La Françafrique sera-t-elle éliminée grâce à François Hollande ?

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Je vous propose de lire aujourd’hui ce que j’ai trouvé à propos de la Françafrique qui pourrait être éliminée sous la gouvernance de François Hollande. Quand cela arrivera, alors je serai la première à faire publiquement mon mea culpa…Il réussira là où François Mitterrand et Nicolas Sarkzoy ont échoué. Ce n’est pas moi qui le dis…

En tout cas c’est ce que semble dire YEA dans son billet François Hollande et l’Afrocentricité : des ministres indépendants sur des dossiers interdépendants
Questions sur l’actualité du 21 Mai 2012
Avec la victoire de François Hollande le 6 mai 2012, et sa détermination à mettre fin à la Françafrique, il était attendu sur les actes. Aussi, dès la nomination le 15 mai 2012 du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de nombreux Africains du continent, de la Diaspora et d’ailleurs avaient les yeux rivés sur la composition du nouveau Gouvernement.
Comment les promesses peuvent se transformer en actes ? Il fallait répondre à trois critères pour que les choix du Président François Hollande puissent épouser les contours de l’afrocentricité. […]
3. Il fallait un ministre qui s’attaquera à la Françafrique sans se faire « éjecter » du Gouvernement quelques mois après comme au temps des Présidents François Mitterrand et Nicolas Sarkozy.
Le Ministre de l’anti-françafrique apparaît sous les traits de Laurent Fabius, 65 ans qui prend le ministère des affaires étrangères avec l’Afrique sous son contrôle. En tant que 3e personnage du gouvernement et connaissant ses convictions et sa fermeté pour la souveraineté du peuple, il faut croire que les dirigeants africains adeptes de la contre-vérité des urnes et de l’usage abusif des militaires pour régler ou plutôt dérégler la démocratie africaine ont du souci à se faire… Alors la question qui taraude les esprits est de savoir si Laurent Fabius, le mitterrandien, fera la rupture dans la politique africaine de la France ou renouvellera sous d’autres formes la politique de la France en Afrique. Laurent Fabius n’a jamais été associé aux pratiques françafricaines et personne ne l’associe à des personnalités françafricaines. Pourtant lors d’une mission privée en tant que consultant formateur au Togo et au Gabon, il a déclaré à la télévision à Libreville que les relations entre la France et le Gabon étaient « excellentes » et même souhaité « qu’elles se développent dans le futur »… Ce commentaire ne peut s’appliquer qu’à sa mission privée.
4. Ce gouvernement ne comporte pas de Secrétaire d’Etat, ce qui préjuge d’une forme collégiale de la prise de décision et du partage des responsabilités.  Le patron du Quai d’Orsay (affaires étrangères) sera assisté de trois ministres délégués Mme Yamina Benguigui sera chargée des Français de l’étranger et de la francophonie, M. Bernard Cazeneuve, des affaires européennes et M. Pascal Canfin, du développement. Il faut rappeler qu’en tant qu’euro-député « vert », Mr Canfin siégeait au parlement européen et fut membre entre autres de la commission spéciale sur la criminalité organisée, la corruption et le blanchiment de capitaux.
Certains chefs d’Etat adeptes des biens mal-acquis vont avoir à faire à un membre fondateur de « Finance Watch », une ONG créée en 2011 pour une transparence financière exemplaire sur les transactions des opérateurs sur les marchés financiers (banques, compagnies d’assurance, hedge funds…). YEA.

