La Conférence sociale ? Kesako ? Revue de presse en ligne

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«Le» chômage n’existe pas – Les Frances de l’emploi et du chômage – manpowergroup.fr
La démarche partenariale initiée par la Conférence sociale accorde aux territoires une place importante : les représentants des collectivités locales ont été associés aux échanges. Dans une France traditionnellement «centralisatrice», le fait est assez rare pour être souligné.
Alors que notre vision des problèmes d’emploi est souvent trop générale, il est essentiel de saisir l’importance du niveau «micro» pour trouver des solutions au chômage. Comme chaque territoire possède ses propres caractéristiques économiques et sociales, c’est à ce niveau que les dynamiques se forment. Ainsi, seules des stratégies et partenariats adaptés aux contextes locaux seront réellement et durablement efficaces.
Lors de la Conférence sociale qui vient de s’achever, le Gouvernement a transmis à chaque participant des tables rondes un dossier documentaire destiné à éclairer les échanges. Dans celui sur l’emploi, un chapitre entier est consacré aux «disparités territoriales en matière d’emploi et de chômage».
Les cartes sont saisissantes : il n’y a pas une France mais des Frances de l’emploi et du chômage.

Conférence sociale : et maintenant au travail ! lesechos.fr
Par FRANCOIS VIDAL | 11/07/2012
La conférence sociale qui s’est terminée mardi est d’abord, une très belle opération de communication. Dans les jours qui ont précédé la conférence, le gouvernement avait pris soin de diminuer les attentes des observateurs. Il avait prévenu que l’objectif de cette grand-messe n’était pas de faire des choix, mais de fixer des orientations et de définir la feuille de route sociale du quinquennat. Résultat, l’annonce par Jean-Marc Ayrault de l’ouverture de 8 chantiers menés de front donne le sentiment d’un sommet réussi. La diversité des thèmes retenus aussi qui donne à chaque organisation, patronale et syndicale, des motifs de satisfaction. Chacun y aura trouvé de quoi faire son miel.
Si l’on s’intéresse au fond, maintenant, aucun sujet majeur n’a été esquivé. Quatre initiatives retiennent plus particulièrement l’attention sur l’emploi, la retraite, les rémunérations et le financement de la protection sociale.
Mais après ces deux jours de débat, on est guère plus avancé, tant les opinions exprimées par les uns et par les autres semblent difficilement conciliables. Sur la retraite par exemple, «On ne peut pas dire que le consensus existe» expliquait ainsi Jean-Claude Mailly le patron de Force ouvrière. Alors c’est vrai, que ce sera le rôle de la concertation qui va s’engager de faire émerger un consensus. Mais, on le voit. Au lendemain de ce sommet, tout reste à faire.

La conférence sociale dépoussière les rapports avec les partenaires sociaux – leparisien.fr
Lundi matin, François Hollande avait lancé la grande conférence sociale. Sur le fond, le chef de l’Etat a promis de ne pas rester «inactif» devant les plans sociaux, annoncé le lancement des contrats de génération l’an prochain, et rappelé la nécessité de réduire la dette. Sur la forme, saluée par les syndicats comme par le patronat, le président de la République a tenu à afficher sa volonté de rompre avec la méthode de son prédécesseur.
Rappelant son intention d’inscrire la nécessité de la concertation sociale dans la Constitution, il a assuré que cette conférence accoucherait d’une feuille de route. L’objectif n’est donc pas d’annoncer des projets de loi ou des mesures précises, mais de cerner les thèmes qui devront faire à la rentrée l’objet de négociations. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sera chargé de la synthèse de ces deux journées mardi en fin de journée.
[…]
Fillon plaide l’urgence…
«Le dialogue social c’est toujours utile» mais «il y a juste une chose qui m’inquiète, c’est que François Hollande a dit qu’il en tirerait les enseignements dans un an. Franchement l’économie française n’a pas un an à attendre», a déclaré François Fillon, qui a démarré lundi dans le Loiret sa campagne pour la présidence de l’UMP. Selon lui, «il y a une urgence extrême» et, «pour le moment, ce que ce gouvernement ne donne pas, c’est l’impression de comprendre et de respecter la réalité du monde», a-t-il estimé.
… le NPA également
Réagissant au rendez-vous donné dans un an aux partenaires sociaux, Philippe Poutou, ancien candidat du NPA à la présidentielle, a prévenu que la «conférence sociale» pourrait bien «se passer dans la rue, à la rentrée». «On ne peut se se satisfaire de se donner rendez-vous dans un an», a-t-il poursuivi. «Aujourd’hui, il y a des mesures d’urgence à prendre (…) on va passer la barre des 3 millions de chômeurs, il y a 7 millions de précaires et puis toute la question des revenus, des gens qui s’appauvrissent…», a-t-il encore déclaré sur iTélé

Conférence sociale : l’opposition critique la méthode et le fond
Le Point.fr – Publié le 11/07/2012
L’UMP accuse le gouvernement de n’avoir « aucune stratégie économique ».
L’opposition critique tant sur la forme que sur le fond la conférence sociale organisée par le gouvernement. Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé estime que la conférence sociale de lundi et mardi, « c’est du cinéma », et juge que « pour le moment », « tout ce qui a été fait (…) vient plomber le pouvoir d’achat » et « la compétitivité de nos entreprises », dans un entretien aux Échos mercredi. « Je suis inquiet. Cette conférence, c’est du cinéma. Tout le monde est pour une grande conférence sociale ! Mais ce qui compte, ce sont les décisions qui sont prises. Or on nous annonce des réformes mais pas avant un an alors qu’il y a urgence », déclare le député de Seine-et-Marne.
Selon lui, « tout ce qui a été fait » par le gouvernement vient « plomber le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de nos entreprises ». Il énumère : « taxation des heures supplémentaires et de l’épargne salariale, augmentation des cotisations pour payer le retour partiel à la retraite à 60 ans et abrogation de la fiscalité anti-délocalisations. Sans parler des hausses d’impôts à venir : en particulier celle de la CSG qui va frapper tous les Français et la fiscalité des dividendes qui fera fuir les investisseurs ». Le secrétaire général de l’UMP juge qu' »augmenter la CSG plutôt que la TVA, c’est taxer tous les Français, mais exonérer d’impôts les produits importés venant de pays où les charges sociales sont moins importantes. Je cherche toujours à comprendre la cohérence de la stratégie économique de François Hollande
. »

Emploi, rémunérations… ce qui s’est décidé à la conférence sociale
Le Monde.fr | 10.07.2012
La grande conférence sociale réunissant autour du gouvernement syndicats et patronat a repris, mardi 10 juillet, sa seconde journée de travail pour lancer des chantiers très attendus, avec en ligne de mire une réforme du financement de la protection sociale pour alléger les charges des entreprises.
L’objectif n’est pas d’annoncer des projets de loi ou des mesures précises, mais de cerner les thèmes qui devront faire à la rentrée l’objet de négociations ou de concertation avec à la clé, un calendrier pour rendre la copie […]
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