Et si on reparlait de la théorie du capital humain ?

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Vous allez me dire mais qu’est-ce que cela fait sur son blog à celle-là ? Mais bien sûr que si que c’est bien à propos. Vous allez voir tout de suite…rapport à la nécessaire révolution psychologique du monde dont j’ai parlé hier.
L’île Maurice n’a de ressources que son capital humain et le pays s’est bien développé grâce à cela, elle va devenir si ce n’est déjà fait le pivot essentiel de l’Océan Indien. C’est mon opinion, qui n’engage que moi bien entendu.

Le management éthique… ou le retour au potentiel humain des équipes ! blog.zazibao.com
Vous êtes deux consultantes Anne Schombourger et vous-même Agnès Avril-Conway à organiser le Forum du Management Ethique avec la complicité de Jacques Odena les 15 et 16 mars 2012. Pourquoi vous êtes réunis autour du management éthique? Qu’est-ce que le management éthique ?
Pour comprendre et saisir l’intelligence collective, c’est important de l’expérimenter. Notre pédagogie est faite 50 à 60 % sur l’expérientiel, les personnes vont pouvoir découvrir l’AI, la sociocratie, la théorie U … C’est étonnant et très enrichissant.

L’intelligence collective, notre plus grande richesse – lemonde.fr
ENTRETIEN AVEC PIERRE LEVY, PROFESSEUR DE COMMUNICATION, TITULAIRE D’UNE CHAIRE DE RECHERCHE EN INTELLIGENCE COLLECTIVE A L’UNIVERSITE D’OTTAWA (CANADA) 23.06.07
Dès le début des années 1990, vous avez cru au potentiel d’Internet. Près de vingt ans plus tard, comment analysez-vous l’évolution du Réseau mondial ?
L’hypothèse que je faisais à l’époque, où très peu de monde utilisait Internet et où le Web venait à peine de naître, était que l’interconnexion des ordinateurs serait un vecteur de perfectionnement et d’augmentation de l’intelligence collective. Je dis augmentation plutôt que création parce que l’intelligence collective est pratiquée par les êtres humains depuis qu’ils disposent du langage et de la culture. Nous ne sommes intelligents que collectivement grâce aux différents savoirs transmis de génération en génération. Simplement, Internet est plus puissant que l’imprimerie, la radio ou la télévision, parce qu’il permet une communication transversale et une meilleure exploitation de la mémoire collective.

Le capital humain – oeconomia.net
Un document au format PDF dont voici un extrait

Le capital humain se définit comme l’ensemble des capacités productives qu’un individu acquiert par l’accumulation de connaissances générales ou spécifiques, de savoir faire…La notion de capital exprime l’idée que c’est un stock immatériel imputé à une personne pouvant être accumulé, s’user. Cette notion a été principalement développée par Gary Becker qui a obteu le Prix Nobel en 1992.
Mais comment ce capital humain est-il appréhendé actuellement ?

L’INTELLIGENCE  COLLECTIVE par Damien CAILLARD barthes.ens.fr
Séminaire internet de Sciences-Po (Paul Mathias) 2000/2001
On trouvera ici une version Powerpoint™ de cet exposé.
L’Internet n’est pas une technologie comme les autres, il a une valeur et un potentiel anthropologiques. C’est sur ce principe que Pierre Lévy, sociologue réputé, fonde le concept d’intelligence collective dans son ouvrage L’Intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace paru initialement en 1994. La juxtaposition des deux termes n’est pas choisie au hasard : ici, «intelligence» doit être compris comme dans le sens de « travailler en bonne intelligence » par exemple. L’expression finale se rapporte finalement à deux choses :
Le concept à valeur politique au sens large, celui se référant à toutes les activités humaines en société organisée.
Le livre dans lequel Pierre Lévy décrit ce que serait une société organisée autour de ce concept d’intelligence collective.
L’objectif de Pierre Lévy dépasse donc la simple réflexion de philosophie politique : partant de phénomènes observés dans la société du début des années 90, il s’interroge sur la pertinence d’un projet associé à la «révolution numérique « , alors que la plupart des analyses se focalisaient (et se focalisent toujours) davantage sur l’impact de cette révolution sur la société, l’économie, la politique … Le sous-titre utilisé par Pierre Lévy, «pour une anthropologie du cyberspace «fournit à ce propos de précieuses indications sur la manière dont le sujet va être traité dans l’ouvrage [:]

