Contre le communautarisme : Revue en ligne des prises de position

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1/ Sans blabla de ma part, d’abord la prise de position contre le communautarisme «en général» si je puis dire…

Contre le communautarisme, le vote des étrangers – causeur.fr
Réponse à Cyril Bennasar
Publié le 17 janvier 2012 à 18:00 dans Politique

Cher Cyril,
Sur le principe, je suis d’accord avec toi : seuls les Français devraient pouvoir voter en France1. Mais tu l’auras remarqué, nous ne sommes pas dans un monde idéal. Celui-ci ne nous convient ni à toi ni à moi. Il n’aura échappé à personne que nos raisons d’insatisfaction sont très différentes voire opposées. Et pourtant, j’ai le sentiment que, sur l’essentiel, nous aspirons à la même chose.
Tout d’abord, je n’ai pas trouvé très malin que la nouvelle majorité sénatoriale de gauche fasse du droit de vote des étrangers aux élections locales l’une de ses priorités. Il me semble que la gauche est confrontée à de tout autres urgences, à commencer par la redéfinition de son identité. Elle doit choisir : ou elle se contente de soigner les blessés du capitalisme, ou elle montre qu’elle a la volonté et la capacité d’inventer une autre médecine.
Parce que vois-tu, cher Cyril, si cette affaire de droit de vote des étrangers fait problème, c’est parce que tout le reste fait problème aussi. En période de crise, on se sent fragile, mal dans ses pompes et dans son identité : du coup, à la simple idée que, dans une ville française, la petite enfance − ou l’urbanisme ou les affaires sociales − pourrait être confiée à un élu tunisien, on se dit que le péril islamique est à nos portes.

[…]
1 Dans “Le droit de vote aux Français ! Un rejet ? Non, un projet”, paru dansCauseur magazine n° 42, décembre 2011, Cyril Bennasar motivait ainsi son hostilité au texte voté par le Sénat:» La République est française et il n’y a pas de haine de l’étranger quand elle choisit de ne s’appuyer que sur des épaules françaises pour choisir ses représentants». Il y mettait aussi en garde contre le risque à venir d’une emprise communautariste, voire islamiste sur certaines banlieues.

Patrick Lozès : « La lutte contre le communautarisme ne peut être une lutte contre les communautés » – lemonde.fr
LE MONDE | 09.03.2010 à 11h43 • Mis à jour le 16.08.2010 à 16h46
Propos recueillis par Laetitia Van Eeckhout
Chargés en octobre 2009 par les ministres de l’intérieur et des affaires étrangères, Brice Hortefeux et Bernard Kouchner, d’une réflexion sur les « moyens de combattre efficacement les repli communautaires et toutes les formes de racisme », Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et le sociologue Michel Wieviorka ont remis mardi 9 mars leur rapport.
Ils y formulent une cinquantaine de propositions pour lutter contre le racisme et le communautarisme, dans le domaine économique, politique, social, culturel. Patrick Lozès s’en explique.
La lutte contre le racisme et la lutte contre le communautarisme se confondent-elles ?
Se réfugier dans l’entre soi est un moyen d’amortir les difficultés extérieures, de résister aux brutalités racistes. Lutter contre le racisme est donc une des voies les plus efficaces de lutter contre le communautarisme.
Mais il y a en France une dérive du mot communautarisme. Si le racisme et le communautarisme sont l’un et l’autre des formes d’exclusion, de rejet de l’autre, ils ne répondent pas aux mêmes référents.
Le communautarisme est une notion beaucoup plus récente et plus évasive que le racisme qui lui relève d’une définition très encadrée.
Le mot communautarisme désigne en France une logique exclusive de la différence et le primat accordé aux règles communautaires sur les règles républicaines.
Ce terme n’a pas la même signification dans le monde anglo-saxon où il désigne un mouvement de pensée s’opposant à l’individualisme de la société et prônant l’affirmation des identités collectives, ainsi que la recréation de liens sociaux au sein de communautés affinitaires.
La difficulté en France est qu’on a tendance à faire un lien trop direct entre communautés et communautarisme. La société française redoute l’existence de certaines communautés (les Noirs, les Arabes, les Asiatiques, les Juifs, les homosexuels…), ce qui entraîne un amalgame entre les deux notions.
La question du communautarisme ressurgit dès qu’un groupe se mobilise pour afficher un problème lié au racisme ou aux discriminations. Sous couvert de lutter contre le communautarisme, certains cherchent en réalité à lutter contre certaines communautés. Non qu’il faille nier l’existence de certains phénomènes communautaristes, mais ceux-ci sont ultra-minoritaires.
Par quoi passe la lutte contre le communautarisme ?
Encore une fois, la lutte contre le communautarisme ne peut être une lutte contre les communautés. Le meilleur moyen d’éviter cela est de définir ce contre quoi il faut lutter.