Le site de Finance Watch
Finance Watch est une association sans but lucratif dont la mission est de remettre la finance au service de la société.
Notre mission est de renforcer la voix de la société et de la faire peser dans les réformes nécessaires de la réglementation financière. Il s’agit de médiatiser les arguments découlant de l’intérêt général auprès des politiques et des citoyens, et de les mobiliser comme contrepoids aux intérêts privés des lobbies de l’industrie financière.
Finance Watch agit selon les principes suivants, extraits des Statuts.
1. L’industrie financière possède un rôle important d’allocation du capital et de fourniture de services financiers et ce rôle possède une dimension d’intérêt général fort.
2. Le rôle essentiel du système financier est d’allouer le capital à un usage productif de manière transparente et durable.
3. L’objet de la finance est de servir l’économie réelle. La situation où l’économie devient subordonnée à la fonction financière doit être rejetée car destructrice des structures économiques et sociales.
4. La rentabilité constitue à la fois un objectif légitime et une condition nécessaire à la pérennité des institutions financières mais la recherche de cette rentabilité ne doit pas être conduite au détriment de l’intérêt général.
5. Le transfert du risque de crédit à l’ensemble de la société n’est pas acceptable.
6. L’objectif général de Finance Watch est une organisation économique de la société où le besoin de l’économie réelle d’accéder au capital et aux services financiers serait satisfait de façon durable, équitable et transparente.

Finance Watch sur Wikipedia
Finance Watch est une association internationale sans but lucratif de droit européen, dont l’objectif est de contre-balancer le lobbying de l’industrie financière en produisant une expertise économique indépendante.

Activités
Finance Watch est une organisation dont l’histoire débute en juin 2010, à l’initiative du député européen d’Europe Ecologie Pascal Canfin1 et d’autres députés chargés de la réglementation des marchés financiers et appartenant à différents groupes politiques. Ceux-ci lancent un appel2 (dit Appel de juin 2010) mettant en avant l’asymétrie entre le puissant lobbying opéré par les banques pour influencer la législation les concernant, et l’absence d’une contre-expertise permettant aux élus d’entendre une argumentation contradictoire. L’Appel encourage ainsi la société civile à la création, hors des instances de l’Union européenne, d’une organisation à même de produire une telle expertise et de la faire connaître de la Commission européenne et du Parlement européen.

Finance Watch est fondée en juin 20113. Son objectif est d’exercer un contre-pouvoir au lobbying de l’industrie financière. Pour l’atteindre, elle mène un travail d’expertise réalisé par des experts indépendants, et mène des actions de lobbying auprès des institutions de l’Union européenne. Elle souhaite également faire connaître du grand public les enjeux de la régulation financière afin de faire pression sur les élus.
Le secrétaire général de l’association Thierry Philipponnat estime en décembre 2011 avoir obtenu un « bon résultat symbolico-politique » en obtenant du Parlement européen qu’il vote l’interdiction des contrat d’assurance sur défaut souverain (CDS) spéculatifs. Les priorités de l’organisation sont alors la réforme de la directive concernant les marchés d’instruments financiers (« MIF2 ») et de la directive européenne sur les fonds propres réglementaires (CRD4)4.

Ce qu’en disent quelques médias (de Finance Watch, je veux dire)

Finance Watch veut peser dans les débats sur la révision de la MIF - agefi.fr
L’association n’hésite pas à aller plus loin que la Commission et les eurodéputés sur plusieurs des points clés de la régulation
Par Solenn Poullennec le 25/04/2012 pour L’AGEFI Quotidien

Le «Greenpeace» de la finance veut peser dans le débat sur la révision de l’organisation des marchés financiers européens. Finance Watch, une association née en 2010 sous l’impulsion d’eurodéputés pour développer une expertise indépendante sur les sujets de régulation financière, vient de publier ses positions sur la révision de la directive MIF.
L’association, qui compte une quarantaine de membres dont des think-tanks, des ONG ou des syndicats, veut aller plus loin que la Commission et les députés dans l’encadrement des traders à haute fréquence. Selon son rapport, il ne «peuvent pas apporter de liquidité au marché pour la simple raison que la latence moyenne des ordres est de trois millisecondes». FIA-EPTA, l’association qui représente ces traders a immédiatement réfuté cette analyse, arguant que le secteur contribue à baisser les coûts des transactions au profit des investisseurs finaux.
Quoi qu’il en soit, Finance Watch propose de définir des obligations d’apport de liquidité pour les traders à haute fréquence qui bénéficient de réductions pour plus de 30% de leurs transactions. L’association propose également d’interdire les accès privilégiés aux carnets d’ordres des opérateurs, d’imposer une durée minimum des ordres de 1 seconde et de faire payer plus si quatre ordres ne débouchent pas au moins sur une transaction.
L’association veut aussi encadrer plus drastiquement les marchés de matières premières. Même si elle reconnaît les bénéfices de la spéculation, elle considère que celle-ci a pris trop d’ampleur et que les produits dérivés tirent les prix des matières premières sous-jacentes. Finance Watch propose de mieux définir les positions spéculatives de celles qui servent à couvrir les risques d’une activité commerciale. Elle souhaite qu’un participant de marché ne puisse pas avoir une position spéculative supérieure à 2,5% du marché total. Elle suggère par ailleurs d’interdire tous les produits qui répliquent un indice de matières premières.
Par ailleurs, Finance Watch veut que moins de transactions soient réalisées de gré à gré en définissant dans la régulation celles qui peuvent l’être. L’association veut limiter les dérogations à la transparence prénégociation aux seules opérations de blocs. Enfin, elle propose de supprimer la nouvelle catégorie de place proposée par la Commission, «organized trading facility», car elle nuirait selon elle à la bonne formation des prix.