Le capital humain – multitudes.samizdat.net
Mise en ligne mai 2000 par  Jérôme Gleizes
[…] Malgré ces définitions strictes, le concept de capital humain demeure un concept pauvre, difficilement interprétable, utilisé à tord et à travers en place de concepts différents tel celui de general intellect, de connaissance. Ainsi dans les modèles de croissance endogène, il s’assimile à un stock de connaissances valorisé économiquement et incorporé aux individus… mesuré ex-post par le salaire versé. La connaissance n’est mesurée que part sa contribution monétaire et non parce qu’elle peut apporter à un processus d’accumulation de connaissance. La théorie du capital humain nie aussi le caractère collectif du processus d’accumulation de connaissance en faisant de l’individu, un être maximisant ses revenus futurs en arbitrant entre travailler et se former.
Le logiciel libre que nous avons présenté dans le premier numéro de Multitudes dans un tel univers n’existe pas ! En effet, comme le travail incorporé dans un programme est un travail non valorisé sur un marché par la vente d’un logiciel, ou par la valorisation de la compétence acquise sur le marché du travail, la valeur marchande de ce travail est nulle et donc considérée d’un point de vue économique comme inutile.
De manière plus générale, la théorie économique standard est incapable d’expliciter les mécanismes d’accumulation de connaissance de la recherche fondamentale, dans les sciences humaines, ce qui se traduit par les recommandations de l’OCDE sur les systèmes éducatifs de favoriser l’offre de compétence professionnelle individuelle pour le marché au lieu de favoriser la formation d’esprits.
 JÉROME GLEIZES

Le capital humain sur Wikipedia
1) Le capital humain est formé de trois éléments : les compétences, les expériences et les savoirs qui, ensemble, déterminent une certaine aptitude de l’individu à travailler […]
2) Investir dans le capital humain
Avec ce nouveau concept de capital humain, s’ouvre toute une gamme d’investissements autour des axes majeurs de l’éducation et de la santé […] On a d’une part les coûts directs (frais de scolarité, de médecine…) et de l’autre les coûts d’opportunité. Ces derniers résident dans l’arbitrage des individus dans leur gestion du capital humain
3) Deux façons de comprendre et d’appliquer la théorie
du côté des entreprises : on assimile l’individu à son capital humain […], comme un bien nécessitant une gestion, comme tout autre bien.
du côté des individus : l’individu est son propre investisseur, un acteur à part entière sur le marché du travail, un acteur ayant d’autant plus de poids qu’il apporte lui-même son capital
4) Particularités du capital humain
La double interprétation soulignée ci-dessus a 2 conséquences : son inappropriabilité (ou sa personnalisation) et sa limitation.
[…] le capital humain implique l’individu tout entier dans une démarche d’investissement constante ; est simplement mis à disposition par l’individu ; dépend de ses capacités physiques et mentales, de son cycle vital
5) Conséquences sur la relation de travail
– pour l’employeur : le capital humain ne présente aucune garantie de rentabilité. A partir d’un certain âge, un employeur (que ce soit un particulier ou une entreprise) n’aura plus intérêt à investir dans le capital humain d’un individu.
– pour l’individu : étant libre et seul propriétaire réel de son capital humain, il peut à tout moment soustraire celui-ci à l’employeur (en allant travailler ailleurs par exemple)
De même que l’individu fait des choix dans l’investissement de son propre capital, de même l’employeur fait des choix de coût d’opportunité dans sa gestion du capital humain.
6) Une théorie dynamique
Comme le dit J-P. Jarousse dans Formations et carrières, les limites de la théorie font paradoxalement sa richesse […]
Le capital humain oblige les agents économiques à repenser les mécanismes du marché du travail et à trouver de nouvelles façons de s’y adapter (certaines entreprises vont jusqu’à créer des départements du capital humain), à développer des nouvelles stratégies de gestion de ressources humaines […]
Le concept pousse à la prise de conscience par l’individu (et la société) de son potentiel économique […]
Il convient cependant de souligner que la théorie du capital humain, parce qu’elle ne peut clairement définir son concept clef, risque d’être trop largement utilisée : on a tendance à parler de capital humain pour tout ce qui a trait à «l’immatériel «chez l’individu et dans la société. De plus, la théorie nie d’une certaine façon tout processus collectif d’accumulation des savoir-faire et être. Or l’expérience prouve que ce processus existe bel et bien.
7) Le rôle économique
La prise en compte du capital humain dans l’analyse économique a constitué une avancée importante […]
La diffusion des connaissances permet des rendements croissants et génère des externalités positives. De ce fait, il s’agit d’un concept central de l’économie du développement, de l’économie de l’éducation et plus largement de l’Économie du savoir (capital-savoir).
Cette théorie a également permis de réhabiliter l’idée d’une hétérogénéité du facteur travail, et ainsi de rendre compte de la structure des salaires et des formes de rigidités sur le marche du travail. L’analyse fondatrice dans le domaine du capital humain est celle de l’économiste Gary Becker.

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