«Extrêmement fort et incroyablement près», un film avec Thomas Horn, Sandra Bullock et Tom Hanks

Par défaut

L’autre jour dans le métro, je vois une belle affiche de film intitulée Apart Together  et je propose à une amie d’aller le voir ensemble. Elle me dit qu’elle a également envie de voir un film avec Tom Hanks mais dont elle ne se souvient pas du titre.
Aussitôt rentrée chez elle, mon amie cherche où passent les films et m’envoie ensuite les 2 fiches.
Je lui réponds qu’à bien lire le synopsis d’Apart Together, je préférais largement aller voir le film avec Tom Hanks. Va donc pour celui-ci, on se donne rendez-vous au cinéma, on bavarde tout en faisant la queue. Nous arrivons au guichet, le monsieur nous regarde sans rien dire. Je le regarde et je réalise qu’il attend quelque chose de moi, je m’excuse et je lui tends et mon passe et ma carte bleue. Il continue à me regarder et me dit doucement : «pour quel film». Prise de court, je regarde ma copine et je lui dis «Ah oui qu’est-ce qu’on regarde déjà», elle non plus ne se souvient pas et répond au monsieur «2 places pour le film avec Tom Hanks mais on ne se souvient plus du titre». Je parle de tout ça car le monsieur m’a un peu énervée avec son impassibilité, sans aucun sens commercial (on a le droit d’oublier le titre du film qu’on veut voir non ?». Heureusement, une jeune fille derrière nous dit «oui, c’est un film qui a un titre très long» et elle a donné un extrait du titre. Je ne sais plus qui a donné le titre en entier, enfin bref on a eu nos 2 tickets et on va s’installer en salle.
Eh bien Mesdames et Messieurs, pour un film à voir, c’est un film à voir !!! Je m’attendais à rire (car je n’ai pas lu le synopsis envoyé par ma copine) et j’ai vu un film dramatique sans verser dans le pathos ! Le titre est «Extrêmement fort et incroyablement près»
C’est l’histoire d’Oskar Schell joué par un garçon formidable Thomas Horn  que je découvre pour la première fois. Dans le film, il joue le fils d’un bijoutier, Thomas Schell, joué par Tom Hanks  et qui meurt assez rapidement dès le début du film, lors de l’attentat du 11 septembre 2001. Sandra Bullock  joue la mère d’Oskar et l’épouse de Thomas.
Oskar n’arrive pas à dépasser son chagrin d’avoir perdu son père qui lui a appris à toujours explorer «notstopsearching» ce que l’on ne voit pas. Thomas dit à son fils qu’il existe un 6ème district à New York et bien évidemment, curieux comme tout, le gamin se met à chercher partout dans New York. Il cherche les indices de l’existence de ce 6ème district avec l’aide de son père qui s’est pris au jeu. Celui-ci lui a même fabriqué une carte de visite[i] composée de plein d’oxymores[ii], d’où le titre du film. Cela s’est passé peu de temps avant l’attentat.
Quelque temps après la mort de son père, Oskar découvre une clé dans les affaires de son père auxquelles sa mère n’a jamais touché. Il a comme seul indice, le nom Black sur l’enveloppe dans laquelle se trouvait la clé. Il organise ses recherches en créant des blocks «Bronx, Brooklyn, etc» grâce à l’annuaire, duquel il a recensé après calculs 472 personnes portant le nom de Black (ou 486 ? C’est mignon de le préciser😉 car Oskar dit que les médecins hésitaient à lui diagnostiquer le syndrome d’Asperger[iii]). Il parcourt ainsi un à un les blocks tout en notant sur son carnet d’exploration à chaque Black visité, les caractéristiques de cette personne avec une ou quelques photos. Oskar ne parle pas beaucoup, d’autant que sa mère est encore elle aussi en plein deuil (on voit une séquence où ils sont tous à l’enterrement de Thomas Schell et Oskar dit «C’est n’importe quoi ! Les gens ne savent même pas que le cercueil est vide !!!»). La seule personne à laquelle il adresse la parole est sa grand-mère paternelle qui habite de l’autre côté de la rue. Ils communiquent, même en pleine nuit, via des talkies-walkies. Un jour, il découvre un vieux monsieur, locataire chez sa grand-mère. Curieux comme il est, il vient rendre visite au vieux monsieur qui «parle» via des morceaux de papier sur lesquels il écrit. Celui-ci devient le compagnon de route du gamin dans sa quête pour trouver la serrure dans laquelle la clé pourrait être insérée. Et le film raconte tout ce parcours, je dirais initiatique, du gamin qui apprend ainsi à dépasser son deuil pour enfin se dire qu’il pouvait continuer à vivre sans son père. Et à parler enfin avec sa mère…