2/ Ensuite, voici ce que j’ai trouvé sur le Net à propos de l’essai de Julien Landfried «Contre le communautarisme» paru en 2007

Sur Amazon.fr
Descriptions du produit
Présentation de l’éditeur
Le communautarisme ? Naguère absent de notre vocabulaire et de nos préoccupations premières, il s’est en quelques années emparé du terrain et a colonisé bien des esprits. Nous voici, en guise de  » progrès « , promis à la juxtaposition ethnique, religieuse ou sexuelle. Des minorités victimaires aux  » lois mémorielles « , de la discrimination positive aux  » minorités visibles « , du politiquement correct à la pénalisation des débats, de l’importation du conflit israélopalestinien aux ethno-régionalismes, quel déferlement ! Certains imaginent le phénomène soluble dans la République. C’est exactement le contraire qui est en train de se passer. Le chantage exercé par des entrepreneurs communautaires non représentatifs rencontre la complaisance médiatique et bénéficie du soutien de maint responsable. Une partie de nos élites, jouant les apprentis sorciers, croit avoir trouvé la martingale pour durer : on gomme le peuple souverain, on gère la division et la concurrence communautaire… Le présent essai apporte la démonstration magistrale d’une collusion entre petites lâchetés, grand cynisme et abandon résolu de tout projet égalitaire. Et dessine les contours d’une – très urgente – contre-attaque républicaine.

Biographie de l’auteur
Julien Landfried est le cofondateur et directeur de l’Observatoire du communautarisme (www.communautarisme.net), qui publie depuis 2003 des analyses de chercheurs et d’intellectuels sur le communautarisme, la laïcité, les discriminations et le racisme.

Détails sur le produit
Broché:
196 pages
Editeur : Armand Colin (7 mars 2007)
Collection : AC.GRAND PUBLIC
Langue : Français
ISBN-10: 2200346557
ISBN-13: 978-2200346553

Une nouvelle note de lecture de Sébastien Fath sur « Contre le communautarisme » – communautarisme.net
Une exigente note de lecture (8 pages) près de 3 ans après la sortie de l’essai.
« Voici un ouvrage court, engagé, important. En 188 pages, Julien Landfried traite, sous un angle à la fois analytique et militant, d’un enjeu crucial : l’articulation entre revendications communautaires et exigence républicaine. Bien écrit et solidement argumenté, c’est un outil idéal pour poser le débat de l’avenir du modèle républicain et laïque français sur des bases claires. »
Voir la note de lecture en PDF ou en Word sur le blog de Sébastien Fath

Observatoire du communautarisme – Wikipedia
Pour Julien Landfried, les communautés «sont des systèmes de croyance socio-politiques» impliquant «dans leur définition même un critère d’appartenance non choisi ou présenté comme étant identitaire, c’est-à-dire immuable, tel que la race, l’ethnie, la religion ou l’orientation sexuelle». Pour lui, «balayées par la Révolution française, les appartenances communautaires ont été réactivées par les réflexions théoriques et politiques de la Nouvelle Droite et l’identification, par la gauche «multiculturaliste», des groupes communautaires à des victimes d’une infériorisation de longue date, de la colonisation ou de génocides. Enfin, il considère que la communautarisation de la société est un processus en voie de généralisation10.
Cette idée d’un processus de généralisation a amené l’Observatoire à prendre position sur divers mouvements considérés comme communautaristes.
Les régionalismes
L’Observatoire a des»sites dédiés» consacrés respectivement au
mouvement breton et au mouvement basque, et s’oppose plus largement aux minorités et aux régionalismes en Europe11.
Par ailleurs, Yvonne Bollmann12 dénonce dans une tribune « le spectre de l’ordre ethnique » en Europe.
Les religions
L’Observatoire consacre des dossiers aux groupes juifs, chrétiens ou musulmans qui, selon lui, défendent le communautarisme.

Les orientations sexuelles
L’Observatoire considère que les mouvements revendiquant la pénalisation de l’homophobie, le mariage homosexuel ou l’adoption par des couples homosexuels sont marqués, dans des associations comme 
Act Up, par une forme de communautarisme.
Le féminisme
L’Observatoire critique ce qu’il juge une dérive du
féminisme, marqué par le mouvement des Chiennes de garde et l’association Ni putes ni soumises, qui seraient partagés «entre un radicalisme chic et médiatique» et «un penchant pour le différentialisme culturel»13.
Les violences conjugales
Le
23 novembre 2005, dans une brève intitulée : «Les violences conjugales : une priorité gouvernementale ?», l’Observatoire cite «un « recensement exhaustif » mené par le ministère de la parité», qui évalue à «163 femmes et 46 hommes» les victimes «de violences conjugales pour les années 2003 et 2004», soit, explique-t-il, «pour qui priviliégie la vérité des chiffres sur les slogans féministes, 0,00026% des femmes». Pour lui,»au lieu de s’attaquer à un phénomène statistiquement négligeable et déjà pris en compte par la loi (le meurtre et les violences sont punis par le code pénal), le gouvernement ne ferait-il pas mieux de mobiliser son énergie pour régler les situations de détresse massive comme le chômage, la pauvreté ou investir ses moyens limités dans la recherche contre les maladies ou la prévention du suicide14

«Contre le communautarisme» Par Julien Landfried – polemia.com
Le : 01 Juin 2007
Dans son essai «Contre le communautarisme», Julien Landfried présente la situation particulièrement propice, en France, au «développement tous azimuts du multicommunautarisme politique». L’auteur est tout à fait dans son rôle puisqu’il est le directeur co-fondateur de l’Observatoire du communautarisme, et doté de toute la compétence voulue puisqu’il exerce le métier de consultant en management de projets. Afin d’affronter la réelle ampleur du problème, il n’hésite pas à rompre avec le règne du politiquement correct et il prend le parti d’en nommer les responsables concrets : politiques, médiatiques et communautaires.

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