Bourdieu, Méditations pascaliennes, Seuil, Collection Liber, 1997, Points, 2003 P.257, aussi in Sur l’Etat. Cours au Collège de France 1989-1992, Raisons d’agir/Seuil, 2012, p.257-258)

And the last but not the least, voici une vidéo qui vient d’être mise en ligne hier par WLP à propos d’en finir avec les violences faites aux femmes. Il y est question des violences conjugales en Afghanistan, du viol des femmes en RDC, de tortures au Kazhakstan, de mariages forcés au Pakistan, mais toujours pas des stérilisations forcées en Chine !!! Vous savez ce que je pense ? Que Sharmeen Obaid Chinoy a bien raison de parler elle-même des femmes défigurées à l’acide au Pakistan au lieu d’attendre que les Nations Unies en parlent avant d’intervenir…Je reviens toujours à ce qui se passe en Syrie : parce que les pays membres des NU ne sont pas à 100% d’accord pour faire intervenir le Conseil de Sécurité et le massacre continue…


Ajoutée par learningpartnership le 6 mars 2012
Worldwide, at least one in three women are victims of violence. It is the most pervasive human rights violation on earth — present in every country, every culture, every religion, every class.
But around the globe, women are joining forces and speaking out, advocating for new laws, and developing successful strategies to eradicate gender-based violence. The challenges are many. But the mission is clear: bring an end to the culture of violence and forge a new path to a culture of peace and human rights for all.
In WLP’s new film, leading experts and activists from across the globe discuss the root causes of gender-based violence, share strategies to combat it, and provide inspiring accounts of the important milestones already achieved through the international women’s movement.

Pages connexes

Droits de l’Homme 

Interrupteurs de Violences

Me Myself and I


[ii] Pierre Bourdieu un hommage est un réseau international bénévole et indépendant, qui invite les artistes, les chercheurs et les associations critiques à exposer leurs travaux sur son blog et sur son espace du monde virtuel Second Life

  1. Pingback: La Chine, ce dragon qui (me) fascine… « Blogueuse sur le Net pour un Monde Meilleur

  2. eh oui je sais bien et t’inquiète, j’attends pas pour m’arroser de parfum, je le fais dès que je peux !!!

    allez bises bises

  3. Bah, quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, on sera toujours taxée de quelque chose. Alors on peut bien de temps en temps s’arroser de parfum pour se sentir bien. Y a pas de honte…🙂

  4. ah comme je t’adore ma citoyenne préférée !!!

    j’en ai vu d’autres aussi mais je ne l’ai pas mis pour pas qu’on me taxe de sexiste ou de féministe !

    Les femmes sont l’avenir ! voilà pour résumer ce que j’ai lu aujourd’hui !

    merci à toi d’avoir mis ce lien

    des bises