« Extrêmement fort et incroyablement près » : la bande-annonce ! [VIDEO]


Ajoutée par WarnerBrosFrance le 28 oct. 2011
AU CINÉMA LE 29 FÉVRIER 2012

Le film
Date de sortie : 29 février 2012
(2h 08min)
Réalisé par
Stephen Daldry
Avec
Tom Hanks, Thomas Horn, Sandra Bullock, Max von Sydow, John Goodman
Genre :
Drame
Nationalité :
Américain

Photos – allocine.fr

Revue de presse

Un tourbillon d’émotions. Préparez vos mouchoirs  – Lexpress.fr
Thomas Horn y livre une prestation magistrale entouré par un poignant Max von Sydow, un Tom Hanks espiègle et une Sandra Bullock pour une fois en retenue.

Un enfant qui devrait être vu, mais pas entendu  – lemonde.fr 
[…] Sans parler des traits de caractère d’Oskar, chez qui les psychiatres hésitent encore à diagnostiquer un syndrome d’Asperger. Or, le syndrome d’Asperger est l’un des maux les plus redoutables de la fiction de ces dernières années. Entre autisme et idiosyncrasie, il fournit une excuse idéale pour affliger les personnages qui en sont atteints de comportements pittoresques.

Le récit d’une enfance déchirée par le 11-Septembre – lacroix.com
En quittant la salle, on ne peut s’empêcher de se demander quels films, ou quels livres, pourront donner au monde ceux qui avaient 10 ans le 11 septembre. Il est adapté d’un roman de Jonathan Safran Foer.


Rien à voir avec le film, Tom Hanks prête sa voix à un documentaire sur Barack Obama
Par Audrey Meunier | Toutlecine.com
Intitulé Le Chemin que nous avons traversé, le président américain Barack Obama a fait appel à Tom Hanks pour prêter sa voix à un documentaire qui lui est consacré. D’une durée de 17 minutes, il sera diffusé le 15 mars prochain, ayant pour objectif de montrer la façon dont le président est parvenu à sauver les Etats-Unis, en pleine crise économique.
Actuellement à l’affiche avec Extrêmement fort et incroyablement près de Stephen Daldry, l’acteur a déjà prêté sa voix dans les trois opus de Toy Story dans le rôle de Woody. L’exercice s’annonce cette fois-ci légèrement plus solennel pour l’acteur qui redonnera vie au président de la Nation.


[i] Le livre Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer  duquel le film a été adapté
Editeur : L’Olivier – Parution : 21 Septembre 2006
«Je n’avais aucune explication : une grosse clé courte, dans une petite enveloppe, dans un vase bleu, sur l’étagère du haut de son dressing»
RÉSUMÉ DU LIVRE

Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu’elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d’inconnus et découvrira l’histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultrasensible et d’une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats contre les Twin Towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors.

[ii] Oxymore (Wikipedia)  une figure de style qui vise à rapprocher deux termes (un nom et un adjectif) que leurs sens devraient éloigner, dans une formule en apparence contradictoire. L’oxymore permet de décrire une situation ou un personnage de manière inattendue, suscitant ainsi la surprise. Il exprime ce qui est inconcevable. Il crée donc une nouvelle réalité poétique. Il rend compte aussi de l’absurde.

[iii] Certains chercheurs et des asperger ont mis l’accent sur le fait de considérer le syndrome d’Asperger sous l’angle de la différence, plutôt que celle du handicap qu’il faut traiter ou guérir. Les limitations handicapantes, socialement en particulier, étant en effet associées à une singularité, parfois à des compétences exceptionnelles. Hans Asperger parle en 1979 de capacité à «renouveler un sujet par des voies inexplorées, toutes capacités convergeant dans la spécialité étudiée.»

  1. Bonsoir Angélique !

    Je pense que vous devez être de retour du cinéma maintenant ? Alors qu’en pensez-vous ?

    En tout cas, je suis ravie que mon billet vous ait inspirée pour aller voir le film😉

    Bonne fin de dimanche

    PZ

  2. Merci beaucoup de cette information Pretty Zoely🙂
    J’ai envie d’aller au ciné mais je ne sais pas trop quoi aller voir…
    Je vais y aller !!🙂