LOBBYING
Finance Watch, des banquiers contre la finance – presseurop.eu
23 février 2012
Les lobbies financiers semblent tout-puissants à Bruxelles, contrecarrant toutes les tentatives de réformes du secteur bancaire depuis la chute de Lehman Brothers en 2008. Mais cela pourrait changer, avec la mise en place d’un contre-lobby européen : Finance Watch.
Harald Schumann
Joost Mulder, 31 ans, connaît tous les arcanes. Cinq années durant, l’élégant Néerlandais a travaillé l’appareil législatif bruxellois pour le compte d’organismes financiers.
Intriguer dans les coulisses de la Commission, du Parlement et des conseils des ministres des 27 Etats membres, c’est son gagne-pain. Quadrilingue, au fait de tout ce qui se passe, l’homme se meut avec aisance à travers l’écheveau politique bruxellois – un lobbyiste tel qu’on les imagine.
Un jour, ses collègues et lui-même feront capoter des initiatives parlementaires, le lendemain il convaincra les fonctionnaires de Bruxelles d’introduire des dispositions "explosives" dès l’ébauche d’un projet de loi afin d’organiser des levées de bouclier d’origines multiples et – en apparence – indépendantes les unes des autres. Et lorsqu’un paragraphe gênant n’a pu être supprimé à la Commission ou au Parlement, on constitue une minorité de blocage au Conseil.
Une ONG unique en son genre
"Versez-moi 10 000 euros d’honoraires et je me charge de mettre votre position à l’ordre du jour au Conseil des ministres’. Voilà le genre de promesses que les lobbyistes font à leurs clients", affirme Joost Mulder.
Mais la donne pourrait bien changer. Car Joost Mulder a changé de camp. L’année dernière, quand les lobbies de la finance sont allés jusqu’à "faire pression sur des gouvernements en menaçant de retirer des capitaux et de supprimer des emplois, j’en ai eu assez", raconte-t-il. "Making finance serve the society", "Mettre la finance au service de la société", peut-on lire aujourd’hui sur la carte de visite de Joost Mulder, désormais responsable des relations extérieures d’une ONG nommée Finance Watch.

DAVID CONTRE GOLIATH
Finance Watch, ONG en première ligne face aux lobbys financiers – rue89.com

15/02/2012 Pascale Tournier | Journaliste
Entre lobbying et expertise, l’association espère devenir un contre-pouvoir efficace pour freiner les abus de la finance sauvage.
Finance Watch partage, à Bruxelles, le même bâtiment que Merrill Lynch et la Bank of America. Mais c’est à peu près tout. Entre l’ONG et les banques américaines, les intérêts sont bien souvent contraires. La première se bat contre les excès de la finance sauvage, les secondes contre des règlementations trop excessives que pourraient mettre en place les pouvoirs européens.

L’association Finance Watch a été portée sur les fonts baptismaux en avril 2011. Elle répond à l’appel de deux cents eurodéputés de tous bords, qui ne supportaient plus d’entendre le seul discours de l’industrie financière, dans les couloirs du Parlement européen.
Pour la préparation d’une directive européenne portant sur l’encadrement des fonds d’investissement alternatifs, l’eurodéputé UMP Jean-Paul Gauzès a reçu par exemple près de 200 lobbyistes financiers. Mais aucune autre partie. En septembre 2009, alors que la discussion faisait rage autour de ce même projet, le maire de Londres Boris Johnson est descendu en Eurostar avec 300 lobbyistes pour préserver le business de la City.
L’eurodéputé écolo Pascal Canfin, l’un des initiateurs de l’appel, argue :
« Le lobbying financier a longtemps bénéficié d’une situation de monopole. En face de lui, il n’y avait aucun contre-pouvoir. »

Finance Watch, l’ONG qui va faire trembler les traders – telerama.fr
ECONOMIE | Créée par des députés européens, animée par d’anciens banquiers, des économistes ou des universitaires, l’ONG Finance Watch va dénoncer les pratiques anormales des institutions financières. Une bonne nouvelle alors que la spéculation repart de plus belle.
Le 25/06/2011 à 00h00 – Mis à jour le 23/06/2011 à 14h46

Nicolas Delesalle – Télérama n° 3206
La pie-grièche méridionale est menacée par l’industrie agricole, mais ses intérêts sont défendus par la Ligue de protection des oiseaux. La Terre n’en finit pas de se réchauffer, mais le Giec (Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) tente d’infléchir son avenir thermique. Les salariés de Peugeot craignent une délocalisation, mais leurs syndicats ferraillent pour les défendre. L’économie mondiale est fichue en l’air par les abus des organismes financiers, mais… Mais rien du tout. Rien ne contrebalance le pouvoir des hedge funds ou des banques. Aucun Etat, aucun G20 n’a été en mesure de canaliser la voracité des marchés, qui, trois ans après la colossale claque de 2008, spéculent encore sur la dette grecque.
Aucun Greenpeace de la finance pour alerter des médias dépassés par la complexité et l’austérité supposées de ces sujets, pour apporter une contre-expertise sérieuse aux pouvoirs politiques. Personne pour décortiquer les produits dérivés, les bonus des traders, les paradis fiscaux. Personne pour exercer un contre-pouvoir aux institutions financières. Jusqu’à aujourd’hui.
Lancée en 2010, à l’échelle européenne, à l’initiative de vingt-deux députés européens – notamment Pascal Canfin (écologiste), Pervenche Berès (gauche), Jean-Paul Gauzès (droite) -, Finance Watch (FW) verra officiellement le jour le 30 juin prochain. Cette ONG, parrainée par le philosophe Jürgen Habermas, mutualisera les cerveaux et l’expertise d’une quarantaine d’autres organisations (Attac, Oxfam, Transparency International, Observatoire de la Finance…).

«Finance Watch sera un contre-pouvoir à la finance de marché» – liberation.fr
9 avril 2011 à 00:00
INTERVIEW L’eurodéputé Pascal Canfin révèle les contours de son initiative pour combattre les lobbys bancaires :
Par GRÉGOIRE BISEAU
Attac France, Transparency International, Oxfam, Sherpa, le Secours catholique… Près d’une trentaine d’associations et d’ONG européennes (1) vont participer à la création de Finance Watch. Député européen (Europe Ecologie), Pascal Canfin, 36 ans, est l’un des fondateurs de cette initiative transpartisane qui regroupe des élus de droite et de gauche.
Quelles seront les missions de Finance Watch ?
Il y en aura trois principales. D’abord, un travail d’expertise réalisé par des experts indépendants, spécialistes des questions financières. Ensuite, Finance Watch aura une mission de lobbying auprès de la Commission et du Parlement européen pour contrer le travail d’influence permanent des banques. Quand on constate les moyens considérables dont ils disposent, il y a une vraie urgence démocratique à rééquilibrer les choses. Enfin, il y aura un travail de communication auprès du grand public, pour faire pression sur les élus et susciter des débats sur toutes les questions liées à la finance. On le voit bien aujourd’hui dans le travail d’élaboration de nouvelles régulations européennes, on souffre de ne pas avoir de vrai débat dans l’opinion publique.
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